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 What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith

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adresse : à droite et surtout à gauche, vous ne le trouverez jamais chez lui
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J'ignore tout de la vérité
Pouvoir: J'ai le pouvoir de t'casser les dents si tu continues à mater...


MessageSujet: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Mar 26 Mar - 9:23

❝ Sooner or later God'll cut you down ❞
You can run on for a long time. Run on for a long time, run on for a long time : sooner or later God'll cut you down. Go tell that long tongue liar, go and tell that midnight rider. Tell the rambler, the gambler, the back biter : tell 'em that God's gonna cut 'em down.Tell 'em that God's gonna cut 'em down

« T’es sérieux, Markus ? »
« On peut pas plus sérieux Pendleton. Ecarte les jambes et tiens-toi tranquille. »
« Putain d’merde… » soupire Hunter, dépité.
Il s’exécute et laisse l’Officier Trouducul n°1 le fouiller sommairement. Markus sait où chercher, il a l’habitude de lui passer la menotte et il s’intéresse surtout à son mollet où se trouve toujours son couteau, glissé dans son étui. Il l’en débarrasse et le tend à Trouducul n°2 qui garde un œil sur le reste de la bande. La tension est palpable et Hunter a pleinement conscience qu’il suffirait d’un signe de sa part pour que ses collègues et amis lui viennent en aide et que la situation dégénère.
« Tout ça c’est des conneries ! Il a rien fait, il était avec moi à ce moment ! »
« Tu sais même pas à quel moment c’est arrivé, Pete » lui rappelle Trouducul n°1 qui a bien choisit son jour pour faire preuve perspicacité...
« Ouais bah peu importe ! C’est qu’un tas de conneries ! »
« On verra bien. »
« C’est tout vu. T’as intérêt d’me lire mes droits dans l’détail et sans bafouiller mon p’tit, parce que j’vais rien t’laisser passer. J’connais mes putains de droits » le menace Hunter dans un sourire sardonique, en se laissant passer les menottes.
Evidemment, le poulet en profite pour faire un peu de zèle et les sert plus que nécessaire. Hunter ne cille pas. Encore une fois, ce n’est pas la première fois qu’il exécute cette petite danse avec les autorités de Caswell et il sait quand faire le malin et quand rester à sa place, quelle ligne il peut et ne peut pas franchir. Les chefs d’accusations sont bidons pour le moment et il n’a aucun intérêt à tenter de résister à son arrestation et s’attirer de véritables problèmes.
« Vous êtes obligé de lui mettre ça ? Y a du monde dehors. C’est mauvais pour le business. »
Trouducul n°2 lève son bras vers la poitrine de Pete pour l’inciter à garder ses distances et ne pas intervenir.
« Laisse tomber » grogne Hunter alors que l’autre empaffé commence à lui réciter ses droits.
« J’appelle l’avocat ? »
« J’vais pas payer ce connard pour faire un boulot à not’ portée » répond le biker en se laissant entrainer vers la sortie de son salon par Markus qui continue sa litanie. « C’est l’heure d’enfiler ta putain d’chemise hawaïenne, mec. »
Il voit Pete acquiescer au moment où la porte vitrée se referme dans un tintement familier. Hunter se laisse escorter jusqu’à la voiture, sous le regard des quelques badauds qui n’assistent pas à ce genre de scène pour la première fois.

Dans une heure, toute la ville sera au courant que le fils Pendleton a encore déconné. Dans deux heures, la moitié des habitants de Caswell sera intimement convaincue qu’il est arrêté dans le cadre de l’enquête sur la mort de ce connard de Sénateur Littleton… Il les entend d’ici, parler de ses parents absents à l’origine de ses psychoses, du fait qu’ils ont toujours su qu’il finirait mal. Il visualise sans mal les piliers de bar boire un verre à la santé du tueur de cet enfoiré prétentieux de Littleton.
Quelle bande de cons.
Hunter pousse un soupir exaspéré, son regard clair braqué sur la fenêtre passager du véhicule de police qui le conduit au poste. Ils arrivent sur les lieux en quelques minutes et il est conduit sur un banc auquel on l’attache, en attendant d’être questionné.

Affichant un air morne, il fait un tour d’horizon pour repérer un visage familier à qui il pourrait avoir envie de faire la conversation pour s’occuper un peu. Il sait que le plus grand plaisir de ces enfoirés de poulets, c’est de les faire mariner dans leur pisse sur ce foutu banc. Ca fait partie du jeu. Etape un : vous mettre les nerfs à vif et s’arranger pour que votre propre vous trahisse. Ils vont l’affamer, l’assoiffer, le laisser avec une vessie pleine pour qu’il craque plus facilement ou se laisse amadouer pendant l’interrogatoire qui va suivre.
« Hey Doherty ! Psst ! Par ici ! »
Il glisse sur le banc, faisant cliqueter la chainette à laquelle ses menottes sont rattachées, pour approcher au maximum d’un des flics, occupé à pianoter sur son clavier à quelques pas de lui.
« Pas maintenant Pendleton » rétorque l’intéressé sans lever le regard de son écran.
« T’sais que j’vais t’causer jusqu’à ce que ma putain d’langue tombe. J’ai appris un tas d’nouvelles histoires en plus. Tu vas adorer, bouge surtout pas ! »
Merci Charlie…
Pourquoi est-ce qu’il serait le seul à passer un mauvais moment après tout ?


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Dernière édition par Hunter D. Pendleton le Ven 29 Mar - 11:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Jeu 28 Mar - 22:28

what's down in the dark will be brought to the light
robot minds of robot slaves lead them to atomic rage. plastic flowers, melting sun. fading moon falls upon dying world of radiation, victims of mad frustration, burning globe of oxyn fire like electric funeral pyre.
Rapport à la con. C'était la partie du job qu'elle détestait le plus. Faire un putain de rapport pour le rendre au big boss. Si elle était devenue flic, c'était pas pour passer des heures à taper quelque chose que personne ne prendrait la peine de lire de toute façon. Jude, ce qui l'intéressait, c'était passer les menottes. Interroger. Foutre en prison. Rien de meilleur que la satisfaction de mettre les parasites derrière les barreaux, là où ils ne nuiraient plus à personne. Et pourtant, elle était là, assise dans cette pièce trop petite pour accueillir deux agents, enfoncée dans cette chaise décrépie et trouée, à taper sur ce vieux clavier dégueulasse dont les touches se bloquaient bien trop souvent. Laissant échapper un long soupir, elle tourna la tête sur le côté, pour contempler le siège vide face au meuble voisin. Fuck. Pendant qu'elle agonisait d'ennui ici, Sam était en patrouille. C'était son tour. L'enflure. En même temps, heureusement qu'il y avait ces moments, où l'un des deux restait s'occuper de la paperasse pendant que l'autre faisait un tour de routine. Sinon, il deviendrait fou et elle finirait par commettre un meurtre. Le seul hic, c'était que Jude préfèrerait largement être celle dehors, à chaque fois. Mais ce serait injuste, pas vrai ? Ça la gênerait pas plus que ça. Mais elle doutait qu'il en soit de même pour son coéquipier. Alors elle acceptait de se plier à la logique des choses. Et elle attendait de devenir aussi vieille que son patron et aussi poussiéreuse que le bureau de Sam.

Nouveau soupir. L'écran lui niquait les yeux. Trop lumineux dans cette pièce exiguë, surtout vu le temps pourri qu'il faisait. Pour changer. Caswell, la ville qui ne connaît qu'un jour de vrai soleil par an. Plus ou moins. Quand le ciel était si sombre, on pouvait facilement croire que la nuit tombait alors qu'il n'était pas plus de quinze heures. Jude s'en plaignait pas, en réalité. Le soleil, elle aimait pas ça. Ça éblouit, ça donne chaud, ça crame la peau – surtout vu la fragilité de la sienne, à son plus grand désespoir. Et pour couronner le tout, c'était le signal pour que tous les abrutis se précipitent dehors. Surtout les gosses. Ouais bon, la pluie, c'était bien mieux. Bordel, ce truc allait la rendre folle. Elle se mettait à disserter mentalement sur la météo. Elle avait besoin d'air. Besoin de sortir. Besoin de faire quelque chose de plus utile que ça. A ce moment exact, quelqu'un frappa à sa porte. Sauvée par le gong ? « Euh.. Oaken ? Y aurait besoin de toi pour un interrogatoire. » Il avait l'air effrayé, le p'tit nouveau. De toute façon, la bonne moitié des agents avaient plus ou moins peur d'elle. Au vu de sa réputation de flic violente, c'était pas si étonnant. Le plus drôle, c'était que la seule personne à oser l'appeler Jude, c'était Sam. Tous les autres se cantonnaient à Oaken. Probablement de peur qu'elle ne leur arrache la langue. « J'suis occupée, demande à quelqu'un d'autre. » Non pas qu'elle ait pas envie de le faire. Mais c'était probablement juste un gosse qui avait tagué un mur, et même ce rapport était plus palpitant que ça, alors imaginez le topo. « Mais, euh, c'est un gros truc. Et c'est Larsen qui a déposé la plainte, alors.. Ah, puis l'suspect, c'est un membre de la bande de bikers, là. Il attend dans le hall. » Intéressant. Larsen, l'un des types les plus importants de la ville. Logique que ça passe en premier plan. Logique, mais pas normal pour autant. Au contraire, c'était à vomir. Enfin bon, elle allait pas cracher dessus alors que ça la sauvait, pour le coup. D'autant plus que ses collègues râlaient souvent sur des bikers qui faisaient chier le monde – bien qu'elle n'ait aucune idée de leur identité, en fait – alors si elle pouvait mettre la main dessus, c'était d'autant plus attrayant. « J'arrive. »

Elle jeta un dernier regard dépité à son écran pendant que la nouvelle recrue disparaissait sans demander son reste. Mauviette. Levant les yeux au ciel, elle mit l'ordinateur en veille, puis se dirigea jusqu'au hall, où l'attendait apparemment l'accusé. Une fois sur place, elle ne fut pas réellement surprise de voir Doherty se marrer avec un type menotté, tout en tapotant sur son PC. Un vrai abruti celui-là, toujours à rire des blagues grasses faites par les taulards. Complètement stupide, si vous demandez l'avis de Jude. Cette dernière alla jusqu'au bureau du pauvre attardé, tendant la main. Doherty redevint sérieux, observant sa main un moment avant de visiblement comprendre et lui donner une petite clé, ainsi qu'un dossier. Jude se tourna, posant les yeux sur sa prochaine victime d'interrogatoire. Grand, baraqué, blond, veste en cuir et tout le tintouin. Bien un biker, pas de doute là-dessus. Et elle savait rien sur cette bande là, ni les têtes, ni les noms. Alors pourquoi ce type là lui disait quelque chose ? Elle s'approcha de lui et détacha ses menottes de la chaînette du banc afin qu'il puisse la suivre. « Debout. » Ce n'est qu'une fois qu'ils se retrouvèrent à la même hauteur qu'elle se souvint.

Et croyez-la, elle se souvenait plus que bien. De la nuit qu'ils avaient passé. Bordel de fuck. L'espace d'une seconde, elle se figea, aussi immobile qu'une statue. Oui, il lui arrivait de céder et se laisser aller à des aventures d'un soir. Qu'elle avait l'habitude de choisir de manière à être sûre de ne pas les recroiser. Ce qui avait, d'ailleurs, toujours fonctionné. Pourtant, ce type était bien là, face à elle – la surplombant d'au moins une bonne tête de plus, ce qui n'aidait pas franchement. Bon. C'était pas si dramatique, au fond. Il devait sûrement pas se rappeler d'elle, il avait bien la tête d'un gars qui saute – sur – tout ce qui a une paire de seins. Tant mieux. Jamais n'avait-elle été aussi ravie de se dire qu'on l'avait oubliée. Ne laissant rien paraître, elle empoigna le haut de son bras pour le faire avancer, le guidant jusqu'à la salle d'interrogatoire. Ouvrant la porte, elle le poussa à l'intérieur, jusqu'à la chaise où il devrait poser ses fesses – elle osait espérer qu'il comprendrait tout seul, comme un grand. Sans lui jeter un regard de plus, elle referma la porte, se posta de l'autre côté de la table, debout, et ouvrit le dossier pour voir rapidement de quoi il en retournait. Ha, nice le casier. Pour aujourd'hui, c'était vol de la chère voiture de ce cher monsieur Larsen. Chère, très chère, trop chère. Crime basique en soi, mais le blond s'était attaqué à quelqu'un de trop important. Ça s'annonçait fun, comme interrogatoire. « Alors, Hunter. Tu sais pourquoi t'es là, ou t'as besoin que j'te le rappelle ? » Après avoir reposé le dossier sur la table, elle resta droite, bras croisés sur la poitrine, le regardant droit dans les yeux. Froide et tranchante comme des stalactites acérées. Let the fun begin.

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Dernière édition par T. Judith Oaken le Dim 7 Avr - 13:40, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Ven 29 Mar - 11:14

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Comme il l’avait prévu, Doherty détourne rapidement et de plus en plus souvent son regard bovin de l’écran de son ordinateur, au moins aussi obsolète que l’engin qu’il a entre les jambes. Hunter continue de déballer tout un tas de conneries dont l’autre se gave avec autant d’appétit que s’il lui servait un carton de donuts. Le flic est un putain de cliché mais ça n’est pas vraiment pour déranger Hunter. Les clichés ont quelque chose de rassurant. La scène qui se joue à l’instant fait partie de ces petits moments routinier à Caswell qui prouve que tout va bien dans le meilleur des mondes.
Hunter et sa bande sont le mal nécessaire de Caswell. Ils sont là pour faire du bruit, déranger les voisins en faisant ronronner leurs moteurs à pas d’heure, et donner à la ménagère moyenne des excuses pour tenir ses enfants en laisse et alimenter ses conversations stériles avec ses congénères. Ils sont là pour enfreindre les lois à la place des trous du cul trop étroits qui, au fond, s’imaginent être des leurs, être eux, chaque fois qu’ils chevauchent leur femme à défaut d’avoir reçu leur autorisation de grimper sur une moto.
Au fond, aucun de ces voisins qui portent plainte contre lui et sa bande ne les déteste vraiment ou ne souhaite leur départ de Caswell. Parce qu’ils sont de enfants du pays, ils sont des leurs malgré tout. Parce qu’ils préfèrent que ce soit lui qui se batte une fois totalement ivre plutôt que leur mari ou leur fils. Hunter endosse le rôle du mouton noir et ça leur va très bien comme ça. Il fait partie du décor, partie de la machine bien huilée et permet que l’équilibre soit conservé en ville.
Le motard a compris très rapidement qu’ils ont besoin de lui autant qu’en fin de compte, il a besoin d’eux. Et en bon et loyal habitant de Caswell qu’il est, il s’est depuis longtemps résigné à endosser son rôle et à jouer le jeu. Pour le moment donc, il joue les captifs en faisant la conversation à ce gros lard de Doherty. Quand la situation l’exigera, il se rebellera et jouera les mauvais garçons, mais pour le moment, ce n’est pas nécessaire.

Il est en train de raconter au flic comment un minuscule chihuahua a sauvé la vie d’une gamine lorsqu’une rousse débarque pour l’embarquer. Les deux hommes s’interrompent sans se faire prier et Hunter détaille le cul de l’agent pendant qu’elle réclame silencieusement les clés de ses menottes et son dossier. Pas mal. Elle est bien proportionnée malgré sa petite taille… Petite taille qu’elle a l’air de vouloir compenser avec un égo encombrant et un caractère sûrement bien trempé. C’est du moins ce qu’il déduit lorsqu’elle s’exprime de manière autoritaire à son adresse. Le regard un peu blasé de Doherty qui se remet au boulot en retenant vraisemblablement une pique, termine de le convaincre de son impression. Visiblement, il a l’habitude de ce genre de traitement et surtout pris celle de ne pas chercher à broncher.
Quelque peu amusé et bien entendu nullement impressionné, Hunter se laisse embarquer par la rouquine qui le mène en salle d’interrogatoire. Un endroit qu’il connaît bien et a appris à détester avec le temps. Pas parce qu’on l’a cuisiné à l’intérieur et qu’il en a de mauvais souvenirs (à noter qu’il n’en a pas forcément de très bons non plus…), mais plutôt parce qu’on s’y ennuie à mourir et que la patience n’a jamais été son fort et qu’il n’apprécie de rester assis des heures que sur la selle de son bébé.

La fille l’incite à s’installer sur la chaise métallique inconfortable du réduit et Hunter hésite un instant. Cette fille a l’air d’une sacrée mégère et il est ben tenté de voir si elle aura la force de l’installer elle-même... Mais finalement, il s’assoit sagement et la laisse parcourir son casier en silence, en profitant pour observer ses traits d’un peu plus prêt.
Est-ce que c’est une vraie rousse ou bien encore une de ces nanas qui s’est figurée qu’une couleur pareille lui donnerait plus de personnalité ? Et alors qu’il se fait cette remarque, il réalise qu’il s’est déjà posé la question. Pas face à une autre rouquine mais face à elle. Ils se sont déjà croisés et elle a répondu à cette question. Et ils ont baisés.
Hunter ricane dans sa barbe et laisse un sourire enjoué s’étaler sur ses lèvres pendant qu’il se laisse un peu aller sur la chaise. Cette fille est non seulement une vrai rousse mais une véritable furie.
« Alors, Hunter. Tu sais pourquoi t'es là, ou t'as besoin que j'te le rappelle ? »
« Non, j’crois avoir compris » répond-t-il en venant s’accouder sur la table entre eux, sans se dépeindre de son air réjoui. « J’suis là parce que j’t’ai pas laissé mon numéro de téléphone. Suffisait de demander, t’sais… C’est quoi encore ton prénom ? J’ai pas la chance d’avoir un dossier à lire pour te remettre tout à fait moi. »
Il est prêt à parier qu’elle ne va pas apprécier et en même temps, pourquoi est-ce qu’il en aurait quoi que ce soit à foutre ? Il pressent déjà que la rouquine ne va pas lui faire de cadeau et vouloir compenser le fait qu’il l’ait vue dans son plus simple appareil et possédée le temps de leurs ébats. Pourquoi la ménagerait-il ?
« Ah et avant qu’tu nous fasses perdre du temps : j’ai pas touché à cette connerie de voiture. »


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Dernière édition par Hunter D. Pendleton le Ven 5 Avr - 12:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Lun 1 Avr - 12:24

what's down in the dark will be brought to the light
robot minds of robot slaves lead them to atomic rage. plastic flowers, melting sun. fading moon falls upon dying world of radiation, victims of mad frustration, burning globe of oxyn fire like electric funeral pyre.
L'interrogatoire, c'était l'un des passages favoris de Jude, vraiment. On dirait pas comme ça, hein ? Chaque flic avait ses méthodes. Celles de Jude étaient probablement les moins orthodoxes du commissariat de Caswell. Y avait ceux qui tentaient de sympathiser, comme si blaguer avec le suspect permettrait de lui tirer les vers du nez. Tu parles. Tout ce que ça faisait, c'était consolider les clichés sur les flics, tout en les faisant passer pour des cons alors que lesdits suspects ne disaient rien du tout. Y avait ceux qui essayaient de se la jouer pseudo méchant, genre je te menace d'alourdir ta peine et tu vas parler parce que t'as peur de finir en prison. A part si l'interrogé avait douze ans, ça ne fonctionnait jamais. Y avait vraiment plein de types de flics. Jude, c'était celle qui restait froide et tranchante, qui vous fixait tellement qu'on croirait qu'elle allait vous transpercer l'âme ; celle qui n'avait pas peur de malmener physiquement, celle qui réussissait toujours à parvenir à ses fins, d'une manière ou d'une autre. Elle avait pas de scrupules, surtout face à des accusés. Et si personne ne venait la freiner, elle pouvait aller bien plus loin que ce que la loi autorisait. Au fond, c'était sûrement pour ça, qu'on lui avait collé un coéquipier aux basques. Pour la stopper. Ils avaient du chercher longtemps celui qui ferait l'affaire. Et ils avaient trouvé personne, alors ils l'avaient foutue avec Sam. Dans tous les cas, leur système fonctionnait pas des masses. Certes, quand il était présent, il avait tendance à la forcer à sortir quand elle devenait violente, ou bien il trouvait un moyen de la calmer un peu – ce qui avait plus ou moins d'efficacité, qu'on se le dise. Mais fort heureusement, il n'était pas toujours là. Quand le chat n'est pas là, les souris dansent. Là, c'était plutôt quand l'idiot n'est pas là, terminator frappe.

Pendant qu'elle décryptait avec attention le casier judiciaire de ce type – Hunter Pendleton, à en juger par le nom inscrit en haut, près de sa photo – il lui sembla vaguement l'entendre s'agiter. Ricaner ? Non, probablement pas. Il faudrait être stupide pour ricaner dans un tel moment. Sauf qu'une fois le dossier posé et son regard réglé sur lui, elle ne put que remarquer son sourire à la con alors qu'elle entamait les opérations. Quoi, il s'était jamais fait interroger par une femme ? Sûrement ça. La plupart du temps, les suspects la sous-estimaient. Parce qu'elle était une femme, que son gabarit lui donnait l'air frêle, qu'elle était pâle et qu'elle avait pas l'air foncièrement féroce, au naturel. Ils finissaient toujours par s'en mordre les doigts. Et elle s'assurerait qu'il en soit de même pour ce type. Type qu'elle connaissait beaucoup trop bien pour que ce soit confortable. Enfin, non. C'était surtout son corps qu'elle connaissait, pour le reste.. Elle savait même pas son nom jusqu'à maintenant. Non pas qu'elle en ait quelque chose à foutre, à vrai dire. « Non, j’crois avoir compris. J’suis là parce que j’t’ai pas laissé mon numéro de téléphone. Suffisait de demander, t’sais… C’est quoi encore ton prénom ? J’ai pas la chance d’avoir un dossier à lire pour te remettre tout à fait moi. » Alors qu'il s'appuyait sur la table, avec cet air fier de lui-même qui filait de l'urticaire à la demoiselle, elle le fusillait du regard, à défaut de pouvoir le fusiller avec son arme de service.

Erreur de jugement. Il se souvenait d'elle. Et pendant une seconde, une seule petite seconde, elle sentit une once de panique l'envahir. Pourquoi ? Il l'avait vue en position de faiblesse. En quelque sorte. Il avait exercé un contrôle sur elle, sur son corps, l'espace d'une nuit. Ils n'auraient jamais du se revoir, et c'aurait été tant mieux pour tout le monde. C'était le principe. Mais non. Assis face à elle, il la regardait avec cet air qui disait "ouais, on a couché ensemble et je m'en souviens", et ce sourire qui lui donnait envie de lui sauter dessus. Mais pour l'étrangler, cette fois-ci. Il la narguait. Elle n'était pas en position de contrôle absolu, contrairement à ses habitudes lors d'un interrogatoire. Et elle détestait ça. Elle avait la ferme intention de ne pas relever le fait qu'il mentionne ce qu'il s'était passé entre eux. En fait, elle comptait bien faire comme si elle ne voyait pas de quoi il parlait. Elle allait l'ignorer, il finirait bien par se lasser. Même si elle était persuadée qu'il ne laisserait pas tomber de sitôt. Jude brisa son impassibilité avec un léger sourire méprisant, posant ses mains à plat sur la table, penchée en avant. « T'as pas besoin de mon prénom, ducon. T'es dans la merde, et t'es pas prêt d'en sortir. Donc maintenant, t'arrêtes de faire ton malin et tu réponds à mes questions, ou les choses deviendront pénibles, pour toi comme pour moi. Surtout pour toi, en fait. » Capito ou pas capito ? Jude parierait sur pas capito. Too bad.

« Ah et avant qu’tu nous fasses perdre du temps : j’ai pas touché à cette connerie de voiture. » Ha, ha, ha. Si elle n'était pas si glaciale, elle aurait éclaté de rire. A la place, elle se redressa en arquant un sourcil, visage à nouveau fermé, recroisant les bras sur sa poitrine. Plausible ? Absolument pas. Si elle venait vous dire qu'elle rêvait de se marier et d'avoir des gosses, vous y croiriez ? Autant qu'elle croyait en l'innocence de Hunter, voilà tout. « Le propriétaire t'a vu forcer sa voiture chérie avant de monter dedans et de la faire démarrer en trifouillant on n'sait trop quels fils. J'parie que tu t'y connais en la matière, c'était pas ta première fois, pas vrai ? Tu peux pas t'en empêcher, tu vois quelque chose que t'auras jamais, et tu fais ce qu'il faut pour le prendre. Tu t'cantonnes aux bagnoles ou tu joues dans la cour des grands, aussi ? » Ses paroles en elles-mêmes étaient acérées, et pourtant, son ton était dénué de toute forme d'émotion. Même le mépris n'avait pas sa place ici. Aucune émotion n'avait sa place nulle part, avec Jude. A part la haine. Cette chose destructrice qui l'animait plus que de raison. « On peut faire simple et rapide. Tu m'dis où t'as foutu la voiture, et on sort de c'te salle tous les deux. Tu te débrouilleras avec un avocat commis d'office, et si t'as un peu de chance, tu resteras pas trop longtemps au trou. Même si, compte pas trop dessus. » Qu'on soit honnêtes, les commis d'office, c'était de la merde. Surtout à Caswell. Toujours debout, elle continuait de le fixer froidement. Elle doutait qu'il se mette à tout avouer soudainement. Les types comme lui préféraient faire du foutage de gueule pendant des heures. Et ça finissait toujours de la même façon : avec Jude qui perdait son sang froid. « Sinon, on va rester bloqués ici longtemps, en attendant que t'arrêtes d'être un p'tit con. Et ça sera beaucoup moins convivial. » Comprendre : plus douloureux. Il avait beau être une vraie montagne comparé à elle, elle n'hésiterait pas à employer la manière forte en cas de besoin. Elle n'hésitait jamais. Pas pour ça.

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Dernière édition par T. Judith Oaken le Dim 7 Avr - 13:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Ven 5 Avr - 12:51

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Il faudrait très certainement qu’il ravale son sourire goguenard. Ce serait assurément dans son intérêt, le souci étant qu’Hunter n’a jamais vraiment pu se résigner à écouter sa raison. La plupart du temps, il sait à quel moment il faudrait qu’il la ferme, qu’il arrête ses provocations, qu’il se retire de sa partenaire actuelle de débauche pour pas la remplir de son foutre… sauf qu’il ne le fait jamais. Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir, pas vrai ? Eh bien le motard est du genre à constamment vouloir s’accorder des petits plaisirs. Ca passe par péter le nez d’un connard deux fois plus baraqué que lui dans un bar, par monter la fille d’un type qui ne va pas apprécier et a les moyens de le faire payer, boire un excellent whisky quand ses finances ne le lui permettent pas vraiment. Des petits plaisirs simples qui lui permettent de savourer pleinement l’existence qu’il s’est choisie.
Faire chier cette connasse de flic jusqu’à ce qu’elle le cogne est son envie du moment. Il se fout qu’elle puisse éventuellement lui faire mal, il se fout de ne pas arranger son cas et son casier par la même occasion. Tout ça n’a aucune importance tant que le trentenaire parvient à en éprouver de la satisfaction. Il continue donc de sourire comme un imbécile heureux et va jusqu’à laisser échapper une petite exclamation amusée lorsqu’elle tente de le raisonner. Comme si ses menaces ridicules avaient la moindre chance de l’atteindre. C’est mal le connaître et en même temps, peut-il la blâmer ? Ils ne se sont envoyés en l’air qu’une seule nuit. Plusieurs fois certes, mais il n’en reste pas moins vrai qu’ils ne se sont fréquentés que le temps d’une lune…

Lorsque la fliquette se met à lui énoncer les faits qui lui sont reprochés aujourd’hui, il tend tout de même une oreille attentive. Faut dire que des caisses, ça lui est arrivé d’en piquer plus d’une, et pas que des moches (même si faut avouer qu’à Caswell, y a surtout des bagnoles de connards de banlieusards). Mais dernièrement, de ce côté-là au moins, Hunter s’est tenu à carreau. Aussi surprenant que ce soit après lecture de son casier judiciaire : il est innocent, mesdames et messieurs les jurés !
Il pousse un soupir désabusé, continuant d’afficher son air un peu moqueur pendant qu’elle gaspille sa salive et son énergie face à lui. Et pendant qu’elle s’acharne à essayer vainement de l’impressionner, il tente de remettre un prénom sur son visage et de se souvenir de la raison pour laquelle il a accepté de la tringler. Parce que clairement, elle est insupportable… Est-ce que c’était uniquement pour savoir si elle était rousse absolument partout ? Y avait-il une autre raison ? Une trop grande consommation d’alcool, assurément.
Est-ce qu’elle lui a donné son vrai nom ce soir là ? Une flic s’envoyant en l’air avec un type dans son genre aurait certainement pensé à couvrir un minimum ses arrières… pas au sens propre en tout cas puisqu’il l’avait vu son postérieur, et de près.
« C’est quelque chose comme Julie… » répond-t-il simplement, arborant une expression curieuse, en la scannant attentivement.
C’est à ce moment seulement qu’il repère le badge sur sa poitrine.
« J. Oaken… C’est pas américain c’nom là, si ? » fait mine de s’intéresser Hunter avant de retourner se caler dans le fond de sa chaise. « J’suppose que j’peux m’asseoir sur mon sandwich et mon verre d’eau, pas vrai Miss Convivialité ? Même pas une clope,… en souvenir de c’bon vieux temps où j’t’ai laissé me chevaucher ? ...Me dit pas que tu regrettes ce moment où t'as enfin osé jouer dans la cours des grands avec moi, Ginger... » minaude le grand blond, en référence à sa remarque précédente.


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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Dim 7 Avr - 13:37

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robot minds of robot slaves lead them to atomic rage. plastic flowers, melting sun. fading moon falls upon dying world of radiation, victims of mad frustration, burning globe of oxyn fire like electric funeral pyre.
Look at your life, look at your choices. Si Jude avait un sassy gay friend, il lui répèterait probablement cette phrase à longueur de temps. Au fond, ce slogan pouvait s'appliquer à tout Caswell. Le mieux serait de le tatouer sur le front de toute la populace, histoire d'avertir le monde extérieur qu'ils faisaient preuve de mauvais jugement. Hunter pouvait bien faire ça, non ? Ouais, le dossier disait aussi qu'il tenait un salon de tatouages. Pas surprenant, si on y réfléchit, et si on le regarde. Le High Voltage. Joli nom. La haute tension coulait plutôt dans les veines de Jude. Et Hunter était sur le point de devenir sa victime, à coup sûr. Prépare-toi à te faire électrocuter, connard. « C’est quelque chose comme Julie… » Acharnement. Foutage de gueule, plutôt. Expert en la matière, certainement. Julie, c'était pas si loin que ça, finalement. Pourtant, elle se souvenait pas lui avoir dit son prénom. Elle le disait jamais, ça n'avait aucun intérêt. Dans ces occasions, elle cherchait pas à faire la conversation. Enfin, si on part de ce principe, elle ne cherchait jamais à engager une quelconque forme de communication, que ce soit dans ces occasions ou non. Et puis, quand on veut baiser, on a pas envie de parler. Baiser, ouais. Classe, n'est-ce pas ? Disons les choses comme elles sont. De toute façon, Jude n'avait rien d'une fille classe, ou d'une princesse. A part peut-être la peau laiteuse. Pour le reste, elle n'en avait même pas la dégaine ou la démarche. Encore moins le comportement ou le phrasé. Sûrement pour ça que ses aventures se résumaient à des types dans le genre de Hunter. C'était pas comme si elle en avait quelque chose à foutre non plus, sur le moment. Du moment qu'elle les revoyait pas, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Ça avait toujours fonctionné à merveille. Et pourtant, cet enfoiré était là, assis face à elle, à la provoquer ouvertement. Connard. Jude, faut que tu revoies tes standards, ça va plus là.

Mais qu'est-ce qui lui avait pris de coucher avec ce gars là ? Une vraie tête à claques. Son putain de sourire éveillait les pulsions meurtrières enfouies en Jude. « J. Oaken… C’est pas américain c’nom là, si ? » J't'en pose des questions ? Clairement, le discours de la demoiselle n'avait eu aucun effet sur cet australopithèque. Pas étonnant. Il était probablement resté coincé au stade animal. Bouffer, baiser, dormir. En clair, le seul moyen de communiquer avec lui, c'était encore le contact physique. Pas de souci, vraiment. Jude ne voyait aucun problème à s'approcher un peu de lui. Pour mieux le réduire en pièces, ouais. Aussi silencieuse qu'une tombe, elle se contentait de le fixer, le dominant de l'autre côté de la table. Les joies d'être debout, ça vous fait surplomber les frigos. « J’suppose que j’peux m’asseoir sur mon sandwich et mon verre d’eau, pas vrai Miss Convivialité ? Même pas une clope,… en souvenir de c’bon vieux temps où j’t’ai laissée me chevaucher ? ...Me dis pas que tu regrettes ce moment où t'as enfin osé jouer dans la cour des grands avec moi, Ginger... » Okay. Comme prévu, il remettait sur le tapis ce qu'il s'était passé entre eux. Ouais, bon. Prévisible, comme tactique. C'était quoi son but ? La déstabiliser ? La faire être plus clémente ? Ha, non, c'était trop recherché. Il avait certainement pas de but, c'était juste ses instincts primitifs qui ressortaient, inévitablement. Une autre chose qui serait inévitable ? Le poing de Jude dans son nez. Pas tout de suite, non. Faisons durer le plaisir, voyons.

Mâchoires serrées, elle continua de le perforer de son regard, comme si ça pouvait finir par le dissoudre. Si seulement, hein. Elle en dissoudrait pas mal, des types dans son genre. Malheureusement, pas moyen. Elle devrait se le coltiner encore un moment, et autant dire que ça s'annonçait terriblement amusant. Putain. Il pouvait pas juste avouer officiellement qu'il était un connard, même si c'était déjà marqué sur sa gueule ? Il rendrait service à tout le monde. Finalement, elle commençait à regretter son foutu rapport. Au moins, lui, il parlait pas. Au moins, lui, elle l'avait pas baisé. Après un moment de silence pesant, elle contourna la table pour rejoindre Hunter, venant se caler derrière lui. Serrant ses doigts autour de sa tignasse blonde, elle tira, faisant automatiquement basculer la tête du biker en arrière. Puis elle se baissa, plaçant son visage à côté du sien, sa poigne toujours aussi ferme. « Écoute moi bien, connard. T'as pas l'air d'avoir bien compris la situation. » Son regard posé sur le mur d'en face, sa voix reflétait son expression faciale. Autrement dit, rien. Le néant. Plus impassible et dénué d'émotion, tu meurs. « Ici, t'es en position d'faiblesse. Donc soit tu réponds à mes questions, soit tu souffres en silence. » Se relevant, elle finit par libérer son emprise sur la chevelure de Hunter. Pratique, les cheveux longs.

Jude vint se poster contre la table, à côté de son suspect, cette fois-ci. Tête inclinée dans sa direction, elle croisa à nouveau les bras sur sa poitrine – position typique du flic qui interroge. Volontairement, elle n'avait pas relevé ses allusions à leur partie de jambes en l'air. C'était pas glorieux, et elle n'avait aucune intention de lui donner raison. « Où t'as foutu la voiture de Larsen ? Revendue en pièces détachées ? Ou tu t'en sers pour plus dormir sous les ponts ? » Pour le coup, ça lui rappelait le cas sur lequel elle avait bossé avec Sam. Celui avec Fion. Ah, quel bon souvenir. Ou pas. Dans tous les cas, c'était la dernière fois qu'elle posait la question gentiment. C'était implicite, mais assez facile à deviner. Il pouvait prétendre qu'il en savait rien, c'était évident que c'était faux. Rien que le nom de Larsen devrait lui rappeler quelque chose, ce type était l'un des enfoirés les plus riches de Caswell, et sa voiture ne passait jamais inaperçue. Ce qui confortait Jude dans l'idée qu'Hunter était un attardé. Quand tu voles une bagnole, choisis-en une qui te mettra pas dans la merde directement. Cette notion devait certainement être trop abstraite et complexe pour lui.

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Dernière édition par T. Judith Oaken le Dim 7 Avr - 21:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Dim 7 Avr - 14:41

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La situation ne devrait certainement pas lui paraître si comique et pourtant, impossible de faire autrement que d’en rire. On se croirait dans un de ces soap opéra qui passent à la télévision, pleins de rebondissements tantôt improbables, tantôt complètement téléphonés mais au final tout aussi nuls. C’est pour éviter ce genre de conneries lobotomisantes qu’Hunter n’a jamais souhaité s’équiper d’un téléviseur. Il est certain que savoir ça en boucherait un coin à la fliquette qui le visualiserait certainement sans peine en train de glousser comme un connard devant son poste, une bière à la maison, une pizza sur les genoux et son autre main glissée dans son froc…
Hunter l’écoute, la subit et il a envie de rire. Encore une fois, une part de lui à pleinement conscience qu’il devrait plutôt se concentrer sur sa ligne de défense et arrêter de faire le guignol. Sa liberté est en jeu après tout, mais c’est à un tout autre jeu qu’il veut s’amuser pour quelques instants encore. Le jeu de la provocation, son préféré.
Si la rouquine n’avait pas cherché à ouvrir les hostilités directement, si elle n’avait pas agit comme une parfaite salope, peut-être que les choses se seraient passées autrement, mais il a fallut qu’elle essaye de poser sa paire de couilles imaginaires sur la table. Le pire faux pas qu’elle pouvait commettre face à lui. Après la nuit qu’ils avaient passé, elle aurait mieux fait de la jouer autrement et va à présent payer son erreur au prix cher. Oh bien entendu, le tatoueur paiera aussi, mais les dommages collatéraux, il en a l’habitude.
A présent, elle peut s’énerver, menacer, tempêter et même le malmener physiquement : l’agent Oaken a perdu toute crédibilité à ses yeux et est devenue une proie sur laquelle il compte bien refermer ses mâchoires...

Pour le moment, c’est elle qui referme ses doigts sur ses cheveux pour tirer sa tête vers l’arrière. L’effet de surprise passe rapidement et Hunter retrouve son sourire mutin et son air nullement impressionné. Il la laisse perdre déjà patience. Elle a beau garder un ton parfaitement neutre, son geste vient de démontrer qu’elle perd déjà patience et qu’elle connaît la distribution des rôles. Visiblement, elle n’apprécie pas le sien… Mais est-ce que c’est sa faute à lui ? Non, madame.
Il ne dit rien, se contentant de secouer un peu la tête pour remettre ses cheveux en place. Hunter finit par lever ses mains toujours menottées pour glisser de nouveau ses cheveux blondin derrière ses oreilles, pendant que Miss Détective s’installer contre le bord de la table.
Tout comme elle, il s’arrange pour ne rien laisser paraître de son émotion lorsqu’elle cite le nom de Larsen. Il sait très bien qui est ce fils de pute et quelles raisons il a de lui faire porter le chapeau pour le vol de sa caisse tape à l’œil. Si vraiment la caisse en question a disparu évidemment… Rien n’est moins sûr et si c’est le cas, si Hunter a raison, il est persuadé que ses gars la retrouveront. Hors de question que la chatte d’une gosse de riche décérébrée le conduise en taule.

Hunter renifle, laisse encore planer le silence un instant avant de le rompre.
« J’suis pas tout à fait d’accord avec les points que vous venez de soulever Madame l’Inspectrice » minaude-t-il alors, soutenant sans peine son regard. « D’abord, je ne dors pas sous les ponts. C’est pas parce que j’t’ai conduite dans un motel miteux que j’ai pas de thune. Tu valais juste pas plus que ça. Ensuite, j’ai pas touché à cette foutue caisse, je croyais avoir été clair à ce sujet la première fois. Je suis tout ce qu'il y a de coopératif, ton boulot c'est de recevoir les faits, on te demande pas de les aimer que j'sache. Et finalement : je crois pas être celui qui s’trouve en position de faiblesse en ce moment… Et je suis pas certain que tes supérieurs apprécieront c’que j’ai à leur dire si jamais tu uses de violence policière sur moi, ma jolie… Je connais mes droits et je connais du monde en ville. »
Elle aussi sans doute, et du beau monde en prime. Mais lui peut contourner la loi sans risquer de se brûler trop les ailes, ce qui ne sera pas forcément son cas à elle.


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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Mer 10 Avr - 12:12

what's down in the dark will be brought to the light
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Les sourires, ça n'avait jamais été le point fort de Jude. Gamine, ses mâchoires étaient trop crispées par la trouille du monde extérieur, par le poids du regard des autres, par la brûlure de n'avoir sa place nulle part. Mais il lui arrivait de sourire. Quand elle était forcée de prétendre pour sauver les apparences en communauté. Ou, plus rarement, quand elle en avait envie. Ça faisait des années qu'elle n'en avait plus eu envie. Zygomatiques paralysés par trop de crasse, de fureur et de culpabilité. Mais au fond, au-delà de tout ça, peut-être que Jude n'était pas si différente de Judith qu'elle aimait à le croire. Peut-être qu'elle n'avait pas autant changé qu'elle voudrait le laisser entendre, peut-être qu'elle camouflait juste son être sous des couches et des couches de masques rigides. Peut-être qu'au fond, elle restait la gamine effrayée qu'elle avait jadis été. Cette paralysie des émotions faciales et intérieures était probablement la seule chose qui la faisait encore tenir debout, qui l'empêchait de se fissurer et de partir en lambeaux. Depuis quand était-elle devenue si pathétique ? Toucher le fond n'avait pas suffit. Maintenant, elle se mettait à creuser. Et pourquoi, hein ? Hey, Jude. Tu creuses ta propre tombe. Tant mieux, les morts, ça sourit plus. C'était pratique. D'ailleurs, elle devrait peut-être mener Hunter à la tombe, plutôt. Si c'était le seul moyen d'ôter ce sourire ridicule de sa face d'enfoiré, eh bien, why not. Jude n'était pas totalement contre, à vrai dire.

Installée contre le bord de la table, elle l'observa remettre ses cheveux en place, arquant un sourcil. L'Oréal much ? Le biker tenait visiblement à sa tignasse. Fallait avouer que c'était bien utile, dans certaines circonstances. Comme au lit, quand on cherchait quelque chose d'autre que les draps ou la chair à agripper. Ahem. No. Évitons le sujet. Déjà que Jude s'évertuait à faire en sorte qu'il lâche l'affaire de ce côté-là, elle n'allait pas jouer le rôle de celle qui rafraichit la mémoire à ce sujet, thank you very much. C'était dans des moments comme ça qu'elle se disait qu'elle devrait peut-être boire. Histoire de ne pas s'en souvenir, tout ça. Mais d'un autre côté, quel intérêt ? Si elle ne se rappelait plus de ce qu'elle avait fait, si elle ne se rappelait plus s'être défoulée, avoir couché avec quelqu'un, tout ça devenait encore plus insignifiant que ça ne l'était déjà. Alors mieux valait conserver ses souvenirs, quitte à ce qu'ils incluent des cons, quitte à ce que ça finisse par lui porter préjudice. Comme avec Pendleton. Qui allait décidément se manger une droite s'il n'ôtait pas ce sourire d'imbécile heureux de son visage. Sourire qui finit par disparaître. Hallelujah, sortez le champagne et allons festoyer et forniquer sur le tombeau du Christ. Wait, what ? Dans tous les cas, l'effacement de son sourire n'aidait pas à croire qu'il était innocent. Au contraire, ça lui donnait plutôt l'air du coupable mis devant le fait accompli – bien que tout flic sache qu'il ne fallait pas s'avancer avant d'être sûr de soi. Le silence se faisait pesant, et Jude continuait de le fixer de son regard perçant, immobile.

« J’suis pas tout à fait d’accord avec les points que vous venez de soulever Madame l’Inspectrice. » Allez, voilà qu'il recouvrait l'usage de la parole. Pour dire des conneries, certainement. Malheureusement pour lui, la patience de Jude était plus que limitée, et elle était assez sur les nerfs pour ne pas réussir à se contrôler. Clairement, il était mal barré. « D’abord, je ne dors pas sous les ponts. » Le sourcil arqué de la policière trahissait le mépris moqueur dont elle faisait preuve à son égard. Oh well. « C’est pas parce que j’t’ai conduite dans un motel miteux que j’ai pas de thune. Tu valais juste pas plus que ça. » Un dixième de seconde. Le temps qu'il fallut pour qu'elle enregistre l'information et que son système nerveux reçoive l'ordre de s'agiter. Une baffe. Rapide, concise. On voyait l'experte en la matière. Fallait bien avouer qu'elle les distribuait à la pelle. Et celle-là, il l'avait pas volée. Connard. Pas besoin de mots pour le traduire, ce regard noir était assez éloquent en lui-même, ça ne faisait aucun doute. « Ensuite, j’ai pas touché à cette foutue caisse, je croyais avoir été clair à ce sujet la première fois. Je suis tout ce qu'il y a de coopératif, ton boulot c'est de recevoir les faits, on te demande pas de les aimer que j'sache. » Il voulait se la jouer cowboy rebelle, visiblement. Pas de souci, elle était prête à dégainer plus vite que son ombre. Qu'il continue à faire le malin, elle lui ferait bouffer la table. « Et finalement : je crois pas être celui qui s'trouve en position de faiblesse en ce moment… Et je suis pas certain que tes supérieurs apprécieront c’que j’ai à leur dire si jamais tu uses de violence policière sur moi, ma jolie… Je connais mes droits et je connais du monde en ville. » Ah, les supérieurs. Hunter serait surpris de savoir le nombre de fois où ils avaient fermé les yeux sur l'attitude de Jude. Au début, ils lui tapaient sur les doigts. Puis ils avaient compris que c'était inutile. Tant qu'eux n'avaient pas de représailles, personne ne disait rien.

Plantant son regard dans celui de son suspect, la rousse se pencha en avant. Elle enserra la mâchoire de Hunter entre ses doigts fins, appuyant assez pour être sûre que ce soit particulièrement désagréable. Approchant son visage à quelques centimètres du sien, elle le toisa en silence quelques longues secondes avant de reprendre la parole. Le temps de se calmer pour ne pas lui éclater le nez contre la table d'interrogatoire, probablement. C'était pas l'envie qui lui manquait. « Tu s'rais pas l'premier à souffrir dans cette salle. Après, c'est ta parole contre la mienne. A ton avis, qui on va croire ? Le biker délinquant multirécidiviste, ou la flic qui œuvre pour le bien d'la communauté ? » Foutaises. C'était que des conneries, et pourtant, la balance pencherait en faveur de Jude. Du moment que l'enregistrement vidéo ne sortait pas du commissariat. Et bizarrement, à Caswell, on perdait souvent les bandes vidéos. Quelle maladresse. Le fusillant du regard une seconde de plus, elle finit par le relâcher brusquement pour récupérer le dossier où figurait la plainte de Larsen. « Dans les 1m85, carrure large, blond, cheveux mi-longs, blouson en cuir type motard. T'es l'seul à correspondre à Caswell. Et puis, il a identifié le voleur comme étant l'sosie du gérant du High Voltage. C'bien toi, non ? » Question purement rhétorique. Ils savaient tous les deux que la description était celle de Hunter. Mais si Jude voulait faire son job, elle était forcée de lui laisser le bénéfice du doute et de vérifier ses alibis. Même si elle crevait d'envie de le foutre en cellule, elle n'avait pas exactement le choix. « Le vingt-trois octobre, à dix-neuf heures trente-deux, t'étais où ? » Levant les yeux du dossier, elle l'observa en silence, attendant qu'il daigne répondre. Sans alibi, il était fait comme un rat. Animal qui lui correspondait assez bien d'ailleurs. Manquait plus qu'à empoisonner un morceau de fromage et l'enfoncer dans sa trachée. Jude se portait volontaire.

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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Mer 10 Avr - 13:03

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Il se laisse faire lorsqu’elle attrape son menton sans douceur. A quoi bon résister de toute manière ? Il ne compte pas la frapper et s’il tente de faire le mariole, il sait qu’elle, en revanche, n’hésitera pas à le faire. Par deux fois, elle est venue le titiller déjà : en lui tirant la tête en arrière par les cheveux puis en le giflant.
La gifle, il est tout à fait prêt à l’excuser ou du moins à la trouver légitime. En fait, il trouve même s’en tirer plutôt bien après la remarque qu’il a faite. Remarque prévue pour être mordante et atteindre la rousse, mais néanmoins véridique. Il n’amène jamais ses coups d’un soir chez lui et s’il peut vivre confortablement, il n’est pas non plus crésus. Crésus ou Larsen, autant rester dans le contexte. Sauf que toucher l’égo d’une femme est peut-être encore plus dangereux qu’attaquer de plein fouet la virilité d’un homme…

Si l’inspectrice le croit assez naïf pour réellement espérer obtenir un quelconque dédommagement en cas de violences policière subies durant l’interrogatoire, eh bien grand bien lui fasse. Rien à foutre. Il sait comment les choses fonctionnent dans le coin et il n’en est pas à sa première altercation avec un représentant de l’ordre caswellien… Mais connaît-elle les règles de son monde à lui ? Elle est en sécurité entre les murs du commissariat de Caswell mais dehors, qui va protéger ses intérêts ? Elle pourra toujours agiter son badge devant la gueule de ses assaillants quand viendra le temps de passer à la caisse, ça n’impressionnera pas grand monde. Il y a toujours le flingue ouais, mais un flingue tenu par une nana aussi frêle face à une bande de types de deux fois sa taille, armés et bénéficiant de l’effet de surprise… bonne chance, ma chère. Et Hunter aura la sienne. Est-elle au courant qu’il a la rancune aussi facile que tenace ? Si elle croit que le monde qu’il connaît est composé uniquement de politicards à la con, elle se fourre le doigt dans le cul jusqu’à la gorge.
Il ne commente donc pas sa remarque et la laisse se bercer de stupides illusions sur sa pseudo sécurité. En réalité, il préfère même qu’elle se pense bien à l’abri derrière ses supérieurs et son uniforme. La chute de son piédestal ne sera que plus appréciable pour lui.

Son sourire termine de s’effacer lorsqu’elle lui lit la description faite par Larsen aux autorités. Une description plutôt fidèle. Qui manque un peu de flatteries mais là encore, il se garde de le faire remarquer. Le jeu ne l’a pas déjà lassé mais il ne veut pas tomber dans la facilité. Et puis Hunter vient de se vanter d’être coopératif alors…
« Demande plutôt ça à mon sosie, puisqu’apparemment c’est lui le coupable. »
Bon, ok, la facilité a du bon parfois. Hunter enchaine rapidement, avant que Ginger ne sorte encore les griffes inutilement.
« Voyons voir… 23 octobre c’était…un mardi. Dix-neuf heures trente deux… j’étais très probablement en train de chier, c’est mon heure. Je ferme le salon, je rentre chez moi, je chie, je prends ma douche et je vais chercher un endroit où bouffer. »
Le pire, c’est qu’il fait preuve de la plus grande honnêteté.


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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Lun 15 Avr - 19:50

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Plus l'interrogatoire avançait, plus Jude se disait que le soir où elle avait couché avec Hunter, elle devait sacrément en avoir envie, finalement. Certes, sur le plan physique, il n'y avait pas grand chose à lui reprocher, il était plus que bien, comparé à certains spécimens de Caswell. Mais pour le reste, ce type était un véritable macaque. Ou peut-être bien un rat. Voire mieux, une bactérie. Un parasite, l'une de ces choses que Jude avait envie d'écraser sans attendre. Ouais. Elle voulait le réduire en bouillie. Le ratatiner, lui encastrer la tête dans la table, lui éclater le crâne contre le mur, l'étrangler avec les menottes, lui arracher la cage thoracique et s'en faire un chapeau. Well, this escalated quickly. Sa colère se manifestait trop rapidement. Il jouait avec ses nerfs, et gagnait le pari. Elle n'avait aucune patience, c'était un secret pour personne ici. Jude, stop la violence. Autant demander à un obèse d'arrêter de bouffer, à un muet d'arrêter de se taire, à un estropié d'arrêter de boiter, à un malade d'arrêter de crever. Absurde, voilà ce que c'était. Jude, sans sa violence, c'était plus Jude. C'était plus rien. Déjà qu'elle n'était pas grand chose, si on lui ôtait le peu qui la maintenait en vie, elle était réduite en cendres, elle redevenait poussière. Ashes to ashes, dust to dust. Jude, poupée disloquée en perdition. Creuse. Vide. Rien d'autre que l'apparence d'une bête sauvage, pour camoufler un être mourant, une âme mutilée. Quitte à agoniser, autant mutiler ceux qui le méritaient pour qu'ils lui ressemblent.

Au moment actuel, elle foutait Hunter dans cette catégorie. De ceux qui le méritaient. Injustement. Tout ça pour quoi ? Parce qu'il se foutait de sa gueule, parce qu'il n'avait pas l'air d'avoir franchement peur, parce qu'il l'avait eue entre ses mains, parce qu'il ne la laissait pas prendre le contrôle des opérations. Connard. Son deuxième nom. Le seul et l'unique dans l'esprit de Jude. Aveugle. Elle n'était qu'une putain d'aveugle, incapable de voir la réalité en face, incapable de réaliser que toute cette mascarade ne servait à rien. Mais elle y arriverait. Elle lui ferait avouer son crime, même si elle devait vraiment le mutiler pour ça. Personne n'était là pour la stopper, alors elle n'allait certainement pas se gêner. Elle allait le foutre en cellule et le regarder comme on regarde un animal en captivité. Hunter était un animal, la cellule était sa cage. Et Jude était la gardienne sadique qui le laisserait dépérir. Si seulement. « Demande plutôt ça à mon sosie, puisqu’apparemment c’est lui le coupable. » Une fois encore, du foutage de gueule, pur et dur. Pourquoi changer une équipe qui gagne, pas vrai ? S'il cherchait à ressortir dans un cercueil, il était sur la bonne voie. Qu'il continue, Jude se ferait une joie de l'emmener à la morgue. Ouais, si seulement. Mais il sembla comprendre qu'il était sur une pente glissante, puisqu'il enchaîna avant qu'elle ne puisse répondre, ou esquisser le moindre geste. A croire que finalement, il commençait à saisir à qui il avait affaire. « Voyons voir… 23 octobre c’était…un mardi. Dix-neuf heures trente deux… j’étais très probablement en train de chier, c’est mon heure. Je ferme le salon, je rentre chez moi, je chie, je prends ma douche et je vais chercher un endroit où bouffer. »

Silence. Lourd. Pesant. Meurtrier. Il continuait de faire le malin, de la prendre pour une conne. Mauvaise idée. Clairement, la patience n'était plus au rendez-vous. Du tout. Plus rien, que dalle. Rien d'autre qu'une colère froide, un regard acide et une immobilité menaçante. Immobilité qui ne s'éternisa d'ailleurs pas. Il voulait jouer, qu'il joue. Mais il était seul, et face à Jude, il perdrait. Au moins cette manche-là. Puisqu'elle était en terrain connu, et qu'elle pouvait presque tout se permettre. Lui ? Avec ses menottes, il ne pouvait pas faire grand chose. Son regard d'acier plongé dans celui du biker, Jude n'hésita pas une seconde de plus avant de saisir son entrejambe, serrant assez pour qu'il ressente un minimum de douleur, mais pas assez pour qu'il agonise non plus. Non, elle n'avait pas peur d'aller jusque là. D'une part, si on reste objectif, c'était pas la première fois qu'elle y touchait, même si les circonstances étaient opposées. D'autre part, à la bande d'enregistrement, ce ne serait pas vraiment visible, puisque le dos de Jude et la table cachaient le tout. Toujours appuyée contre cette dernière, elle ne libéra pas son emprise sur les bijoux de famille du suspect. Au contraire, elle serra un peu plus, bien décidée à lui faire fermer sa grande gueule. Tout le monde savait que c'était le point d'attaque stratégique quand on avait affaire à un homme. Et Jude était certaine de pouvoir affirmer sans se tromper qu'il y tenait, à son engin. « Tu te fous de ma gueule encore une fois, et je serre jusqu'à ce que t'en pleures. » Mais qu'est-ce qu'une flic pareille faisait encore en liberté, hein ? Ses pratiques étaient clairement répréhensibles. Et elle était toujours en activité. Aucun doute que ça finirait par lui retomber dessus, un jour. En attendant, tout ça lui passait bien au-dessus de la tête.

« Y a autre chose que ton PQ pour témoigner ? Parce que dans le cas contraire, t'es dans une merde noire. » Le mauvais jeu de mot, c'était pas voulu. C'était de mauvais goût, déjà. Et Jude ne faisait pas dans l'humour foireux. Ça, c'était le domaine de Sam. A force de se le coltiner, elle se mettait à dire des conneries que lui-même aurait pu sortir. Mayday, mayday. Houston, nous avons un problème. « T'as pas d'alibi, et l'un des types les plus influents de Caswell t'a dénoncé. Tu vas finir la nuit au poste, mon gros. » Pas besoin de le dire puisqu'au fond, c'était relativement évident. Mais elle n'avait pas pu s'empêcher, ne serait-ce que pour le plaisir de l'affirmer. Elle avait bien l'intention de faire en sorte qu'il se retrouve en cellule pour la nuit, et plus si affinités. Elle s'arrangerait pour qu'il soit moins bien loti que les autres. Qu'il continue de jouer si ça lui chante. Il était sur le territoire de Jude, et n'avait aucune chance face à elle. En dehors du commissariat, l'issue de la partie serait certainement différente. Mais ça, ce n'était pas une éventualité qui effleurait l'esprit de la rousse, pas une seule seconde.

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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Mar 16 Avr - 11:43

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Il serre les dents et force un sourire sur le bas de son visage crispé par l’appréhension. Elle le tient littéralement par les couilles mais ne paraît même pas s’en réjouir. Comme depuis le début de cette entrevue, son visage est fermé et ne trahit pratiquement aucune émotion. Malgré ça, il en assez vu pour ne pas douter une seule seconde qu’elle en vienne à mettre ses menaces à exécution et ne lui broie les couilles jusqu’à le voir chialer. Parce qu’il ne se leurre pas, il y aura forcément un moment où la pression deviendra trop forte et où, même s’il luttera pour ne pas hurler, la douleur deviendra tout simplement intolérable. Elle le sait et il le sait. S’il veut conserver son patrimoine intacte, il va falloir qu’il la joue un peu plus fine.
Il va falloir qu’Hunter joue cartes sur table à présent et qu’il cesse de lui dévoiler les vérités qui l’arrange dans le seul but de la faire sortir de ses gonds. Il a effectivement toute son attention et elle a sorti les griffes à présent, il a brillamment réussi cet exploit. A présent il est temps de mettre un terme à cette mascarade pour sauver ses burnes et son honneur par la même occasion.
Tout un éventail de sous-entendus, de blagues vaseuses et autres provocations gratuites s’offre au tatoueur et pourtant, il doit refouler tous ses instinct. Elle lui paiera ça aussi le moment venu, le trentenaire s’en fait la promesse.

« Bon… J’ai jamais vraiment été fan des délires sadomaso alors, j’suppose que c’est le moment d’arrêter de jouer » lance-t-il sans se défaire de son sourire forcé, alors que son regard coléreux reste braqué dans celui de l’inspectrice. « Toute cette histoire de vol de bagnole, c’est d’la connerie. Larsen a inventé toute cette histoire pour me foutre dans la merde, et il a réussi son coup, j’peux au moins lui accorder ça… »
Cela dit, ce n’est pas assez ingénieux et les conséquences de son mensonge sont trop désagréables pour qu’il ne le fasse pas payer dès qu’il aura passé les portes du poste de police de Caswell. Hunter est en train de se faire gentiment humilier par la rouquine et ce genre de chose ne s’oublie pas et ne se pardonne pas. Larsen va avoir du mal à retrouver son équilibre quand il l’aura débarrassé d’une de ses couilles.
« La vérité, Agent Oaken, c’est que j’ai tringlé sa gamine et qu’il a pas tellement apprécié… Elle faisait du stop avec ses copines à la sortie de la ville et mes gars et moi avons décidé de leur montrer que c’est pas l’genre de trucs à faire, même dans le coin. Pas avec toutes les merdes qui se passent en ce moment » explique Hunter en tiquant de manière réprobatrice. « On les a ramassé et on leur a dis qu’on devait faire un détour. Ces trois connes étaient toutes excitées. On les a conduite dans un motel et quand elles ont enfin compris que les choses pouvaient tourner mal, les deux p’tites ont commencés à baliser. Pas la fille de Larsen. Une vraie allumeuse… On leur a fait la morale, on les a obligé à appeler leurs parents pour qu’ils viennent les récupérer, mais Stacy a refusé d’appeler son père. Elle a dit qu’elle était majeure et qu’elle n’avait pas peur. Elle a été jusqu’à réserver une chambre cette conne. J’allais pas gaspiller une si belle chambre » ajoute-t-il en retrouvant son sourire mutin. « Elle était moins expérimentée ou sauvage que tu l’as été mais c’était pas un si mauvais coup. Le souci, c’est qu’elle essayait de faire la conversation. Elle m’a dit des trucs dégueulasses. Qu’elle fantasmait sur moi depuis ses douze ans, qu’elle se touchait en pensant à moi, ce genre de trucs. J’suis p’têtre pas un modèle de vertu, mais faire mouiller des gamines, c’est pas vraiment mon truc… Elle était pas nette cette fille. Et elle crapotait sur ses clopes, c’était lamentable… Bref, comme il faisait nuit, j’ai décidé de la ramener. Mon bon cœur me perdra » raille-t-il en poussant un soupir désabusé. « Son père était sur le point d’appeler les flics quand on est arrivé devant chez lui, il m’a accusé d’avoir kidnappé sa gosse, m’a dit qu’il savait exactement qui j’étais et de quoi j’étais capable, ce genre de conneries, que j’devais plus approcher sa gamine. Elle hurlait comme une hystérique à côté pour qu’il arrête de lui foutre la honte, du coup j’ai pas cherché à comprendre, j’me suis taillé vite fait bien fait. C’était y a deux jours. Et maintenant, me voilà, accusé du vol de sa voiture. Bizarre, nan ? J’suppose qu’il a pas réussi à convaincre sa gosse de porter plainte pour viol ou kidnapping, il lui restait que ça pour me faire chier... »
Qu’elle fasse ce qu’elle veut de cette histoire.


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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Ven 19 Avr - 20:39

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Pendant que Hunter était occupé à se crisper, Jude se demandait ce qu'elle allait bien pouvoir faire des bandes vidéos. Certes, elle avait déjà mené des interrogatoires musclés, à de multiples reprises. Quand quelqu'un était avec elle, les dégâts étaient minimes – peut-être un petit coup derrière la tête par ci par là, mais jamais beaucoup plus. Quand elle était seule, ça passait à la vitesse au-dessus – une main serrée autour du visage, voire carrément une claque. Mais aujourd'hui, Hunter était particulièrement à plaindre. Fallait dire que l'humeur de Jude était déjà massacrante, à cause du rapport qu'elle n'arrivait pas à faire, et plus sérieusement, du bordel autour de Gloria Hartwell. L'article paru la veille l'avait mise dans une colère noire, et ça n'avait pas changé. D'autant plus que le message énigmatique reçu dans la nuit n'arrangeait rien – bien qu'elle n'y ait pas compris grand chose. En bref, ce vingt-six octobre était probablement un jour que ce cher biker voudrait rayer de sa mémoire dès qu'il aurait mis le pied dehors. Dommage pour lui, les bleus faits par Jude lui resteraient un moment. Non, pas sur son corps, elle ne pensait pas avoir frappé assez fort pour ça. Ceux faits à son ego de mâle dominant. Ceux-là, elle était certaine qu'ils le suivraient pendant longtemps. Elle avait entaché sa fierté, sa virilité aussi, probablement. Et rien que cette idée lui donnerait presque envie de sourire. Sauf qu'à la place, elle se contenta de continuer à le fixer en silence, attendant qu'il daigne parler. Et les bandes vidéos finiraient certainement portées disparues, ou malencontreusement abîmées par du café.

« Bon… J’ai jamais vraiment été fan des délires sadomaso alors, j’suppose que c’est le moment d’arrêter de jouer. » Bien, ça commençait à rentrer. Ne desserrant en rien son emprise sur les bijoux de famille de Pendleton, elle se contenta d'afficher un air approbateur. Allez, parle, ducon. « Toute cette histoire de vol de bagnole, c’est d’la connerie. Larsen a inventé toute cette histoire pour me foutre dans la merde, et il a réussi son coup, j’peux au moins lui accorder ça… » Bah voyons. Et elle, elle était la vierge Marie. « T'espères t'faire innocenter avec ça ? T'es vraiment stupide. » Arquant un sourcil blasé, elle l'observa, retrouvant le silence alors qu'il ouvrait à nouveau la bouche. « La vérité, Agent Oaken, c’est que j’ai tringlé sa gamine et qu’il a pas tellement apprécié… » Charmant, vraiment. Il avait une de ces classes, un vrai gentleman comme on en fait plus. « Elle faisait du stop avec ses copines à la sortie de la ville et mes gars et moi avons décidé de leur montrer que c’est pas l’genre de trucs à faire, même dans le coin. Pas avec toutes les merdes qui se passent en ce moment. » Mais quelle bande de bons samaritains. Vouloir donner des leçons aux gamines, c'était si respectable. Qu'on les fasse faire une campagne dans les écoles, c'était sûr qu'ils remporteraient tous les suffrages. Tsk. « On les a ramassées et on leur a dit qu’on devait faire un détour. Ces trois connes étaient toutes excitées. On les a conduites dans un motel et quand elles ont enfin compris que les choses pouvaient tourner mal, les deux p’tites ont commencé à baliser. Pas la fille de Larsen. Une vraie allumeuse… On leur a fait la morale, on les a obligé à appeler leurs parents pour qu’ils viennent les récupérer, mais Stacy a refusé d’appeler son père. Elle a dit qu’elle était majeure et qu’elle n’avait pas peur. Elle a été jusqu’à réserver une chambre cette conne. J’allais pas gaspiller une si belle chambre. » Son sourire donnait juste envie à Jude de serrer encore plus ses doigts autour de son paquet. Ce qu'elle fit, un peu – étrangement, elle n'avait pas réellement l'intention de le castrer. Preuve de compassion ? Non. Elle tenait juste assez à son job pour pas franchir cette ligne là, quoi qu'on en pense, quoi qu'on en dise. Et puis, si elle le faisait, il lui raconterait jamais la suite, ce qui serait problématique. « Elle était moins expérimentée ou sauvage que tu l’as été mais c’était pas un si mauvais coup. » Venant de lui, elle aurait presque pris une telle déclaration comme un compliment. Presque. Tout du moins, c'était pas une insulte, c'était déjà pas mal. « Le souci, c’est qu’elle essayait de faire la conversation. Elle m’a dit des trucs dégueulasses. Qu’elle fantasmait sur moi depuis ses douze ans, qu’elle se touchait en pensant à moi, ce genre de trucs. J’suis p’têtre pas un modèle de vertu, mais faire mouiller des gamines, c’est pas vraiment mon truc… Elle était pas nette cette fille. Et elle crapotait sur ses clopes, c’était lamentable… Bref, comme il faisait nuit, j’ai décidé de la ramener. Mon bon cœur me perdra. » Soupir. Il était trop bavard, ça commençait à lui taper sur le système. Fortement. « J'en ai rien à foutre de tes histoires de cul, viens-en au fait. » Et puis, c'est pas que, mais elle avait bien envie d'enlever sa main de là, à force. Sauf que c'était la menace parfaite, et qu'elle préférait attendre qu'il ait terminé de parler.

« Son père était sur le point d’appeler les flics quand on est arrivés devant chez lui, il m’a accusé d’avoir kidnappé sa gosse, m’a dit qu’il savait exactement qui j’étais et de quoi j’étais capable, ce genre de conneries, que j’devais plus approcher sa gamine. Elle hurlait comme une hystérique à côté pour qu’il arrête de lui foutre la honte, du coup j’ai pas cherché à comprendre, j’me suis taillé vite fait bien fait. C’était y a deux jours. Et maintenant, me voilà, accusé du vol de sa voiture. Bizarre, nan ? J’suppose qu’il a pas réussi à convaincre sa gosse de porter plainte pour viol ou kidnapping, il lui restait que ça pour me faire chier... » Deux jours. C'était donc le vingt-quatre. Larsen avait porté plainte pour le vol de sa chère voiture le vingt-cinq, disant que ça c'était passé le vingt-trois et qu'il n'était pas venu plus tôt par peur d'éventuelles représailles. Fait chier, toute cette histoire se tenait en plus. « Tu comptes t'en sortir en accusant Larsen de propos diffamatoires, je vois. C'est petit. » Envisager la possibilité que Hunter soit innocent ne ravissait pas Jude, loin de là. Laissant échapper un nouveau soupir, elle relâcha son entrejambe, se décollant de la table pour se tenir debout, à côté de Hunter. Bras croisés sur la poitrine, elle le fixa un moment avant de parler à nouveau. « La gamine t'a dit qu'elle était majeure. T'es allé vérifier ? Parce que moi, j'suis presque sûre que c'est pas l'cas. En fait, j'en suis carrément certaine, tu vois. » Bluff. C'était que du bluff. La gosse de Larsen était effectivement tout juste majeure. Mais ça, Hunter ne pouvait pas le savoir. Et elle comptait bien jouer là-dessus pour l'emmerder, puisque visiblement, la plainte de Larsen n'était rien de plus qu'une diffamation. Non pas qu'elle croie aveuglément en ce que disait le biker comme s'il était le messie, loin de là. Mais elle connaissait le spécimen Larsen, savait qu'il était un lâche et qu'il serait prêt à faire un truc pareil pour se venger. Seulement, avec tout ce qu'Hunter avait dit et fait pour l'énerver, elle ne comptait pas le laisser s'en sortir si facilement. D'autant plus que dans tous les cas, il faudrait aller vérifier les faits sur l'histoire qu'il venait de raconter, puisqu'il n'y avait aucune preuve tangible des deux côtés. Pour l'instant, c'était la parole de Larsen contre celle de Pendleton. Ouais en clair, c'était loin d'être fini, à première vue. Quelle merde. « Tu sais que tu viens d'avouer avoir amadoué une adolescente pour coucher avec elle ? Ça plus le vol de voiture, t'es pas sorti d'l'auberge. Tu vas prendre encore plus cher qu'initialement. » Et vas-y que j'en rajoute une couche. Elle était bien décidée à le faire flipper avec ça, aussi longtemps que possible.

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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Sam 20 Avr - 12:20

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Il aurait dû se douter que cette connasse trouverait à redire à son histoire et continuerait de le faire chier. Au moins, elle finit par mettre fin à son supplice en relâchant la pression sur ses couilles pour simplement venir se poster à ses côtés et continuer d’afficher cette expression indéchiffrable et agaçante.
Comment est-ce qu’il avait pu coucher avec ça, très sérieusement ? Avait-elle eu l’air aussi… absente, le soir de leur rencontre ? Il avait certes ingurgité pas mal d’alcool avant de croiser sa route et avait remis ça plusieurs fois par la suite, mais de là à être assez motivé pour s’envoyer en l’air avec Robocop… Elle n’avait pas été du genre très causante au moment de leur rencontre, ça il s’en souvenait, mais avait-elle été aussi froide ? Assurément, pas pendant qu’ils s’ébattaient dans tous les coins de la chambre de motel qu’il avait louée pour l’occasion. A ce moment, assurément, elle n’avait pas été aussi flegmatique qu’elle pouvait l’être à présent.
C’est assez déstabilisant en fait et, plus il y songe, plus Hunter trouve qu’en réalité, les deux images qu’il avait eu d’elles se superposent plutôt facilement. Ce soir-là, il s’est simplement laissé abuser par son excitation et sa vision d’elle a été déformée par le prisme de ses pulsions sexuelles. La rousse n’a de chaud que la teinte de ses cheveux et l’intérieur de son vagin… Tout le reste n’est qu’un mur de glace impénétrable qu’il n’est plus du tout tenté d’essayer de franchir. Il n’y a rien à conquérir chez elle et il n’a aucune envie de planter son drapeau au sommet pour marquer son territoire. Il la laisse à quiconque voudra bien d’elle. Et les prétendants ne doivent certainement pas se bousculer au portillon…

Il pousse un soupir et frotte son sourcil droit du revers de son pouce, contraint de lever ses deux mains menottées. Il les laisse retomber sur ses cuisses en se laissant glisser un peu sur sa chaise, refermant subtilement ses jambes pour être bien certain que la salope frigide ne soit plus tentée de jouer les casse-noisettes.
« J’ai amadoué personne, t’as rien écouté. C’est elle qui m’a chauffé et qui a pris la chambre. Et d’ailleurs, si le gérant lui a laissé les clés, c’est qu’elle devait bel et bien être majeure. On cède pas de chambre à un mineur… C’est la loi après tout, non ? » réplique-t-il en forçant un sourire à apparaître fugacement sur ses lèvres, sans y mettre beaucoup de conviction. « Elle a forcément dû présenter sa carte d’identité et si elle a été capable de duper un hôtelier sur son âge, comment j’étais censé deviner qu’elle était mineure, moi, pauvre motard décérébré. On pourrait presque dire que c’est elle qui a profité de moi. »
C’est bien ce que l’inspectrice implique depuis le départ dans toutes ses remarques, non ? Qu’il n’est qu’un sombre crétin. Le tatoueur n’est en aucun cas tenté par l’idée de lui prouver le contraire et se moque bien de ce qu’elle pense de lui. Si c’est son truc de s’envoyer en l’air avec des types qu’elle méprise, ça prouve juste qu’elle n’a qu’une bien piètre estime d’elle-même. Chacun ses problèmes et il n’a pas non plus envie d’essayer de chercher à comprendre ce qui se passe dans le crâne de la rouquine. Elle est complètement malade à son sens…

Nouveau soupir, plus las encore que les précédents.
« Bon, j’ai perdu assez de temps comme ça et j’ai une boutique à faire tourner. On vit pas tous de détournements de fonds comme le fait ce cher Larsen, certaines personnes ont besoin de gagner honnêtement leur vie alors… j’aimerai assez qu’on en finisse au plus vite. C’est ma parole contre la sienne alors, confrontez-nous si ça vous chante, faites venir sa gosse et vous verrez bien c’qu’il en ressort, inspectrice. »
Ce dernier mot sonne presque comme une insulte dans sa bouche et il l’a prononcé avec tout le dédain dont il est capable. Hunter a finit de jouer, ça y est, et l’idée de rester encore enfermé avec cette garce, même si c’est pour la faire tourner en bourrique, ne l’amuse même plus. Peut-être parce qu’il n’est plus aussi sûr de lui qu’à son arrivée dans la salle d’interrogatoire et prend enfin conscience qu’il risque gros. Parce que clairement, la rouquine a l’air prête à tout pour le faire casquer, qu’il soit innocent ou non…
Il en est même réduit à envisager d’user de son droit de faire venir un avocat.


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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Mer 1 Mai - 22:04

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Scanner qui passait au crible le visage du biker. Patientez, analyse en cours. Si au début de leur entrevue, il était moqueur et enclin à faire des blagues vaseuses, son sourire avait clairement perdu de son éclat. C'était ça, le don de Jude. Faire disparaître le sourire des gens, pour qu'ils lui ressemblent. C'était pas forcément volontaire, plutôt inconscient. Quoi qu'elle fasse, les gens finissaient toujours par être ternis par son obscurité à elle. Au-delà de sa capacité à les intimider, c'était peut-être ça, qui les faisait le plus fuir. Sa faculté à tout éclabousser de sa haine plus noire que le néant. Qu'est-ce qu'elle en avait à foutre, au fond ? Qu'ils la fuient, au moins ils lui foutaient la paix. Cette fille qui n'en a que l'apparence. Jude, c'est pas une fille. Beaucoup le disaient. Mais personne savait dire ce qu'elle était, en fait. Non déterminée. Non identifiée. Ovni. Un parmi tant d'autres dans cette ville de merde. Un de ceux qu'on ne voit qu'une fois qu'il nous tombe dessus. Ouais, Jude était comme ça. Tomber sur les gens, comme ça, d'un coup, sans prévenir. Et elle les écrasait. Elle savait pas faire autre chose. Tout casser, tout cramer, tout réduire en poussière. A commencer par elle-même. Alors ouais, elle analysait son suspect, comparant avec sa tête du début. Et même sa tête de leur première rencontre. Le contraste était si saisissant que ça en serait presque drôle. Ouais, presque. Parce qu'avec Jude, rien n'était jamais drôle. Juste funeste.

C'était lui, qui l'avait abordée, ce soir là. Elle se souvenait pas de tous les détails à vrai dire, et c'était pas ce qui l'intéressait le plus, à ce moment là. Il avait fait plusieurs approches – assez foireuses, qu'on se l'avoue. Et pourtant, malgré ça, elle avait fini par le suivre. Faut pas chercher à comprendre. Rien n'était jamais logique avec elle. Elle était allée avec lui, peut-être parce qu'elle était dans un état qui faisait qu'elle avait juste besoin de se défouler. Peut-être parce que même s'il n'avait pas l'air d'être une lumière – merci à l'alcool – il était physiquement attirant. Peut-être parce qu'il avait une carrure importante et qu'elle voulait voir si elle aurait l'air chétive une fois entre ses mains. Peut-être parce qu'elle avait pas envie de réfléchir et qu'elle voulait juste suivre son instinct et faire ce que bon lui semblait. Tout ça n'avait aucune importance, elle avait suivi et puis c'est tout. Et maintenant, ça la faisait chier de le revoir. Ça aurait pu être pire. Ouais, il s'était ouvertement payé sa tête. Ouais, il avait fait plusieurs allusions qui l'avaient énervée. Ouais, il se souvenait de tout et pouvait se vanter d'avoir eu le contrôle sur elle le temps d'une nuit. Mais à l'arrivée, il perdait quand même. La partie était remportée par Jude, et elle seule. Terrain connu, elle régnait en maître, comme la reine sur l'échiquier. La reine de la salle d'interrogatoire. Cruelle, violente, et immorale. C'était elle qui avait gagné. Le reste, elle s'en foutait royalement.

Hunter avait l'air fatigué. L'effet des sévices de Jude ? Probablement. La peur de se retrouver dans la merde pour de bon, aussi. Un trop plein de tout, qui faisait bien rire Jude. Ou du moins, intérieurement. Cette fois-ci, c'était lui, qui était faible. Et c'était elle qui avait le contrôle. Jubilation. C'était stupide, puéril, et même à la limite du malsain. Mais c'était bon, alors peu importe. « J’ai amadoué personne, t’as rien écouté. C’est elle qui m’a chauffé et qui a pris la chambre. Et d’ailleurs, si le gérant lui a laissé les clés, c’est qu’elle devait bel et bien être majeure. On cède pas de chambre à un mineur… C’est la loi après tout, non ? » Le cœur n'y était plus quand il souriait. Preuve de plus de la victoire de la rousse. Il l'avait poussée à bout, et maintenant, c'était lui qui se retrouvait dans ses retranchements. Lueur satisfaite dans le regard de la flic. Les arguments qu'il avançait étaient véridiques. Mais ça, elle comptait pas le lui confirmer. Tant qu'elle pouvait le garder là, elle continuerait sur cette voie. « Tu crois qu'la loi est toujours respectée ? Quand y a du fric inclus dans l'histoire, ça compte plus tout ça. » Ça aussi, c'était véridique. Elle avait été témoin de cette affirmation tellement de fois que c'en était blasant. « Elle a forcément dû présenter sa carte d’identité et si elle a été capable de duper un hôtelier sur son âge, comment j’étais censé deviner qu’elle était mineure, moi, pauvre motard décérébré. On pourrait presque dire que c’est elle qui a profité de moi. » Ha. Jouer sur les remarques de Jude, c'était pas mal, comme technique. Elle admirait l'effort. Regard d'acier dans celui de son interlocuteur, elle afficha un vague rictus moqueur. « Que tu puisses deviner ou non, maintenant c'est trop tard. J'pense pas que t'aies trop cherché à comprendre quand t'as vu qu'tu pourrais tirer ton coup, pas vrai ? Ça prouve bien c'que t'es. Capable de te taper une gamine de seize piges du moment qu'elle te dit qu'elle est majeure. »

« Bon, j’ai perdu assez de temps comme ça et j’ai une boutique à faire tourner. On vit pas tous de détournements de fonds comme le fait ce cher Larsen, certaines personnes ont besoin de gagner honnêtement leur vie alors… j’aimerais assez qu’on en finisse au plus vite. C’est ma parole contre la sienne alors, confrontez-nous si ça vous chante, faites venir sa gosse et vous verrez bien c’qu’il en ressort, inspectrice. » Échec et maths. Le fou est tombé, la reine l'a bouffé. C'était couru d'avance. Non, elle avait aucun mérite. Le commissariat, son domaine, forcément qu'elle avait toutes les cartes en main pour le pousser à bout. Rien à foutre, tous les coups étaient permis. Surtout quand il avait pris le soin de se foutre de sa gueule avec tant de hargne et de mettre ses nerfs à vif alors qu'ils étaient déjà bien attisés par cette putain de Gloria. Peut-être même qu'au fond, Hunter était simplement un martyr. Le moyen pour Jude d'extérioriser toute sa frustration, alors qu'il n'y était pour rien. Il était sa victime, et elle n'en avait fait qu'une bouchée, avant de recracher les restes. Mais Jude, tu devrais pas te croire en terrain conquis. Elle ne songeait pas à d'éventuelles représailles ou quoi que ce soit du genre. Ça lui était jamais arrivé, et ça commencerait certainement pas maintenant. Pas vrai ? « T'en fais pas ducon, c'est bien c'qui va être fait, mais avant– » Toc toc. Sauvé par le gong. Qu'il remercie sa bonne étoile.

Soupirant, Jude se décolla de la table pour se diriger vers la porte entrouverte, où Doherty avait passé la tête. Un vrai chieur. « Oaken, y a du nouveau. » Il devait être suicidaire ou simplement stupide pour venir l'emmerder maintenant. Connaissant le spécimen, elle penchait plutôt pour la seconde option. En tous les cas, il avait pas l'air d'avoir envie d'être là. Tu m'étonnes. Arrivant à sa hauteur, Jude le fixa, visage impassible, son regard trahissant son agacement. « T'as pas l'impression qu'j'suis occupée là ? » Voix aussi tranchante que le fil d'un rasoir. Lançant un coup d’œil dans la direction du biker, Doherty hocha légèrement la tête. « Justement, c'est à propos de la plainte de Larsen. » Allez savoir pourquoi, mais Jude avait un mauvais pressentiment. Continuant de dévisager son collègue, elle attendit qu'il débite la suite. Chose qu'il ne fit pas. Il était vraiment con. « Bon, accouche. » Avec un léger sourire – qu'elle ne saurait qualifier, soulagé, satisfait ou désolé, elle en savait trop rien – il haussa les épaules. « Il a retiré la plainte en disant qu'y avait méprise et que sa voiture avait été empruntée par son neveu. Avec la nuit et tout ça, il a dit qu'il avait mal vu. Enfin bref, Pendleton est innocent donc on peut pas l'garder. » Putain. De. Merde. C'était vraiment l'un des pires trucs envisageables. D'autant plus que Jude était convaincue qu'Hunter venait d'entendre cette déclaration. Aucun doute qu'il allait jubiler. Fait chier, manquait plus que ça. Surtout que là, y avait anguille sous roche. Larsen n'avait pas de neveu. Mais du moment qu'il retirait sa plainte, elle pouvait rien faire et était forcée de suivre le protocole. « Je vois. » Et sans un mot de plus, elle claqua la porte au nez de Doherty – littéralement d'ailleurs – avant de retourner vers son suspect. Qui était désormais innocenté. Hey, Jude. Prends-toi ta victoire dans la gueule.

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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Jeu 2 Mai - 15:03

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You can run on for a long time, run on for a long time
Sooner or later God'll cut you down
Go tell that long tongue liar, go and tell that midnight rider
Tell the rambler, the gambler, the back biter
Tell 'em that God's gonna cut 'em down

Il se garde bien d’afficher la moindre expression de soulagement lorsque la poufiasse rousse lui répond qu’il aura droit à sa confrontation. Mais il n’a pas vraiment le temps de savourer sa victoire puisque quelques coups sont frappés à la porte. Sa première idée est qu’une autre affaire va occuper l’inspectrice pendant qu’il croupira dans une cellule selon son bon vouloir. Aucune chance qu’elle le laisse retourner discuter avec ce crétin de Doherty… Ne plus voir sa tronche de garce ne sera assurément pas pour lui déplaire et ça lui laissera tout le temps de mettre sur pieds une vengeance à la hauteur de l’affront qu’il vient de subir, mais d’un autre côté, ce qui lui plairait vraiment, ce serait de sortir de ce trou à rat. Quand ce sera chose faite, il lui faudra la jouer fine, tant avec l’inspectrice qu’avec cet empafé de Larsen. Aller lui faire compter ses dents le démange, mais il sait qu’il n’est pas toujours bénéfique de céder à ce genre de pulsions. Mieux vaut attendre que les démangeaisons s’estompent et que la croute sur votre plaie disparaisse d’elle-même. C’est le meilleur moyen d’empêcher une hémorragie incontrôlable ou de garder une marque indélébile de votre connerie. Hunter devra donc faire preuve de patience et ça aussi, il le fera payer à l’un comme à l’autre des emmerdeurs qui viennent de pourrir sa journée. Probablement sa semaine.

Mais ce bon vieux Doherty le rassure très rapidement sur son sort. Plus de passage en cellule en attendant que sa seigneurie remplisse son devoir et fasse semblant d’être un membre respectable de cette société gangrénée qu’elle méprise certainement autant que lui, sinon davantage. Sûrement d’avantage d’ailleurs…
Larsen a retiré sa plainte. Ca n’arrangera en rien ses affaires bien entendu et Hunter lui fera tout de même payer sa dette, au prix fort et avec les intérêts, mais au moins il n’a pas eu à passer la nuit en cellule. « Merci Pete » murmure-t-il, sachant pertinemment que c’est la visite de ses petits camarades qui a convaincu le businessman de se rétracter et de faire part de son retrait de plainte au commissariat. Dans les plus brefs délais, merci bien. Il a déjà hâte d’entendre cette histoire la…

Son sourire ravi et sa pleine confiance ne lui-même retrouvés, il soutient le regard sombre d’Oaken qui est de retour à ses côtés. Il peut très facilement imaginer dans quel état elle se sent à cette seconde et s’en réjoui bien évidemment. Elle se sent comme une sale petite merdeuse, ce qu’elle est très clairement. Une petite merdeuse morveuse qui vient de se faire moucher par le genre de vermine qu’elle prend habituellement un malin plaisir à malmener. Aujourd’hui, elle se mange la manivelle en pleines dents et ça doit faire bien mal à son égo gargantuesque de petite fliquette.
Hunter pourrait jouer les vantards à cet instant, piétiner la dignité froissée de la rouquine, mais il vient justement d’être témoin de sa chute vertigineuse et compte faire bien attention de garder les pieds sur terre… Et ses couilles intactes. Elle est certainement sur les nerfs et n’attend qu’un faux pas de sa part pour frapper. Son regard semble d’ailleurs le supplier de faire un faux pas. Vas-y gros malin, donne-moi une bonne raison de te foutre au trou. Voilà ce qu’il peut lire sur son visage tendu par la frustration. Elle est douée au petit jeu de la dissimulation de ses sentiments, peut-être la meilleure qu’il ait rencontré jusque là, mais elle n’est pas capable de cacher son envie de le détruire à cet instant.
Alors sans ouvrir la bouche, qu’il continue d’étirer en un sourire de triomphe, il lève ses mains menottées pour lui faire comprendre qu’il est temps de les lui ôter.

**

Il appose sa signature sur le morceau de papier que lui tend la mignonnette de l’entrée et récupère ses effets personnels. Pete lui donne une bonne tape dans le dos et Hunter répond à un sourire par un autre tandis qu’il fourre son portable dans la poche intérieure de son blouson de cuir.
« T’es décidément le meilleur foutu avocat de cette ville de pédés, Pete » lui lança-t-il en jetant un œil du côté de l’entrée où six autres de ses camarades l’attendaient.
« J’étais justement en train d’me dire qu’il allait falloir que tu commences à m’payer. »
« J’vais t’payer en plomb s’tu prends la grosse tête, ouais. »
Pendant qu’il lâche cette réplique, il ne peut s’empêcher de chercher la rousse du regard. En parlant de grosse tête... Il l’aperçoit finalement à quelques mètres de là, en train de le fixer de son regard si inexpressif et un peu dérangeant. Il commence à se diriger vers elle mais Pete le retient.
« Laisse tomber. »
Hunter le repousse doucement et avance encore de quelques pas, s’immobilisant près des bureaux ouverts du poste en écartant les bras.
« Faites pas cette tête, Inspecteur Oaken ! C’est qu’partie remise » lance-t-il à son adresse, continuant d’afficher un sourire moqueur, alors que son regard, lui, est en on ne peut plus sérieux. Presque menaçant. « On se recroisera, c’est promis. Par contre, je préfèrerai qu’on se fasse un remake de notre premier rencontre plutôt que de celle-ci. J’vous aime mieux en tenu d’Eve qu’en tenue d’flic… Vous savez où m’trouver. »
Il lui adressa un petit salut, conscient du regard des quelques agents présents qui voyageaient de lui à la rousse, affichant une expression tantôt interloquée, tantôt sceptique. Quelque chose lui disait qu’il y avait peu de chance qu’un d’eux ose réellement demander des explications sur ses remarques à l’intéressée mais la rumeur circulerait. C’est tout ce qui comptait. Qu’elle se démerde avec ça.
« Connasse » cracha-t-il entre ses dents, faisant disparaître son sourire tout en se détournant pour rejoindre les autres.
Pete l’attrapa par la nuque pendant qu’ils marchaient et, juste avant qu’il ait droit à un accueil royal de la part de ses camarades, ils échangèrent quelques mots à voix basse.
« Elle va te l’faire payer ça, P’tit Prince… »
« J’compte là-dessus. »


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MessageSujet: Re: What's down in the dark will be brought to the light #hunter&judith   Ven 10 Mai - 20:53

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Brebis égarée dans la forêt, sur le point de se faire dévorer par le grand méchant loup. Brebis déambulant dans les couloirs de l'abattoir, prête à recevoir le coup fatal. Visage fermé, elle avait le regard du condamné. Pourquoi ? C'était pas comme si elle s'apprêtait à monter sur la chaise électrique ou autre barbarie du genre. Elle était uniquement sur le point de défaire les chaînes d'un enfoiré, parmi tant d'autres. Pourquoi un tel fatalisme, dans ce cas ? Parce qu'elle avait perdu. Elle se croyait reine de l'échiquier, mais au fond, elle n'était rien de plus qu'un pion. Un vulgaire pion en première ligne, destiné à se faire bouffer en sacrifice. Tout ça pourquoi ? Pourquoi ? La question ultime, celle qui revenait constamment, celle qui ne trouvait jamais de réponse. Jamais de réponse destinée à la réelle question. Que du superflu, que des apparences. Du faux, partout. Elle n'était qu'un foutu pion, elle l'avait toujours été. Celui de son père, de sa sœur, de ses camarades, des gardiens, du commissariat, de Caswell. De la grande faucheuse. Du pareil au même. Elle aimait à croire qu'elle était indépendante et faisait ce qu'elle voulait, mais au final, c'était tout du programmé. Une putain de marionnette, sans personne pour tirer les fils. Poupée disloquée qui allait finir par se désintégrer. Elle jouait un rôle, celui du bourreau. Alors qu'en réalité, elle n'était que la victime. Comme tant d'autres. Le véritable bourreau, c'était la ville. Caswell, qui effectuait son propre holocauste parmi ses habitants. Ils finiraient tous exterminés, et la ville serait recouverte de cendres. Recouverte d'eux. Massacre. Génocide. Infanticide.

Vérités, qui pesaient sur ses épaules alors qu'elle s'avançait vers lui. Ouais, ça pesait ; ça pesait même des tonnes. Mais elle ne courbait pas l'échine. Pas maintenant, pas jamais. Jude, c'était pas un roseau. Si elle se pliait sous le mistral, elle reviendrait pas en position originelle. C'était une putain de brindille, qui craquerait dans un bruit sec. Être scindé, ce serait irréversible. Elle voyait bien le sourire qui étirait les lèvres d'Hunter, lui donnant des allures de Joker. Il était le putain de Joker de ce château de cartes qui s'effondrait. Même si elle avait été un as, il l'aurait battue. Mais elle n'était pas un as, ni un roi ou une reine, ni même un valet. Le deux de trèfle. Celui qui commence la partie, le premier sacrifié. Continue de sourire, connard. Il soutenait son regard, il affichait sa victoire sur son visage qu'elle commençait à détester, sans raison tangible. Il en devenait lumineux, dans sa crasse. Tandis qu'elle s'enfonçait un peu plus dans son obscurité. Elle se sentait conne, elle se sentait démunie, elle se sentait vaincue. Ça se lisait probablement sur son visage, alors qu'elle arrivait à la hauteur du biker. Mais bien vite, la colère fit son apparition, dans un éclair de son regard. Elle avait une soudaine envie de le détruire, ce con. Elle avait pas de raison. Elle voulait le briser, et c'était probablement réciproque. Plus ou moins.

Il leva ses poignets menottés vers elle, et elle continua de le fixer en silence. Il triomphait, et elle s'écrasait. A nouveau. Forcée d'abdiquer, elle extirpa la petite clé de sa poche, mâchoires crispées. Ses mains se refermèrent telles des étaux autour des poignets d'Hunter, qu'elle ne ménageait évidemment pas. En une seconde, la minuscule serrure était déverrouillée, insignifiante. Mais avant de totalement détacher les menottes, elle appuya volontairement dessus pour qu'elles se resserrent sur la peau du biker. Geste inutile, stupide et probablement puéril, mais elle n'avait pas pu s'en empêcher. Il avait gagné, à la fin. Mais tout au long, elle avait mené la partie. C'était donc une sorte d'ex-æquo mal placé. Qu'elle détestait au plus haut point. Si ça ne tenait qu'à elle, il aurait poireauté en cellule un petit moment, histoire de lui faire comprendre le message. Que lui et ses bikers ne contrôlaient rien, qu'ils n'étaient que poussière. Comme Jude. Elle était consciente de sa propre condition, mais préférait prétendre le contraire. Comme si se faire passer pour un robot lui donnait une once de pouvoir. Tu parles. Ça la précipitait vers les abysses. Hunter, lui, allait pouvoir respirer à nouveau. Libéré de ses chaînes provisoires, il redevenait libre. Pendant que Jude attachait les menottes à sa ceinture. Au final, c'était elle, la vraie prisonnière.

Pas un mot. Pas un seul. Le silence était roi alors qu'ils quittaient la salle et se séparaient. Y avait rien à dire, de toute façon. La tension dans l'air était amplement suffisante. Pendant que lui était occupé à la paperasse avec une fille que Jude n'appréciait particulièrement pas, elle l'observait de loin, attendant qu'il se tire enfin. Qu'il se barre et que leurs routes ne se recroisent plus. Si, par hasard, il avait à revenir ici en position d'accusé, elle se ferait un plaisir de se charger à nouveau de son cas. Mais sinon, elle avait la ferme intention de ne plus jamais avoir à croiser son regard. Il l'agaçait, à sourire comme un soldat victorieux, alors qu'il n'avait pas affronté la moindre guerre. Seulement Jude. Et finalement, c'était peut-être déjà bien assez. Son pote aussi, avait l'air trop content pour que Jude n'ait pas envie de gerber. De leur cracher à la gueule. En retrait, elle attendait qu'il quitte ce lieu pour retourner se terrer dans son trou à rats. S'assurer qu'il passe la porte sans se retourner. Et ensuite, elle retournerait à ses occupations. A sa paperasse. A son ennui. Sauf qu'il releva la tête, semblant chercher quelque chose du regard, avant de finalement se focaliser sur elle. Comme s'il en avait pas déjà eu assez. Masochiste.

Le voyant approcher, le visage de Jude s'assombrit légèrement. Elle n'avait qu'une envie, c'était qu'il disparaisse et qu'elle puisse faire ce qu'elle avait à faire. Mais évidemment, c'était trop en demander. Elle semblait avoir oublié qu'il entrait dans la catégorie connard et qu'il serait ravi d'en rajouter une couche. Les bras écartés avec un air de défi, il accentuait le mépris de Jude à son égard, avant même d'ouvrir la bouche. Et si elle avait su, elle lui aurait arraché la langue quand elle en avait encore l'occasion. « Faites pas cette tête, Inspecteur Oaken ! C’est qu'partie remise. » Sourire moqueur, celui du bouffon. Il voulait faire l'animation. Alors pourquoi son regard ne suivait pas le mouvement ? Sourire du Joker, regard du fauve qui s'apprête à bouffer sa proie. Lui aussi se lançait dans l'intimidation, ça promettait un match comme on en avait jamais vu. Et certains semblaient l'avoir compris puisqu'ils leur lançaient de rapides œillades. « On se recroisera, c’est promis. Par contre, je préfèrerais qu’on se fasse un remake de notre première rencontre plutôt que de celle-ci. J’vous aime mieux en tenue d’Ève qu’en tenue d’flic… Vous savez où m’trouver. »

Les œillades devinrent des yeux écarquillés et des sourcils froncés, les bruits de claviers devinrent des murmures et la flic devint une statue. Alors qu'il lui adressait un salut, elle répondit par un doigt d'honneur. C'était soit ça, soit une gifle, mais il était trop loin pour qu'elle l'atteigne. Chanceux. Le mépris qu'elle avait pour lui se muait en quelque chose de pire, qui s'apparentait vaguement à de la haine. Ouais, juste vaguement. Il méritait pas tant de considération. Mais une chose était certaine, même si elle ne chercherait pas à lui nuire volontairement, si l'occasion de l'écraser se présentait à elle, elle n'hésiterait pas une seule seconde. Il n'était qu'une raclure, un cafard, et il profitait de sa réticence évidente à reparler de leur première rencontre pour tourner l'attention de tout le poste sur eux. Elle se fichait éperdument de ce qu'ils pouvaient en penser, mais ça la faisait chier qu'on le crie sur tous les toits. Une partie d'elle dévoilée, aussi minime soit elle. Et ce connard qui crachait un mot inaudible avant de se détourner et partir avec les nuisibles qui lui servaient d'amis.

« Qu'est-c'que tu regardes, pauvre con ? » Douces paroles adressées à un collègue dont elle ignorait l'identité, qui la fixait comme s'il venait de découvrir qu'elle était la reine d'Angleterre. Qu'ils aillent tous se faire foutre. Impassible mais regard meurtrier, elle tourna le dos à ces abrutis avant de vouloir commettre un acte terroriste, et se dirigea vers la salle d'interrogatoire. Elle avait des trucs à récupérer, et des preuves à effacer. C'était pas la première fois que des bandes vidéos se perdaient, et ce serait certainement pas la dernière non plus. Personne n'en avait rien à foutre de toute façon. De même que Jude n'en avait rien à foutre des regards perplexes qui étaient restés flanqués derrière son dos. Hunter avait voulu faire le malin, soit. Qu'il prie pour ne pas avoir à remettre les pieds ici, ou elle le réduirait en bouillie. Pour de bon, cette fois ci.



TOPIC TERMINÉ.

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