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 Miroir, miroir [Hunter]

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date d'arrivée : 06/04/2013
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MessageSujet: Miroir, miroir [Hunter]   Dim 7 Avr - 10:14

Plus je le regarde, et plus l'envie de sortir de ma caisse pour aller le frapper me tenaille l'estomac. Il est là, sous mes yeux, j'ai juste à traverser une putain de route, rentrer dans sa boutique, et je lui ferai face. Lui. Lui qui ne m'a laissé aucune chance. Lui qui m'a volé ma place. Lui qu'elle aime. Lui qu'elle chérit.
Mes phalanges se serrent sur le volant jusqu'à blanchir, et durant quelques brèves secondes, j'y appuis mon front, refermant les yeux.
Je n'arrive pas à croire qu'il soit juste là. Que je puisse le voir, mettre enfin un visage sur son prénom toujours prononcé tendrement par ma mère... Enfin, notre mère. Quelle pute quand même.
Machinalement, je passe mes doigts sur la main opposée, entre le pouce et l'index, sur la brûlure qui meurtrit ma chair. Elle me nargue, à jamais présente, comme pour me rappeler cette nuit où j'ai compris, qu'au yeux de ma mère, je ne serais jamais rien d'autre qu'un substitut. Son substitut.
J'avais passé des heures à l'imaginer, à créer sa vie, son style, les tics qui pouvaient l'animer, ce petit plus qu'il devait avoir pour qu'elle le préfère. Pour qu'elle le recherche avec tant d'acharnement en moi. Il était tantôt avocat, un tenor du barreau, aux costumes impeccablement taillés, tantôt un péquenot, un ivrogne, qui se voulait propre sur lui, mais qui au fond, n'était qu'un connard, un peu comme mon père. Dans tous les cas, ce n'était qu'un vieux con à l'esprit étriqué. Il ne pouvait que ça....

Bah non...
Même ça, il se refuse à me le donner. Il se refuse à coller à ce qui me rassurait pourtant. Une image, un type facilement haïssable sur lequel j'aurai pu cracher, rien que pour voir son visage se décomposer, avant de lui foutre une bonne droite dans la gueule. Je lui aurai pété le nez, avant de lui demander où était ma mère. Puis je l'aurai oublié, relégué au second rang. Je suis sur qu'après, je me serais sentit plus léger, parce que j'aurai su, que ce que ma mère aimait en lui, c'était tout ce que je détestais.
Sauf qu'à la place d'un homme bien propre sur lui, aux cheveux gras de gel pour garder une raie bien en place, j'ai un tatoueur, au look de tatoueur, cheveux mi long, et pas du tout arrangés en une coupe impeccable.
Plus je l'aperçois, et plus je nous trouve des ressemblances, et plus je le haïs.

-Putain... reprends toi.


Je passe une main dans mes cheveux en bataille et les frottes avant de frapper le volant et d'enfin me ressaisir. Je rentre dans le salon (High Voltage, quel nom à la con) et.... Et quoi ? « Coucou, moi c'est Baby, je suis ton petit frère.... Enfin demi. J'sais pas trop comment l'autre pute t'a lâché, mais elle vient de nous faire pareil, alors si tu l'avais vu, ça serait gentil de m'dire où. » Ridicule, de un, il va se foutre de ma gueule dès l'instant où j'aurai prononcé mon prénom. De deux, il va soit me prendre pour un fou, soit pour un Junkie, soit pour quelqu'un qui se fout de sa gueule. Dans tous les cas, je doute d'avoir le temps de le convaincre. Si je ne se me suis pas vexé lorsqu'il aura rit de mon nom. Connard, même le prénom classe, c'est lui qu'il l'a.
Y a pas photo, entre Hunter, et Baby, je doute qu'il y en a beaucoup qui choisissent le second... Ou alors ils sont comme ma mère, bon à enfermer.

J'ouvre ma portière, et pose mes pieds sur le trottoir, mon cul bien assit sur le fauteuil défoncé ; je fouille dans mon sac à dos, le seul truc qui m'accompagne dans mon voyage, et en sort mon paquet de clope. J'en glisse une entre mes lèvres et ne tarde pas à l'allumer, inspirant longuement dessus, comme si elle pouvait me donner la solution à ce merdier. J'étends un peu mes jambes, les étirant au maximum. C'est que la route à quand même été longue. Que je me suis arrêté juste pour faire le plein, et pour pisser sur le rebord de la route...
J'ai roulé, jusqu'ici, me servant des quelques détails que j'avais sur lui pour le retrouver... L'avantage, dans ces lieux paumés, c'est que les Hunter, fils d'une Helen un peu taré, ça court pas les rues et que du coup, j'ai pas perdu trop de temps à le trouver.
Tant mieux, parce que pour le coup, j'ai fumé ma patience en même temps que ma dernière clope.
J'écrase d'ailleurs la nouvelle sur le pavé et me redresse enfin, claquant la portière de ma voiture, avant de traverser la route. J'hésite encore quelques secondes avant d'entrer. Mais plus que l'envie de savoir où l'autre pute se trouve, c'est la curiosité qui me pousse finalement à ouvrir la porte pour rentrer dans la boutique.

J'ai toujours aimé l'ambiance qui règne dans ses lieux et pendant quelques secondes, alors que mon regard se perd sur les murs et le décor, j'oublie presque pourquoi je suis là. Qui je vais rencontrer....
Presque.
Je donne le change du client curieux malgré mon cœur qui tambourine à tout rompre contre ma poitrine, j'ai même la chance de faire un peu plus vieux, ce qui m'évite au moins de me faire virer dérech' et de passer inaperçu parmi les quelques clients présents. Je finis par me poser dans un coin, mon regard revenant systématiquement sur mon frère. Je bouge pas. Non pas que j'ose pas... Mais plutôt que... Je cherche mes mots. Et que je lutte, contre l'envie de le détruire, tout comme il a détruit mon enfance.

Putain... Pourquoi faut il, qu'en prime, qu'on se ressemble ?
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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Dim 7 Avr - 10:34

❝ oh 'cause with them she's flying ❞
Can you blame the sky when a mama leaves her babies behind ?
Can you blame the sea, oh can you blame the sea ?
'Cause she's a flowin' in that water deep
Is it the dirt that you envy so
'Cause in it her strong roots still grow
I'll blame those birds flocking so
'Cause with them she's flying

« Vous êtes ouverts demain alors ? J’croyais que tous les commerces de Cas… »
« Ouais, on ouvre quand même, on ferme juste plus tôt que d’habitude. C’est une grosse journée pour nous en général, les gens aiment bien se faire tatouer le jour de la commémoration » explique-t-il à la jeune femme à l’autre bout du fil.
« Donc je peux prendre rendez-vous ? »
« Pas de souci, ouais. On avait parlé de combien d’temps sur le devis ? » marmonne-t-il en parcourant rapidement le croquis qu’il a sous les yeux. « Ouais, ça devrait prendre une quarantaine de minutes, pas plus… Ecoute, j’peux te prendre dès l’ouverture, à dix heures si ça te va. »
« Ouais, ok. Cool ! A demain alors. Euh…Je dois emmener un truc ? »
« Toi et le fric, ça ira. Sobre, en forme et le ventre plein, ça sera parfait. »
Après quelques banalités échangées, il met fin à l’appel et retourne auprès des autres qui lui demande de quoi il retourne. Stupide, ils ont forcément tout entendu, mais Hunter se prête tout de même à l’exercice avec le sourire.
Il se dirige ensuite vers l’arrière boutique pour jeter un œil sur le travail de Jenna, la dernière arrivée. Elle vient de percer la langue d’une adolescente fébrile et lui réexplique une fois de plus quel genre de soin effectuer dans les jours à venir. En réalité, c’est plutôt à la mère affolée de la blondinette qu’elle parle… Elle a l’air de gérer la situation cela dit et Hunter s’éclipse rapidement pour retourner au cœur du High Voltage.

« Si tu comptes trainasser comme une connasse de princesse toute la journée, apporte-moi au moins un café » le alpague Pete, le nez penché sur un croquis.
« Je trainasse pas, je m’occupe de l’accueil » contre Hunter dans un sourire goguenard, ouvrant les bras pour désigner l’ensemble du salon quasiment désert.
« Pourquoi t’as laissé sa journée à Kat ? »
« Parce qu’elle a deux mômes à charge et un ex-mari aussi débile que toi. »
Malgré ça, il se dirige tout de même vers le petit salon aménagé faisant office de salle d’attente et où se trouve la cafetière. Il propose une tasse à Fredo, le vieux Mexicanos qui passe pour ainsi dire ses journées à trainer au salon, et la lui sert. Le trentenaire termine sa distribution puis reprend sa place derrière le comptoir où il s’occupait de ses commandes jusqu’à l’appelle de Mandy Smith. Il y consacre encore dix bonnes minutes et, entre temps, trois autres clients se sont présentés et la jeune fille percée est repartie avec sa mère qui paraissait sur le point de fondre en larmes.
Hunter conseille un couple venu acheter un bijou de nombril pour la demoiselle lorsqu’il aperçoit la voiture de l’autre côté de la rue. Il aperçoit un type à l’intérieur, calé derrière le volant, mais ne parvient pas à identifier ses traits. La voiture en tout cas, ne lui est pas familière.
Il s’en désintéresse finalement pour redonner son attention aux clients qui repartent satisfaits après leur achat et sont remplacés par deux ados venus s’acheter des bagues ornées de crânes. Il leur montre ce qu’il a en stock et, pendant qu’ils réfléchissent et s’échangent des messes basses, le regard clair d’Hunter se porte involontairement sur l’extérieur.
« Ca fait un moment qu’il est là » lui signale Pete après avoir suivi son regard.
Hunter ne fait aucun commentaire. L’anniversaire de commémoration attire toujours des types bizarres après tout… Et puis qu’est-ce qu’il en sait. Ce trou du cul à peut-être une très bonne raison d’être là depuis…depuis combien de temps est-ce qu’il squatte de l’autre côté du salon ?
« On va prendre ça ! »
Pas le temps d’y réfléchir. Hunter s’occupe de ses clients, répond à quelques mails puis profite d’être sur l’ordinateur pour mettre à jour le site du High Voltage en l’agrémentant de quelques nouvelles photos.

C’est ce qu’il est en train de faire lorsque la porte s’ouvre pour laisser entrer un type qu’il ne lui semble pas avoir déjà croisé à Caswell. Cheveux clair, teint pâle, aussi grand que lui à vue d’œil mais taillé dans une allumette, plutôt beau gosse dans le genre épave (pour ce qu’il peut en juger…).
Hunter continue de vaquer à son occupation après lui avoir simplement adressé un simple signe de tête. Quelque chose le dérange chez ce type, sans qu’il arrive à savoir quoi. Est-ce que c’est sa dégaine, est-ce que c’est à cause du regard que le type lui a jeté en entrant ? Du regard qu’il sent encore peser sur lui…
Finalement, Hunter se lève de son tabouret pivotant pour s’approche de la parcelle de comptoir non loin de laquelle se tient le garçon. Il appuie ses deux paluches baguées sur la surface en verre et plonge son regard dans le sien avec aplomb et un soupçon de méfiance.
« J’peux t’aider ? »


Gunter is
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Dernière édition par Hunter D. Pendleton le Dim 7 Avr - 14:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Dim 7 Avr - 11:29

- Je peux t'aider ?

Plus de dix ans que je passe mon temps à imaginer une potentiel rencontre, plus de dix ans que je tourne et retourne dans ma tête les phrases qui faudrait que je lui sorte en fonction de mon humeur, de ce que je voulais provoquer chez lui : La colère, la rage, la tristesse, la peur... Est ce qu'il est au moins capable d'avoir peur ?
Je m'étais imaginé un trentenaire sur le fils de la décadence, rongé par le boulot ou par l'alcool, facilement impressionnable et je me retrouve avec lui. Le pire scénario possible. Le pire parce qu'il est le genre de type que je pourrais, potentiellement apprécier. Et lui, je veux tout, sauf l'apprécier. Je veux le haïr avec la même force que je haïs notre mère, après tout, le responsable, c'est lui.
Je quitte mon charmant petit mur qui me tenait compagnie pour me poser bien en face du comptoir. Mes yeux s'ancrent aux siens soutenant son aplomb et cette méfiance que je peux y déceler. Oh oui, méfie toi, si tu savais pourquoi j'étais ici, si tu savais qui j'étais, la première putain de phrase que tu m'aurais adressé n'aurait pas été ''je peux t'aider ?''. Enflure, bien sur que tu peux m'aider, va crever dans un coin de ta boutique misérable et pourrit jusqu'à ce que les vers te bouffent le crâne et ressortent par tes orifices...
Peut être que là, je me sentirai mieux.

- Oui... Bon on s'arrête, on ne lui crache pas l'idée première dans la gueule, ça risquerait de mal se passer, et même si je ne doute pas un seul instant que je serai capable de lui décrocher une bonne droite ( avant d'être mis à mort) on va éviter que tout cela ne tourne au drame. C'est pas comme ça que je retrouverai ma mère. Ouais mais comment lui dire ? Putain, si j'avais su que ça serait si difficile, je me serai rouler un bon joint, juste avant de venir, j'étais plus à cinq minutes près de toute manière.- Je voudrai savoir si.... Helen est dans le coin. Allez, ce n'est pas compliqué. Tu commences par dire Helen, et le reste viendra tout seul. - Si... enfin je voudrai quelques renseignements sur les tatouages.


Ok. J'ai clairement décidé de passer pour un con. Non, non, là on va pas se leurrer, je vais juste avoir l'air d'un putain de gros blaireau. C'est pas grave, pas comme si que ça faisait dix ans que je me voyais lui rabattre le caquet. C'est pas comme si, là maintenant, j'étais totalement ridicule face au putain de fils parfait de ma mère. Connard. Je le déteste tellement.
La main dans ma poche se serre et se referme jusqu'à sentir mes ongles se planter dans ma chair.

- C'est que je voudrai me faire tatouer un prénom...


Bah vas y enfonce toi d'avantage tiens. Tu va lui sortir quoi, ensuite hein ?
Je creuse ma propre tombe tiens, mais le pire c'est que je le fais avec le sourire du client bien content d'être là. Bah ouais, à défaut d'être intelligent, je donne au moins le change, et si intérieurement, n'ayant pas peur des mots, je suis une loque impressionné par son putain de grand frère, extérieurement, rien ne paraît.
Putain j'en ai marre d'être ridicule, alors sans ciller, j'finis au moins par lâcher le morceau.

- Helen.

Ouais... Bon c'est un petit morceau... Je doute grandement que dans son cerveau fasse tilt... Y'a qu'a moi que cela paraît logique.
Mais bon, au moins, j'ai fais un pas, plus que deux, et je sombre dans le précipice.
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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Dim 7 Avr - 12:10

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Le petit mec affiche un air tranquille qui ne colle pas franchement et qui fait intérieurement tiquer le tatoueur. Hunter ne sait pas vraiment comment lui est venue cette certitude que le petit blondinet cache quelque chose, mais il reste sur ses gardes. Il veut se convaincre que ce n’est pas simplement un apriori lié au fait qu’il n’a jamais vu ce gars dans les environs mais ça n’est pas si évident que ça… Lui qui s’est toujours vanté de ne pas être comme tous ses empafés de voisins, capables de juger un autre être humain uniquement sur ses origines, se trouve derrière son comptoir à jauger un inconnu qui lui paraît louche sans raison apparente. Des gens peu à l’aise, il en côtoie pourtant à profusion dans son salon, tous les jours depuis sa création. Des gens impressionnés par le décor, par lui parfois ou ses collègues, des clients qui doutent d’être bien certains de vouloir se faire charcuter la peau, se demandent ce que va penser leur famille de tout ça, etc. Il y en a même qui viennent juste pour pouvoir se gausser d’être entré au High Voltage auprès de leurs amis... Ces crétins là (généralement mineurs ou souffrant clairement d’un retard mental), Hunter les repère à dix kilomètres. Et il est donc capable de savoir que cet inconnu n’est pas là pour goûter au grand frisson de l’interdit.
Encore que. Il lui demande pourtant quelques renseignements sur les tatouages. Un en particulière apparemment. Il semble avoir du mal à cracher le morceau. Peut-être qu’il a réellement un retard mental et que c’est ça qui chiffonne Hunter depuis le départ. Le trentenaire continue pourtant d’afficher un air impassible et de fixer son interlocuteur, les sourcils froncés. Il finit par croiser ses bras tatoués sur sa poitrine, attentif tant au message verbal du blondinet qu’à ses gestes et attitudes.
Peut-être bien qu’il est plus attaché à cette communauté et semblable à ses habitants qu’il ne veut bien l’admettre après tout. Peut-être que le scandale roux « Gloria Hartwell » l’a affecté plus qu’il ne le pensait… Sale pute de journaliste.
C’est cette voiture aussi, garée depuis il ne sait quand non loin de la boutique. Cette putain de voiture qui a commencé à foutre la merde et qu’il aperçoit encore du coin de l’œil, garée de l’autre côté de la rue.

« Un prénom hein » sourit-il finalement en essayant de se détendre et d’apaiser un peu la boule de nerfs face à lui.
Il se retient de lui demander si c’est le prénom de sa mère et d’agrémenter le tout de quelques remarques piquantes et sans doute déplacées. Mieux vaut éviter de braquer le blondinet face à lui qui paraît déjà peu à l’aise.
« Ca se fait couramment. On a des tas de modèle à proposer, attends… »
Il se retourne pour attraper deux classeurs qu’il dépose sur le comptoir, devant l’inconnu.
« Tu choisis la police, la taille, tu peux ajouter des conneries autour si c’est ton trip » explique-t-il brièvement avant de commencer à tourner quelques feuillets pour lui montrer quelques exemples, plus parlant que ses mots sans doute. « C’est toi qui voit. Le prix sera défini en fonction de ce que tu choisiras. Si on doit utiliser une technique particulière, ça peut faire gonfler l’addition. On te fera un devis avant évidemment. »
Le type observe les tatouages mais Hunter ne le sent pas franchement captivé pour le moment. Alors tant pis, il se lance pour essayer d’en savoir plus et pouvoir mieux le conseiller si possible.
« C’est pour une surprise ? La Helen en question a pas son mot à dire ? » demande-t-il négligemment, en laissant l’étranger tourner lui-même les pages des classeurs, ou pas d’ailleurs. « C’est ta fiancée ou un truc de ce genre ? »


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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Dim 7 Avr - 12:48

Mais qu'est ce que je dois avoir l'air con... Me faire tatouer un prénom. Celui de ma mère en plus. Non mais sérieux, déjà qu'en m'appelant Baby, je ne suis pas crédible, si en plus j'ai Helen tatoué sur le bras, j'ai plus qu'à me couper les couilles. Ça ira plus vite.
Et lui, lui comme le con qu'il est, ne tilte même pas, non, il se contente d'afficher un putain de sourire commercial, et de me sortir de la merde sur les motifs, les polices, et la taille de l’œuvre d'art que je lui ai demandé. Ça pouvait pas être un génie, hein ? Le genre de type qui pense que 1+1 ça ne fait pas 2 mais 11 ou 3 ? Bah non, faut que je tombe sur un type lambda qui évidement ne peux pas imaginer que le gosse qui se tient devant lui, n'est autre que son frère, partie à la recherche de leur mère.
C'est si compliqué d'avoir un petit peu d'imagination ? Merde, regarde un peu la télé, Connard, ça ne te fera pas de mal tiens.
Je ne l'écoutes que d'une oreille, n'observe que d'un œil. Je m'en contrefous royalement de ce qu'il est en train de me raconter. Je hoche la tête, j'opine, hausse les épaules. J'attends juste le moment, ce moment qui ne tardera pas, et où je n'avancerai plus pas part pas, mais en courant, histoire de ne plus pouvoir reculer.

Et puis merde ! J'ai pas une tête à me faire tatouer des conneries. C'est vexant, putain... Ouais je vous l'accorde je me vexe pour un rien, mais là je suis un -beaucoup- sur les nerfs, et j'hésite sérieusement entre partir en courant, prendre le classeur et lui foutre dans la gueule, ou me la joue à la Helen, partir dans une crise d’hystérie. Peut être que là, il sera capable de faire le lien.
Déjà qu'en tant normal, j'ai du mal à garder un sang froid exemplaire, et qu'il faut le faire pour garder mon attention, mais alors là, je suis des années lumières du charabia qu'il me balance...
J'en ai marre. J'en ai marre. J'EN AI MARRE. Oh et puis merde, qu'il aille se foutre, lui et les pincettes que j'essaie d'employer. Puis moi aussi, tiens. Je ne suis pas un trouillard, ni un lâche, et je me suis pas taper tous ces kilomètres pour me faire tatouer le prénom de ma mère, par un grand frère qui ignore ce que je suis. Je préfère encore qu'il me casse la gueule, plutôt qu'il continue à ignorer mon existence....
Parce qu'au final, le problème, il est bien là. Il ne me voit pas. Tout comme Helen ne me voyait pas en me regardant. Elle, me prenait pour lui. Et lui, il me prends pour un client un peu con. Et aucun des deux ne me voit moi. J'étais son fils, je suis son frère, putain. Ne me regardez pas, VOYEZ-MOI.

- Non. Elle a pas son mot à dire.
Un pas de plus, et je ne m'arrête pas là. Maintenant l'élan est prit, autant en finir. Et vite. - Elle s'est tiré. Je referme le classeur, passe machinalement un doigt sur ma brûlure et enchaîne sans le lâcher des yeux. - Et c'est pas ma fiancé. C'est ma mère. Une foulée de plus et je peux sentir que, ça y est, je viens de me jeter du haut de la falaise. - Enfin, la notre.

Bouffe toi ça connard. En espérant que ça te fasse aussi mal qu'à moi. Aussi mal que le jour où j'ai su que jamais je serai son fils idéal, son fils unique, son fils chéri, tout ça parce que TU existais. Et encore, tu as de la chance, t'en gardera aucune cicatrice visible.
Tu sais, bah maintenant tu en fais ce que tu veux de cette vérité. Libre à toi de me croire ou non, libre à toi de me foutre dehors en me prenant pour un fêle, tu peux même m'éclater la gueule contre ta vitrine. Rien à battre.
On ne pourra plus me retirer une existence. On ne pourra plus me retirer le faîte que je sois ton frère, et pas ton ombre, ou ton reflet.
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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Dim 7 Avr - 14:01

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Il tique en entendant son possible futur client annoncer que sa Helen s’est fait la malle. Hunter n’est pas du genre à se mêler des histoires des autres, surtout des histoires chiantes de cœur, mais il a tout de même bien envie de signaler au type que se tatouer le nom d’sa blonde disparue sur la peau ne la fera pas revenir, au contraire. Lui trouverait ça totalement flippant de la part d’une ex copine. Enfin une ex partenaire de baise, pour être plus précis, le tatoueur n’ayant jamais officiellement fréquenté de fille.
En tout cas une chose est certaine ; il trouve ce genre d’attention débile, que la fille soit encore dans votre lit ou pas. Avoir une fille dans la peau, c’est envisageable, du moins excusable, mais ça passe qu’au sens figuré… Au sens propre, il trouve ça tout bonnement malsain. En vérité, il déteste tatouer ce genre de conneries et refile souvent ce genre de boulot à un de ses collègues. Mais c’est peut-être simplement parce que lui n’a aucun nom à se tatouer nul part et que ça le frustre un peu… Non, c’est faux, rien à voir. C’est juste stupide et dégradant pour le tatoué comme le porteur du prénom.
Lorsque le petit jeune poursuit cependant sur sa lancée, il n’éprouve plus aucune pitié pour lui. Le nom de sa mère alors… Sérieux ? C’est encore plus débile que de se tatouer le blase de la fille avec qui vient de vous larguer comme une vieille merde pour une raison X ou Y (ouais, peu de chance qu’il ait largué lui-même la fille avant de passer au salon…).

Et tout à coup, le disque part en vrille sur la platine. Tout à coup la température du salon, pourtant équipé d’une climatisation tout à fait en état de marche, monte en flèche. Il sent sa bouche s’assécher et ses oreilles semblent se mettre à bouillir alors que ses mains deviennent tout à coup moites.
Il continue de fixer le gamin d’un air impassible malgré ces bouleversements intérieurs et si sa main droite reste appuyée sur le verre du comptoir faisant office de vitrine, la gauche se resserre avec force au bout de son bras ballant. Il n’en prendra conscience que dans un moment, quand ses jointures blanchies par la tension soudaine commenceront à devenir un peu gênantes.
Hunter fait face à l’étranger sans vraiment savoir quoi en penser. Il a parfaitement entendu ce qu’il vient de dire mais les mots sonnent encore un peu creux dans son esprit embourbé. Il bloque. Le silence s’étire entre eux, brouillé par les bruits de l’aiguille que Pete utilise sur son client qui a débarqué pendant que lui-même était occupé avec le couple, afin de faire retoucher son tatouage.

Helen. Pas sa fiancée, sa mère. La leur.
Ca a autant de sens que le fait de se faire tatouer le prénom d’une connasse sur la peau, à savoir : aucun. Alors pourquoi ce trou du cul vient le faire chier avec ses conneries jusque dans sa boutique ? Pourquoi est-ce qu’il vient lui déballer des inepties pareilles sous le nez ? A quoi est-ce qu’il veut jouer ce con là ?
Qui lui a parlé d’Helen ? Est-ce que c’est une mauvaise blague, un sale coup d’un enfoiré qu’il a été faire chier récemment ? Malheureusement, ils sont légions et Hunter n’arrive pas à faire remonter un nom particulier à la surface. Mais quand il trouvera le responsable, il lui tatouera son nom sur les couilles…
« C’est quoi ton nom ? » finit-il par demander entre ses dents. « Au cas où on puisse plus t’ identifier quand j’en aurai fini avec ta tronche... »
Hors de question d'entrer dans son jeu. Ce qu'il sous-entend est tout bonnement inenvisageable, pour tout un tas de putains d'excellentes raisons.


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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Dim 7 Avr - 14:52

Je referme la bouche sitôt la bombe lancée. Et j’attends de voir les dégâts qu'elle cause à la seconde où elle explosera. Le compte à rebours, les secondes qu'il passent à tenter d'appréhender me paraissent interminables. Je vois bien un léger changement s'opérer, ses muscles se raidirent, et peut être même son poing se serrer, en tout cas, le mien est crispé dans ma poche et j'arrive pas à le desserrer, comme je n'arrive pas à calmer les battements affolés de mon cœur...
J'attends, avec le plus de patience possible. J'attends qu'il réagisse, j'attends qu'il percute mais surtout, j'attends la vague de soulagement qui devrait relâcher la pression... J'attends, mais elle ne vient pas.
Pourquoi, putain ?! POURQUOI ? Je lui ai dit, je viens de lui balancer dans la gueule la vérité. Après toutes ces années passées à jouer les ombres, il sait enfin que moi... Moi aussi j'existe. Et putain j'ai le droit d'être reconnu !!
Alors pourquoi ? Pourquoi rien ne se passe ?! Pourquoi je ne me sens pas mieux ? Pourquoi j'ai l'impression que mon cœur glisse lentement mais sûrement jusque dans mon estomac ?

Parce qu'il ne me croit pas.

Je le vois bien dans sa réaction, dans la colère qui semble l'animer, dans le regard impassible qu 'il me lance. Il ne me croit pas... Et ce dénie, c'est nier une fois encore mon existence. Je ne sais pas. Je ne sais plus ce que je dois faire pour qu'on reconnaisse enfin ma putain de réalité. Je suis là, putain.
Je me recule légèrement, non pas par peur, c'est pas la première fois de ma vie que je me ferai démolir par un type bien mieux foutu que moi, mais plus pour prendre une certaine distance nécessaire, histoire de ne pas péter un câble. Qu'on me croit pas quand je mens, je m'en fou un peu. C'est ma faute si je n'ai pas su convaincre suffisamment. Mais qu'on se refuse à me croire, lorsque je dis la vérité, là, ça me fait réellement chier, et ça a même tendance à m’énerver.
Surtout maintenant. Et étrangement, ça me fait encore plus mal, venant de lui, alors qu'il n'est rien d'autre qu'un nom, rien d'autre qu'un étranger ou pire, qu'un ennemi.

- Baby. Mais c'est pas me cogner qui changera quoique ce soit. J'serais toujours là. Et j'serais toujours ton frère. Enfin... Demi. Je passe très vite sur mon prénom, parce qu'à l'heure actuelle, je ne suis pas sur de pouvoir me contenir si il se fou en prime de ma gueule. Ça serait un peu la goutte d'eau qui ferait déborder un vase déjà plus que plein. - Tu me crois pas, hein ? C'est bien ça qui m’énerve le plus d'ailleurs. - Ou alors tu as une sacré rancune contre maman pour vouloir me démolir.

Deuxième explication quand à sa réaction, mais qui est loin de me satisfaire. Pourquoi voudrait il se venger d'une femme qui l'aimait autant ? A chaque fois qu'elle me prenait pour lui... J'étais le roi du monde, une merveille, un cadeau de la vie. Elle m'aimait, enfin, elle l'aimait. Alors pourquoi lui en voudrait il autant ?
Je passe ma main dans mes cheveux blonds pour les éloignés de mon regard, soupirant légèrement. Je m'éloigne d'avantage du comptoir, déviant mes yeux vers autre chose que les siens. Je me moque bien du fait que son collègue soit présent pas loin, je me moque des clients, je me moque de ce putain de monde.
Rien ne compte, si ce n'est cette putain de vérité qu'il a intérêt à avaler.

- Ou alors tu me prends pour un perturbé... Remarque, j'aurai pu l'être, vu comment elle même est tarée.


Ouais je suis cru, mais putain, même si ça se voit pas, je suis sacrément en colère, agacé, et en chute libre. J'ai rien à quoi me raccrocher, pas même la certitude d'être pris au sérieux. Du coup, forcement, je le provoque, je veux le voir aussi perturbé que je le suis...
Solidarité fraternel oblige, non ?



Je m’enivre, je m'enfume, mais surtout, je t'emmerde.
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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Dim 7 Avr - 15:35

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La tension est à présent palpable et Hunter est prêt à parier que dans un court moment, l’aiguille entre les mains de son partenaire cessera de s’agiter sur la peau de son client. Bientôt, Pete se lèvera pour traverser le salon et venir le rejoindre près du comptoir afin de s’assurer que tout va bien. Il suffit de voir la position du trentenaire pour comprendre que non, tout ne va pas bien et qu’il est prêt à bondir. Il se maitrise encore pour le moment mais il n’est pas loin de se laisser aller et de faire des dégâts… Le gosse doit en avoir conscience, même s’il ne le connaît pas, puisqu’il se recule de quelques pas. Du moins, c’est de cette manière que Pendleton interprète son attitude.

Il fronce les sourcils quand le type se permet de l’appeler bébé, comme s’ils étaient intimes ou…ou il ne sait quoi. Plus il l’écoute, plus Hunter se demande s’il n’est pas effectivement attardé. Tout ce qui sort de sa bouche est totalement grotesque et rien de ce qu’il peut dire ne parvient à réellement trouver de l’écho en lui.
Son frère ? Son demi frère ? Maman ? Ce ne sont que des conneries de mots qui sonnent bizarrement à son oreille. Il ne connaît pas ce type et l’entendre l’appeler son frère lui paraît révoltant, presque insultant. Une grimace entre l’agacement et l’écœurement ne tarde d’ailleurs pas à apparaître sur ses traits crispés.
La goutte d’eau qui fait pourtant débordée son vase est sa dernière remarque, le qualificatif qu’il utilise pour décrire la Helen de ses souvenirs. Tarée. Jamais il n’a laissé passer cette insulte à qui que ce soit. Et ce n’est pas ce trou du cul de connard d’étrange de ses deux qui va commencer à insulter la mémoire de sa mère.
Evidemment, s’emporter en l’entendant qualifier Helen de folle vient appuyer la théorie selon laquelle ils parlent de la même femme et donc de la même mère… Mais Hunter préfère ne pas y songer.

Il contourne le meuble entre eux et se dirige d’un pas coléreux vers le garçon. Un des clients étouffe une exclamation surprise qui attire l’attention de Pete. Hunter s’est toujours foutu d’avoir un public lorsqu’il cassait la gueule d’un autre type. Au contraire, il apprécie la chose. Mais pas dans cette situation. Il n’a pas envie que la rumeur de l’existence d’un éventuel… autre fils d’Helen, circule dans Caswell. Hors de question que ce merdeux vienne foutre ses sale godasse pleines de saloperies sur le pas de sa porte.
Alors après avoir attrapé le bras du garçon (qui se laisse plus ou moins faire), il l’entraine justement vers la porte du fond, afin de le conduire vers l’extérieur.
« Suis-moi » ordonne-t-il entre ses dents, sans laisser le choix à l’inconnu qui prétend être lié à lui par le sang.
« Qu’est-ce qui s’passe Hunt… »
« Reste en dehors de ça ! Occupe-toi d’l’accueil ! »
Si son ton était plus ou moins contrôlé quand il s’adressait au blondinet, il perd patience avec son partenaire et ami. Son ainé comprend cela dit le message et ne cherche pas à relancer le débat. Il les laisse donc s’éclipser vers le fond de la boutique où Hunter pousse la porte d’un coup d’épaule avant de commencer à faire les cent pas dans la petite cours. Entre temps, L’intrus qu’il a depuis un moment relâché, laisse la porte se refermer sur son passage et attend un verdicte, au moins autant sur les nerfs que lui.
Un peu moins sans doute puisqu’il n’a pas à faire face à ce connard d’effet de surprise insupportable…

« Je sais pas qui t’es et j’veux pas l’savoir ! Helen est morte, tu piges ? Morte ! » crache-t-il avec colère, rapprochant son visage de celui du gamin. « Et si j’t’entends une fois encore insulter sa mémoire et qu’tu la traites de tarée sous mon nez, j’te jure que j’te démoli et que ta mère – qui qu’elle soit – pourra pas te reconnaitre ! Je sais pas qui t’as mis des saloperies pareilles dans la caboche mais t’oublies direct et tu viens pas me faire chier avec ça sur mon lieu de travail ! »
Il marque une courte pause avant de plisser les yeux en deux fentes inquisitrices.
« C’est à toi cette putain d’bagnole de pédé garée devant ma boutique depuis trois plombes hein ? C’est ta putain d’caisse là-dehors, pas vrai ? »


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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Dim 7 Avr - 16:38

Je suis fier de moi.
Non pas parce que j'ai réussi à le sortir de ses gonds, surtout qu'au final, ça m'apporte aucun réconfort. Bien contraire, j'ai l'impression que mon cœur vient cette fois ci de fondre dans mon ventre, et à l'heure actuelle, il se disloque à vitesse grand V. Je ne sais pas pourquoi ça ne m'amuse pas de le foutre en rogne. C'est pourtant ce que je voulais en la traitant de taré, c'est d'ailleurs ce que j'ai toujours voulu, mais j'en tire rien. Que dalle. Alors que merde, faire chier les gens, c'est quand même un passe-temps auquel je m'adonne plus que fréquemment et en général, je prends même mon pieds. De toute façon, je ne cherche plus à comprendre. Ce n'est pas comme si cette rencontre avait quoique ce soit de normal...
Non, si je suis fier, c'est justement parce que moi, je suis resté calme. Enfin, à peu près. Ce que je veux dire c'est que mon poing ne s'est pas encore écrasé dans sa gueule, ce qui je vous assure, est une prouesse. Je le laisse plus ou moins me traîner à travers la boutique sans savoir ce qui m'attends, et même pas je l’insulte de tous les noms. Je vous dis, j'ai vraiment de quoi être fier.

Une fois qu'il me relâche, je fais quelques pas dans la ruelle paumée, avant de m'adosser au mur, je sors une clope de ma poche et l'allume, plus machinalement que par envie. Là j'ai envie de rien. Enfin si, qu'il me croit, et qu'il accepte. Non, qu'il m'accepte.
Putain, ta gueule... Faut que j'étouffe cette petite voix qui me souffle qu'il est mon frère, et que ce que je veux au fond, c'est qu'il me voit lui aussi comme telle. Je suis trop con. Y a aucune relation qui est possible entre nous. Il ne croit déjà pas en mon existence, ce n'est pas pour m'inclure dans la sienne.
Je relâche un nuage de fumée, alors qu'il se décide finalement. Son silence n'a du duré que quelques secondes, mais ça m'a paru 100ans. Un siècle à se sentir terriblement vide, c'est long. Beaucoup trop.

Morte ? Mais c'est quoi ses conneries ? Il est sérieux là ?! Il l'a croit réellement morte ?! C'est pas possible. C'est IMPOSSIBLE. Elle n'a pas pu mourir depuis son départ. Mon père aurait forcément été informé, et même si il se préoccupe plus des putes et de l'alcool que du reste, je suis sur qu'il m'en aurait parlé. Il me l'aurait balancé à la gueule, comme son putain de poing quand il est en colère. Je pense qu'il a finit par nous détester, elle et moi. Peut être parce qu'on avait pas sut être à la hauteur de la famille qu'il s'était imaginé avoir, peut être parce qu'il est con ou peut être juste parce qu'il a besoin de nous haïr pour justifier son besoin d'aller se payer des pétasses... Non. Si elle avait été morte, il se serrait fait un malin plaisir de s'en servir comme excuse pour sombrer d'avantage.
Alors quoi ?! Il l'a croit morte depuis combien de temps ?
Jusqu'à ce que je trouve une photo de lui dans les affaires d'Helen, j'ai toujours cru que c'est lui qui était mort, et que c'est pour ça qu'elle l'aimait autant. Elle chérissait un souvenir perdu, qu'elle retrouvait parfois en moi... Après, je me suis dit, qu'au final, c'était lui qui l'avait abandonné, qu'il y avait eut un divorce ou une connerie du genre, et que pour une raison ou une autre, pourquoi pas sa maladie, il avait choisit de rester avec son père, et de laisser ma mère loin de sa vie... Mais si il la croit morte... C'est que c'est pas lui qui est partie... Mais elle.
Et ça... ça change tout.

Ça change tout...
Mais ça explique rien. Si elle l'a quitté, laissé comme elle a finit par le faire avec nous, pourquoi, pourquoi elle l'aimait tant ? Pourquoi elle passait son temps à me comparer à lui ? Pourquoi est ce que les rares fois où elle prenait dans ses bras, c'était lorsqu'elle me prenait pour lui ?
Je comprends plus rien, et me faut bien quelques longues secondes pour reprendre mes esprits, et capter qu'il attends des réponses. J'ai du mal à tout ré-aligner clairement dans mon esprit, parce que je suis complètement à l'ouest. Plus rien n'a de sens, et si c'est vraiment elle qui est partie... Même ma haine contre lui n'a même plus de raison d'être. Pourquoi je lui reprocherait de ne pas avoir été là durant les crises les plus durs, alors qu'il ne la savait même pas en vie ? Pourquoi lui reprocherais je cet amour qu'elle avait pour lui, ce besoin qu'elle avait de lui, alors qu'il était même pas au courant ?

- Elle est pas morte.
Le reste, je m'en fou, ses questions, sa colère, ça peut attendre, et je peux même encaisser quelques coups. - Elle est pas morte... elle est partie. Je... Tu quoi ? Comment veux tu expliquer des années de vie alors qu'il est pas capable de croire que tu es son frère. Je secoue la tête, et pour la première fois détourne le regard, en l’occurrence, vers le sol. - Ouais... C'est la mienne.

Putain, mais on s'en fou... ouvres ta putain de gueule... Merde, tu peux bien lui prouver que tu es le fils d'Helen, ou plutôt qu'elle est toujours en vie...
Ouais, mais comment ?
Bah.. de la même manière que tu as su qu'Hunter n'était pas qu'un mensonge, ou qu'un bébé mort... Avec une photo.
Presque fébrilement je fouille dans la poche arrière pour sortir mon portefeuille qui a connu des jours meilleurs. J'ai pas grand chose dedans, pas de liquide, quelques cartes d'identités volées à des imprudents et deux photos... Celle que j'ai trouvé d'Hunter, volé à ma mère et justement une d'Helen... La seule que j'ai gardé. Pourquoi ? J'en sais rien. Je voudrai pouvoir vous affirmez que c'est pour me souvenir de la détester... Mais j'en suis même plus sur.

- Elle est pas morte...


Et si elle est pas morte, si j'ai une photo d'elle... Putain, accepte l'idée que je sois ton frère.

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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Dim 7 Avr - 17:44

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Il n’arrive pas vraiment à savoir ce qui cause son irritation. Est-ce le fait d’être confronté à un passé qu’il refoule dans le but de s’épargner ? Est-ce que c’est la pensée que son avenir va être à jamais chamboulé après cette visite inattendue et désagréable ? Lui qui a toujours voulu s’arracher à l’ennuie, qui fuit la routine comme la peste, s’emporte dès que son petit univers menace de s’effondrer.
Mais est-il seulement en colère ? Et si c’est le cas : contre qui exactement ? En veut-il à cet avorton d’étranger d’être venu remuer la merde et de l’avoir mis devant le fait accompli de cette manière ? A moins que ce soit à Helen qu’il en veuille, pour d’évidentes raisons auxquels il ne veut pas encore pensé. Tout ça le dépasse. Ou peut-être que c’est à son père qu’il en veut, pour l’avoir laissé envisager que le pire était arrivé à sa génitrice pendant toutes ces années…
A moins que ce soit sa propre naïveté qui lui inspire ce dégout et cette rancœur qui empoisonne son esprit au point de l’empêcher de raisonner correctement. Ça n’a de toute manière jamais été son fort et il a toujours préféré utilisé sa tête pour cogner plutôt que pour réfléchir.

Il finit par passer ses mains dans ses cheveux mi-longs en poussant un lourd soupir. Lui aussi aimerait s’allumer une clope pour le coup, alors qu'il n'est même pas fumeur. Parait que ça détend et il aurait bien besoin d'un peu de détente là tout de suite. Son interlocuteur vient réfuter la disparition de sa mère, ce qui parait logique si elle a pu avoir un second fils, vraisemblablement plus jeune d’un bon nombre d’années. Mais les évidences ne sont plus ce qu’elles étaient apparemment…
Pas morte. Si ce sale con dit vrai, alors Helen ne s’est pas suicidée quand il était encore un enfant, pendant qu’il était en fugue. Son père n’a pas eu à faire disparaitre son corps dans l’océan comme il l’imaginait. Il ne l’a pas tué lui-même non plus. Hunter n’a jamais envisagé que son père l’ait fait volontairement, mais il n’avait pas eu de mal à imaginer qu’un accident soit survenu. Combien de fois avait-il vu son père la secouer alors quelle gisait sur le sol, incapable de se lever ? Combien de gifles avait-elle reçu pour avoir dépensé toutes leurs maigres économies ? Il aurait suffit d’un coup de trop, une mauvaise chute peut-être…
Il n’en a jamais voulu à son père. Quoi qu’il se soit passé, il s’est même senti déchargé d’un affreux poids pendant un temps. Il a ressenti de la culpabilité aussi, bien entendu. Aucun petit garçon ne devrait en arriver à se sentir soulagé de l’éventualité de la mort de sa propre mère.

Sauf que rien de tout ça n’est apparemment arrivé. Helen n’est pas morte la nuit de sa fugue à lui, elle ne lui a pas été arrachée : elle l’a tout bonnement abandonné. Avant sa disparition, Helen avait tenté de mettre fin à ses jours un nombre incalculable de fois, sans jamais y parvenir, sans jamais réellement vouloir en arriver là sans doute… Mais il aurait accepté un suicide. Peut-être son père n’avait-il pas réagi à temps, peut-être que ci ou que ça.
Mais s’il en croit les paroles du blond face à lui, elle est simplement partie sans se retourner pour refaire sa vie. Une vie qui a semblé lui convenir puisqu’Hunter n’a plus jamais entendu parler d’elle. Encore que, d’après les premiers mots échangés avec celui qu’il pensait être un futur client, elle a finit par l’abandonner lui aussi… Ce qu’il confirme encore en confirmant qu’elle est partie.

Mais Hunter préfère mettre fin à ce genre de raisonnements. Ce genre de raisonnements le conduit à une vérité qu’il n’est pas encore en mesure d’appréhender : ce garçon est son demi-frère.

« Va t’faire foutre » s’agace le tatoueur en repoussant la main tendue vers lui, qui tient une vieille photo.
Il ne peut malheureusement pas empêcher son regard de tomber sur le cliché et d’identifier la femme s’y trouvant. C’est elle. C’est bien Helen. La Helen qu’il connait, qui l’a mis au monde et qu’il a crue morte durant près de vingt ans... Sa mère. La leur.
« Qu’est-ce que tu m’veux, bordel ? Qu’est-ce que tu crois faire ici, avec ta photo d’merde et ton air de chien battu, hein ? Qu’est-ce que t’attends d’moi ? J’connais même pas ton putain d’nom ! » s’emporte Hunter en écartant les bras, le visage rougi par la colère et une part de honte.
Il se sent stupide. Le putain de dindon de la farce. Et s'il y a bien une chose qu'il ne supporte pas, c'est d'être humilié...



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Dernière édition par Hunter D. Pendleton le Mar 9 Avr - 9:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Dim 7 Avr - 18:46

- Fermes là !! J'ai pas un putain d'air de chien battu !

Putain... Pourquoi je lui ai montré cette putain de photo ? Pourquoi je m'acharne à lui rentrer dans le crâne que je suis son demi frère ? Et pourquoi je lui balance qu'Helen n'est pas morte ? Visiblement, si il ignorait qu'elle était en vie, c'est qu'il ne l'a pas vu depuis un bail. Et donc, qu'il a aucune idée de l'endroit où elle se trouve. Pour résumer ? Je m'acharne pour rien, je ferai tout aussi bien de faire demi tour, de retourner dans ma caisse et de me tirer de ce putain de bled pourri ! De l'oublier lui, son salon merdique et sa putain d'existence.
Il ne me sert à rien... A rien d'autre qu'à me faire du mal.
Je range la photo dans ma poche, serrant le poing à deux doigts de craquer et de lui foutre mon poing dans la gueule, ça le calmerait peut être et moi ça aura le mérite de me défouler.
Sauf que non... j'crois que je vais me contenter de me tirer. Je vais reprendre le volant, et rouler. J'sais pas vers où, j'sais même plus où aller. Si Helen n'est pas passé voir Hunter, j'ignore totalement où elle est. Je ne suis plus le bienvenu chez moi, et de toute façon, j'ai pas envie de recroiser la gueule d’alcoolo de mon père.

- Et je te veux que dalle !! J'voulais même pas te voir... C'est juste qu'avant disparaître... Elle a dit qu'elle voulait te revoir... Je pensais que tu saurais où elle est... Visiblement... C'est même pas l'cas.


Pourquoi avoir balancé qu'elle irait le voir ? A t-elle changé d'avis en cours de route ou c'était simplement un délire de plus ? Voulait elle me faire d'avantage de mal, agir par pur méchanceté ou croyait elle vraiment revoir Hunter ?
J'en sais rien... et je crois bien que maintenant je m'en fou
Elle a du directement partir avec son putain de nouveau mec, vers une autre ville paumée, dans une maison merdique, où elle pondrait un nouveau gosse qu'elle entraînerait d'avantage dans sa folie avant de finir par se tirer et de tout recommencer une fois encore. Et elle fuira comme ça, jusqu'à crever, de vieillesse ou d'autre chose.
Je voudrai pas être pessimiste, mais vu l'état et les crises de plus en plus violentes qu'elle faisait, c'était pas de vieillesse qu'elle mourait.
Je m'agace d'avantage quand il dit ne pas connaître mon prénom... Je lui ai donné pourtant... j'suis sur que dans son cerveau tordu il a du croire que je l’appelais bébé ou ce genre de connerie qui m'arrive bien trop souvent, combien de fois je me suis battu à cause de ça ?
Putain, pourquoi... Pourquoi parmi tous les noms existants, il a fallut qu'elle choisisse Baby. Déjà que je suis ridicule à tenter de convaincre un petit con qu'il est bien mon frère, mais si la maintenant, je lui balance une fois encore mon prénom, il risque soit de croire que je me fou d'avantage de sa gueule, soit d'éclater de rire, et si tout à l'heure ça m'aurait agacé, là ça me ferait juste péter un câble, et ça n’amènerai à rien de bon.

-Qu'est ce que ça peut te foutre comment j'm'appelle de toute façon ? Si t'as pas vu Helen, j'ai plus rien à foutre ici. C'est vrai ça. Si je reste d'avantage, ça voudrait alors dire que je ne suis pas venu ici pour elle, mais bien pour lui, et sincèrement, je crois pas que je sois en état de commencer une thérapie intérieur sur le pourquoi de ma présence à Caswell. Faut juste que je garde en tête que ma présence ici est éphémère, et que je vais bientôt reprendre la route. - Retournes donc dans ton salon merdique.

Oui, bon alors pour le coup, j'ai plus de quoi être fier. J'ai définitivement perdu mon sang froid. Ce que je voulais, je l'ai eut. J'ai réussi à le mettre en colère, et visiblement à lui faire mal. Mais ce n'était pas ce dont j'avais besoin... Je me sentirais pas si mal sinon.
Je finis par shooter le mur du pied, lâchant un flot de juron. On se calme, on garde un minimum de raison. Je vais aller tirer le portefeuille de deux, trois péquenots pour pouvoir me payer un nouveau plein et peut être même de quoi manger. J'me roulerai un bon joint, que je fumerai les vitres grandes ouvertes et je prendrai la tangente. Sans me soucier de ce que je quitte, sans me demander ce que je vais trouver.
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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Dim 7 Avr - 19:45

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C’est pas vraiment le moment de jouer au con et d’essayer de le provoquer. Pourtant, contre toute attente, le poing d’Hunter, de nouveau fermé, ne décolle pas pour atterrir dans le nez déjà visiblement amoché par le passé du mariole qui lui tient tête. Il ne sait pas vraiment ce qui le retient. Peut-être le choc. Ca n’est en aucun cas à mettre sur le compte d’une éventuelle affection déjà en train de se créer entre deux frères. Si Hunter avait eu un frère, il l’aurait certainement envoyé à l’hôpital plutôt deux fois qu’une et l’inverse aurait sans doute été vrai aussi…
Sauf que le souci est là : il a justement un genre de frère, aux dernières nouvelles. Il est encore sonné, n’arrive pas à réaliser. Il n’est plus temps de nier l’évidence, il a vu la photo à présent. Une part de lui voudrait croire à une mauvaise blague vicieuse et très poussée, mais son instinct lui dit que c’est la vérité. Ca et la ressemble entre ce crétin et lui. Entre ce crétin et Helen… Pourtant, le trentenaire ne prend pas encore totalement conscience de toute la dimension de la chose, de l’étendu des changements que cette nouvelle pourrait apporter dans sa vie déjà un très mauvais exemple de stabilité.
Il est face à ce gamin aussi révolté que lui et il n’a aucune idée de la marche à suivre à présent. Il veut laisser courir, inciter le môme à reprendre la route et à se tirer le plus loin possible de Caswell et de lui… Mais quelque chose proteste quelque part. Quelque chose en lui ne souhaite pas vraiment en rester là et voudrait en savoir plus. Il veut des réponses à toutes les questions qu’il n’a jamais osé de poser, pour tout un tas de raisons.
Il sait que le blondinet ne pourra pas répondre à toutes celles-ci. C’est à Helen qu’il devrait s’adresser, sauf qu’elle est injoignable. Elle est partie. Comme chaque fois qu’il a pu avoir besoin d’elle : Helen est absente.

Hunter pousse un soupir pendant que le modèle réduit (Putain il a presque l’impression de se voir dans un miroir quand il était adolescent ! Quelle connerie !) s’énerve tout seul et shoot dans sa benne. Les poings sur les hanches, il l’observe sans trouver quoi que ce soit à lui répondre. D’habitude, quand il se tait, c’est parce qu’il est en train de se souler ou de cogner. Là, s’il a envie d’un verre comme jamais, Hunter ne ressent plus du tout l’envie de coller une baigne au morveux… Encore une fois : il ne veut pas savoir pourquoi. C’est comme ça et puis c’est tout.
Il a déjà un milliard de questions en tête, inutile de se surcharger inutilement. Se prendre la tête avec ce genre de connerie n’est pas son fort. Il au moins ça en commun avec sa chère génitrice… Quand les problèmes sonnent à sa porte : il met les voiles sans se poser de question en attendant que le gêneur se lasse.

« J't'emmerde, p'tit con » finit par répondre le tatoueur, surtout pour la remarque du jeune homme sur son salon.
C’est ce moment que choisit justement Pete pour ouvrir la porte du High Voltage et passer sa tête bouclée par l’entrebâillement.
« Tout va comme vous voulez les gonzesses ? »
« Ouais, ouais, t’occupe » ronchonne Hunter, sans se vexer du sobriquet.
Pete jette un dernier coup d’œil prudent en direction du plus jeune avant de refermer la porte. Hunter pousse un nouveau soupir et passe sa main dans ses cheveux. Lorsqu’il se tourne vers son cadet…il le voit faire exactement la même chose. Tous deux laisse alors vivement retomber leur bras. Ridicule. Hunter a l’impression d’être dans un de ces mauvais téléfilms qui passent à la télévision les dimanches après-midis.
Nouveau soupir las.
« T’es en âge de boire ? J’ai b’soin d’un verre… »
Il n’a pas forcément envie de bavasser comme un connard autour d’un alcool et ne pense pas avoir l’intention d’apprendre à connaître le garçon. N’empêche qu’il continue de ne pas vouloir en rester là et il lui faut d’urgence une rasade de bon whisky. Et il est prêt à parier que le gamin en a besoin aussi.


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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Dim 7 Avr - 20:56

- ça tombe bien, moi aussi, Connard.

Je serre les dents et les poings, tournant en rond dans cette putain de ruelle que je vais finir par connaître par cœur. Je ne sais pas où j'ai merdé, mais visiblement j'ai merdé quelque part. Peut être que j'aurai pas du rester des heures devant son salon, assit dans ma voiture, peut être que j'aurai pas du lui raconter cette histoire de tatouage et y aller plus franco. Peut être que... Putain te leurre pas. T'as merdé dès que tu as eu l'idée d'aller le voir pour savoir où était Helen.
Je tourne légèrement le regard vers la porte qui s'ouvre, mais ne décroche pas un mot quand son pote s'assure que tout ce passe bien et qu'on est pas en train de s'entre tuer. C'est bien au moins, il a des potes sur qui compter.... Ouh là, mais qu'est ce que je raconte là ? J'en ai rien à foutre de savoir si oui ou non il est bien entouré. Savoir qu'il n'a pas pu avoir le soutient d'une mère c'est déjà une information dont je me serai bien passé.

Je passe ma main dans mes cheveux en bataille, mais je stoppe net mon geste lorsque je le vois faire de même. Génial. C'est GENIAL ! J'avais l'espoir de me prouver que je n'étais pas qu'un putain de reflet de ce connard, et plus les minutes passent, plus je me rends compte que... Je suis un mini lui ! C'est parfait, c'est exactement ce qu'il me fallait tiens, une raison de plus de tailler la route et de ne jamais revenir dans ce plaid paumé. D'ailleurs je suis vraiment sur le point de me tirer lorsque l'autre referme la porte...
Sauf qu'il me tends une bonne perche pour avoir envie de rester... Au moins quelques heures de plus.

- J'ai l'âge qu'il faut pour faire croire que j'ai l'âge de boire.
Finis je par rétorquer après quelques minutes de silence. Mais putain, qu'est ce qu'il me prends. Il faudrait qu'on arrête là les dégâts. On a rien à se dire, rien à faire ensemble, rien à partager. Il y a quelques secondes il m'envoyait me faire foutre avec ma gueule de chien battu et là, maintenant il me propose un verre. Refuse et tire toi. Rentre, ou part puisque tu n'as nulle part où aller. Trace, c'est tout. Parce que bientôt il sera trop tard. Tu ne te l'avoue peut être pas, mais tu sais que tu t'attaches vite. Trop. La preuve avec toutes les crasses qu'Helen t'as faîtes, tu la cherches encore.
Non, ta gueule, si je la cherche, c'est pour lui cracher à la gueule, rien de plus. J'ai plus besoin d'une mère dans ma vie, j'en ai jamais eu de toute manière, c'était moi qui jouait le parent avec elle, pas l'inverse.
J'ai pas non plus besoin d'un grand frère... Il me servirait à quo ide toute façon ? Je ne supporte pas l'autorité, et je haïs les ordres. Je suis plus du genre, libre. Loin de tout, et surtout des autres.
Mais en même temps, j'ai terriblement besoin d'un verre. Quoique non, deux voir trois. En faite, j'ai surtout besoin d'une cuite. Entre les brumes de l'alcool, j'y verrai sans doute mieux, et il sera alors plus facile de reprendre le volant pour foutre le camp. Bourré, je conduis mieux. Ça, c'est une certitude.

- Alors si tu m'propose un verre, j'te dirai pas non.
Non, là, je n'ai plus la force de me battre en plus. Je veux juste en finir avec cette merde. J'bois, j'me cuite, et j'me case. Le tout en évitant un maximum d'en apprendre d'avantage sur mon frère, que je ferai mieux de considérer pour ce qu'il est : Un étranger. - Mais je te préviens... tu paie.

Parce que j'ai pas un rond, et que je me vois mal tirer des tunes à un passant sous ses yeux. Manquerait plus qu'il me fasse la morale tiens.



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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Lun 8 Avr - 11:15

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Conclusion : il a moins de vingt-et-un an. Hunter se surprend malgré lui à fixer son interlocuteur, non pas dans le but de l’intimider comme il a pu le faire précédemment, mais dans celui d’essayer de le cerner, d’en apprendre davantage sur lui.
Il n’est pas en âge de boire de l’alcool malgré les apparences, mais ça ne lui donne pas son âge exact malheureusement. Il voudrait savoir à quel moment il est né précisément. Non pas pour avoir l’opportunité de lui souhaiter son anniversaire, mais pour savoir combien de temps Helen a patienter avant de se recréer une famille. Combien de temps pour l’oublier lui, pour le remplacer par une autre gueule d’ange ?
Ce qui l’emmène évidemment à songer à la manière dont elle s’est occupée de ce deuxième enfant…

Apparemment, il a eu droit aux mêmes hauts et bas que lui, mais pendant combien de temps ? Est-ce que son second mec est parvenu à la mettre sous traitement pendant un temps ? Assez longtemps pour que leur fils puisse profiter d’avoir une mère plus ou moins normale ?
Hunter ne peut s’empêcher de repenser aux quelques courtes périodes où son père était assez présent pour lui forcer la main et l’obliger à prendre ses pilules. Helen n’était alors plus vraiment Helen, mais elle ne leur faisait au moins plus honte dans ces moments là… Elle devenait vivable et la routine qui s’installait : il la choyait. Ca ne durait pas jamais bien longtemps cependant et, dès que son paternel remontait sur son bateau pour prendre le large, sa mère en profitait pour arrêter son traitement.
Qu’est-ce qu’il pouvait y faire ? Il avait bien essayé de broyer ses pilules dans son café ou sa bière, mais ça ne prenait pas longtemps avant qu’elle comprenne. Il ne pouvait décemment pas la forcer physiquement à les prendre et ses larmes et supplications ne servaient qu’à la déprimer et la faire tomber en état proche de la catatonie pendant des jours et des jours… Quand elle n’essayait pas de se tuer par culpabilité.
Est-ce que l’étranger face à lui dans l’arrière cours a vécu ces choses aussi ? Est-ce qu’à l’âge de huit ans, il restait éveillé des nuits entières, assis à ses côtés à la table de la cuisine, un couteau aiguisé entre eux duquel il devait subtilement détourner son attention pour qu’elle ne l’utilise pas contre elle ?
Une part du tatoueur a envie que ce soit le cas et qu’il en est chié aussi. Pourquoi serait-il le seul à avoir souffert pour être finalement abandonné comme un kleenex usagé ? L’autre part ne souhaite ce genre d’enfance à personne et espère que non, le gamin n’a pas eu à supporter toutes les horreurs dont Helen se rendait coupable sans le vouloir…

Où est-elle à présent ? Cette question ne l’a plus taraudé depuis bien longtemps… Et Hunter espérait ne plus jamais avoir à se la poser. Surtout pas dans des conditions pareilles.

« J’ai aucune envie d’te trimballer dans toute la ville, mec. Les gens n’apprécient pas vraiment les étrangers par les temps qui courent et j’ai assez d’emmerdes comme ça… » tique Hunter avant d’ouvrir la porte et de faire signe au garçon de le suivre. « J’ai une bouteille de whisky dans l’bureau. Pour les grandes occasions » ajoute-t-il avec cynisme en pénétrant dans le High Voltage.
Sans s’assurer que le garçon le suit réellement, il passe devant Pete qui pose sur lui un regard interrogateur. Il y répond par un soupir, l’air de dire : cherche même pas à comprendre…
Il se dirige ensuite vers le minuscule bureau du salon de tatouage, encombré de meubles d’archives. Une fois sur place, il ferme le store donnant sur la boutique, évitant de prêter trop d’attention aux regards intrigués des clients présents. Cela fait, Hunter ouvre le placard du bureau central et en sort une bouteille de whisky et deux verres qu’il dépose sur la surface boisée.

Il se laisse tomber sur la chaise en cuir et fait signe à son invité de prendre celle dans le coin de la pièce, près de la porte qu’il vient de refermer. Il se sert en premier, aval son verre cul sec avant de remplir les deux verres et d’en tendre un au garçon cette fois. Mais alors que celui-ci veut s’en saisir, il le reprend.
« Ton prénom contre un verre. Non négociable. »



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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Lun 8 Avr - 17:25

Si tu veux tirer Baby, c'est maintenant. T'as l'opportunité de quitter cette ruelle merdique, de prendre ta caisse, et de rouler. Aussi vite et aussi loin que possible. Il y a peu de chance qu'il se décide à te rattraper, ou même à te chercher. Il est du genre à s'en satisfaire, à en être heureux et à reprendre sa vie sans trop se prendre la tête sur ton existence, tes emmerdes et ton devenir. Quelques verres, et il pourrait même se convaincre que tu n'a été qu'un mauvais rêve, une illusion d'un esprit visiblement aussi torturé que le tiens.
Fuis mec. C'est ta chance.
Tu tiens ça de ta mère, c'est dans tes gènes, tu ne peux pas aller contre cette envie viscérale qui te serre le ventre et t'oblige à te tailler. C'est comme ça que tu as vécu, c'est même comme ça qu'elle t'as élevée, enfin, c'est plutôt l'exemple qu'elle t'as donnée, parce que pour l'éducation, on repassera.
T'as aucun compte à rendre à ce type qui, jusqu'à maintenant, ne voulait même pas appréhender l'idée que tu sois son frère. Pas de lien, pas d'attache, pas de compte à rendre et surtout, aucune raison de rester. Tu peux vivre sans savoir, sans comprendre. Tu peux vivre sans lui, et continuer à te mentir sur sa vie. Tu peux te dire que ce n'est qu'un connard, certes, il a pas abandonné ta mère, mais il ne l'a pas cherché non plus. Certes, il n'est pas le fils parfait que tu imaginais, mais réalise. Si il est comme toi, si tu lui ressemble, si vous avez les mêmes défauts, est ce que tu pourra vivre en sachant qu'elle le préférait sans aucune raison ? Juste parce qu'il était l'aîné, juste parce qu'elle était malade, ou juste pour te torturer d'avantage ?
Réfléchis, réfléchis maintenant, parce qu'après il sera trop tard. Parce qu'après, tu aura pleinement intégré l'idée que ton frère, cet étranger, c'est exactement celui que tu aurai voulu avoir. Celui que, parfois, tu imaginais te protéger de ta mère, de ton père...ou même de toi.

Je retiens un soupir en passant ma main dans mes cheveux, je retiens un soupir en jetant un regard vers la porte de sortie qui m’amènera bien loin des prises de tête et des conséquences des conneries d'Helen... et au final, je retiens un soupir en lui emboitant le pas. Putain que j'suis con. La gueule du loup est grande ouverte, et je m'offre à lui. Et tout ça pourquoi ?
Pour une connerie de braise d'espoir qui semble soudainement s'animer d'une seconde vie. J'espère encore la revoir, j'espère encore comprendre. J'espère même retrouver un semblant de famille en lui. Folie que j'étouffe sitôt que je lui emboite le pas. On va se raisonner, et peut être même que je vais me leurrer, si je le suis, c'est juste pour assouvir une putain de curiosité malsaine, qui me laissera un flot de questions brûlantes si jamais je ne les lui pose pas.
De toute façon, après si ça foire, je ne pourrais m'en prendre qu'à moi, quand aux réponses, je verrais ce que j'en ferais une fois que je les aurais.... Si jamais je les ai.

J'en ai rien à foutre que son verre, on se le vide dehors, ou dans son salon. L'essentiel, c'est que je puisse me bourrer la gueule, sans débourser le moindre sous. Après, que ça se passe sous les messes basses des péquenots trop curieux ou courroucés du coin, ou dans un bureau en huit clos, je m'en moque comme un eunuque de ses couilles.
Je garde ma gueule fermée, et mes yeux fixés sur son dos, j'ai même pas un regard pour son pote qui doit par ailleurs, absolument rien comprendre de la situation... En même temps, si lui arrive à deviner que je suis en faite le demi-frère de son collègue, c'est vraiment qu'Hunter est con, et pas aidé dans la vie.... Ou que c'est un génie. Au choix, perso, je préféré l'option numéro 1. C'est toujours plus facile de détester les cons.

Je prends la chaise qu'il me désigne alors qu'il nous isole du reste du monde, ça me donne presque l'impression d'être un secret honteux, mais pour le coup, ça m'arrange bien. Je sais pas trop ce qui va ressortir de cet entretien, mais si jamais je dois me faire exploser la gueule à coup de bouteille de whisky, je préfère effectivement que ça reste entre nous.
Une fois mon cul posé, j'attends. J'attends qu'il se décide à m'servir aussi, j'attends qu'il se rappelle que, moi aussi, j'ai foutrement besoin d'un verre à vider... Et j'dois encore attendre qu'il finisse sa première tournée, pour qu'il daigne, enfin, m'offrir ce putain de verre... Ah bah non, il n'est même pas gratuit, et vu qu'il a comprit que j'avais pas de tune, c'est contre une réponse qu'il me l'échange. Connard. Pour le coup je vais devoir me répéter, et sans doute supporter des putain de commentaires... Ouais, ce verre, je vais foutrement en avoir besoin.

- J'croyais que tu t'en contre foutais d'mon prénom...
Je soupir légèrement. - En plus j'te l'ai déjà donné... T'avais qu'à écouter... ou à être moins égocentrique... Voyant qu'il ne lâche rien, j'en déduis rapidement que je ne m'en tirerai pas si facilement... - J'te préviens, tu sors toutes tes vannes maintenant, après, j'veux plus en entendre parler. Je fixe ma récompense avec intensité, histoire de me motiver à lâcher le morceau. - J'm'appelle Baby.

Je le regarde même pas, je me contente d'avaler cul sec l'alcool qui me brûle la gorge, tandis qu'il a tout le loisir de se foutre de ma gueule. Putain, j'en ai vécue avec ma mère, j'ai vu des choses que personne devrait voir, j'ai du faire des choses qu'aucun gosse sur terre ne devrait avoir à faire. Pourtant, j'ai jamais autant détesté ma mère qu'à l'heure actuelle. Putain dans quelle foutu crise elle était pour m'appeler Baby... et pour une fois dans sa vie, pourquoi mon père n'a t'il pas posé ses couilles sur la table pour s'opposer à ce qui est, sans aucun doute, un putain de coup de folie merdique.



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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Lun 8 Avr - 17:29

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Sa première envie est évidemment d’éclater d’un de ces rires gras qui lui donne l’air d’un parfait imbécile. En d’autres circonstances, il l’aurait fait, mais pas aujourd’hui. Ce prénom, absolument affreux à porter pour n’importe qui, est simplement une preuve de l’état de santé mental d’Helen, le reflet parfait de sa folie et de son mal être. Un mal être qui a déteint sur sa vie certainement autant que sur celle de son second garçon dont il ignorait l’existence il y a une heure encore à peine. Epoque bénie…
Hunter n’a pas envie de rire mais un sourire désabusé apparaît tout de même sur son visage. Le blond face à lui va peut-être mal le prendre mais il a forcément obtenu des réactions bien pires que celle-ci en se présentant.
« J’ai cru que tu m’appelais bébé tout à l’heure » confesse-t-il simplement en resservant un fond de verre au dénommé Baby. « J’te trouvais bizarre donc j’ai décidé de laisser couler. »
Le trentenaire repose la bouteille sur le bureau et avale une gorgée de son verre qu’il garde en main, avant de se perdre dans la contemplation du liquide ambré durant un instant. Son esprit vagabonde d’un souvenir à un autre, tantôt agréable, tantôt affreusement gênant ou pénible. Il n’a pas l’habitude de s’épancher de cette manière sur le passé et déteste ça. Ce genre d’introspection termine toujours de la même manière : par une virée en solitaire, ou avec Pete, sur sa bécane.
La route. Celle qui appelait si souvent sa mère et l’arrachait à lui. Il n’est pas un grand fan des clichés, de toutes ces pseudos belles phrases philosophiques sur son appel qu’il regrette pourtant de ne pas être capable d’inventer et parlent de liberté. Il sait juste que la prendre est la meilleure des thérapies pour lui, sans parvenir à comprendre comment tout ça fonctionne. Est-ce un moyen de se sentir proche d’Helen à un certain niveau ? Est-ce que c’est le large éventail de possibilités qui s’ouvre à lui durant ses virés qui lui plait tant ? La beauté des paysages qui l’apaise ? Les rencontres pleines de promesses qui lui redonnent l’espoir d’un avenir meilleur ?
Ou est-ce que c’est le moment où il rentre finalement chez lui qui fait toute la magie ?

Hunter s’arrache à ses pensées, pousse un discret soupir et termine son verre qu’il repose sur la table. Sans se resservir, Hunter s’enfonce contre le dossier de son siège en cuir confortable et joint ses mains sur son ventre, faisant face à Baby. Il plonge son regard azuré dans le sien et laisse encore passer quelques secondes d’un silence un peu gêné avant de prendre la parole.
« Quand j’avais cinq ans, elle m’a offert une tortue qu’elle a gagnée à la foire. Je l’ai appelé Mister Turtle. La pauvre bête est morte desséchée. On l’avait oublié dans un coin de la baraque… Pour me consoler, elle m’a offert un poisson. Évidemment, on l’a appelé Miss Fish. J’ai retrouvé le bestiau mort dès le lendemain parce qu’elle avait versé de la vodka dans son aquarium. Alors pour se faire pardonner, elle m’a acheté des peluches. Cinq puisque j’avais cinq ans. Je détestais les peluches… Y avait un chien, un chat, un cheval, ce genre de conneries. J’te laisse deviner les noms qu’on leur a donné… C’était notre truc. Donner aux choses leur nom, appeler un chat un chat. J’m’appelle Hunter parce qu’elle était dans sa période Blanche-Neige. Tu t’appelles Baby parce que t’étais un bébé j’suppose. »
Il ne sait pas pourquoi il vient de raconter ça, ni quelle réaction il va obtenir avec ce speech. Il s’en fout un peu à vrai dire. Ou peut-être pas. Pour le moment, il est complètement largué et agit uniquement par instinct.

« C’est chelou, mec » tique-t-il tout à coup en remuant sur son siège, clairement mal à l’aise, avant de passer une main dans ses cheveux, comme chaque fois qu’il est nerveux. « J’ai plus parlé d’elle avec personne depuis qu’elle s’est tirée. »
Ouais, les échanges avec son père étaient plutôt des monologues puisqu’il refusait de l’évoquer et l’empêchait rapidement de le faire aussi… Est-il au courant de ce qui s’est passé ? A-t-il mis sa mère à la porte lui-même ? A-t-il été en contacte avec elle à un moment ou un autre ?


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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Lun 8 Avr - 17:31

Sincèrement, je m'attendais à pire. Un éclat de rire qui s’éterniserait, des piques qui fusent ou qui blessent. Le genre de connerie qui m'a suivit toute mon enfance. J'en ai bavé, mais tellement. À une époque, celle où je fermais ma gueule, et où j'encaissais les coups à la place de les rendre dans le seul et unique but de coller à l'image qu'elle avait du fils parfait, je subissais moquerie sur moquerie. Mon absence de réactions, décevant toujours les p'tits cons qui se foutaient de ma gueule, j'en étais quitte pour une bonne raclée. Je ne sais pas pourquoi, mais ça lui plaisait quand je rentrai le t-shirt en sang. Peut être parce que c'était à elle de jouer enfin les infirmières et qu'elle pouvait laisser libre cours à tous ses fantasmes de docteur en chef. Elle s'y prenait mal, très mal, causant plus de mal que de bien, une fois, elle a même tenté de recoudre une égratignure, sans doute qu'elle avait du voir ça à la télé... Je vous le déconseille. Sincèrement. J'oublierai jamais la sensation de l'aiguille transperçant la peau, puis celle du fils qui glisse dans la plaie...
Et moi, comme un con, je me laissais faire. Je ne me voyais pas comme le cobaye pour ses expériences, mais comme son fils, qu'elle voulait soigner parce que son état la préoccupait.
Qu'est ce que j'étais con, putain.
Tout ça pour dire que j'ai connu pire qu'un sourire presque compatissant...

- ouais... T'es pas le premier à croire ça. ... mais t'es l'un des rares à pas m'avoir cogné pour ça. Ouais parce qu'au final, y a un moment où j'ai cessé d'encaisser pour frapper le premier. Ça ne changeait rien au faite que je m'appelais toujours Baby, ça ne changeais pas le ridicule de mon prénom ou même les conneries que l'type avait envie de sortir pour se foutre royal de ma gueule, mais au moins, putain, ça faisait du bien.

Je vide mon second verre, appréciant plus qu'au premier coup le liquide brûlant que je peux déjà sentir réchauffer mon ventre. Je ne grimace pas par contre, même si l'alcool est fort. Y a trop longtemps que je suis habitué à en boire... sérieusement hein... ma première p'tite cuite je l'ai fais à deux ans, lorsque ma mère a confondu bouteille de lait, et bouteille de rhum. Heureusement que mon père à, pour une fois, remarqué que quelque chose clochait, j'ose même pas imaginer ce que ça aurait donné sinon.
Cet incident, plus toutes les fois où elle me traînait au bar, c'est pas son verre de whisky qui va me faire grimacer. Je ne sais d'ailleurs pas à quoi ressemble mon foie, mais il doit sacrément être atteint.

Tandis que lui se perd dans la contemplation de l'alcool, et sans doute aussi dans ses pensées, je me donne l'autorisation de me servir un troisième verre, me faut au moins ça pour ne pas être aussi gêné qu'lui... surtout quand il me raconte son histoire... bah putain, elle était déjà foutrement barrée lorsqu'elle était avec lui... je comprends mieux pourquoi, moi, j'ai jamais eut le droit au plus petit hamster ou poisson rouge. Mieux valait pour l'animal de rester le plus possible de notre famille, et surtout d'Helen. - J'aurai encore préféré qu'elle reste dans sa période conte de fée... je préfère blanche-neige à Baby.

Mon soupir, je le retiens, de même que le reste de mes paroles. Ça vaut mieux, et ça m'évite de penser que, depuis quelques années, la seule fois où elle m'appelait, c'était parce qu'elle me prenait pour lui.
Je tourne le whisky dans mon verre, ne relevant mes yeux vers lui que lorsqu'il reprends la parole. J'aime pas ça. Être mal à l'aise, ça me donne l'impression d'être con et c'est rarement plaisant. Seule consolation, il est visiblement aussi perturbé que moi par les récents événements... Faut dire que pour lui, c'est foutrement moins facile, si moi j'ai eut le loisir de me faire à l'idée que j'avais un frère et même si il n'est pas du tout comme je l'imaginais, lui doit se faire à l'idée que j'existe, que sa mère n'est pas morte mais qu'elle l'a abandonné pour se refaire une vie ailleurs. Loin de lui.
On va peut être lui laisser le temps de digérer ça, avant de causer d'autre chose.

Quand je finis mon troisième verre, je me sens déjà mieux... peut être parce que j'ai rempli un peu mon estomac, peut être parce que ma tête commence à me tourner agréablement ou peut être parce qu'Hunter ne semble plus sur le point de me péter la gueule. À moins que ça ne soit une juste dose des trois... Allez savoir.
Dans tous les cas, ça me réjouis aussi de ne plus avoir envie de le frapper. J'sais pas combien de temps ça va durer, mais là, maintenant, j'me sens presque bien. Et ça irait foutrement mieux si je me torturais pas l'esprit avec des questions: il a vécu comment avec elle ? est ce qu'il avait le droit à son affection ou lui aussi devait attendre d'être pris pour quelqu'un d'autre pour connaître la chaleur de ses bras ? est ce que son père canalisait Helen ou était il la que pour la décoration comme mon père ? En somme, est ce que j'ai des raisons de le jalouser ? De l'envier ou de le détester ?
En même temps que je pense, et comme à chaque fois, mes doigts court sur ma brûlure.... connerie, putain.
Me faudrais sans doute un quatrième verre pour noyer tout ça, puis un briquet pour cramer le tout, histoire de ne plus jamais y penser.

- J'm'en doute... Je relève mes yeux vers lui... en même temps avec qui il voulait en parler. - avec mon père, on en parle plus. En même temps, c'est pas comme si on s'cause souvent. Je marque une pause, et finalement je conclu. - je pensais vraiment qu'elle viendrait te voir. D'la manière dont elle parlait de toi... j'pensais pas que c'était elle qui était partie.

Comme quoi, Helen n'a aucune logique.
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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Lun 8 Avr - 18:49

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'Cause in it her strong roots still grow
I'll blame those birds flocking so

Il essaye de ne pas accorder la moindre attention à la remarque de Baby sur sa relation un peu chaotique avec son père. Chacun sa merde après tout. Lui non plus n’est pas le meilleur quand il s’agit de communiquer avec son paternel…
Ca ne l’a jamais vraiment dérangé, ils ne sont simplement pas faits pour s’entendre tous les deux. Pas de haine, pas d’amour non plus, et alors ? Ils ont évolués l’un à côté de l’autre quand son père n’était pas sur son bateau et, dès qu’Hunter a eu les moyens d’avoir son propre logement, il a déménagé, sans faire la moindre vague. Son père lui a souhaité bonne chance, lui a proposé de l’aider à bouger quelques meubles et depuis, ils se saluent dès qu’ils se croisent sans chercher aller plus loin. Ce n’est pas parce qu’ils partagent de l’ADN qu’ils sont obligés de se comprendre ou même d’essayer de le faire selon lui, et l’arrangement semble convenir à son géniteur. Le tatoueur n’a pas vraiment eu le choix avec Helen, c’est elle qui lui courait après avant de disparaitre subitement pour des raisons qu’il ignore encore et dont il n’est pas certain de vouloir entendre parler. Il a été forcé d’essayé de la comprendre et pour un résultat plutôt décevant… Alors franchement, pourquoi tenter de reproduire les mêmes erreurs avec son père absent lui aussi ? Aucun intérêt.
Il n’est pas étonné que les relations entre Baby et son père soient tendues. Il est même prêt à parier la fin de sa bouteille de whisky qu’Helen est responsable de cet état de fait…

Mais le gamin lui donne de toute manière très rapidement un bon moyen de le distraire de ce genre de pensées. Hunter affiche un sourire sarcastique et son poing se referme sur le tissu de son jean large avec force. Il aurait préféré ne pas entendre cette dernière remarque. Il a l’impression que le contenu de son estomac lui remonte dans la gorge.
Il fait passer le goût amer avec une rasade de whisky qu’il vient de se resservir. Il fait ensuite claquer sa langue contre son palais, continuant d’afficher une expression faussement amusée.
« Tu pensais pas hein… » lança-t-il avec une acidité incontrôlée dans la voix. « Ça m’fait une belle jambe… »
Que dire de plus ? C’est typique d’Helen. Tellement typique… Il avait presque oublié à quel point elle excelle dans le domaine de la manipulation, de la torture. Elle continue à avoir de l’emprise sur lui, malgré les années, malgré la séparation, malgré tout. Il déteste ça.
Il ne veut pas entendre de quelle manière elle parlait de lui, il ne veut plus rien savoir. Pour lui, Helen est morte il y a des années et aurait dû le rester.
« Elle s’est tirée de chez vous y a combien de temps ? »
Il n’a pas envie de savoir ça non plus, il le demande simplement pour que la parole revienne à Baby. Il a envie de le laisser babiller pendant qu’il se replongera dans ses pensées sombres en cherchant à se noyer dans l’alcool. Non, ce dont il a envie en réalité, c’est que ce soit l'avorton porteur de mauvaises nouvelles qui foute le camp de sa vie, et au plus vite.


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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Lun 8 Avr - 19:45

J'aurai du me la fermer. J'aurai du garder pour moi mes pensées, et mes réflexions. Je dois vraiment apprendre à garder ma grande gueule close, et éviter ainsi de le mettre mal à l'aise... Ou plutôt en colère. Car là, je ne le gène plus, je le fais carrément chier. Et ça ; bah bizarrement, j'aime pas. J'préférai quand il avait un semblant de sourire sincère, et que je pouvais croire, même si je ne me l'avoue pas, qu'un semblant de relation amicale était possible. Maintenant que la vérité m'éclate en pleine gueule, bah j'ai juste envie de me tirer, avec sa bouteille de whisky histoire de finir la soirée sans pensée.
Je le regarde changer de comportement, j'le regarde se crisper, et se servir un verre. Mais quel con putain... Il doit garder une putain de rancœur contre Helen, et moi, bah, j'enfonce d'avantage le clou, j'aurai le faire exprès que j'aurai pas fais mieux. Je l'écoute, encaissant l'acidité brûlante de sa voix, me contentant d'hausser les épaules. Ne rien répondre, quoique j'ai en tête, ça ne fera qu'empirer la situation...
J'essaie vraiment de comprendre, mais plus j'y réfléchie, et plus rien n'a de sens. Helen, son comportement, son amour pour un fils qu'elle a abandonné. L'ad t-elle vraiment aimer au moins ? Ou s'amusait elle juste à me torturer ? Me prenait elle vraiment pour lui ? Ou n'était ce qu'un autre de ses jeux sadiques ? La tête me tourne mais ce n'est pas l'alcool. J'vais devenir fou. Je n'en doute pas un seul instant. J'finirai comme elle, j'en ai plus aucun doute. Ses questions finiront par me ronger la raison... J'pourrai roulé autant que je veux pour oublier, y a bien un moment ou un autre où je perdrai la tête. C'est peut être ce qu'elle a toujours voulu au final, peut être ce qu'elle recherchait. Jour après jour, elle grignotait mon esprit pour ne plus être seule à l'avoir perdue. Le fils parfait à ses yeux, s'était peut être celui qui la suivrait du côté de la déraison.
J'suis pas loin, Maman... J't'assure que je n'y suis pas loin.

Je sursaute presque à sa question, perdu dans mes pensées, je l'avais presque oublié. Je me redresse, fais quelques pas dans le bureau, avant de finalement répondre :
- Cinq mois environs...
Peut être un peu plus, peut être un peu moins. J'sais plus vraiment et à vrai dire je m'en fous totalement. Ma main s'égare dans mes cheveux, et un soupir franchit mes lèvres. Putain de journée merdique. -J'vais y aller. J'ai plus rien à foutre ici.
Et ce n'est pas lui qui dira le contraire. J'arrive à bout de sa patience, et la mienne à foutu le camp depuis longtemps. Continuer, ça nous mènera droit dans le mur.
Et maintenant je fais quoi ? J'lui dis adieu, en revoir, ou j'me tire sans un mot de plus ? Putain, pourquoi c'est si compliqué ? Je sais pertinemment qu'en partant d'ici, j'quitterai par la même occasion Caswell. Je reviendrai plus, et je ne le reverrai plus. C'est sans doute ce qu'il y a de mieux. Pour lui, comme pour moi. Il a sa vie, j'ai la mienne, et je doute qu'elles soit faites pour se mêler.

- A.... A la prochaine...
Mensonge, et je me doute bien qu'il le sait. Je me retourne, et je me tire, sans plus un regard, on va éviter de se ridiculiser d'avantage. Vite, comme je sais si bien le faire. Avec quelques gorgée d'alcool dans le sang, et des kilomètres dans le compteur de ma caisse, je me sentirai vite mieux. J'en doute pas un seul instant. Combien de temps, ça ne je le sais pas, mais à l'heure actuelle, c'est le cadet de mes soucis. Plus rien ne compte si ce n'est me vider la tête de toute la merde qui la pourrit à l'heure actuelle. J'ai jamais aimé réfléchir, c'est mauvais pour les neurones, alors là, je crois que je suis en pleine overdose. Je me stoppe qu'une fois au volant de ma voiture, mes deux mains serrées dessus.
Je peux enfin souffler. J'retrouve rapidement mes clés et les tourne tout aussi vivement... Sauf qu'à la place du doux ronronnement du moteur, je l'entends cracher et étouffer.... Putain... Me fait pas ça maintenant... Ce n'est pas le moment... J't'en prie... Un ou deux kilomètres, je te demande pas plus... Laisses moi juste foutre le camp d'ici... Après, après je m'occuperai d'toi... Fais ça pour moi... Fais ça pour moi... FAIS CA POUR MOI !!!!
Je frappe contre le volant plusieurs fois, sans aucune douceur, tandis que rien ne semble vouloir fonctionner. - PUTAIN !!! Fais chier !!! Je sors de la voiture, claque violemment la portière et shoot dedans, qu'importe que ça me fasse plus de mal qu'à elle.

Merde à la fin !! C'est quoi ce putain de mauvais Karma ? Quelle connerie de putain d'esprit j'ai encore froissé pour me retrouver dans une galère pareil ?! Mes deux mains s'égarent dans mes cheveux, avant que je récupère mon sac à l'arrière. Rien à battre, si ma voiture ne se décide pas, c'est à pied que je quitterai ce putain d'enfer.



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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Lun 8 Avr - 20:55

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Cinq mois. Ca fait long, même pour Helen… Hunter a peut-être la mémoire qui flanche un peu et, durant l’enfance, le temps ne paraît pas s’écouler de la même manière, mais il lui semble bien qu’elle ne soit jamais partie si longtemps à son époque.
A son époque. L’époque Hunter et l’époque Baby… Accepter cette double vie, cette seconde vie pour Helen, est tout sauf évident et il va lui falloir une bonne éternité pour l’accepter. Peut-être même deux. Il aimerait déjà pouvoir oublier cette nouvelle information que son cerveau va emmagasiner malgré tout et contre son gré.
Mais alors qu’il n’a même pas encore digérer l’information, il se met à réfléchir à tout un tas de choses dont il se passerait pourtant bien… Ont-ils été élevés différemment ? Sur quels points ? A-t-il eu droit à des moments de répits lui aussi ? Quel genre de hauts, quel genre de bas a-t-il vécu avec sa mère ? A quel point l’a-t-elle détruit lui…?
Non, il ne faut pas qu’il commence à se poser ce genre de questions. Il ne veut rien savoir. Ni de lui, et surtout pas d’elle. Pourquoi devrait-il penser à elle alors qu’elle l’a lâchement abandonné sans se retourner y a des années de ça ? Quelle connerie…
Ce genre de raisonnement n’apportera rien de bon à personne et surtout pas à lui. Le tatoueur n’envisage pas de garder contact avec le gamin pour le moment. A dire vrai, il n’envisage rien du tout sur aucun point et aucune projection n’est possible pour l’instant. Et dans un moment, quand il se sera enfilé sa bouteille… Putain, il ne peut pas se bourrer la gueule sur son lieu de travail alors qu’ils sont déjà en manque d’effectif.
Vivre sans contrainte c’est une chose, mais compromettre son business, c’est hors de question. Baby a déjà foutu la merde en se pointant sur son lieu de travail, il n’a pas envie d’en rajouter une couche.

Ce dernier lui annonce d’ailleurs qu’il en a terminé ici et qu’il va mettre les voiles. Tant mieux. Hunter ne compte pas le retenir ou faire mine de le raccompagner jusqu’à la sortie. Il a avant tout besoin de faire le point, le tri dans ses pensées désordonnées, de prendre du recule pour appréhender tout ça. Il a encore du mal à assimiler la chose et tout lui paraît encore irréel, complètement farfelu. Un demi frère. Un putain de demi frère sorti de nul part.
Enfin pas de nul part, il vient forcément de quelque part aux USA… De loin ? Dans quel Etat a-t-il grandi ? Dans un bled du genre de Caswell ou dans une grande ville ? Est-il déjà passé devant chez lui pendant un de ses road-trips sans même le savoir ? A quoi ressemble sa baraque ? Est-ce qu’Helen s’est donné la peine de faire des kilomètres ou est-ce qu’elle a en plus eu le culot de faire un môme à deux pas d’ici ?
Non, stop. Pas de ça.

Baby se redresse et Hunter se ressert un verre. Le dernier. Il ne lève même pas les yeux et se contente d’un vague salut militaire complètement impersonnel quand le grand blond le salut maladroitement.
S’attendait-il à autre chose ? Voulait-il qu’il le retienne ? …A-t-il, lui, envie de le retenir ? Il ne connaît pas son nom de famille et une fois la porte de son salon franchie, il n’aura aucun moyen de retrouver sa trace. Est-ce qu’il veut réellement en rester là ? Aura-t-il des regrets ?
Trop tard de toute manière, Baby a déjà franchi le seuil du bureau et il vient d’entendre la porte de la boutique se refermer plutôt sèchement. Il est partit.

Hunter sent son estomac se tordre, sa gorge se nouer. Il déglutit des lames de rasoir. Son whisky ne parvient pas à faire disparaître le goût de remord dans le fond de sa bouche.
Il reste là, immobile, les traits crispés, le cerveau vide de toute pensée. Les questions qui le torturaient quelques secondes plus tôt lui échappent à présent. Il ne reste que le vide. Ce vide qu’il ressent depuis qu’Helen a mis les voiles et qu’il tente lamentablement de combler, tout en s’y refusant par peur de souffrir… Putain de connerie…

Il sursaute lorsque des coups sont frappés à la porte qui s’ouvre pour laisser entrer Pete. Il a l’air furieux.
« Hey, y a ton p’tit copain qui pète les plombs dehors, il commence à foutre les boules aux clients. J’sais pas ce qui s’est passé entre vous, j’crois pas que j’veuille le savoir mais faudrait qu’t’ailles... »
« J’suis pas son putain d’père, ok ! » s’emporte-t-il en se mettant sur ses pieds pour commencer à faire les cents pas.
« J’en sais rien de qui tu es pour ce môme, mais c’que j’sais, c’est que t’es le gérant d’ce salon et qu’il est en train de foutre la merde juste devant, alors… »
« J’y vais, c’est bon ! »
Il repousse la chaise et passe devant son collègue en le fusillant du regard au passage. Il traverse la boutique sans faire attention aux œillades des clients qui se sont évidemment rapprochés de la devanture du High Voltage pour observer Baby en train de s’énerver sur sa voiture, toujours garée de l’autre côté de la rue. Rue qui a commencé à se remplir…

Sans réfléchir à ce qu’il va faire ou dire, Hunter sort du salon et se dirige d’un bon pas vers le crétin tapageur.
« Hey ! Tu vas arrêter ces conneries, ouais ? J'sais pas de quel trou tu viens mais ici, on s'donne pas comme ça en spectacle ! Surtout pas devant MON putain d'salon ! Tu piges ? » s'emporte-t-il en s'immobilisant devant le gamin, son regard voyageant de sa voiture à son sac, avant de revenir sur son visage rougis par la colère. « C'est quoi l'souci là ? »



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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Lun 8 Avr - 21:37

Putain de connerie de merde. Ma caisse, c'est ma vie. C'est ce qui me permet de tailler la route quand les soucis viennent lentement mais sûrement m'étouffer, c'est ma bouffée d'air frais. Ma petite bulle personnelle. Elle me transporte, de même que mon état d'esprit, ma vie... Mes rêves. Cette bagnole, c'est la seule chose qui m'est jamais appartenu, la seule chose que j'me sois payé, la seule chose qui me rattache un tant soit peu à votre réalité. J'ai rien d'autre. C'est ma caisse putain, mon échappatoire, ma porte de sortie, mon issue de secours. Et là... Maintenant, j'en avais plus que besoin ! C'était vitale ! Autant pour moi que pour ma raison.
Si maintenant, j'pète un câble, c'est parce qu'elle vient de m'abandonner. Aussi lâchement que ma mère, aussi sûrement que mon connard d'étranger d'frère qui vient de me laisser m'tirer en sachant pertinemment qu'on se reverrait jamais. J'me sens mal... Tellement. L'alcool réchauffe peut être mes veines, mais il laisse mon cœur froids et ma gorge se serre alors que je regarde ma caisse. Je déglutie, avalant une coulée de béton frais qui ne tarde pas à me plomber l'estomac. J'aime pas. J'aime pas cette putain de sensation glaciale qui me saisit soudainement. J'aime pas cette sensation de gouffre qu'elle crée peu à peu. Ce sentiment qui me laisse... Comme mort.
Inexistant.
J'allais partir, mais je reviens vers la voiture, pour la shooter encore et encore. Connasse ! Traîtresse ! Vendue ! Sale pute, va ! T'avais pas l'droit de me laisser ! T'avais pas le droit de me lâcher comme ça, sans prévenir ! Je te haïs ! Je te déteste ! Va crever putain !
Je m'acharne, mais je n'y trouve aucun soulagement, j'crois que je pète juste les plombs et qu'à défaut de me sentir mieux, j'creuse d'avantage le gouffre qui m'habite. Y a rien à faire. Rien. Alors je continue, et j'aurai continuer si on ne m'avait pas interrompu.

Par on, j'entends lui.
Fallait justement que ce soit Lui. Histoire que je m'enfonce d'avantage. C'est quoi le putain d'plan cosmique qu'on me réserve hein ? On me veut quoi, PUTAIN !? Quand est ce qu'on va me foutre la paix ?! Le jour où je mettrai le même acharnement que ma mère à quitter c'monde ? Le jour où je me retrouverai entre quatre murs ou quatre planches ? On peut pas me foutre la paix MERDE ! J'ai pas assez pris dans la gueule, non, faut qu'on vienne me presser encore et encore, qu'on me titille avec des détails jusqu'à ce que j'explose ?! Et pourquoi, hein ? POURQUOI ?

- Mais qu'est ce que j'en ai a foutre que tous les péquenots du coin, perdent leur temps à m'regarder durant une putain d'crise d'hystérie, hein ?! Qu'est ce que tu crois que j'en ai foutre de me donner en spectacle devant ton putain d'salon merdique ?! Rien, que dalle ! J'me tire, et si ma caisse refuse de démarrer, c'est pas grave, j'me barre à pied de ce bled paumé pour regagner le mien tout aussi paumé, aux péquenots au moins aussi con qu'ici ! Ah non, j'vous assure que là, je suis un modèle d'équilibre et de bien être. Y a pas plus sain que moi à l'heure actuelle, pas de ma faute si ça ne se voit pas. - T'as pas à t’inquiéter pour ta réputation, ou celle de ton salon. Je me tire, et on me reverra plus jamais dans l'coin.
Parce que c'est bien ça qui l'dérange, non ? Si il est sortit, c'est pas pour moi, c'est pour lui. Parce qu'il veut pas plus d'emmerdes qu'il en a déjà, parce qu'il veut pas qu'on sache que non seulement il a un demi frère, mais qu'en plus son demi frère est aussi barge que sa mère. Parce qu'il veut pas de moi tout simplement. Parce que j'ai rien à foutre dans sa vie... Et qu'au final... Bah ça fais mal. Au moins aussi mal que le départ de l'autre pute, ou que tout ce que j'ai du encaisser jusqu'à maintenant. Et j'aime pas avoir mal.
Tout ça pourquoi ? Parce que j'ai eu la connerie d'espérer.
Putain de connerie.

- Tu vois, aucun soucis.
Je me recule tout en parlant, ou en pensant, j'sais plus trop ce que je fais là. J'sais juste que je dois me tirer, avant de perdre le semblant de self contrôle qu'il me reste, parce que oui, oui, je vous assure qu'il m'en reste.



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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Mar 9 Avr - 6:19

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Depuis combien de temps Baby est-il entré dans sa vie ? Moins d’une heure, ça c’est certain, même si ce moment passé en sa compagnie semble avoir duré une éternité. Quoi qu’il en soit, le gamin a eu le temps de se faire remarquer et de foutre un bordel pas possible. Ca devrait pas être possible de faire autant de dégâts en un laps de temps si réduit… Ca devrait pas être permis de s’immiscer de cette manière dans l’existence d’une personne pour piétiner ses souvenirs de cette souvenir et le faire passer à ce point pour un imbécile. Pourtant Baby l’a fait. Il a débarqué à Caswell dans sa caisse pourrie et en un claquement de doigts, en une réplique, il a tout fichu par terre et fait éclater tous les tabous. Il a libéré les questions qu’Hunter avait mis des années à enfouir dans un coin de son crâne avant de miner le terrain et d’installer toute une batterie de postes de garde pour tenter de tenir les curieux à distance voire éliminer quiconque tenterait une infiltration. Sauf qu’avec les années, il a baissé sa vigilance et voilà où il en est…
Au beau milieu de la rue qui commence à s’agiter en ce début d’après-midi et offre un public bien indiscrets à son demi frère en pleine crise d’adolescence. Lui, il est imbibé de whisky (un whisky de qualité, c’est au moins ça), en plein chaos émotionnel et prêt à en découdre. Ce qui ne serait pas bon pour son image de marque. Pas si près du salon qu’il a tellement lutté pour obtenir et faire tourner de manière prospère au beau milieu d’une ville de culs bénis du genre de ceux de Caswell.

C’est pas bon. Le bilan de cette petite demi-heure passée en compagnie de Baby n’est pas bon du tout et la suite sera certainement encore moins agréable. Son poing lui hurle qu’il veut être utilisé dans la face du garnement hystérique. Le peu de conscience qui lui reste lui dit de ne rien faire de telle. Son cœur lui conseille sournoisement de libérer un peu de cette colère empoisonnée qui s’écoule à présent dans ses veines à grandes pompes, en écrasant la tronche de ce merdeux de fils de pute sur le pavé.
Du coup, il piétine devant Baby, ouvrant et fermant ses poings pendant son débat intérieur. Ses muscles se tendent, se détendent, il fait mine d’avancer pour mieux reprendre de la distance, il hésite. Au final, Hunter ne fait rien. Il ne fait rien en essayant de se convaincre que c’est l’audience qui lui pose problème et pas autre chose. Pas un genre de dette qu’il aurait envers Helen. Pas un genre de barrière qui s’est dressé à son insu pendant qu’il réalisait qu’il avait un genre de frangin…
S’il avait eu un frère, ils se seraient certainement battus comme des chiffonnier, jusqu’à s’envoyer à l’hôpital une fois ou deux. Mais s’il avait eu un frère, il l’aurait aussi protégé. Contre le monde entier. Il l’aurait protégé d’Helen et toutes ses conneries. Sauf qu’apparemment, il en a eu un de frangin et il a jamais rien fait pour lui, il a jamais été là pour veiller sur lui et, plus qu’autre chose, c’est peut-être ça qui l’écœure tellement et le met hors de lui. C’est peut-être cette révélation qui est la plus difficile à encaisser. C’est l’échec dont il se sent responsable alors qu’il n’était même pas au courant de l’existence de Baby qui le révolte autant.
Mais Hunter ne veut pas penser à ça maintenant.

« Tu peux arrêter de jouer au rebelle de bac à sable deux putains de minutes ? » finit-il par l’alpaguer alors que le garçon commence à s’échapper à reculons au milieu de la rue, se foutant du trafic qui continue pourtant.
Baby se fait d’ailleurs klaxonner et Hunter prend les devants avant de le voir lever son majeur en direction du chauffeur. Chauffeur qu’il connaît et qui évidemment, le reconnaît et jette un regard intrigué plus que vraiment irrité aux deux grands blonds. Une main refermée sur le bras de son cadet, Hunter l’entraine donc de nouveau sur le trottoir, jetant des regards autour de lui. L’autre s’arrache rapidement de son emprise et Hunter lève les mains au ciel en signe de paix. L’envie de le cogner n’est pas partie très loin et il ne veut pas tenter le diable. Il suffirait d’un nouveau mot de travers dans la bouche du second fils d’Helen pour qu’il ne réponde plus de rien. Son self control actuel est déjà plus que surprenant et l’autre ferait mieux de ne pas trop tirer sur la corde déjà bien tendue de ses petits nerfs…
« Reste calme, ok ? T’en as peut-être rien à foutre de tous ces péquenauds ou de foutre la merde dans mon business, mais moi ça me pose un souci et j’crois qu’j’ai mérité un peu de crédit là tout de suite, nan ? » demande-t-il sans qu’il s’agisse pourtant réellement d’une question pour laquelle il attend un quelconque assentiment. « J’sais pas à quoi tu t’attendais en venant ici mais tu peux pas m’reprocher de pas avoir réagit exactement comme tu voulais que j’le fasse ! Y a une heure encore, j’pensais que ma mère était morte, tu piges le délire ? J’pensais que mon père avait balancé son putain de cadavre dans le fond du putain d’océan » crache Hunter à voix basse, pour ne pas être entendu de leur audience, disséminée un peu partout dans la rue du centre ville. « Alors tu vas t’détendre un peu. Si y a quelqu’un qui doit shooter dans des voitures et faire une crise d’hystérie à la con, j’crois pas qu’ce soit toi. J’crois que j’ai largement plus mérité ce droit que toi ! »


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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Mar 9 Avr - 8:25

J'me recule sans penser à la route derrière moi. Enfin, j'y pense, même aux voitures, même aux dangers, c'est juste que je m'en fou. Allez y ! Roulez moi dessus ! Rien à battre ! Ça ne fera que terminer en beauté une journée Ô combien merdique. Et puis si je meurs, là maintenant, tout de suite, c'est peut être le meilleurs moyen de me prouver que je suis en vie. Bien réel. Si je meurs, ça veut dire que j'avais un existence propre et que je n'étais pas qu'une putain d'ombre ! Si je peux mourir, ça veut dire que je peux vivre. C'est con, ça n'a sans doute aucune logique pour vous, mais pour moi, ça a tout son sens. Si je dois crever sur le pavé pour prouver à la terre entière que j'existe, bah fuck, crevons sur le pavé. Laissez moi prouver que j'existe ! Laissez moi lui prouver qu'elle avait tort. Laissez moi me prouver qu'elle avait tort.
Je me recule, me moquant bien des connards qui klaxonnent. Putain, je vous ai demandé de ralentir ? Je crois pas non, alors allez tous vous faire foutre !
Lâchez moi les basques putain... Après tout ça, après Helen, après ma rencontre avec l'autre, là... J'ai bien le droit à quelques minutes de laisser aller ? Non. Bah j'vous emmerde. Je fais encore ce que je veux.

Quoique, j'ai quand même un doute quand Hunter me ramène sans trop me laisser le choix bien en sécurité sur le trottoir. C'est quoi cette ville merdique ou on peut même plus se foutre en l'air tranquille ? Il se mêle de quoi, lui ? Il peut pas retourner dans son salon et faire comme si de rien, tatouer tous les connards qui n'ont rien d'autre à foutre que de regarder. Putain ça l'arrangerai peut être pas ce con que je crève en tentant de me prouver que je suis bien en vie ? Combien de temps il mettra à se remettre de la mort d'un demi frère dont il ne veut même pas ? Quelques heures ? Quelques minutes ? Quelques secondes ?
Se calmer, se calmer... Il en a des bonnes lui ! J'suis tout sauf calme là, j'suis très loin du self contrôle que j'avais initialement, et il devrait s'estimer heureux qu'il m'en reste suffisamment pour ne pas m'arracher les fringues et courir nue dans ce putain de bled pourrit !

Bon, j'avoue, il marque quand même un petit point. C'est vrai qu'il à le droit à un peu de répit. C'est vrai qu'il vient d'apprendre que sa mère est encore en vie( ce qui, je le souligne est censé être pour le commun des mortels, une bonne nouvelle) et c'est vrai qu'il y a une demi heure encore, il me prenait pour un client un peu fêlé.... Bon là, pour le coup, il sait que j'suis son demi-frère, mais je suis pas sur qu'il est changé d'avis sur le côté fêlé.
- J'suis calme...

Si, si, je vous assure, là, je viens de redescendre en pression, la preuve, je reste sagement à ma place une fois que je lui ai fais lâche mon bras. J'suis calme, où en tout cas, je le redeviens. Et c'est vraiment... Vraiment pas facile. Surtout lorsqu'il parle de mérite. Il est sérieux là, il veut vraiment qu'on compare lequel des deux est en droit de s’exciter contre une caisse ?Oaus il a toutes les raisons de ce monde d'être dans mon état, mais putain, qu'il ne m'enlève pas les miennes !
Je soupir longuement, et m'adosse à ma casse, sortant une cigarette pour rapidement l'allumer. Zen... Baby... Zen. Il marque des points là. C'est pas d'ça dont j'ai besoin, mais qu'importe. A l'heure actuelle, je suis incapable de dire ce qu'il me faudrait de toute façon. Je voulais péter la gueule de mon frère, et au final, je lui en veux presque de pas avoir cherché à me retenir. Je veux me prouver que j'suis en vis, en laissant une voiture me rouler dessus et j'lui reproche d'avoir agit... Exactement comme moi j'aurai réagi à sa place. - J'suis calme...Cest juste que... Entre autre. j'pensais que tu étais un connard. Et c'était plus facile comme ça. J'vous assure que c'est un compliment, ou un truc du genre. Rien de méchant en tout cas. Au contraire..

Je passe ma main libre dans mes cheveux, fixant quelques secondes Hunter. J'suis parfaitement conscient de le foutre dans la merde, et ça me fais chier.
Je pose mon sac par terre, me retenant de shooter dedans. On va éviter, toute ma vie tiens la dedans. - J'vais y aller... J'vais y aller. Laisses moi juste 5 Minutes.
Qu'il reste, qu'il part, j'aimerai croire que je m'en fous... Mais si il pouvait privilégier la première option... Je ne dirai pas non. Oui. Je sais. Je suis désespérément con.



Je m’enivre, je m'enfume, mais surtout, je t'emmerde.
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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Mar 9 Avr - 9:23

❝ oh 'cause with them she's flying ❞
Can you blame the sky when a mama leaves her babies behind ?
Can you blame the sea, oh can you blame the sea ?
'Cause she's a flowin' in that water deep
Is it the dirt that you envy so
'Cause in it her strong roots still grow
I'll blame those birds flocking so

Bon… Au moins il semble avoir un minimum d’emprise sur le garçon qui paraît se détendre un peu et lui affirme qu’il a retrouvé son calme. Cette façon de passer d’un comportement à l’autre, d’un extrême à l’autre en un temps si réduit lui fait évidemment penser à Helen. Elle aussi pouvait rire aux éclats un instant avant de se jeter par terre pour se gifler en pleurant comme une hystérique celui d’après. Parfois, elle faisait les deux en même temps aussi. Elle dansait au milieu du salon et puis partait tout à coup se réfugier sous l’escalier pour rester prostrer là durant des heures. Sa planque préférée ce putain d’escalier… Combien de fois avait-il été obligé de s’allonger devant sa tanière avec des sucreries, boissons alcoolisés ou jeux divers pour tenter de l’appâter dehors. Combien de fois avait-il dû éponger sa pisse ou sa bave sous ces conneries de marches ?

Les sourcils légèrement crispés, Hunter observe son cadet allumer sa cigarette d’une main un peu tremblante. Il ne peut pas s’empêcher de se demander si Baby a toute sa tête ou s’il est lui aussi atteint de la même maladie qu’elle. Est-ce qu’il est simplement peu en phase avec ses sentiments pour l’instant (ce ne serait pas étonnant dans des circonstances pareilles, lui-même ne sait plus trop comment réagir) ou bien souffre-t-il d’une forme de bipolarité aussi ? Et si c’est le cas, à quel point est-il atteint ?
Hunter en a finit avec ces conneries. Il a assez donné, c’est terminé. Il ne veut ni s’occuper des problèmes mentaux éventuels de Baby, ni de ceux d’Helen. Putain, et si jamais elle décidait de débarquer elle aussi ? Et si le gosse lui demande de l’aider à la retrouver, le fera-t-il ? Hors de question. Hunter ne veut pas la revoir. Jamais. Ou peut-être que si…
Putain de chierie de merde.

« Tu vas aller où ? » soupire-t-il après que l’autre lui ait promis de se tirer d’ici cinq minutes, le temps de s’encrasser les poumons sans doute.
Le gamin hausse une épaule, soit parce qu’il n’en sait foutrement rien, soit parce qu’il n’a pas envie de lui donner l’information. Hunter ne s’en formalise pas vraiment et préfère enchainer.
« T’sais, si jamais ça peut t’rassurer ou j’sais pas quoi… La plupart du temps, j’suis quand même un sacré connard. »
Un sourire apparaît sur son visage alors que ses yeux s’éclairent fugacement d’un éclat mutin. Mais son amusement n’est que passager et il retrouve rapidement son sérieux. Il vient s’appuyer à la voiture lui aussi, aux côtés du garçon, fourrant les mains dans ses poches à défaut de pouvoir les occuper autrement. Il jette un coup d’œil du côté du salon où les choses ont repris leur cours. Du moins en apparence, puisqu’il ne doute pas un seul instant que les regards en direction de l’autre côté de la rue soient fréquents…
« J’ai déjà essayé d’imaginer ce que ça ferait d’avoir un frangin. Ca se passait pas vraiment comme ça dans ma tête non plus. M’enfin j’avais même pas quinze ans quand j’y pensais alors forcément… »
Cette fois c’est lui qui hausse une épaule, avant de baisser les yeux pour observer le bitume.
« Ca veut pas dire que j’suis…déçu. Ca veut juste dire que j’ai besoin de digérer l’info, tu saisis ? »
Il est à son maximum en terme de communication là et vient de dépasser son quota amabilité du mois. Forfait explosé.


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MessageSujet: Re: Miroir, miroir [Hunter]   Mar 9 Avr - 11:04

Y'a des moments comme ça, où je me fais presque peur. Où j'ai l'impression qu'Helen est toujours là, avec moi. Non, plutôt en moi. Comme si, au fur et à mesure des années, elle avait finit par me... Contaminer. J'vous vois déjà venir hein... J'suis pas suffisamment con pour croire que sa maladie est contagieuse, mais, j'l'ai toujours vu passée du rire aux larmes en un clin d’œil. C'est presque devenu... Normal pour moi, que tout puisse changer en une seconde. Surtout elle. Parfois, il ne lui fallait pas plus d'une minute pour me prendre pour lui puis pour se rendre compte que je n'étais pas Hunter. J'étais dans ses bras, et la seconde d'après, elle me jetais par terre en me demandant ce que j'avais fais de lui. Elle pouvait passer des heures à le chercher ; en larmes, au bord de l'hystérie, s'arrachant les cheveux ou se rongeant les ongles à sang et puis... Plus rien. Elle s'arrêtait net, et passait à autre chose.
C'était ma routine.
Et je sais que je lui ressemble que trop, lorsque je me laisse aller à la violence de mes émotions. Dans ces moments là, je contrôle plus grand chose, j'peux essayer de me raisonner, mais rien n'y fait. C'est comme vouloir lutter contre le courant, ou un vent contraire. Est ce que c'était pareil pour Helen ? Est ce qu'elle se rendait compte de son comportement, qu'elle le jugeait, mais qu'elle était incapable d'aller à l'encontre de sa folie ? Ou au contraire, se laisses t-elle de bonne grâce submergé par les vagues ?
Je ne sais pas. Et je ne veux pas vraiment savoir, la réponse me ferait trop peur. Justement parce que j'ai peur d'être comme elle.
Et si je me réveillais un matin, sans me rendre compte que ma raison avait finit par mourir ?

STOP. Baby, ce n'est pas vraiment le moment de penser à ça. Tu auras tout le loisir de sombrer dans la déprime quand tu auras parcouru quelques kilomètres avec pour seule compagne une bouteille d'alcool. TU te morfondras sur le bord de l'autoroute, en faisant du stop, tout en sachant que personne ne s'arrêtera, et que quand bien même ça serrait le cas, tu n'aurais aucune direction à donner au chauffeur.
Ouais... Pas faux. J'sais très bien que j'ai nulle part où aller, c'est d'ailleurs pour ça que je me contente d'hausser une épaule en guise de réponse... J'me sens pas la motivation de lui dire que j'ai à vrai dire, nulle part où aller. Je me vois mal retourner chez mon père. Je sais que je le retrouverai dans le salon, volets fermés, empestant la mauvaise bière et le cul au rabais. J'sais qu'il sera sans doute défoncé, ou en train défoncé une pute du coin. Faut vraiment être désespéré pour se taper nos putes d'ailleurs... J'ai pas envie de le voir fourrer un de ces thons. J'en ai trop vu dans cette baraque. Ça aussi j'évite de lui dire...
D'ailleurs au final, j'm'en fou. Parce que j'oublie cette image ( au combien traumatisante) dès l'instant où il arrive à m'faire sourire. J'sais pas si c'est son propre sourire, la flamme qui passe quelques secondes dans son regard, ou la stupidité de sa remarque, mais ça détend. Au moins ce qu'il faut pour éviter de faire d'autres conneries.

L'sujet redevient plus sérieux mais ne plombe pas trop l'ambiance. J'pense qu'on a creusé suffisamment profond pour avoir le droit à p'tit répit. On doit être entre deux couches de granite où ce genre de connerie qui nous assure une paix relative, au moins durant les 5 prochaines minutes.
- J'saisis. Bah ouais, ça se tient quand même vachement ce qu'il dit, et je peux comprendre. Comme quoi, j'suis pas un cas totalement foutu. - J'imaginais pas ça comme ça non plus... Déjà... on commençait par s'taper sur la gueule... Enfin, surtout moi qui t'ruinais, parce que tu étais qu'un pauvre type avec une raie impeccable. Je repose mon regard sur lui et sourit légèrement : - là j'ai peu d'chance de réussir à t'fraccaser le crâne.
Je finis par me décaler de la voiture, en même temps que j'écrase ma clope. Et que je récupère mon sac.. Putain, il est lourd ce con. J'aurai peut être du prendre plus de fringue et moins de livres. Ouais, j'lis, c'est bien la seule chose d'utile que l'école m'ait apprise d'ailleurs.
Allez maintenant... Tu prends ton courage à deux mains Baby... Tu va pas t'éterniser ici. Ni t'imposer.
-J'y vais...Et... enfin.... si jamais quand.... Bon dieu accouches, on dirait une pucelle en train de faire son show -Enfin, si jamais quand tu avais digéré tu.... voudrais qu'on s'revoit....j'peux t'laisser mon numéro.

Je doute qu'un jour il appelle ou même qu'il accepte, mais bon... Qui ne tente rien, n'a rien.
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Miroir, miroir [Hunter]

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