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 La mémoire est à nos racines ce que la cuillère est au yaourt. [Evy Sullivan]

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MessageSujet: La mémoire est à nos racines ce que la cuillère est au yaourt. [Evy Sullivan]   Mar 5 Mar - 18:36


La mémoire est à nos racines
Ce que la cuillère est au yaourt.




† Je suis l'Alpha et l'Oméga... . †


    La mémoire est à nos racines ce que la cuillère est au yaourt. Indispensable. Mes racines, ce sont cette ville. Je suis né ici, mon père est né ici, ma mère est née ici, mes grands-parents sont nés ici, et ce, depuis des générations. Nous vivons dans cette ville depuis des générations, et je suis fier de mes racines. Mais sans mémoire, les racines ne sont rien. Ma mémoire, c’est celle de cette ville, celle que mon père m’a confiée. Le passé de Caswell peut se voir partout, dans chaque endroit de cette ville. Chaque bouffée d’air, chaque particule de cette ville est chargée de notre mémoire. C’est pour ça que j’aime autant cet endroit, parce que partout, je me sens chez moi. Même chez les autres, je me sens chez moi. C’est ici ma maison. C’est ma ville. Et quand je vois toutes ces personnes, qui n’ont rien à faire ici, qui sont là, ça me rend malade.

    C’est pour ça que j’aime autant aller là-haut. Pour cette foutue raison que j’aime autant aller près de ce mémorial. Pour eux, ça ne veut surement rien dire, mais pour moi, ce mémorial, c’est THE lieu de la mémoire. L’endroit où j’aime aller quand parfois j’ai envie de me foutre en l’air. Le lieu qui me permet de tenir, le lieu qui me rappelle mes valeurs, mes racines, ce en quoi je crois. Face à la mer, je reste debout, au bord de la falaise, le mémorial à ma droite, pensant au passé. A mon passé, à notre passé. Toute cette ville, tout cet endroit, tout ce lieu. Ces valeurs qui nous définissent, ce qui fait que nous sommes différents des autres. J’ai l’impression, parfois, qu’une malédiction est tombée sur moi. J’aimerai, une seule putain de fois dans ma vie, être heureux. Un vrai bonheur, pas un ersatz de cette saloperie, pas comme ce foutu bonheur à la con auquel j’ai cru goûter avec Eva… Un bonheur durable. Vrai. Réel. Mais ce mémorial, symbole du passé de notre ville, de mon passé. Ce mémorial, cet endroit, c’est devenu à mes yeux le symbole de tout mon malheur, de toute ma saloperie de vie. De tout ce que je ne veux pas. De tout ce que j’ai accepté, et qui fait aujourd’hui ma vie.

    Alors je viens là, face à la mer, et je réfléchis. Je réfléchis à cette ville, à ce qu’elle représente pour moi. Les mains dans les poches, le regard dans le vide, je peux rester des heures ici, seul. Il ne vient jamais personne quand j’y suis. J’évite les heures de trop grande fréquentation.

    Le soleil venait à peine de se lever, la brise était encore présente, j’ai le regard perdu dans le vide de la mer. L’horizon, si pâle, j’ai envie de croire en l’avenir quand je regarde là, mais je n’arrive pas. J’aimerai tellement me laisser emporter au loin, glisser ma tête sous l’eau et ne plus jamais la ressortir. J’étais tellement dans mes pensées que j’ai pas entendu les bruits de pas derrière moi. Je ne me suis même pas retourné, je ne savais pas que quelqu’un était là. J’étais en face à face avec la mer.



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Dernière édition par Andreas Blacks le Dim 10 Mar - 13:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La mémoire est à nos racines ce que la cuillère est au yaourt. [Evy Sullivan]   Jeu 7 Mar - 17:18

La jeune femme venait encore de se disputer avec son père, sur le fait qu'elle restait trop souvent à la maison, et qu'elle ne travaillait pas. Celui-ci n'avait pas prévu qu'elle réplique en lui hurlant dessus et sorte de la demeure en prenant bien soin de claquer la porte pour faire comprendre qu'elle était en colère. Mais à peine sur le seuil de la maison, Evy s'en voulait déjà. Elle aimait son père, et se disputer avec lui, c'était comme si on lui envoyait des lames de couteaux bien aiguisées dans le coeur. D'un autre côté, elle ne pouvait réagir que de cette manière pour cacher les apparences. Jamais il ne devait être au courant. Pour quoi est-ce qu'il la prendrait ? Une folle, comme tous les autres. Et bien qu'Evy avait senti que son père lui avait dit tout ça, juste parce qu'il voulait son bonheur, elle avait préféré fuir.

Elle se sentait toujours sale après une engueulade avec son paternel. Et comme à chaque fois, elle allait prendre l'air, se roulant un join. Uniquement pour décompresser, pour avoir la tête ailleurs. Alors elle marchait tranquillement dans les rues légèrement désertes, entrain de fumer. Ses pieds la menaient jusqu'au mémorial. Elle n'y allait pas vraiment souvent. A vrai dire, c'était la première fois que la brune y mettait les pieds en cinq ans. Et elle ne se rappelait même plus la dernière fois qu'elle y avait été. Surement trop petite. Elle soupirait tout recrachant la fumée. Et alors qu'Evy arrivait à destination, elle fût surprise de voir quelqu'un. Lachant son join qui brûla sa manche de veste, faisant un trou dessus, elle l'écrasa comme elle pût avec son pied, faisant de grands mouvements pour écarter la fumée, et surtout l'odeur.

De dos, elle reconnu parfaitement le docteur Blacks. Le médecin de la famille. Celui qu'elle évitait de regarder dans les yeux à chaque fois qu'elle allait dans son cabinet. C'était un homme qui l'impressionnait. De part son métier, mais aussi sa carrure. Evy n'avait pas peur de lui, elle se méfiait juste des gens de Caswell depuis cinq ans. Mais elle n'allait pas faire demi-tour. Elle ne pouvait, et surtout ne voulait pas rentrer chez elle. Et aller ailleurs, elle n'en avait plus la motivation. Être tout en haut du mémorial, sentir le vent dans ses cheveux et sur son visage, c'était apaisant. Alors elle s'avança, arrivant par la gauche de l'homme.

- Bonjour, Mr Blacks.


Elle ne le regardait pas, elle fixait, elle aussi, le large.



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MessageSujet: Re: La mémoire est à nos racines ce que la cuillère est au yaourt. [Evy Sullivan]   Ven 15 Mar - 18:27


La mémoire est à nos racines
Ce que la cuillère est au yaourt.




† Je suis l'Alpha et l'Oméga... . †


    - Bonjour, Mr Blacks.

    Sa voix me sortit de mes rêveries, je pensais vraiment être seul. Me retournant rapidement, surpris, je regardais la nouvelle venue, qui visiblement me connaissait. Son visage m’était familier, je connais à peu près toute cette ville, mais la plupart, je ne me rappelle d’eux que quand je vois leur dossier. Dossier… cette nana était une de mes patientes, ok, c’est bon, j’ai remis le contexte. Maintenant, reste à trouver l’identité. Une jeune femme, d’environ une vingtaine d’années, brune… ouais ça m’aide pas beaucoup, la plupart de mes patientes sont comme ça. J’allais devoir trouver un stratagème pour lui répondre, ou éviter simplement de prononcer son nom. Pas moyen de faire autrement, je ne sais absolument pas qui est cette nana. Je n’arrive pas à associer son visage à un nom, c’est plus fort que moi. Elle est là, en face de moi, mais rien. Rien qui ne vient. Et puis qui viendrait ici franchement ? Et qu’est-ce qu’elle était venue foutre ici ? La dévisageant des pieds à la tête en quête d’un nom, je finis par glisser vaguement.

    « Bonjour… »

    Sa présence ici m’intriguait tout autant que son identité en fait. J’avais besoin de me rassurer, de retrouver qui elle était. Lancement du plan 1. Trouver son nom, par tous les stratagèmes possibles.

    « Ça fait un moment que je ne vous ai pas vu au cabinet, comment va la santé ? »

    Elle avait l’air d’avoir la tête ailleurs, complètement perturbée. Peut-être que c’est pour ça qu’elle était venue ici, pour faire le point, réfléchir, être seule face à elle-même. Réfléchir. C’est bien pour cela que j’étais venue moi après tout. Mais je sais pas, j’avais un mauvais pressentiment sur elle, quelque chose me disait qu’elle avait un souci, un regard de médecin se trompe rarement sur ce sujet. Et je devrai en avoir rien à braire. Normalement. Mais là, allez savoir pourquoi, je la regarde et j’ai presque pitié d’elle, j’ai l’impression qu’elle a besoin d’aide. Je suis médecin après tout, je suis là pour aider les gens. Même si ces derniers temps je l’ai pas vraiment fait, et j’en ai strictement rien à foutre, j’aimerai bien un jour aider quelqu’un. Peut-être que le moment n’est pas venu après tout. De toute façon, je sais même pas qui est cette fille, je sais même pas ce qu’elle est venue foutre dans ce coin paumé. Et puis merde, qu’elle se démerde, je suis pas le bon samaritain non plus, je suis pas un imbécile, cette nana est là, maintenant, faut faire avec et pis merde. Se passera ce qui se passera, si elle crie à l'aide, je verrai ce que je ferai. J'aimerai juste éviter qu'elle soit venue ici pour sauter, ça serait bête qu'elle se suicide devant mes yeux.




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MessageSujet: Re: La mémoire est à nos racines ce que la cuillère est au yaourt. [Evy Sullivan]   Sam 28 Sep - 17:10

Il prit un moment avant de répondre à sa politesse. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle était venue jusqu'à lui. Elle aurait pu aller de l'autre côté, ou juste à quelques mètres. Se tenir à l'écart, être complétement seule, dans sa bulle. Mais non, ses pieds l'avaient dirigé tout droit aux côtés de ce médecin qu'elle évitait au maximum, comme les autres habitants. Peut-être ne voulait-elle pas être vraiment seule. Même si cette compagnie était le plus mauvais médecin au monde. Elle pensait ça, à cet instant, parce que malgré qu'elle soit légèrement dans le brouillard, elle captait quand même les sentiments de ce brun. L'incertude trônait, prenant toute la place dans sa tête. Elle savait que ce n'était pas elle, bien qu'elle ressentait quelque chose de similaire. Alors, dans sa grande rêverie, elle finit par tourner la tête pour le regarder. Il avait osé lui demander ça ? Il avait osé se renseigner alors que la dernière fois, dans le cabinet, pour une bronchite aïguë, c'était à peine s'il avait jeté un regard sur elle. Là, comme si de rien n'était... Il faisait semblant de s'intéresser à elle. Et elle savait. Evy le trouvait hypocrite. Il l'était, c'était certain.

- Bien.

De toute façon, au fond, il s'en fichait de savoir comment elle allait. Lui, comme les autres. Personne ne se souciait d'elle. Ni ses "amis", ni son père... Son père. Elle serrait les poings en repensant à lui. Et bien qu'elle l'aimait plus que tout, l'envie de le gifler en lui crachant son mal-être à la figure la démangeait. Alors si un père se préoccupait peu de sa propre fille, comment est-ce qu'un médecin comme lui se sentirait concerné par son problème ? Puis, il ne comprendrait pas. Il l'enfermerait même dans un asile de fou. Il le pourrait, il en avait grandement les pouvoirs. Les yeux embués de larmes, ses mains tremblaient. Personne ne pouvait concevoir ce qu'était la vie d'Evy. C'était difficile. Pire. La brune détourna la tête un instant, elle ne voulait pas que quelqu'un la voit pleurer. Pleurer, à Caswell, c'était un signe de faiblesse. Mais Evy était faible, dans tous les cas. Elle n'était plus la fille qu'elle avait été. Elle devait se rendre à l'évidence. Et lui... Ce fumier de docteur, qui se prenait pour un Don Juan, mais qui n'était rien au fond, qui faisait semblant de s'intéresser à ses patients, comme à elle, l'énervait. C'est alors qu'elle virevoltait pour être face à lui, à nouveau. Le bruit de la claque résonnait à travers le vent. Elle n'avait pas été des moins douces, sur ce coup-là. Evy avait eu besoin de cogner quelque chose, et malheureusement pour le Docteur Blacks, il était devenu ce quelque chose. Punching-ball.

- Non, ça ne va pas ! Mais de toute façon, comme d'habitude, Docteur Blacks, vous vous en fichez royalement. Crachait-elle.



PARDOOOOON é_è:
 



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