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 This is our family jewel. We're givin' love in a family dose! [Blue]

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MessageSujet: This is our family jewel. We're givin' love in a family dose! [Blue]   Mer 10 Avr - 17:32


This is our family jewel. We're givin' love in a family dose!



† Honore ton père et aime ta mère. Ecoute ta famille, et vis à travers elle. †


    07h30. Je suis déjà réveillé. Pourtant c’est mon jour de congés. J’enchaîne les insomnies et la fatigue par la même occasion, m’auto médicamentant pour ne pas tomber. Cocktail explosif, qui me permet de tenir la journée, mais qui a la très mauvaise idée de m’empêcher de dormir, m’obligeant à reprendre des cachets pour ne pas dormir la journée qui m’empêche de dormir la nuit. Cercle vicieux dans lequel je suis tombé. Comme quoi, ce sont toujours les médecins les moins bien soignés ! J’innove pas, rien n’est de moi après tout, et j’emmerde ceux qui sont pas d’accords avec ça. Je n’ai pas l’intention de faire grand-chose de ma journée, il faudrait que je dorme, que je me repose, que je trouve un moyen de me fatiguer suffisamment pour tomber comme une masse ce soir. Il faudrait que je fasse du sport, que je fasse quelque chose de ma putain de vie à part ruminer, mais franchement y’a rien qui m’inspire.

    Je sors de mon lit, qui ressemble plus à Nagazaki qu’à un lit, attrapant une chemise au passage que je glisse vite fait sans la fermer, sur moi. Chopant ma montre de marque, je la glisse au poignet et je pose mes pieds dans mes pantoufles. Comme un petit vieux en fait ! Comme mon père… V’la que je me fais rire moi-même maintenant, il manquait plus que ça, je deviens gâteux. Atterrissant sans comprendre comment dans la salle de bains, j’envisage de me raser. Mousse check. Joue check. Mousse étalée check. Rasoir check. Première coupure … Va chier. Tant pis, je continue. Le reflet d’un pauvre type m’interpelle, je me reconnais pas, avec cette mousse sur la gueule, et un léger filet de sang qui se mélange à elle. Le sang mêlé à la mousse, mélange perturbant, enivrant, hypnotisant. Le reflet s’approche, et une main vient se poser sur cette coupure, un doigt en recueille le sang, avant de rapprocher de nouveau le rasoir des joues. Il continue à se raser, là, face à moi, qui le regarde faire, sans oser bouger. Deuxième coupure, son geste a été trop rapide, et le sang continue à … Aïe ! Bordel mais c’est moi qui vient de me couper, qu’est-ce que je raconte comme stupidité ?! Faut vraiment que je dorme, parce que là, je commence à me faire peur. Tant pis pour le rasage, trop de dégâts pour aujourd’hui, je laisse tomber. J’envoie valser le rasoir à l’autre bout de la salle de bains, et je me rince le visage pour enlever la mousse rapidement. Ça donne un résultat épouvantable, je suis à moitié rasé, à moitié pas rasé, mais au fuck le look, je compte pas voir du monde aujourd’hui. Je compte même pas sortir du tout en fait donc c’est pas un drame. Ma cuisine sent le tabac froid, et le café tout autant, il me reste un fond de cafetière de la veille. Pas appétissant du tout, de toute façon j’ai pas faim. J’aime pas balancer, j’aime pas gaspiller, trop radin qu’y paraît. Du coup, je me force à boire ce jus de chaussettes, en manquant de la faire ressortir direct. J’aurai au moins pu le chauffer, j’avais la flemme. Je n’ai jamais rien trouvé de plus gerbant que le coup du café froid. Ma tasse finit sur l’évier, en équilibre entre une assiette et cinq couteaux. Ma vaisselle sale s’entasse sur l’évier, je tente de reconstruire la tour de Pise avec ma vaisselle. Il faudra bien que je finisse par la faire un jour. Je pourrai faire ça aujourd’hui, tiens après tout… Non. Un autre jour.

    J’allais sortir de la cuisine quand ça m’est venu. L’endroit où je vis est typique d’une garçonnière. Habitation de célibataire endurci. Je ne l’avais jamais vu comme ça. C’est… C’en est… C’en est désespérant. Tous les symptômes sont là, l’odeur de pièce pas assez souvent aérée, mélangée à un savant mélange de tabac/café froid/pizza/et une autre odeur parfaitement non identifiée, mais je préfère qu’elle ne le soit pas, les cannettes de bière traînant sur la table basse du salon, les cendriers débordant de mégots depuis trop longtemps, les fringues qui traînent dans ma piaule, et comble de l’horreur, ce poster de Einstien sur la porte de ma chambre. La conclusion me saute aux yeux, je me demande comment j’ai fait pour ne pas le voir pendant si longtemps, comment j’ai pu faire abstraction de tout cela. Je ne m’étais jamais rendu compte que ça en était à ce point.

    Andreas Blacks est un porc.

    Je dois ranger, nettoyer, aérer, et surtout jeter beaucoup de choses, à commencer par ce poster. Allez c’est décidé, je me lance, ça va m’occuper ! Et après ça, j’irai dehors, rencontrer des gens, me faire une vie sociale, rencontrer peut-être une femme, quelqu’un de bien, je vais refaire ma vie, trouver un intérêt à mon métier, peut-être en changer, réaliser mes rêves, écrire un roman, acheter un chat, noir de préférence, je monterai dans ma bagnole et je partirai à l’aventure, avec ma nouvelle nana, et on vivrait d’amour et d’eau fraîche, les cheveux au vent. Entre temps j’aurai eu le courage d’envoyer chier mon père, je quitterai cette ville et j’oublierai tout. Je ferai le tour du monde, vivant dans une tribu amérindienne, et je finirai par détruire le système capitaliste, pour revenir à un monde plus propre et plus égalitaire et après je…

    Je n’arrive déjà pas à enlever le scotch du poster, qui s’est incrusté dans la porte avec le temps. Je resterai donc un porc, allez tous vous faire foutre je retourne me coucher. La chemise que j’avais enfilée retourne finir sa journée sur le tapis de la piaule et je me glisse sous la couette. Fatigue nerveuse, je sens que je vais m’endormir, mes yeux se ferment presque, je suis calme, je ne bouge plus.
    Sonnerie à la porte.

    Fuck you, je bouge pas, je suis pas là. On insiste. Je suis pas là j’ai dit, je bougerai pas. Ça sonne encore. On s’acharne. Je sortirai pas, je ne veux pas sortir, ma volonté sera plus forte que ce bruit. Ok j’arrive. Je me relève, je ré-enfile la chemise, je la ferme toujours pas, je mets les pantoufles, j’avance vers la porte d’entrée. J’ouvre. Blue. Ivy. Archdeacon. Ma. Cousine. Saloperie. De . Petite. Conne. Là. Devant. Ma. Porte. Je la regarde, étonné.

    Mes pensées disent qu’est-ce que tu fous là et pourquoi m’as-tu putain de lever de mon lit à une heure pareille, espèce de petite conne je sais pertinemment que tu me supportes pas alors si c’est pour me pourrir tu peux te les mettre là où je pense tes critiques à la con. Ma bouche dit : « Blue-Ivy ? Qu’est-ce que tu fais ici ? » ... Je me déteste !




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MessageSujet: Re: This is our family jewel. We're givin' love in a family dose! [Blue]   Dim 14 Avr - 14:42

Pas dormi. Putain, pas dormi. Gueule de cimetière, envie de flinguer le premier qui posera un doigt sur la porte de ta chambre. Draps défaits dans tous les sens. On sent la personne qui s’est retournée tout le nuit pour essayer de trouver une position confortable mais qui a pas réussi. Pour le coup t’aurais préféré avoir la gueule de bois parce qu’au moins t’aurais dormi. Les secondes ont défilé comme des heures alors que tu as fixé tour à tour le plafond, la fenêtre, ta table de nuit, les tréfonds de ton oreiller et à peu près chaque élément qui compose la pièce. Le pire c’est que tu voulais vraiment dormir, alors t’as résisté à l’envie de prendre ton ordinateur pour essayer de rejoindre Morphée, où que cet abruti puisse être. Fail. Vie de merde. Nuit de merde. C’est la douleur qui t’as gardé éveillée, pas les paroles des étrangers qui auraient pu te trotter dans la tête. Non, non, c’est plutôt l’envie de les assassiner avec une violence inouïe qui t’a taraudée alors que les ondes douloureuses émanant de tes doigts te faisaient grimacer. T’avais pris des antalgiques pourtant. Bah ça a pas marché. La prochaine fois tu écouteras pas les conseils de merde de la femme de ménage. Et la prochaine fois tu laisseras quelqu’un frapper ces connards à ta place. Ou tu leur balanceras la brioche - celle avec le visage de Jésus en confiture dessus - dans la face. Parce que la confiture ça part très mal sur les vêtements. Tes yeux fatigués lorgnent l’horloge avec une vivacité semblable à celle de quelqu’un qui n’a pas dormi depuis une semaine mais c’est shooté à la caféine. C’est faux, tu ne bois pas de café. Du coca, par contre, cette nuit, t’en as bu beaucoup. Certes c’est pas ce qu’il y a de mieux à faire pour dormir mais c’était tout ce que t’avais, et tu crevais de soif. Il n’y a pas un seul bruit dans la maison. Tout le monde dort. Lucky bastards. Toi tu dors pas, oh non. La bête est réveillée. Oui, parce que c’est tout à fait l’humeur dans laquelle tu es. Le premier qui pose un orteil sur la moquette crème de la chambre se verra réduit en charpie et dévoré vivant. Même si c’est ta mère, ton père ou ta soeur. Pas de pitié pour les croissants. Euh. Wait. What ? Tu grognes en basculant sur le dos, serrant contre toi ta main droite. Tes doigts ont gonflé. Tu avais l’espoir que ce n’était que passager mais la vérité s’impose à toi. Tu t’es démis les doigts. Bingo. Comme quoi la violence ne mène à rien. Même si sur le coup faut avouer que ça t’a franchement fait plaisir de lui carrer ton poing dans la gueule à cet abruti encore moins intelligent que Précieux. Il a aboyé cette nuit d’ailleurs ce chien débile. Ah putain, sale bestiole, même pas digne de faire un tapis convenable. Tu t’es retenue d’ouvrir la fenêtre et de gueule à Mme Pichon de lui faire fermer sa gueule. Diplomatie, diplomatie. Etrangement, l’idée t’es devenue de plus en plus attirante au fur et à mesure que la nuit avançait. Tu n’as pas cédé à tes pulsions. Je suis fière de toi Blue. Tu te retournes à nouveau vers l’auto-réveil, espérant peut-être que les chiffres auront fait un bond de trois heures pendant l’instant où tu ne regardais pas. Loupé. Trente secondes de plus. It’s something.

Sept heures, trente minutes et quarante-six secondes. Le matin bien sûr. Toujours pas dormi. Toujours aussi mal. Toujours d’aussi mauvaise humeur. Il y a plus qu’une seule solution à tes problèmes qui s’impose. Il faut aller voir un médecin. Or, en l’occurrence, ça se résume probablement à aller aux urgences. Hors de question. Déjà, t’es mineure donc il faudrait forcément que tu y ailles accompagnée d’un de tes parents, ce qui conduirait à les réveiller, ce à quoi tu ne te résoudras pas. Pas par considération pour leur temps de sommeil parce qu’après tout il n’y a pas de raison pour qu’ils aient la chance d’en avoir plus que toi, mais bien parce que tu as purement et simplement la flemme. T’es pas d’humeur à voir des gens en train de se réveiller. Donc, on écarte les urgences, d’autant que bon, t’as pas envie de te taper la honte en t’y pointant. Mais tu as une autre option. Une option avec laquelle tu partages une certaine quantité de sang, le fils de la soeur de ton père, plus communément appelé cousin. Ou, en l’occurrence, plus communément appelé Andreas Blacks. Ou Docteur Blacks. Voyez le cheminement mental ? Oui ? C’est bien. Tu dois donc te rendre chez lui. Même s’il est même pas huit heures. Tant pis. T’as pas dormi, tu vas pas te laisser emmerder par un mec qui voudrait dormir. Sans même passer par la case petit-déjeuner, tu t’habilles directement et passes par la case maquillage. Oui. De la main gauche. Pas facile. Mais en toute circonstance le masque se doit d’être appliqué, les apparences se doivent d’être respectées. Si quelqu’un te croise dans les rues à cette heure-ci avec ta gueule de déterrée, ça va pas le faire. Alors tu t’appliques, même si ça te fait chier. C’est une obligation. Tu sors de la maison sans même essayer de ne pas faire de bruit, parce que fuck le sommeil des autres, voilà. Conduire avec une main c’est pas le mieux niveau sécurité mais de toute façon il y a pas un chat. Puis t’es pas manchot non plus.

C’est en te garant devant la maison de ton cousin que tu te rappelles d’un léger détail qui ne t’était pas apparu. Tu le détestes. Il te déteste. Vous vous détestez mutuellement et en famille. C’est beau. Mais chiant. Tu soupires. A cas désespérés, mesures désespérées. Debout devant la porte, tu appuies sur la sonnette de la main gauche. Si il ne vient pas t’ouvrir tu ne partiras pas. Tu sonneras de nouveau. Jusqu’à-ce que ce modafucka ouvre. Heureusement il ne t’oblige pas à sonner une deuxième fois. Vision divine. Andreas en pantoufle, pantalon et chemise ouverte, cueilli au saut du lit. Quel sex symbol. « Blue-Ivy ? Qu’est-ce que tu fais ici ? » Ouais. Lui aussi a l’air genre super heureux de te voir. C’est beau la famille, non ? Toutafé. Tu lui lances ce regard qui le balaie de haut en bas. Ce regard qui veut dire ‘‘Blue-Ivy is judging you, bitch.’’ Tu souris. Hypocrisie. « Andreas, contente de voir que tu es réveillé. » Sinon j’aurais sonné jusqu’à-ce que ce soit le cas. Tu ne fais aucun commentaire sur la tenue du médecin. La bitcherie viendra plus tard, d’abord tu as besoin de son aide. C’est dur de faire illusion mais il le faut bien. Ce sont les lois de ce monde, les raisons pour lesquelles tu t’es maquillée par exemple. « Désolée de te déranger - pas du tout en fait, menteuse - mais j’aurais besoin de ton aide. » Tu lèves devant toi ta main droites aux doigts rouges et enflés, et le seul fait de la bouger te fait grimacer. C’est la vue, ça doit être psychologique. Il a intérêt à accepter de t’aider parce que sinon tu utilises ton poing valide pour le lui carrer dans la gueule.


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MessageSujet: Re: This is our family jewel. We're givin' love in a family dose! [Blue]   Sam 20 Avr - 14:23

    Etre réveillé au saut du lit, être réveillé par une sonnette, être réveillé alors qu’on venait seulement de trouver le sommeil, c’est déjà pas super génial. Mais être réveillé par sa cousine, ouais ouais celle qui est une vraie garce et qui arrête pas de vous pourrir sur votre vie parce qu’elle est pas d’accord avec vos choix et qu’elle arrête pas de vous insulter, parce que c’est une garce (pourquoi lui chercher des excuses ?), c’est la pire chose qui soit au monde. Je m’attendais à tout en allant ouvrir cette porte, mais surement pas à trouver cette salope qui me regarde avec ses yeux de merlans frits. Son regard qui part de mes pieds et qui remonte jusqu’à mon visage, ben voyons, elle a pas changé la mistinguette. J’ai beau me dire qu’elle va finir par arrêter d’être aussi garce mais en fait nan, ça doit être son naturel. Je la laisse me toiser, si ça l’amuse, de toute façon, j’ai pas la tête à dire quoi que ce soit, pas à cette heure-là. Seulement, je peux pas m’empêcher de regarder ce qu’elle regarde… mon physique, mon look, mon visage. Ouais bon, ok, là, elle a toutes les raisons du monde de me juger, je lui pitoyable, pittoresque et surement aussi à mourir de rire. J’abandonne mon inspection, j’ai pas que ça à faire, je préfère oublier qu’elle est en train de juger chaque élément de moi-même, je préfère oublier jusqu’à sa présence jusqu’à ce qu’elle parle effectivement, pour dire ce qu’elle fout là et pourquoi elle est venue me voir à une putain d’heure aussi matinale que ça, alors que je venais de m’endormir ! « Andreas, contente de voir que tu es réveillé. » Je me retiens de lui foutre mon poing dans sa gueule de midinette trop polie. Si tu n’avais pas ramené ton putain de cul de petite bourge de merde, je serais pas réveillé, je serais en train de dormir comme un sac, parce que j’ai besoin de sommeil, au cas où tu ne le vois pas assez sur mon visage. Pis franchement, que elle soit contente que je sois réveillée, c’est soit pour pouvoir me pourrir en toute tranquillité soit du foutage de gueule. Un coup d’œil à son sourire trop poli et trop calme pour être honnête me donne la réponse tellement attendue, et tellement évidente. J’ai envie de refermer la porte sur elle et de l’envoyer bouler, mais c’est ma cousine, et je sais que si je fais ça, ça va remonter chez son daddy, qui va remonter par tout le fameux réseau souterrain de Caswell chez le mien, et je sens que je vais en entendre parler pendant des semaines et des semaines. Soyons donc poli, il faut racheter une conduite auprès de la mistinguette insupportable. « Désolée de te déranger mais j’aurais besoin de ton aide. » Le visuel de sa main me fait comprendre que je vais passer une putain de sale journée.

    Soufflement. Elle s’est fait bobo à la main, et ? Je vois pas le rapport avec sa présence ici… Merde, je suis médecin. Ok, c’est donc logique. Pourquoi j’ai fait ce métier ? Pourquoi elle est pas allée voir mon père ? Lui aussi est doc ? Et il aurait été ravi de la voir, la jolie jeune fille qui elle a toujours été digne des valeurs de Caswell, qui a toujours été la meilleure et la plus gentille et la plus fidèle des enfants de Caswell. La digne fille de sa mère, et de son père, la jeune fille dont on peut être fière, comparée à un mouton noir comme moi.

    «Comment t’as fait ? » La connaissant, elle a du se battre avec quelqu’un, lors d’une de ces bitcheries. Je suis censé la faire entrer chez moi et la soigner, mais j’ai franchement pas envie. Elle aurait pu aller à l’hosto après tout, elle aurait du même, ça aurait évité d’enfler et surtout, elle serait pas là en train de m’emmerder pour rien. C’est trois fois rien ses doigts. Enfin ptet pas, mais je préfère me dire que c’est le cas, ça me donne bonne conscience. Je souffle une deuxième fois. «T’aurais dû aller à l’hosto direct, ils t’auraient arrangé ça bien mieux que moi, et t’aurais pas souffert comme un cochon toute la nuit, parce que vu la jolie couleur que ça a, t’as du te faire ça y’a un moment. Je me trompe ? Allez entre, je vais pas te laisser comme ça, t’as de la chance d’avoir un gentil cousin médecin ! » Foutage de gueule ? Oui ! Clairement ! J’ouvre un peu plus la porte et lui fais signe d’entrer dans mon humble demeure. C’est ce qu’on fait avec la famille nan ? J’ai oublié les codes de bonne conduite et j’ai pas envie de les retrouver pour elle en fait. J’ai du mal à me retenir de la remballer, mais j’ai pas trop le choix. «Tu veux un truc à boire ? J’ai pas encore fait de café, mais je peux te servir une bière si tu veux… » Ouais, j’arrête de prendre des gants à un moment. Elle est chez moi mes règles, elle s’adapte ou tant pis pour elle. Je me sors une bouteille du frigo, et je l’ouvre. J’en sors une deuxième, pour elle, au cas où. Mais je suis pas sur qu’elle ait très soif dans son état. Ahah !




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MessageSujet: Re: This is our family jewel. We're givin' love in a family dose! [Blue]   Jeu 25 Avr - 17:12

Andreas Blacks. Ton adorable cousin. Probablement la personne que tu aimes le moins dans ta famille. Et une de celles auxquelles tu ressembles le plus également. Non, tu peux le nier autant que tu le veux, mais je vous trouve dans la même veine. A part pour l’hygiène corporelle, domaine dans lequel il reste fort heureusement supérieur à Samwell Hootkins, mais dans lequel il n’excelle pas non plus. Il a l’air beau tiens. Le médecin généraliste réputé à Caswell. Il en faut peu. Son père aussi était médecin. Ce doit être un truc qui se transmet. Donc t’aurais pu aller voir son père. Mais non. Tu détestes peut-être ton cousin mais ton oncle par alliance, lui, te fait peur. Vraiment. Autant aller à l’hôpital. Sauf qu’évidemment, les urgences, c’est too mainstream. Aller réveiller l’autre, c’est bien mieux. Mais, est-ce qu’il dormait d’ailleurs ou pas ? Très bonne question. Il a la gueule de quelqu’un qui était en train de dormir. Il a la gueule de quelqu’un de mal soigné, donc forcément, il doit toujours avoir l’air de se réveiller en fait. Très classe. Il a une gueule de bois ou quoi ? Ouais, ça t’étonnerait pas trop à vrai dire, en cet instant précis tu as l’impression de voir une version évoluée de Sam. Sang commun et diplômes en plus. Utilité en plus donc. Sers-lui donc ta bitchface d’hypocrite, il saura très bien lire à travers, il doit savoir comment le monde fonctionne ce traître. Ouais, traître. C’est comme ça qu’il est estampillé dans ta tête. Chacun ses petites étiquettes. C’est toujours mieux que l’étiquette parasite. Je vous laisses deviner à qui est attribuée celle-là.

« Comment t’as fait ? » Haha. La question. Tu n’allais pas y échapper bien évidemment. Tu n’y aurais pas non plus échappé à l’hôpital, alors mieux vaut y répondre ici, à ton cousin - tout abruti soit-il - que dans les couloirs aseptisés à une infirmière débile qui s’empressera de le dire à tout le monde. Comment t’as fait ? T’as pas pu t’empêcher de défendre l’honneur de Casweel, c’est tout. Et au milieu des cakes vendus à des gamins obèses en l’honneur du Seigneur Tout Puissant, t’as foutu une droite à un abruti pas très béni par le Papa dans ses nuages. C’est comme ça que t’as fait. « Hier. Fête pastorale. Etranger débile. Insulté Caswell. Pas apprécié. » Parce que les phrases construites c’est pour les noobs voyez-vous. T’as pas envie de t’expliquer longuement, de te justifier... T’es pas venue pour ça. Il est pas trop con, à priori il comprendra. Et puis lui aussi c’est un des gardiens de la ville, il comprendra. Et si c’est pas le cas... Qu’il aille se faire foutre. T’es pas venue pour qu’il te juge - même si toi tu le juges - t’es venue pour qu’il remette tes doigts en place. Rien de plus. « T’aurais dû aller à l’hosto direct, ils t’auraient arrangé ça bien mieux que moi, et t’aurais pas souffert comme un cochon toute la nuit, parce que vu la jolie couleur que ça a, t’as du te faire ça y’a un moment. Je me trompe ? Allez entre, je vais pas te laisser comme ça, t’as de la chance d’avoir un gentil cousin médecin ! » Hypocrisie, hypocrisie. Vous en usez tout deux à l’excès, vous remplissant la bouche d’un fiel que vous faites ressembler à du miel. Comme si tu étais dupe. Comme s’il était dupe. Vous pourriez tout autant sortir les couteaux et vous attaquer l’un l’autre. Qu’il ne te fasse pas regretter d’être venu ici au lieu d’aller à l’hosto. Ouais, t’as souffert comme un cochon toute la nuit, t’en as pas dormi. Il veut te l’entendre dire ou pas ? Tu ne fais aucun commentaire et le suis dans sa demeure.

Putain. T’avais pas idée que ce serait une telle porcherie. Tu regardes autour de toi avec consternation. Tu n’aurais pas attendu mieux de la part de Samwell mais de sa part à lui... Il aurait pu faire un effort. Pas pour toi, rien à foutre. Mais pour son image. Il doit bien y avoir quelques personnes qui viennent chez lui de temps en temps, ne seraient-ce que des putes. Tu ravales un commentaire, le retenant juste avant qu’il ne passe la barrière de tes lèvres. Ne pas te faire virer immédiatement de sa maison. « Tu veux un truc à boire ? J’ai pas encore fait de café, mais je peux te servir une bière si tu veux… » Tu lui jettes un regard en coin. En fait tu le fusilles du regard. Mais en coin. C’est tout un art d’exprimer son mépris et son énervement par un simple coup d’oeil. Des années de pratique. Ta mère est très bonne à ça. C’est la femme au foyer par excellence ta mère. La Bree de Desperate Housewife. Tu te fends d’un morne et laconique rappel de la loi. « J’ai dix-huit ans Andreas. » Dix-huit ans. Majeure sur certains points, mineure sur d’autres. Mineure pour l’alcool. La bière c’est de l’alcool. Dix-huit ans, pas de bière. Point. Et puis aussi tôt le matin c’est pas non plus spécialement la boisson que tu as envie de prendre à vrai dire. Tu restes debout, regardant autour de toi. Il vit vraiment dans une porcherie putain. « Tu devrais vraiment engager une femme de ménage. » Si lui a la flemme de faire son propre ménage, que quelqu’un le fasse à sa place. Et qu’il vienne pas dire qu’il a pas les moyens, ce serait aller trop loin dans le foutage de gueule. Sauf, évidemment, s’il ne veut pas d’une femme de ménage pour éviter de se faire surprendre à poil parce qu’il a oublié qu’elle était censée venir. Me demande pas pourquoi mais c’est tout à fait quelque chose que je peux visualiser pour ton porc de cousin. Il a la tête à ça.


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MessageSujet: Re: This is our family jewel. We're givin' love in a family dose! [Blue]   Mar 11 Juin - 12:09

    Je comprendrais jamais comment une fille de son âge, aussi jolie, peut être aussi garce et aussi chercheuse de merde. Sérieux, elle a tout pour elle, toutes les raisons d’être heureuse et normale, mais nan elle a décidé de faire chier son monde. A croire qu’au fond, ben c’est simplement une garce, et je vis dans un monde de bisounours. Dans la réalité, y’a des gens comme elle, des personnes qui en ont rien à foutre des autres, qui les méprisent, qui pensent toujours qu’à leur gueule, qu’à se foutre de celles des autres, qu’à les rabaisser pour avoir l’impression d’exister et d’être important. Ouais y’a des gens comme elle et moi sur cette terre… ça sert à rien de me cacher la chose très longtemps, si je la déteste tellement cette salope, c’est parce que d’un côté, j’ai l’impression qu’on est trop semblable ! toujours lié, sans toutefois n’être que des pâles copies l’un de l’autre. J’ai merdé, elle non. Point barre, ça fait une sacrée différence. « Hier. Fête pastorale. Etranger débile. Insulté Caswell. Pas apprécié. » Là voilà la différence, moi à son âge, je me serais mis dans cet état en frappant quelqu’un qui aurait insulté mes amis de l’époque. Des étrangers. Uniquement des étrangers. Les gens de Caswell, je les fuyais comme la peste, et nous voilà maintenant, situation inversée. L’éloquence de ma cousine m’impressionnera toujours. Elle maîtrise tellement la langue de notre cher pays, qu’elle a décidé de bouffer la moitié de sa phrase, ça doit être la nouvelle mode. Ca va durer un an, deux peut-être, et après ça sera autre chose, et ma chère cousine, victime par excellence de toutes ces modes à la con, va les suivre l’une après l’autre. Pitoyable. Je sens sans cesse son jugement, je le sais, elle me méprise, elle cherche tous les détails pour augmenter encore ce mépris qu’elle ressent. J’avoue qu’elle n’a pas à chercher bien loin, quand on voit la gueule de mon intérieur. Tout est à deux doigts de dépérir. D’un côté, je trouve ça presque jouissif, le fait de savoir que même mon logement la met mal à l’aise, que même ça, elle le déteste chez moi. Un sourire s’affiche sur mon visage, qu’elle me déteste, autant qu’elle veut, je ne lui donnerais aucune satisfaction, à bas les masques, je ne joue pas dans la même cour qu’elle. j’en suis presque à regretter de ne pas m’être trouvé avec une pute ce matin, histoire de lui donner encore plus de raison de dégager d’ici vite fait. Les moqueries de sa part, les jugements, les regards de mépris, mesquinerie extrême, je m’en balance tout simplement.

    Le goulot de la bouteille de bière entre mes lèvres, je laisse le liquide amer glisser dans mon œsophage, la laissant décharger sa haine et se nourrir de la crasse environnante. « J’ai dix-huit ans Andreas. ». Je souris intérieurement. Et alors ? Qu’est-ce que ça peut bien me foutre qu’elle ait dix-huit ans ? Si elle croit que je vais lui sortit un champomy, elle se fout le doigt dans le cul. A son âge, je n’en étais pas à ma première bière, et si elle espère me faire croire qu’elle n’y a jamais touché de sa vie, faudrait qu’elle me prenne pour un débile mental. Franchement, avec sa gueule de bitch, elle pense que je vais croire qu’elle n’a jamais bu d’alcool ? Haussant les épaules, faisant mine de ne pas comprendre, me foutant ouvertement de sa gueule. «Et moi j’en ai trente-deux Blue-Ivy… ». Sa réaction est juste priceless comme elle le dirait si bien en tordant sa bouche sur le côté, comme toutes les petites connes de son âge le font. Je me mets à rire en silence, avant de la fixer, quelques secondes. Je finis par m’approcher de mon frigo, je l’ouvre et fais mine de chercher quelque chose. Je le referme et me tourne vers elle en souriant. «Oh désolé… j’ai plus de biberon au frais… ». Bim Bam Boum ! Faut pas me hercher de bon matin, j’ai tendance à devenir mesquin, et faut dire que c’est tellement facile dans le cas présent. Et dire que je voulais me racheter une conduite auprès d’elle… je suis mal barré ! De toute façon, elle joue dans le même terrain que moi. Ça en devient presque drôle comme situation. Je n’oublie pas que là, j’ai un avantage sur elle : elle a la main bousillée, pas moi. « Tu devrais vraiment engager une femme de ménage. ». ma gorgée de bière manque de prendre un mauvais chemin en entendant sa remarque. Je jette un œil autour de moi, ouais elle a pas tort, j’aurai vraiment besoin d’une femme de ménage. Y’a pas une famille de mexicains à Caswell, histoire que j’engage la mère ? manque de lumière, manque de ménage et manque d’aération, je ne survivrai pas… pauvre de moi ! . «Je suis parfaitement d’accord. Tu commences dès demain à 8h! » Je la regarde avec un sourire narquois, nonchalamment appuyé contre mon bar, en train de finir ma bière tranquillement. Je lui montre une chaise du regard, faut pas croire, je suis accueillant, et ma famille a toujours le droit à une chaise au moins ! mon regard finit sur sa main, toujours bleue (ben oui elle va pas changer de couleur comme ça non plus). «Ah ben mince, non, tu ne pourras pas avec ta main ! Comme c’est dommaaaage ! Ben je crois qu’il va falloir que je continue à vivre dans ma merde alors, hein Blue ? Qu’est-ce que tu en penses ? » Sourire narquois, encore un. Fin de la bouteille de bière. Tant pis. Il reste celle que j'avais sortie pour Blue au pire...



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MessageSujet: Re: This is our family jewel. We're givin' love in a family dose! [Blue]   Jeu 8 Aoû - 9:11

Très personnellement, votre inimité me semble immuable. Il fallait bien que tu haïsses quelqu’un. Enfin il fallait bien que tu haïsses des dizaines de gens et qu’il en fasse partie. Quelque part c’est bien, il faut avoir des liens à sa famille. Vous êtes liés par la haine et un mépris mutuel. Inutile d’essayer de changer, c’est très bien comme ça après tout, ça me fait une distraction de plus puisque contrairement à un certain nombre de gens, ton cousin, à défaut d’avoir une hygiène corporelle décente, a un cerveau et de la répartie. Une répartie qui bien souvent te fait passer pour l’idiote. Ceci dit, de vous deux, tu l’es peut-être. C’est toi qui a commencé cette histoire à son retour, il n’avait rien demandé. Essaie pas de te justifier, je les connais tes histoires d’honneur familial et ton beau bordel de lavage de cerveau. J’arrive pas à croire que tu y crois encore à tout ça, tu devrais commencer à regarder tes propres parents pour relativiser un peu et te rendre compte que finalement, Andreas n’est pas le pire. Ah, hypocrisie quand tu nous tiens. C’est un véritable spectacle d’apparences que tu nous offres en te pointant à sa porte pour demander de l’aide avec un grand sourire qui semble vouloir dire ‘‘hey, ça faisait longtemps, heureuse de te voir !’’. En fait ça ne faisait pas assez longtemps du tout. Il ne se déroule jamais assez longtemps entre vos visites de toute façon. Surtout quand elles sont aussi humiliantes que celle-ci. A devoir lui expliquer la bouche en coeur comment tu t’es défoncée la main et qu’il est hors de question qu’il aille à l’hôpital donc qu’il est obligé de faire quelque chose, le tout en se débrouillant pour ne pas être trop malpolie et qu’il ne refuse pas. Je ne sais pas si clamer que c’était en défense de Caswell suffira à le convaincre mais autant essayer. Il ne réagit pas cependant et ne fait que t’offrir de l’alcool. Décidément un modèle de vertu ton cousin. Un être admirable qu’on ne peut qu’apprécier et respecter. « Et moi j’en ai trente-deux Blue-Ivy… » Un moyen très simple de dire not a fuck given. Tu lèves les yeux au ciel. C’est pas parce qu’il est un alcoolique que tu dois le suivre sur cette voix. Tu n’as jamais bu d’alcool à part les coupes de champagne aux réceptions. C’est ridicule, n’est-ce pas ? Tu ne trouves pas. Tant mieux pour toi si tu aimes être une blague. « Oh désolé… j’ai plus de biberon au frais… » Burn. Finalement moi je ne le déteste pas tant que ça. Tu lui jettes un regard noir, c’est-à-dire presque ton regard habituel. Vous êtes des êtres de tant de politesse et de gentillesse. « Va te faire foutre. » Tu le siffles entre tes lèvres, de façon probablement inaudible là où il se tient. Cela t’a juste échappé. Cri du coeur.

Tu préfères te focaliser sur le désordre ambiant, conseillant à ton cousin l’emploi d’une femme de ménage. Si tu te souviens bien, vous en avez engagé une nouvelle puisque l’ancienne est tombée malade ou quelque chose dans le genre. Tu ne t’occupes guère de ce genre de choses, le ménage est fait, c’est tout. Je suppose cependant qu’on devait s’attendre à une nouvelle blague de la part de l’homme. En fait si on y réfléchit c’était inévitable. « Je suis parfaitement d’accord. Tu commences dès demain à 8h ! » Réellement ? Va. Te. Faire. Foutre. Profondément. Par un gorille. C’est ce qui te traverse la tête face à son sourire narquois, sa bière et sa blague de merde. Tu penches la tête pour lui offrir un sourire ironique et haineux - oui, un sourire peut être haineux quand on a l’habitude, c’est une question d’entraînement - en te retenant de lui offrir un doigt, je vous laisse deviner lequel. « Ah ben mince, non, tu ne pourras pas avec ta main ! Comme c’est dommaaaage ! Ben je crois qu’il va falloir que je continue à vivre dans ma merde alors, hein Blue ? Qu’est-ce que tu en penses ? » Il est tellement content de sa petite plaisanterie, c’est pathétique. Là encore, toi aussi tu es pathétique. Vous vous valez bien au fond. « Tu veux pas savoir ce que j’en penses. » Un peu de dignité, tu aimerais éviter de t’enfoncer dans la vulgarité. Quant à lui, il... Quoi ? Il a déjà fini sa bouteille de bière ? Mais il l’a descendue en trois gorgées, c’est dégueulasse ! Mouais, ça sent l’habitué, et à mon avis pas que de la bière. Ce serait intéressant de regarder dans son congélateur, ou ses placards selon l’endroit où il garde l’alcool. Je suis sûre qu’on pourrait trouver une collection assez étendue et qui en vaut la peine. Tu ne t’assieds pas sur la chaise qu’il te montre, préférant rester debout que d’accepter son invitation. Réaction qui est proprement idiote, en passant, c’est qu’une putain de chaise tu peux t’asseoir tu sais. Rien n’y fait. T’es conne, t’es conne, c’est tout. « Y aurait moyen de faire quelque chose pour ma main ? » Tu aimerais couper court à la conversation, tu n’es venue que pour ça. Pas pour l’entendre faire des blagues de merde, pas pour lui dire qu’il vit dans une porcherie - ce dont il est de tout façon parfaitement conscient - et pas pour boire sa bière. Tu veux sortir d’ici, c’est tout. Tu demandes pas la lune, juste qu’il mette à profit ses années d’étude pour te rafistoler. « Je ne dis pas que ce genre de bleu n’est pas à la mode mais j’aimerais ne pas le porter trop longtemps. » Et toujours ce petit sourire hypocrite dont tu ne peux te départir alors que tu essaies de faire attraction de cette saleté de douleur qui t’a gardée éveillée toute la nuit.


and it's breaking over me, now i am under, oh, never let me go, never.
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