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  Smooth criminal (blue) | terminé

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MessageSujet: Smooth criminal (blue) | terminé   Mer 9 Jan - 0:34

catch red-handed
La cafetière ne marche pas. Je sais pas si tu te rends compte. Mais notre machine qui produit la chose qui nous rend, nous, représentants de la loi, opérationnels est en panne. Ma bouche est grande ouverte, ma surprise est lisible. Je me tiens comme un con devant l’appareil défectueux qui clignote rouge en affichant ERROR. Error, non, je ne suis pas d'accord. C'est vital pour moi. Comme la cigarette du matin. Et je ne me suis pas arrêté au bistro du coin pour en prendre un gobelet pensant naïvement que cette briseuse de rêve noire n'allait pas me trahir. Je te hais. Je te déteste, toi et toute ta marque. Dans cette salle de repos rien ne fonctionne de toute manière. Pourquoi est-ce que je m'attarde à venir ici alors je serai mieux entrain de fumer une clope dehors ? Je sais pas. Peut-être parce que je suis réellement con, même si je pensais le contraire. Je débranche la prise de la machine - soyons économe - et retourne m'asseoir au milieu de la pièce, autour de la grande table. Je soupire. Pour une pause, c'est vraiment pas reposant. J'ai l'échine cassée en deux, les épaules plus hautes que la tête et mon front embrasse la table. Oui, mon front embrasse la table. J'ai juste envie de me cacher sous ma capuche et de dormir. Je dors pas souvent au boulot. Mais sans café, comme puis-je survivre dans ce monde de brut sans cervelles ?

La porte s'ouvre. « Hey, Hootkins. Tu fais ta sieste de l'après midi ? » Je ne relève même pas la caboche et murmure dans ma barbe toujours à moitié entretenue. « Mouais, je me fais chié surtout. » Le collègue se marre. Content de savoir qu'il y en a un qui s'éclate au moins. En même temps, me voir entrain d'essayer de m'accoupler avec la table à manger en bois, ça ne doit être pas anodin. Enfin, les choses surprenantes dans ce commissariat ne le restent guère longtemps. Il se serre un verre d'eau au robinet et vient s'asseoir en face de moi. Je ne le vois pas, préférant de loin les lignes arrondies de la teinte boisée, mais je sais qu'il me fixe. J'ai envie d'être seul mais je ne suis pas le genre à envoyer quelqu'un voir ailleurs si j'y suis juste pour une satisfaction personnelle. C'est dur d'être un gars sympa parfois.

« Hootkins ? »« Mmmh ? »« C'est pas toi qui disait connaître une mioche pourrie gâtée d'une des familles fondatrices qui, je te cite, était une gamine adorable avant d'être une peste ? »« Affirmatif. Pourquoi ? » Je relève ma tête, toujours affalé autant que possible, en direction de mon vis-à-vis. « Il parait qu'on la choper entrain de faire des conneries, ils vont pas tarder à arriver avec. » Oh putain. Mes yeux s'ouvrent légèrement plus qu'ils ne l'étaient il y a deux secondes. Il veut dire que des individus faisant partie des forces de l'ordre, donc des gens comme moi, qu'elle déteste probablement autant, l'ont choper ? Mes lèvres s'étirent légèrement, mécaniquement, en imaginant la mioche avec les menottes dans la voiture de police. Même si cette vision me réjouit, j'ai quand même un léger frisson à l'idée de devoir être celui qui l'interroge. « Je plains le type qui va l'avoir à son bureau, putain. » Je laisse un petit rire s'échapper en me levant d'un seul coup. Cette nouvelle m'a boostée tiens. De savoir que la justice est toujours rendue, ça te redonne espoir en ce que tu fais. Parce que si j'ai envie de voir quelqu'un faire des travaux d’intérêts généraux en tenue orange, c'est bien Blue. Blue, petite fille adorable, adolescente exécrable et adulte dangereuse en devenir, je le crains. Cette fille me donne des boutons quand je la croise dans les rues de Caswell. Mais soit, le boss va pas me la refiler, je vaux mieux que ça. Doit bien y avoir un meurtre à illucider.

J'ouvre la porte de la salle de repos à mon tour et tombe sur le chef de la police. Notre grand manitou à tous. Je lui souris, accompagné d'un petit geste de la tête, histoire de respecter la hiérarchie même si c'est pas réellement mon pote. Qui est ami avec son patron ? « Tiens, Hootkins, t'as pas l'air trop occupé. Je te cherchais justement. » C'est parce que tu me donnes pas de taf, trouduc. « J'ai un cas de dégradation de biens publics » Il me tend un papier, contenant plus de précisions. S'il vous plait. Dieu. Boudha. Jésus. J'crois pas vraiment en aucun de vous, malgrè mon appartenance à cette ville, mais s'il vous plait. Pas la gosse. « Des graffitis que des gamines ont fait sur un mur pas loin de la bibliothèque. Il y avait écrit des trucs concernant la police et les étrangers de Caswell, je te ferai pas un dessin. » Sa main vient se poser sur mon épaule d'esclave. « Il y en a qu'une qui a été retrouvé avec une bombe de peinture mais des témoins en ont vu deux. Elle est à ton bureau. Et sois sympa, c'est une fille d'un des membres du conseil. Enfin, tu vois. » Il me lance un sourire et se tire dans son bureau. Oui, je vois. Je dois être gentil où papa sera fâché. Monde de merde.

Je marche dans le couloir qui sépare mon bureau à celui de la salle de repos comme un condamné à la peine maximal dans le couloir de la fin. Je sais que j'exagère un tantinet. Et je voulais la voire dans ce bordel. Mais je voulais pas m'en occuper. J'ai déjà du mal avec les femmes en générale alors les adolescentes pré-pubères. Trois heure de l'après midi, j'espère que ça sera rapidement fini. J'ai déjà envie de boire une binouze dans un bar. Et une clope. Une clope bondieu.

La porte de mon bureau est devant moi. Je sens déjà le parfum de la demoiselle squatter mes narines, qui bougent frénétiquement. J'ouvre. Je la vois directement assise sur la chaise guest de mon bureau. Le mec qui partage la pièce avec moi est en patrouille, je suis seul avec elle. Je referme bien vite la porte derrière sans prononcer le moindre mots et après quelques secondes de silences, j'me décide. Je lis ce que m'a donné le chef plus tôt. « Bon, t'es accusée d'avoir tagué des murs, pas loin du lycée. Y avait des trucs pas très jolies d'écrits. J'vais pas te les lire parce que tu les as écrit donc tu sais de quoi je parle. » Je m’assois en face, essayant de garder un maximum le contact visuel avec elle. Le bureau nous sépare. « Ton père t'as pas appris que c'était pas bien de dégrader les lieux publics ? » J’emploie un ton sarcastique. Et foutrement connard. Je suis en position de force et j'en profite. « T'as quelque chose à dire pour ta défense ? » C'est con mais j'ai l'impression de la provoquer sans même le chercher. C'est ptet un don. Je lui envoie mon haleine en pleine face au passage, un mélange merveilleux de clope, de bière et de sandwich au thon du midi. Ça doit être sympa.

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Dernière édition par Samwell Hootkins le Dim 17 Fév - 18:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Smooth criminal (blue) | terminé   Mer 9 Jan - 14:33

well... fuck.
Qu’est-ce que tu fous là ? Non mais explique-moi simplement. Je veux une réponse. Je te demande pas une disserte, juste un petit argument me prouvant que tu es là pour une raison. Parce que Rachel est là. Très bien. Non, je ne considère effectivement pas cela comme une excuse quelconque, tu l’as bien deviné. Ce n’est pas parce cette gamine délinquante par faute d’autres occupations a décidé de faire une connerie que tu dois la suivre. C’est quoi la prochaine étape ? Elle saute par-dessus la falaise et tu la suis ? T’en serais capable j’en suis sûre. « Rachel arrête putain c’est débile... » Oui effectivement tu peux le dire que c’est débile. Je dirais même que c’est d’une stupidité incomparable. C’est quoi ce délire de se mettre à taguer les bâtiments comme ça ? C’est nouveau ça vient de sortir ? Tu jettes des regards anxieux autour de vous. Si vous vous faisiez prendre t’aurais l’air de quoi... Rachel s’en fout, ce serait pas la première fois qu’elle se fait emmener en garde-à-vue pour une connerie mais c’est pas spécialement ton truc si je peux dire. Tu soupires en jetant un oeil au mur tagué. Bonjour la spiritualité quoi... Le classique Fuck The Police. En un sens tu es un peu d’accord avec celui-là. Tu reconnais que la police peut être utile quand elle ne met pas trop son nez dans des affaires qui ne la regardent pas mais celle de Caswell est d’une débilité profonde. La preuve, ils ont même engagé cet abruti de Samwell Hootkins... Et puis à côté, Rachel est en train de mettre la touche finale au Strangers Go Away. Tu ne sais même pas pourquoi elle écrit ça alors qu’elle se fout totalement des étrangers. Enfin des hommes étrangers qui peuvent représenter un plus large terrain de chasse pour elle. Il est de notoriété qu’elle n’aime pas les femmes étrangères cependant. Mais ça ne t’explique pas pourquoi elle écrit ça, elle n’est pas du type à le crier sur tous les toits. Le Fuck The Police si par contre, en même temps qu’elle dit YOLO. « Bon, allez on se barre, on a rien à foutre là Rach’... » Elle se tourne vers toi en roulant des yeux comme si elle te disait ‘‘tu sais pas t’amuser ma pauvre !’’. Moi j’appelle pas ça s’amuser. Je veux dire si au moins ses tags avaient de l’originalité, une recherche spirituelle, humoristique ou artistique, okay mais là... De la pure banalité grossière. Elle baisse encore plus dans mon estime d’elle qui n’était déjà pas transcendante. « Tiens-moi ça s’teup’. » Tu saisis la bombe qu’elle te tend avec un soupir inaudible qui soulève tes épaules. Vous avez bientôt fini là ? Tu ne tiens pas à te faire interpeler comme une abrutie parce que ta pote avait une envie d’outrepasser les lois. Et qu’elle les as outrepassées sans même un minimum de classe. Tu continues à regarder autour de vous comme une bête piégée. C’est une impasse. Le seul moyen de fuir si quelqu’un vous voyait ce serait de passer par-dessus le mur, ce qui n’est pas impossible à réaliser mais pas non plus facile. D’autant que tu es sur la bitume alors que Rachel est perchée sur une poubelle. Tu le sens pas...

« Eh, vous là ! Arrêtez ça ! » Et merde... Je savais que ça déconnerait quelque part. Tu restes figée, paralysée face au flic qui s’approche en courant. Tu jettes enfin un regard derrière toi quand il n’est plus qu’à deux pas. Rachel n’est plus là. Elle n’est pas conne elle au moins, elle s’est fait la malle dès qu’elle a pu. Elle a dû passer par-dessus le mur. En te laissant bien évidemment derrière. Elle est super ton amie, tu ne trouves pas ? Je la trouve extraordinaire moi. D’une camaraderie, d’une solidarité et d’une loyauté incroyables. Je te l’avais diiit... « Bon, vous êtes en arrestation pour dégradation de biens publics ! » Sérieusement ? Mais c’est pas toi, merde ! Sachant que ce n’est pas avec lui que tu règleras quoi que ce soit - les flics qui patrouillent dans la rue écoutent rarement qui que ce soit - tu soupires et te prends la tête entre tes mains. Quelle disgrâce, Dieu quelle disgrâce... Tu l’auras mérité. Il te montre une paire de menottes et tu prends un air exaspéré. « C’est vraiment obligé les menottes ? Je vais vous suivre un, je vais pas tenter une échappée à la James Bond... » Si tu faisais une échappée à la Jane Bond, les menottes ne te gêneraient pas, l’espion anglais ne s’attache pas à ce genre de détails. Mais le mec insiste. « C’est la procédure, c’est comme ça, pas d’histoires. » Pas d'histoires. Phrase typique de flic ça. Putaiiiiiiin... Exaspérée, tu tends les mains avec un soupir. Les bracelets de métal glacé se rabattent autour de tes poignets et tu frissonnes. Voilà une journée qui commence bien tiens... Enfin commence, il est déjà quinze heures mais c’est une façon de parler. Tu suis l’abruti - tu appelles abrutis la moitié des flics et tu appelles l’autre moitié débile - jusqu’à la voiture mais tu grognes quand il veut mettre sa main sur ta tête pour t’y faire rentrer. Oh, t’es pas handicapée non plus merde ! C’est quoi cette habitude ? Au pire on arrête des criminels, qu’ils se cognent la tête ou non c’est pas censé changer quoi que ce soit. Tu restes silencieuse pendant tout le trajet, regardant avec lassitude par la fenêtre. Tu ne songes pas à ce que tu diras à tes parents. Tu leur diras juste que tu ne l’as pas fait et ils te croiront, tu ne leur mens jamais. Par contre tu ne sais pas quel flic te supervisera pour ta garde-à-vue mais tu espères que ce ne sera pas trop dur de le convaincre et que tu n’auras pas à faire intervenir le paternel - l’utilité d’être la fille d’un des membres du conseil. Tu sors enfin de la voiture et la vue du bâtiment de police te donne envie de mettre des lunettes de soleil, juste pour te protéger. Mais est-ce que des lunettes peuvent protéger de la connerie ?

Tu es assise dans un bureau un tantinet en bordel dont tu n’as pas pu lire la plaque à l’entrée vu qu’on t’a pressée. Tu ne bouges pas, tu ne t’impatientes pas, tu restes assise à peu près droite sur ta chaise, les mains posées sur la table. Quand ils consentiront enfin à t’enlever les menottes, tu sais que ta peau sera abîmée, brûlée par le frottement du métal. Sexy et confortable donc. Tu prends pour l’instant ton mal en patience mais cela ne durera pas très longtemps. Ils vont pas te faire chier pendant trois heures alors que tu n’es pas coupable non plus ! Ce serait vraiment chiant. C’est déjà chiant. Tu tapotes sur le bureau du bout des doigts. Dix minutes de plus et tu pètes un câble. Tu entends des pas dans le couloir et espères que c’est pour toi. La porte s’ouvre. Merde. Pas lui. Tu ne peux retenir une grimace à sa vue. « De tous les flics de Caswell je dois forcément tomber sur toi ? » Le sort s’acharne sur toi. Considère ça comme une punition pour avoir joué les moutons de Panurge. Ton ton laisse bien transpirer le dégoût et le mépris que tu ressens pour l'homme qui te fait face. Initialement tu adorais ce mec mais tu ne te souviens plus du tout pour quoi. C’étaient des délires de gamine je suppose. Sa soeur te babysittait quand tes parents n’étaient pas là. Dommage qu’elle soit morte. Tu n’as pas gardé contact ne serait-ce qu’avec son frère vu qu’en grandissant tu as fini par développer une allergie au sale flic qu’il est. Allergie à présent réciproque. Tu as envie de l’insulter à chaque fois que tu le croises dans la rue. Comment, même petite, pouvais-tu l’apprécier ? C’est la question qui te pose. En tout cas, de tous les flics de la ville, il a fallu que tu tombes sur Samwell Hootkins. L’abruti n°1 des poulets. « Bon, t'es accusée d'avoir tagué des murs, pas loin du lycée. Y avait des trucs pas très jolies d'écrits. J'vais pas te les lire parce que tu les as écrits donc tu sais de quoi je parle. » Tu lèves les yeux au ciel avec un soupir. Oui tu sais de quoi il parle, c’était il n’y a même pas une demi-heure que tu t’es fait interpeler. Tu n’es ni amnésique ni débile. Il s’assied en face de toi en te regardant le moins qu’il peut. Génial. Tu t’es donc transformée en Méduse. C’est classe non ? « Ton père t'as pas appris que c'était pas bien de dégrader les lieux publics ? » Tu penches la tête en lui adressant un grand sourire exaspéré et hypocrite. Il va arrêter ses délires ? Il se croit drôle ? Il doit jouir de l’instant. La gamine pourrie gâtée enfin arrêtée en face de lui, menottes aux poignets. Ton sourire veut à la fois dire ‘‘arrête tes conneries’’ et ‘‘enjoy connard, c’est la première et la dernière fois que ça arrive’’. « T'as quelque chose à dire pour ta défense ? » Tu fronces le nez, dégoûtée par l’odeur. Son haleine. Son haleine putain. Ca devrait être interdit ça. C’est lui qu’on devrait arrêter pour outrage à la santé publique, sérieusement. Il connait la brosse à dents ? Tu te recules dans ta chaise, mettant une distance entre lui et toi, tapotant toujours le bureau du bout de la main droite. « Pour ma défense, c’était pas moi. » Hein, d’abord, pour commencer. Parce que ça va deux minutes de se faire coffrer mais t’es innocente. C’est pas toi qui a eu l’idée débile, c’est pas toi qui a pris la bombe et écrit sur le mur, t’as juste suivi. Bon, tu t’es un peu fait prendre avec une bombe dans la main mais c’est pas toi. « Et pour ma survie, j’ai des chewing-gums à la menthe si tu veux. » Histoire de ne pas mourir asphyxiée avant la fin de cette entrevue s’il vous plaît merci.

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MessageSujet: Re: Smooth criminal (blue) | terminé   Ven 11 Jan - 8:28

catch red-handed
Mon collègue ne veut pas que je fume dans le bureau. Il ne supporte pas l'odeur du tabac et a déjà du mal à rester à mes côtés plus de deux minutes sans avoir envie de vomir, parait-il. Légende urbaine ou triste vérité sur mon odeur raffiné de mangeur de cigarettes ? C'est embêtant. Dès que je suis entré dans la pièce où je règne en maître de l'autorité et de donneurs de leçons, dès que j'ai aperçue la tignasse brune de cette fille, dès que j'ai entendu ses doigts taper frénétiquement ma table en rythme - avec les ongles aiguisés - j'ai eu envie de sortir mon paquet de nicotine, de prendre mes dernières clopes - une dizaine - et de toutes les fumer en même temps. Quitte à choper un cancer la seconde d'après. De toute manière, je pense que l'état de mes poumons n'est pas source de débats. « De tous les flics de Caswell je dois forcément tomber sur toi ? » Je lève les yeux au ciel en allant m'asseoir. Diantre, elle ne doit pas m'apprécier la gamine. Enfin, je doute qu'elle apprécie quiconque qui soit capable de lui passer les jolis petits bracelets métalliques qu'elle porte si bien. D'ailleurs, étant donné que je me lasse pas cette vue, je fixe les menottes quelque secondes après mon speech de flics. J'ai envie de prendre une photo. Là. Sur le vif. De son expression exaspérée, de ses sourires faussement vrais, de son regard qui me lance cents couteaux à la seconde. Sûr que si un regard pouvait tuer, je serai déjà dans un cercueil. J'essaye de me souvenir de la petite fille joviale que ma sœur gardait dans le temps. On l'adorait cette gamine. Je croise les bras, en soupirant. L'évolution, c'est foutrement con. Surtout quand ça part en couille, comme ça. J'dis pas. Physiquement, le Tout-puissant a fait l'job. Aucun doutes là dessus. Mentalement, il a du faire une pause clope ou il était trop drogué pour se rendre compte de ce qu'il faisait.

« Pour ma défense, c’était pas moi. » Je ne peux m'empêcher de pouffer de rire à l'instant où elle prononce cette phrase. Je baisse la tête, cachant un maximum mon sourire parce que ça ne fait pas très professionnel mais c'est une réaction automatique que j'ai lorsque j'entends des bullshits à mon bureau. « Tu devrais faire avocate, tu sais. Avec des arguments comme ça, t'ferai mouche. » Mon regard la touche à nouveau, alors que je me frotte la barbe. J'ai remarqué depuis le début de cette entrevue, de cet interrogatoire digne des New-York Police Judiciaire, qu'elle semblait dégoutée à chaque fois que mes lèvres s'ouvraient. Pues-je autant de la bouche ? « Et pour ma survie, j’ai des chewing-gums à la menthe si tu veux. » Ah. Bah oui. On me reproche souvent de puer la clope. La bière, je présume, aussi. Je dis mea culpa. M'enfiler trois canettes à midi, ça ne devait pas être la solution. Je souris. Je prends pas cette attaque à sa juste valeur parce que je reconnais sans problèmes que mon odeur ne doit pas coller à toutes les narines, encore moins celles si pures de la gamine. « Bah écoute, j'veux bien mais avec tes menottes, ça m'étonnerait que tu puisses chercher dans tes poches. » Petit moment de jubilation intérieur à l'instant où je m'auto-rappelle qu'elle a des menottes et je reprends « Mais merci quand même. » Mes lèvres toujours étirées. Ça doit être énervant. De savoir qu'on peut pas me vexer, si facilement.

Je chope son dossier qu'ils m'ont déposer sur le bureau en même temps et je l'ouvre. Blue Archdeacon. Je peux penser ce que je veux sur elle, elle n'a jamais rien fait de répréhensibles, pénalement, en tout cas. Alors en feuilletant les trois feuilles qui construisent son casier judiciaire - et encore, c'est juste de la paperasse administrative liée à son père parce qu'il n'y a aucune raisons de monter un dossier sur une personne innocente - je me demande si elle est réellement coupable. J'ai une dent contre elle, c'est sûr. Mais généralement, même les gens que je piffe pas, je les condamne pas injustement. Le problème majeur de l'histoire c'est cette bombe de peinture. Je sors de ma concentration policière pour regarder la suspecte et poser mes mains croisées sur la table. « Écoute, si c'est pas toi, j'en déduis que c'est l'autre fille que le témoin a vu s'échapper avant qu'on t'embarque, non ? » Je ferme le dossier et j'insiste. « Une amie pas spécialement sympa, j'imagine. Pour t'abandonner à ton sort. » Je me lève de ma chaise pour aller attraper la bombe de peinture qui trône sur l'étagère à l'entrée de mon bureau. « En plus, c'est vraiment de la qualité de merde pour taguer ça. » Je l'examine avec attention. Je retourne vers le centre de la pièce où Blue est assise et pose la bombe sous ses yeux. Puis je passe non loin d'elle, pression psychologique car je sais qu'elle peut réellement pas me voir en peinture - et m'arrête devant le distributeur d'eau. Je chope un gobelet et appuie sur le bouton eau froide. « T'sais, Blue, ça me ferait chier de te voir en combinaison orange ramasser les déchets sur le côté de la route. » Je mens. « Et ça t'irait pas j'pense. » Je mens encore. L'eau arrête de couler et je pivote pour reprendre ma marche. Je pose le gobelet d'eau à côté de la bombe. « Tiens. On a qu'ça ici. » Je m'assois à nouveau. « Sauf de la bière et j'ai pas l'droit de filer de l'alcool à une mineur » Je lui souris. Oui, je joue au gentil flic et je ravale mon envie de me rendre justice.

Je sais qu'au fond, derrière ce masque de méchanceté, racisme, sarcasme et bitcherie, il y a la gamine que j'aimais bien avant. Et très sérieusement, ça m'énerve de la voir à mon bureau, du côté obscure de la Force. D'ailleurs, je lui enlèverai bien les bracelets de la honte, car je sais que c'est loin d'être agréable à porter. Mais j'attends encore un peu. Peut-être que ça l'énervera au point de tout balancer et que cette affaire sera bouclée en un rien de temps, que je pourrai rentrer chez moi plus tôt, me regarder un bon film ou aller boire un coup avec Finn. Et la dernière solution me semble plus convenable.

Oh et puis merde. Fuck the po... Ouais non. J'attrape une cigarette dans le paquet qui se trouve dans la poche de droite de mon fute et la glisse au coin de mes lèvres. J'oublie toujours que j'ai une clope de secours coincée entre mon crâne et mon oreille. Il m'arrive de me doucher avec, le soir. Et là encore, je l'ai zappé. Je cherche mon Zippo partout, me tripotant devant la gamine. « Rha putain, mon feu. » Je marmonne dans ma barbe de trois jours, la clope qui pendouille et remue au grès de mes mouvements de caboches. Je lui demande pas si elle en a, ça serait pousser le bouche un peu trop loin, maurice. Généralement, on me demande de fumer dehors. Et ça me dérange pas, même quand il fait moins dix. Mais j'ai déjà pas de caféine dans le sang, à peine de la bière alors il faut bien que je compense avec de la nicotine. Et ça serait pas sérieux de sortir de mon bureau maintenant en la laissant poiroter.

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MessageSujet: Re: Smooth criminal (blue) | terminé   Ven 11 Jan - 15:41

well... fuck.
Tu as presque l’impression que tout cela n’est qu’une sinistre blague de mauvais goût. Les coups de poisse s’enchaînent si vite qu’on pourrait effectivement y croire. Le problème c’est que tu sais parfaitement que ce n’est pas une blague. Tu t’es bien fait choper en train de dégrader les murs de la ville - même si tu ne l’as pas vraiment fait mais ce n’est qu’un détail - tu t’es bien fait passer les menottes au poignet, on t’a bien fait poireauter dans un bureau miteux pour une garde-à-vue et c’est bien Samwell Hootkins qui est chargé de mener l’interrogatoire usuel. Putain de merde. Effectivement tu n’as pas de chance. Il y a des jours avec et des jours sans. Là c’est un jour avec. Avec guigne, s’entend. Tu as envie d’enfoncer ta tâte dans tes mains et de ne plus en sortir, de ne plus écouter sa voix, de ne plus avoir à le regarder, de faire un break. Qu’il disparaisse tiens. Ce serait tellement bien. Pouf. Comme un lapin dans le chapeau d’un magicien. Plus de Sam. Le bonheur. Malheureusement ce ne sera pas le cas. Tu peux fermer les yeux si tu veux mais quand tu les rouvriras il sera toujours là. Tu le sais parfaitement. C’est pourquoi tu continues à le fixer. Tu ne vas pas baisser les yeux devant lui non plus ! Tu prends ton mal en patience mais tu sais parfaitement qu’il jubile de la situation dans laquelle tu te trouves et ça ne t’aide pas à garder ton sang-froid. Qu’est-ce qu’il doit être heureux... Cette gamine affreuse de Blue-Ivy Archdeacon menottée derrière dans bureau en position d’infériorité totale, à sa merci - s’il n’était pas policier cette phrase sonnerait vraiment bizarre. S’il veut te faire chier pendant des heures en te posant des problèmes à chaque étape de la procédure, il le peut. Il pourrait au moins cacher mieux que ça son sourire radieux. Quoique tu ne caches pas ton dégoût pour lui, il n’y a pas de raison qu’il cache sa joie, non ? Mais ça t’énerve profondément. Tu veux te barrer. Tu veux le gifler. Tu veux lui arracher les yeux. Tu veux qu’il t’enlève ces putains de menottes qui t’irritent les mains.

Au lieu de ça il rit quand tu dis que tu n’as pas fait le coup. Il faut ceci dit avouer que lâché comme ça c’est peu crédible et plutôt risible. Ce n’est pas comme ça que tu vas le convaincre de te relâcher. C’est plutôt mal parti en fait. « Tu devrais faire avocate, tu sais. Avec des arguments comme ça, t'ferais mouche. » Hahaha très drôle. Il a bouffé du clown ? Ca devait pas être très frais. Mais ça expliquerait son haleine en fin de compte. Du clown avarié ça ne doit pas avoir très bon goût et ça ne doit pas donner une haleine à la rose. Tu le singes silencieusement sans essayer de te cacher. Les blagues nulles il devrait franchement arrêter. Certes ça va bien avec le reste de sa personne au niveau de l’adjectif mais c’est très très lourd. Presque autant que l’odeur qui se dégage de sa bouche quand il l’ouvre. Malheureusement pour toi, il l’ouvre beaucoup, c’est un bavard. Tu demanderais bien au bon Dieu ce que t’as fait pour mériter tout ça. Je veux dire, en plus d’être raciste, homophobe, xénophobe... T’as dû en faire une belle pour que le Très-Haut t’envoie face à quelqu’un comme ça. « Bah écoute, j'veux bien mais avec tes menottes, ça m'étonnerait que tu puisses chercher dans tes poches. » Ha ça lui plaît hein ? De te rappeler à quel point tu es dans la merde là tout de suite. Oui tu as des menottes, tu les avais bien remarquées, merci Captain Obvious. Mais ce n’est pas parce que tes poignets sont attachés l’un à l’autre que tu ne peux pas chercher dans ta poche, t’as pas les mains liées dans le dos non plus. « Mais merci quand même. » Qu’il arrête avec son petit sourire mesquin, merde ! Tu te lèves de ta chaise en poussant un soupir et tant pis s’il n’est pas d’accord. Sans te soucier du métal qui frotte sans pitié ta peau, tu fouilles dans ta poche de jean et en sors un paquet de chewing-gums à la menthe. « Je suis pas handicapée non plus tu sais hein. » Tu le poses sur la table juste devant lui en te rasseyant, espérant qu’il ne va pas trouver une raison de refuser ton ‘‘cadeau’’.

Tu le regardes se saisir de son dossier. Il espère y trouver quoi ? Des meurtres, des effractions, des vols à main armée ? Ton casier est vierge, il n’aura rien. T’as jamais rien fait d’illégal de ta vie alors bon. Le problème c’est que vu comme il te déteste - et tu sais que c’est réciproque - tu as peur qu’il se démerde pour trouver quand même un moyen de t’incriminer. Ce qui serait comment dire... Très très chiant. Espérons qu’il n’aura pas envie de s’ennuyer à faire ça. Il repose son regard sur toi, en ayant visiblement fini avec l’examen de ton dossier qui n’aura pas été long. « Écoute, si c'est pas toi, j'en déduis que c'est l'autre fille que le témoin a vu s'échapper avant qu'on t'embarque, non ? » Oh. Mon. Dieu. Il est parvenu à une conclusion. Il a un cerveau. Comment est-ce possible ? Tu n’arrives pas à y croire. « Ouah, t’es perspicace Sherlock ! » C’est un adulte, un policier, tu devrais le vouvoyer. Mais malgré toute la haine que tu lui portes, malgré le détachement que tu fais preuve à l’égard de tout le monde, tu avais appris à le tutoyer étant gamine, tu n’as pas perdu l’habitude. Il n’y a pas de raison que cela soit le cas. Et tant pis si cela lui déplaît. « Une amie pas spécialement sympa, j'imagine. Pour t'abandonner à ton sort. » Rachel a sauvé sa peau, elle a eu raison. Tu aurais probablement fait la même chose avec n’importe qui. Enfin peut-être pas avec elle mais ce n’est qu’une exception, ce n’est pas grave. Tu ne lui en veux pas. Mais tu ne réponds pas, tu lui lances juste un regard assassin. Il n’a pas à faire remarquer ça, ce ne sont pas ses affaires. Il va chercher la bombe de peinture que ton amie t’avait donnée et la commente. « En plus, c'est vraiment de la qualité de merde pour taguer ça. » Allons bon, il se met à ta parler de la qualité de l’équipement maintenant ? Est-ce que ça a quelque chose à voir avec cette affaire ? Non. Tu hausses les épaules. « Qu’est-ce que j’en sais moi ? » T’y connais rien aux tags. C’est pas ton délire. Du tout. C’est moche et ça dénature la ville. Puis ça coûte cher à la communauté pour les faire enlever. Tu regardes Samwell se lever encore une fois pour aller vers le distributeur d’eau. Non, il boit de l’eau lui ? C’est pourtant pas le genre à carburer à l’H2O quand on le voit, c’est plus le type alcool. « T'sais, Blue, ça me ferait chier de te voir en combinaison orange ramasser les déchets sur le côté de la route. » Rectification. Toi, ça te ferait chier. Lui ça le ferait marrer. Ce n’est pas un bon menteur. « Et ça t'irait pas j'pense. » Ca c’est vrai. Le orange peut à la limite t’aller mais ce genre de tenues n’est absolument pas seyant. Tu aurais l’impression d’être habillée avec un sac de pommes de terres. Tu le contredis cependant. « Mon nom c’est Blue-Ivy, pas Blue. Et je sais que t’adorerais ça. » Cette réflexion est du type à lui donner envie de t’appeler délibérément Blue plutôt que par ton vrai nom, vois-tu. C’était pas malin. Il se rassied devant toi en posant le verre d’eau. « Tiens. On a qu'ça ici. » Ah, c’était pour toi. Je me disais aussi que c’était bizarre. Tu ne dis rien. « Sauf de la bière et j'ai pas l'droit de filer de l'alcool à une mineure. » T’en aurais pas voulu de toute façon, t’aimes pas la bière. En fait, quand j’y pense, t’as jamais goûté. T’as toujours refusé de boire dans les fêtes auxquelles Rachel te traînait et avec ta famille c’est toujours champagne et grands crus. Tu veux pas de son verre d’eau, du veux pas de sa fausse gentillesse, tu veux pas de son sourire. Et pourtant tu entoures le gobelet en plastique glacé de tes mains et le portes à ta bouche pour y tremper tes lèvres. Tu ne le remercies même pas.

Après avoir pris une petite gorgée, tu reposes le verre mais tes poignets te démangent tellement que tu as une idée. Tu reprends le gobelet d’une main et renverses un peu de son contenu sur l’autre. Tu changes de main et fais de même. Tu t’en fous que de l’eau coule sur le bureau, la brûlure semble s’apaiser puis se ranimer plus encore qu’avant. Ce n’était finalement pas une si bonne idée. Tu grimaces mais restes silencieuse face au policier qui commence à se griller une cigarette. Mais il s’arrête à l’étape du briquet, commençant à fouiller dans toutes ses poches. Nooon, il a pas de briquet ? C’est con ça ! Tu te renfonces dans ta chaise et un sourire naît sur tes lèvres. « Rha putain, mon feu. » Ton sourire s’agrandit encore. C’est un beau spectacle que celui-là. Il semble qu’il y ait de la justice en ce bas monde. C’est le premier vrai sourire qu’il t’arrache de l’entretien et c’est bien à son insu qu’il le fait. Ca lui apprendra à fumer. Quoiqu’au final c’est très bien qu’il fume, il aura plus de chances de mourir jeune. C’est pas beau la vie ? Bam. Cancer du poumon. Tu croises les bras sur la table et te penches vers lui. « Et tu vois Samwell, ça, c’est la preuve que Dieu existe au fond. » Cet instant vaut presque une journée de poisse, non ? Peut-être pas. Mais pas loin. Tu recules ta chaise et poses tes mains sur tes cuisses. Tu sens quelque chose dans ta poche. Ah mais oui... Tu ris. Le hasard fait bien les choses. Cette petite chose rectangulaire dans ta poche c’est précisément un briquet qui appartient à Jillian, tu ne sais plus pourquoi tu le lui avais emprunté. Mais tu l’as toujours. Jouissif. Purement jouissif. « Si je te file un briquet tu me laisses partir ? » peu probable. Tu es cependant prête à accepter un compromis du type ‘‘je t’enlève au moins les menottes’’. On ne peut pas tout avoir non plus. Enfin qui ne tente rien n’a rien. Attendant la réponse du policier tu fixes le plafond en faisant tout à fait abstraction de sa présence - tant que possible du moins - et commences à chantonner à mi-voix. « We don’t need no education, we don’t need no force control... » Tu chantes bas, mais suffisamment fort tout de même pour qu’il puisse discerner les paroles. Tu n’as évidemment pas choisi ce monument de la musique sans raison. C’est ta façon sarcastique de lui faire la nique et de se foutre de sa gueule de façon subtile. Ton Fuck The Police et Fuck Teachers à toi. Plus malin que des tags je trouve.

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MessageSujet: Re: Smooth criminal (blue) | terminé   Dim 13 Jan - 1:14

catch red-handed
« Je suis pas handicapée non plus tu sais hein. » Je souris légèrement, émettant un bref rire et un haussement d'épaules passager. Je pose mon coude sur l'accoudoir de ma chaise à roulette noire et admire la gamine entrain de se lever pour trifouiller ses poches. Mon menton vient rejoindre quelques doigts de ma main et j'attends de voir ce qu'elle va me sortir. Quelques choses pour mon haleine, je suppose. Elle m'a envoyé sa remarque avec un ton cassant, désobligeant. Elle n'aime vraiment pas qu'on plaisante, la fille à papa. Un paquet de chewing-gums à la menthe apparait comme par magie sous mes yeux alors qu'elle repose son postérieur sagement. Je saisis ledit paquet en l'observant quelque secondes. Je ne pense pas qu'elle soit du genre à empoisonner les bonbons à la menthe au cas où elle se retrouverait piégée dans un bureau de flic avec un homme qui, de toute évidence, émet une odeur buccale qui ne la sied guère. Ça serait gros. Alors je ne m'attarde pas sur ma théorie de complot et je place le médicament miracle dans ma bouche, jetant le papier dans la poubelle non loin, comme un basketteur le ferait avec son ballon. Trois points. Je suis pas mal fort à ce sport, mine de rien. C'est bien pour cela que j'ai voulu qu'on installe le magnifique mini-panier collé au mur derrière Blue. Elle ne l'a probablement même pas remarqué, pourtant il fait ma fierté. Et je m'entraine souvent quand personne ne regarde. Qu'on ne traite pas les flics de la ville de feignasse non plus.

Je passe en revu son maigre dossier. Et ses remarques quant à ma perspicacité me font sourire. Il faut dire qu'elle a du piquant, la donzelle. Elle me lance des couteaux sanguinolents et moi, des fleurs des bois enchantés. Autant dire que cet interrogatoire est aussi utile que le patch anti-tabac qui traine dans le premier tiroir de mon bureau depuis deux mois. Car oui, j'eus un moment décidé d'arrêter de fumer. Et diantre, j’espérais tenir plus d'une journée. Je suis faible. Faible face à beaucoup de trucs, malheureusement. Et la pile de brochures d'adhésions à un tas de trucs débiles qui trônent à côté de mon ordinateur en est la preuve vivante. C'est pas très loin de la mioche, j'aurais du les ranger et les fixer avec concentration ne les fera pas disparaître comme je suis entrain de l'espérer. Parce qu'un magazine de fitness au milieu de dossiers de violeurs et de voleurs, ça l'fait moyen. J'aurais qu'à prétendre que c'est pour une enquête. C'est toujours ce qu'on fait, nous, la flicaille, quand on essaye de se justifier. Boire de la bière dans une ruelle sombre à trois heure du mat ? Pour le boulot. Se rendre dans un bar de strip-tease ? Pour le boulot. Porter depuis trois jours les mêmes sous-vêtements ? Pour le boulot. Et c'est bien évidemment pour le boulot que je connais cette marque pitoyable de bombe à peinture, l'arme du crime. Une arme de prolétaire. Un truc acheté au supermarché du coin dont la peinture ne tient même pas une semaine avant que la pluie ne se charge de l'effacer. C'est vraiment de la merde. « Qu’est-ce que j’en sais moi ? »« C'est à toi qu'on la prise, tu sais. Alors me prend pas pour un con. Donc c'est toi ou la fille qui s'est enfuie qui a acheté cette bombe de chiottes. » Je réponds du tac-au-tac, parce que son attitude de fille innocente mais chieuse comme l'an quatorze, ça commence à titiller mon âme de justicier. Mais soit. Je mâche le chewing-gum avec acharnement, lui enlevant le goût de menthe rapidement. Comme je ne supporte pas le goût merdique qu'on obtient après quelques secondes de mâchouilles intensives, je le crache dans la poubelle. Cette fois, je rate. Et il atterrit par terre, pas trop loin. J'irais le ramasser plus tard. Plus tard.

« Mon nom c’est Blue-Ivy, pas Blue. Et je sais que t’adorerais ça. » Je baisse la tête en souriant. Il est vrai qu'elle sait mon adoration pour elle, elle doit donc savoir quand je suis sarcastique. C'est dommage. C'est vrai que j'adorerai la voir en chier un peu, dans sa vie. Parce que du point de vue que j'ai, elle est juste née avec une cuillère d'argent dans la bouche et des domestiques pour lui torcher l'cul. Certes, j'ai peut-être la vision de la gosse de riche un peu clichée, mais son comportement me conforte dans l'idée que j'ai de son environnement familial. Je lui sers un verre d'eau. Et sans dire un mot, sans même te regarder, toujours avec ce visage prêt à pester qu'elle t'emmerde, qu'elle t'aime pas et qu'elle s'en fout de la vie, elle boit une timide gorgée pendant que je regagne ma chaise. J'allume mon ordinateur, histoire de prendre sa déposition, de faire les choses dans les règles, même si je la connais personnellement. Personnellement est un bien grand mot, certes. Mais ça me suffit pour l'appeler Blue au lieu de Blue-Ivy, chose qu'elle déteste apparemment, pour la tutoyer et prendre mon temps, juste pour l'emmerder. Pendant que je scrute l'écran du PC en plissant des yeux - bon dieu, c'est lumineux ce truc - elle se sert de l'eau pour s'humidifier les poignets. La fameuse brûlure des menottes se fait ressentir, j'imagine. Je jette un coup d’œil à la rougeur de son épiderme entouré des bracelets gris, je suppose que ça ne doit pas faire du bien. C'est l'avantage d'être celui qui met les menottes et non celui qui les reçoit. Vas-y dégueulasse mon bureau au passage, j'te dirais rien. Mais je ne fais pas de commentaires. Éblouis par mon écran et sentant le mal de crâne envahissant ma caboche, je préfère prendre du recule et sortir mon paquet de clope, donc. Et comme d'habitude, c'est dans les moments où j'aurais pu être classe, être le flic qui s'allume une clope pour intimider le suspect, avec le regard menaçant et le silence qui pèse dans le salle, que mon zippo décide de disparaître. Pouf. Magie.

Je peste. La cigarette coincée entre mes deux lèvres au coin de ma bouche semble vouloir se suicider, également. Elle glisse et le filtre défile jusqu'à ce qu'elle se retrouve au précipice de ma bouche. Ne tombe pas, petite. Je vais le retrouver, ce briquet de malheur. Blue adopte le style du mafieux de base dans les vieux films mafioso que je regarde trop souvent, en croisant les bras et en se penchant vers moi, comme si elle veut conclure un deal. « Et tu vois Samwell, ça, c’est la preuve que Dieu existe au fond. »« Très drôle, mais sans nicotines, tu risques de te retrouver en tenue orange aussi vite qu'il faut du temps pour dire Jesus, tu vois, Blue ? » J'insiste particulièrement sur la prononciation du BLUE. Sans le Ivy qui suit derrière, tu me suis ? Et puis d'abord, c'est quoi ce nom composé ? Soit Blue, soit Ivy, nom de zeus. Déjà que je trouve mon prénom étrange, je suppose que cette ville est une manufacture en matière de bizarreries.

Je ne la regarde même pas mais je la vois se reculer dans sa chaise du coin d'l'oeil, je suis concentré sur mes recherches. J'ai déjà des noms de films en tête. A la recherche du zippo perdue. Samwell Hootkins et le briquet de cristal. Mais qui a tué le briquet rose ? Je divague. Je murmure des putains à outrance alors que j'ouvre les tiroirs de mon bureau dans ma quête désespérée. Je cherche même au sol, vérifiant qu'il n'est pas tombé de ma poche. Et j'entends un petit rire. Un rire narquois. Immédiatement, je me redresse et ne m'étonne guère de voir Blue avec un sourire étrangement machiavélique. Je hausse un sourcil. « Si je te file un briquet tu me laisses partir ? » Pas conne l'Yvonne. Ma dépendance à la nicotine n'est un secret pour personne et le fait que j'insulte le tout-puissant depuis deux minutes, une clope à la bouche, semble être assez éloquent. « Ouais, et j'te file les clés de ma voiture pour que tu rentres saine et sauve chez papa, aussi. » Je continue de chercher mon zippo sans prendre au sérieux ces paroles pendant qu'elle chantonne doucement une musique familière. « Et c'est pas en chantant faux que tu vas me donner envie de te laisser partir, je suis résistant à la douleur. » Le temps de placer ma blague que je repense à ce qu'elle m'a dit trois secondes plus tôt. Je croise les bras. Je tape mon index contre mon biceps, montrant clairement que j'ai un sacré dilemme qui s'offre à moi. Évidemment, j'vais pas la relâcher. Parce qu'à preuve du contraire, elle est coupable.

« Bon, j't'enlève les menottes et tu me files du feu, ok ? » J'ai déjà mentionné le fait d'être faible face à pleins de trucs ? Ça me semble viable, comme marché, sur le moment. Je sors les clés de ma poche en les remuant sous ses yeux, avec un petit sourire de joie - en pensant à ma cigarette frigide qui ne le sera bientôt plus - mais aussi agacé - car je dois m'abaisser à ça pour satisfaire un besoin primaire. Mon patron me verrait, je me prendrai certainement une taulé comme jamais j'en ai pris. Mais c'est pas la première fois que je marchande avec une suspecte pour avoir ce que je veux. C'est pour le boulot, you know. Je décolle mes fesses engourdie de la chaise et je me retrouve debout face à un Blue. Petite Blue. Hobbit Blue, dans ce cas-là. En attrapant ses poignets sans spécialement de délicatesses et un petit soupire, je préfère l'imaginer en petite fille. C'est suspect, je sais. Mais j'imaginais pas il y a dix ans que j’enlèverai des menottes à la petite Blue - qui, dans le passé, adorait quand je la surnommais Blue, d'ailleurs - C'est étrange. Je fourre ma clé dans sa serrure - celle-là était facile - et je la libère de ses chaines. Je tends la main, attendant mon due mais ma bouche reste close, tandis que mon regard se veut déterminé. « Au passage. » J'accroche les menottes dans mon dos, à ma ceinture, avec mon autre main. « T'es près de la liberté là, dis moi juste le nom de la fille qui a taguée le mur et j't'ouvre même la porte en te faisant la révérence, Blue. » Oui, Blue, blue. Car pour moi, tu restes la mioche qui courait sur ma pelouse en jouant à cache-cache avec ma sœur. Tu perdais tout le temps, d'ailleurs. Dois-je préciser que j'ai toujours mon bâton de cancer à la bouche ? J'suis foutrement doué pour garder ce truc sans le faire tomber. Incroyable talent.

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MessageSujet: Re: Smooth criminal (blue) | terminé   Dim 13 Jan - 16:17

well... fuck.
Alleluia. Alle-the fucking-luia. Pwaise the lord and stuff. Il y a de l’espoir. Oui, j’appelle ça de l’espoir. La promesse que tout ira mieux. La certitude qu’il y aura des temps meilleurs, que le soleil brille derrière les nuages. Tu devrais remercier Dieu pour son immense bonté. Je sais que tu as plus généralement peur de Lui que tu ne l’honores mais pour le coup il mérite bien ta gratitude si tu veux mon avis. Et même si tu ne le veux pas. On s’en fout. On parle d’un miracle là. A fucking miracle dude ! C’est bien la preuve quelque part que Sam sait bien quelle infection sa bouche dégage. C’est bien la preuve qu’il en est tellement conscient qu’il n’a même pas refusé de le prendre juste pour te faire chier. Il a mangé le chewing-gum. Rendons gloire au Très-Haut. Tout ira bien à présent. Tu ne mourras pas asphyxiée par l’haleine de ton interlocuteur qui est digne de celle d’un kraken. A ce point là, tu peux encore rester des heures dans ce bureau, ce ne sera plus grave. Parce que tu ne seras plus soumise aux relents de l’enfer qui s’expriment à travers les paroles de ce policier. Probablement un suppôt de Satan quand on y pense. Non mais sérieusement. Pour puer autant il faut bien être idée de ce bon vieux diable qui s’amuse dans son bouge au centre de la terre, non ? Parce qu’humainement ce n’est pas possible. Enfin c’est ce que tu te dis. Ayant déjà pris le bus lorsque j’étais la conscience de quelqu’un d’autre, je peux te dire qu’il y a pire que Samwell. Bien pire. De véritables prophètes de Lucifer. Mais attention, hein, des prophètes de première classe ! Des prophètes que tu peux pas test. Tu leur montre une bouteille de gel douche et ça fait office d’exorcisme. Je te promets. Alors non, pour toi c’est déjà trop, mais je peux te dire qu’à ce niveau là ce bon vieux Hootkins n’est qu’au rang de novice. Ce qui ne t’empêche pas d’être heureuse quand il accepte le chewing-gum. Délivrance. Tu le regardes jeter le papier dans la poubelle exactement comme des ados dans les lycées. Panier. Il a l’air de bénéficier d’un entraînement intensif. Ils sont très occupés dans la police de Caswell je crois. Tu lèves un sourcil sceptique. « Je devrais applaudir ta performance ou ce serait vraiment trop hypocrite ? » Ce serait peut-être un peu trop hypocrite pour le cas.

Tu sais qu’en fait c’est pas malin ce que tu fais, ce que tu dis. C’est bien marrant de te foutre de la gueule de Sam et je dois avouer que dans le fond j’approuve cette attitude, mais il ne s’agirait pas d’oublier qu’ici c’est lui qui a le pouvoir. Lui qui a la clé des menottes. Il est le maître de la situation, ton sarcasme n’y changera rien. Et si tu trouves peut-être un minimum de satisfaction à presque insulter ce vieil ‘‘ami’’ que tu détestes, rappelle-toi que tu pourrais finir inculpée pour outrage à agent. Parce que ce connard a une plaque de police et les droits qui font avec. Je ne te demande pas de l’appeler ‘‘Mr. l’agent’’ non plus. Mais un minimum de respect. Il serait stupide que ton casier se trouve entaché par cette petite connerie. Tu t’imagines ? Marqué à vie et avec des désavantages que tu as insulté Sam ? En d’autres termes bien évidemment mais tout de même. Ca craindrait il faut bien le dire. N’empêche c’est pas toi qui as tagué ce mur, si tu avais voulu taguer quelque chose tu te serais démerdé pour acheter du matériel un peu meilleur puisque selon lui c’est de la merde en plus ces bombes de peinture. « C'est à toi qu'on l’a prise, tu sais. Alors me prend pas pour un con. Donc c'est toi ou la fille qui s'est enfuie qui a acheté cette bombe de chiottes. » Tu ne le prends pas pour un con. Il est con, c’est un fait. Tu n’y peux rien s’il bouffait les barreaux de son berceau et que ceux-ci étaient peints avec de la peinture au plomb. Mais qu’il ne te fasse pas chier à cause de ça, merci. « De toute évidence c’est pas moi. » Donc c’est l’autre. CQFD. Le policier en face de toi crache son chewing-gum avec une classe indéniable et loupe la poubelle. Yerk. Il n’esquisse pas un mouvement pour aller le récupérer. Ce serait mauvais pour son honneur je suppose. Mais ça ce n’est pas vraiment mieux. « Dégueulasse, Sam, dégueulasse. » Mais bon, je suppose qu’il est un cas désespéré. Cela ne m’étonne pas de sa part à vrai dire.

Et tant pis pour lui s’il en a marre de toi. Tant pis pour lui si tu dégueulasses son bureau, c’est que de l’eau. Ce serait plutôt même le genre à nettoyer son bordel. Parce que oui c’est vraiment le bordel. Tu jettes un regard autour de toi. Il y a de tout. Des dossiers comme des... Pas dossiers. Des magazines en tout genre. En tout genre oui. Purée, un magazine de fitness ? Sérieusement ? Genre muscle magazine ? Interloquée, tu avances les mains pour prendre le journal et le feuilleter. Non mais... Seriously ? Tu ne peux t’empêcher de sourire et tu sens un fou rire monter en toi. Il faut que tu te retiennes. Il faut que tu te retiennes merde. Il ne faut pas que tu exploses de rire et le foutes encore plus en rogne. Mais tout de même c’est dur. Tu imagines Samwell essayer de faire des exercices pour devenir Arnold Schwarzzenegger bis. C’est trop dur. Tu rejettes le magazine là où tu l’as pris et te mords les lèvres. Tu dois chasser cette image de ta tête à tout prix. C’est une question de survie. Merde. Tu enfouis ta tête entre tes mains, secouée de tremblements. Must. Not. Laugh. Lorsque tu relèves la tête c’est pour te retrouver face à lui en train de se tripoter à la recherche de son briquet. C’est trop dur. Tu pouffes mais te mords violemment l’intérieur de la joue. Et tu te reprends. Ah les briquets... Traîtres petites créatures n’est-ce pas ? Toujours avides de se cacher hors de la vue de leur propriétaire au moment où ils en ont le plus besoin. C’est pour ça que tu ne fumes pas. Outre le fait que ça te détruit les poumons ce genre de choses. Le peuple des briquets est un peuple vicieux qui s’enflamme facilement et a tendance à brûler les étapes. Bon allez j’arrête les jeux de mots pourris d’accord. Parce que je crois que je suis tombée bien bas. Très très bas malheureusement. Je vais donc aller me pendre quelque part. J’espère que tu te seras reprise quand je reviendrai.

Tu t’es reprise ? Tant mieux. Oui je sais, ça ne m’a pas pris longtemps de me pendre. Mais ça se fait très facilement vous savez. Simple comme bonjour. En attendant tu t’es penchée vers lui et t’es foutue de sa gueule. Je croyais qu’on avait dit qu’on mettait un frein sur le sarcasme. « Très drôle, mais sans nicotine, tu risques de te retrouver en tenue orange aussi vite qu'il faut du temps pour dire Jésus, tu vois, Blue ? » Tu vois ? Je te l’avais dit, encore une fois. Il a le pouvoir ici. He’s got the power. Comme Bruce Tout-Puissant. Et tu sais parfaitement que la tenue orange qu’il mentionne ne te plairait absolument pas comme tu l’as déjà dit. Et comme tu l’as déjà dit tu t’appelles Blue-Ivy mais à quoi bon le lui redire ? Il le fait exprès ce connard, tu le sais.

Pourtant tu n’as pas qu’une corde à ton arc. Tu en as plusieurs, sous-entendu. Et tu disposes sur lui d’un pouvoir qui ne vient non pas de ton père cette fois mais d’une de tes rares amies. Tu es la détentrice du briquet sacré. Détentrice par erreur certes mais on s’en fout. Tu peux le sortir de sa crise de manque si tu le veux. Mais il ne peut pas t’y forcer. Et vu comme il a l’air d’avoir besoin d’une clope là tout de suite, tu as vraiment en main un atout incroyable. Tu essaies de passer un deal à deux balles avec lui. On sait jamais, et s’il acceptait ? « Ouais, et j'te file les clés de ma voiture pour que tu rentres saine et sauve chez papa, aussi. » Bon, pour l’instant il n’accepte pas. Mais le dialogue n’est pas tout à fait terminé, il peut y avoir d’autres compromis. « Non merci j’ai déjà ma voiture et je pense qu’elle pue moins que la tienne. » A la fois cynisme et vérité. Que demander de plus ? Rien n’est-ce pas ? Ah si, qu’il accepte ton deal. Tu sais que ça viendra, il est dans la merde. Fuck him. Il est faible. « Et c'est pas en chantant faux que tu vas me donner envie de te laisser partir, je suis résistant à la douleur. » Tu ne lui jettes même pas un regard et continues de chantonner en regardant le plafond. Il se croit drôle. Certes. Tu ne le trouves pas drôle. Ce n’est pas la question. Bref. Tu sais qu’il va céder. Il se doit de céder, c’est son devoir d’accro à la cigarette.

« Bon, j't'enlève les menottes et tu me files du feu, ok ? » Tu souris et le regardes à nouveau, arrêtant de chanter. Tu le savais. Il est faible. Pas de problème. Les menottes c’est déjà bien. Même mieux que bien en fait. La situation s’améliore non ? D’abord le chewing-gum qu’il accepte de prendre, ensuite la magazine de fitness et maintenant les bracelets. On se rapprocherait presque du ‘‘tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes’’. Sauf que t’es quand même en garde à vue. Et qu’il est quand même dans ton champ de vision, ce qui gâche nettement les choses, il faut bien l’avouer. Mais c’est déjà quelque chose. Think positive. « Deal. » Tu lui tends tes poignets pour qu’il les déverrouille à l’aide de la clé qu’il balance d’un air narquois sous ton nez depuis trente secondes. C’est toi qui devrait avoir l’air narquois. Il est obligé de passer un accord avec toi pour allumer sa cigarette. Il n’a finalement peut-être pas tout le pouvoir, non ? Il se lève et t’ôtes les menottes. Tu réprimes un soupir de soulagement qui lui plairait bien trop. Ignorant sa main tendue, tu frottes tranquillement tes poignets engourdis avant de daigner sortir le briquet de ta poche et le poser dans sa paluche crasseuse. Celui-là tu ne le rendra jamais à Jillian, par respect pour elle. Si elle te le demande tu lui en achèteras un autre. Si elle oublie elle oublie et tant mieux. Mais tu ne la laisseras pas utiliser quelque chose que cet abruti aura touché. Pas avant de l’avoir passé sous une douche de décontamination. « Au passage. » Au passage tu viens de te faire avoir par une lycéenne mon coco. Euh, oui quoi ? « T'es près de la liberté là, dis-moi juste le nom de la fille qui a tagué le mur et j't'ouvre même la porte en te faisant la révérence, Blue. » Blue. Blue. Tu t’appelles Blue-Ivy, fuck !

« Une révérence bien sûr... » Oui t’es un peu sceptique sur cette partie-là. Mais il y a tout de même un problème dans ce magnifique plan. Ce problème c’est que tu n’as pas l’intention de livre ta ‘‘complice’’ même si c’était toi la complice en fait. C’est bête n’est-ce pas ? D’un côté c’est chiant tout de même. Parce que voilà, t’aimerais bien sortir. Mais en même temps c’est Rachel quoi, tu n’as pas l’intention de la livrer à Samwell. Plutôt rester trois jours enfermé avec lui. Le pire c’est qu’elle a peut-être déjà été en garde-à-vue avec lui vu le nombre de conneries qu’elle fait et qui l’ont emmenée au poste. Mais on s’en fout. Question de principe c’est tout. « Je le dirai pas. Je suis pas une balance. » Haha. Haha. Haaaaa purée t’es trop drôle Blue... Toi t’es pas une balance ? C’est pourtant pas ça tes principes. T’es avide de dénoncer à ton père n’importe quel connard que tu vois faire un truc pas légal. Alors dire que tu n’es pas une balance ? Mais c’est l’hôpital qui se fout de la charité là ! Si t’avais été française en 1940 t’aurais été la première à collaborer avec les nazis - et c’est le point godwin messieurs dames ! - juste parce que tu n’aimes pas les gens. Sauf que voilà. Là on parle de Rachel. La seule personne que tu ne dénoncerais jamais. Même Jillian et Jay, tu hésiterais avant de les dénoncer mais tu finirais par le faire. Pas avec elle. Pourquoi ? Parce que. C’est tout. Pas de commentaire. « Je veux pas, c’est tout. Tant pis si tu dois me garder. Je te supporterai. » Difficilement mais tu le supporteras. Pour la bonne cause. Tu crèveras en martyr sous l’odeur de Sam. C’est pas grave. On t’élèvera une stèle. Et puis tu arrivais bien à le supporter quand tu étais petite, tu devrais pouvoir le faire maintenant, non ? Allez, on teste.

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MessageSujet: Re: Smooth criminal (blue) | terminé   Mar 15 Jan - 11:04

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L'espace d'une seconde, je me demande pourquoi je ne suis pas devenu basketteur professionnel ? C'est vrai. J'ai la taille moyenne demandée, je manie bien la balle et je marque presque tous mes paniers. Je dois être aussi bon que Jordan, merde. Certes, je passe mon temps libre à m'entrainer assis sur une chaise, à lancer un ballon aussi gros que ma paluche dans un petit panier ou de la paperasse froissée dans une poubelle. Je pense que c'est ce point-là qui m'a condamné à ne pas être célèbre. Je suis athlétique quand il s'agit de courser un voleur, de réaliser un magnifique plaquage sur un type en fuite, mais me débattre des heures durant sur un terrain sans de réelles raisons, je ne pourrai pas. Et puis, pour être honnête, je commence à me faire vieux. On s'moque pas. J'ai déjà trente-cinq piges et je dois avoir la capacité respiratoire d'un grand-père de quatre-vingt dix ans. Oui, c'est ça mon autre problème. Je m'essouffle après dix minutes de sprint. Autant dire que maintenant, je chasse les voyous en voiture. Quand ma voiture fonctionne. Et elle tombe en panne une fois tous les mois, au grand désespoir de ma garagiste personnelle, qui me frappe à chaque fois qu'elle me voit arriver avec ma carcasse qui fume autant que moi.

Est-ce ma faute ? Non. Et pourtant. Merde, j'ai tendance à partir dans des voyages intérieurs assez étranges quand je suis en présence de la gamine. C'est le goût de menthe qui envahit ma bouche, ça me nettoie l'esprit, en même temps. D'ailleurs, elle ne m'a pas prévenue - elle doit prendre son pied, actuellement - mais son chewing-gum est fort. Vraiment. Il me décolle les narines et à chaque bouffée d'air que je prends, ma gorge se fait violemment agressée par cette sensation too much menthol. Je réprime mes grimaces et mon visage mime à la perfection le plaisir de mâcher. Souffre en silence, Sam. Ça lui ferait trop plaisir de te voir cracher du sang vert. « Je devrais applaudir ta performance ou ce serait vraiment trop hypocrite ? » dit-elle, après mon magnifique lancé. Elle ne sait pas reconnaître les choses à leur juste valeurs. Mon lancé était parfait. Mon geste aussi précis qu'un sniper de l'armée américaine. Elle devrait me filer une médaille. Tu devrais applaudir, mégère. Mais je sais que les génies sont incompris alors je me contente de lui renvoyer son sourire en guise de réponse.

Blue, donne moi une récompense. Je mérite toutes sortes de choses, moi. Une médaille pour service rendu, par exemple. Je ne suis qu'un pauvre flic qu'on a condamné à passer l'après-midi avec une mioche qu'il déteste. Seriously. Parce que même si son dossier est aussi vierge que la pucelle d'Orléans, je sais qu'il y a anguille sous roche. Étant donné ses incroyables arguments de défense. « De toute évidence c’est pas moi. » Objection ! Monsieur le juge. Je mâche mon chewing-gum en plissant les yeux, je réfléchis. « De toute évidence, tu devrai me dire qui c'est, alors. » Take that ! Notre conversation est tellement excellente. Nous sommes la fierté des flics et suspects de Caswell, non, de l'Amérique. Une joute verbale dangereuse, mêlée de faux semblants. Car il ne faut pas croire. Derrière nos arguments stériles, il y a un plan. Un plan pour la faire cracher le nom du coupable. Mais soit, je n'ai pas perdu espoir. Je crache ce qu'il reste du chewing-gum en manquant la poubelle. Pardon, monsieur Jordan. J'ai fais déshonneur au clan. « Dégueulasse, Sam, dégueulasse. » Je tourne sur ma chaise à roulette, qui grince sous mon poids, pour me remettre correctement face à Blue. Je souris. Un sourire diabolique. Je pose mes coudes sur le bureau. Parce que j'ai trouvé un truc drôle - pour moi - à dire. Et je joins mes mains, collant mes doigts à leurs confrères d'en face. Excellent... Monsieur Burns, c'est moi, bitches. « T'inquiètes pas, si ça continue, c'est toi qui viendra ramasser ce bout de chewing-gum moisi au sol, tu sais, en orange. » Suppôt de Satan, suis-je.

Elle fait sa toilette, ça ne me dérange pas. Mais je sens que quelque chose cloche au moment où son corps tout entier se fige et que son regard fixe ma pile de bordel à côté de mon écran d'ordinateur. Non. Elle ne l'a pas vu. Impossibru. Ce n'est pas vrai. Je fais semblant de l'ignorer, singeant un homme qui tape des trucs intéressant sur le clavier alors que de toute évidence, la page de mon texteur est vide. Elle fouine dans mon magazine de musculations. Dieu, je pourrai aller me pendre tellement j'ai honte. Crédibilité ? Zéro. Juste à cause de mon incapacité à ne pas m'inscrire à ces trucs. Et le pire, dans l'histoire, c'est ce que j'ai essayé de faire un ou deux exercices, chez moi, en matant la télé. Je me suis cogné à ma table basse et j'ai foutu de la cendre partout, parce que je fumais en même temps. Mais ça, plutôt crever que de l'avouer. Enfin, le fait qu'elle tienne ça entre ses mi-mines, c'est déjà bien assez humiliant. J'ai envie de lui arracher des mains ce foutu magazine et de l'enfermer dans mon coffre-fort. Mais ça prouverait que ça me fait chier qu'elle le lise, ouvertement. Alors non, je fais semblant de ne rien voir. Et elle finit par le lâcher. J'en profite pour l'attraper en posant lourdement ma main dessus, fixant du regard Blue. Je lui envoi un message par pensée. Arrête de toucher des trucs sur mon bureau, sale mioche. Message envoyé, je romps le contact visuel et fout ce satané bouquin de bas-étages dans mon tiroir, que j'ouvre et que je referme comme une brute. Faut pas déconner. Et puis, je commence à chercher mon briquet parce qu'il faut vraiment que je fume.

Elle cherche à faire un deal avec moi. Je suis désespéré car mon envie de fumer s'accroît avec le temps que je passe en sa compagnie. Bouddha, t'es pas sympa avec moi. Mais ça tient pas avec moi, je résiste. « Non merci j’ai déjà ma voiture et je pense qu’elle pue moins que la tienne. » Touché. Elle n'a pas tort. Je hausse les épaules avec un sourire compréhensif. Ma voiture n'est vraiment pas recommandable. Elle ne pue pas le vomi ou autre joyeuseté de ce genre, mais c'est un monstre. Un monstre de métal qui fait autant de bruit qu'une tronçonneuse dans un film d'horreur. A elle seule, elle doit être responsable de la moitié de la pollution à Caswell. Donc je ne peux pas lui en vouloir de refuser mon sarcasme. Même gratuitement, j'arriverai pas à la refourguer, cette bagnole.

Mes doigts tapent en rythme sur le table. Mon pied sur le sol. Blue est amusée. Tu m'étonnes. Je me gratte la joue, par nervosité, toutes les trois secondes et je baisse les bras. J'ose proposer un truc à la gamine qui, quelques secondes plus tôt, me fait savoir qu'elle possède l'instrument de ma libération. Son visage s'illumine alors qu'elle cesse de chanter. Ça doit être Noël pour elle. Elle a du pouvoir sur moi. Je suis debout face à elle. Je viens de lui retirer les menottes. Elle prend son temps. Elle savoure. Mon visage est pour une fois impassible. Je ne souris pas. On rigole pas avec la nicotine, petite. Deal. Deal. Ce mot résonne dans ta tête, alors qu'enfin, je sens l'objet refroidir la paume de ma main. Seigneur, je pourrai presque avoir un orgasme, si ce ne serait pas un peu exagéré de ma part. Je referme ma griffe sur ma proie, un sourire apparaissant au fur et à mesure que je me rends compte de la situation. Je ne perds pas mon temps à la remercier, après tout, c'est un échange, pas une aide de sa part. Mais je suis policier. Le but de ma présence face à Blue ne doit pas être oublié. Je m'écarte de quelques pas, tenant toujours droit sur mes guiboles. Je lui tourne le dos. « Une révérence bien sûr... » « Tout est possible dans c'monde t'sais. » J'apporte le briquet non loin de ma clope et fait apparaître la flammèche qui enflamme rapidement le bâton de nicotine. « Je le dirai pas. Je suis pas une balance. » Oh sweet Jesus. Je tire une première taffe. La première, la meilleure, en fermant les yeux. Vaut mieux pas qu'elle voit mon visage en ce moment, ça pourrait l'effrayer. Enfin. ENFIN. J'inspire. Une profonde inspiration. Je pivote sur mes talons. Et sa phrase me revient en pleine gueule comme un boomerang Australien.

Paf. « T'es pas une balance, toi, Blue ? » J'expire une quantité de fumée impressionnante en riant légèrement. « S'il y a bien un truc que je sais, sur toi, c'est que tu t'en fous du sort des autres. J'me trompe ? » La cigarette a un goût bizarre. Ça fait tellement longtemps - trois heures - que je ne suis déjà plus habitué ? C'est le chewing-gum, Sam, la menthe. La fumée commence à envahir la pièce rapidement et je prends soin d'oublier de demander à la gamine si elle veut que j'ouvre les fenêtres. Après tout, c'est pas un salon de thé, ici. Je retourne m'asseoir en face d'elle, à mon bureau, cette fois en pleine possession de mes moyens. Comme si cette clope renfermait toute ma personnalité. Maybe. Je tire une autre bouffée. « Je veux pas, c’est tout. Tant pis si tu dois me garder. Je te supporterai. » Je ris. « Tain, Blue. Ca m'ferait chier, moi, à ta place, de devoir être condamné à la place d'une autre. » Devoir la supporter trop longtemps, ça deviendrait mauvais pour moi. J’éteins l'écran de mon ordinateur qui est en veille. Et je m'admire, ma clope à la bouche, sur l'écran noir. J'aime pas les surfaces réfléchissantes depuis quelques temps. Il se passe jamais rien de bon quand j'ai un miroir ou un truc qui reflète ma gueule. Alors je détourne rapidement le regard.

Je suis de bonne foi. Elle n'a plus de menottes, je ne hausse pas la voix depuis le début de notre entretien judiciaire et je suis plutôt de bonne humeur, maintenant que je pourris mes poumons. Mais son entêtement est bizarre. Surtout que je pense que la gamine est du genre à dénoncer n'importe qui pour se sortir de la merde. Je me trompe sur elle à ce point ? Ou elle tient à ce point à la fuyarde ? « En supposant que c'est pas toi, donc, pourquoi tu protège l'autre fille ? » Je fouine, flic inside, je perds jamais le nord. Je tape ma cigarette contre le bord du cendrier, histoire de pas dégueulasser ma table de flic plus qu'elle ne l'est actuellement et je replace ma promise au coin des lèvres. « C'est une tueuse en série et tu veux la couvrir ? » Un peu de fumée pour moi. « T'as juste envie de me faire chier, peut-être. » Un peu de fumée pour Blue. Je la noie dans un nuage de nicotines. « C'est ta petite copine ou quoi ? » Je balance ça d'un seul coup, en rigolant. Pas que je trouve ça hilarant d'être homosexuel, non. Je respecte tout le monde. C'est juste que je pense être drôle, comme j'estime que Blue considère tout le monde comme de la merde, en particulier ceux qui sont différents d'elle. Mon point de vue. « Toi et moi, on a sûrement envie de faire autre chose à l'heure actuelle, alors sois coopérative pour une fois. J'ai un rencard ce soir et j'veux pas être en retard à cause de toi. » C'est vrai. J'ai rendez-vous avec ma bière. Personne ne doit s'opposer à notre amour.

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MessageSujet: Re: Smooth criminal (blue) | terminé   Sam 19 Jan - 9:32

well... fuck.
Jamais tu n’aurais dû la suivre. Jamais tu n’aurais dû accepter de te laisser embrigader qui avait envie de briser la loi justement à moitié parce que tu détestes ça. Au fond tu sais bien que tout ça elle ne l’a fait que pour te faire chier. Ou peut-être un tout petit peu pour se marrer mais elle peut bien d’autres moyens de se shooter à l’adrénaline, parce que pour le coup ce n’était pas ce qu’il y a de plus extrême. Basique et stupide. Je croyais que tu avais le minimum de matière grise requis. Apparemment non. Tu devrais arrêter de jouer les moutons quand il s’agit d’elle. L’expérience a montré que cela ne t’était jamais bénéfique et tu continues pourtant de le faire. Je perds foi en toi. Non, non tu me déçois, n’essaie pas de te justifier, ça ne servira à rien. Tu as baissé dans mon estime. Pas que je te vouais à la base une admiration dévorante mais ça s’est pas arrangé, je peux te l’assurer ça ma cocotte. Regarde-toi. La gamine froide comme la glace qui veut prouver qu’elle est meilleure que tout le monde, jouant les sbires sans cervelle du méchant, comme les abrutis dans les films. Sauf que tu n’as ni le profil de l’armoire à glace ni le profil du gros. Dommage pour toi, tu aurais au moins collé au rôle. Parce que ça ne te va pas de jouer à ce genre de jeux. Et ça ne te va pas non plus de rester coincée dans ce bureau dans lequel on étouffe.

On pourrait pas ouvrir une fenêtre ? Tu évites de le demander. Ne pas avoir l’air faible et incommodée par l’odeur de chacal crevé qui flotte avec une délicatesse toute hulkienne - fuck it bitches, j’invente les adjectifs que je veux - dans la pièce décorée avec goût et finesse. Très design par ici. Le bordel c’est pas Feng Shui, c’est la prof de yoga qui répète ça entre deux répliques de ‘‘essaie d’être un arbre’’. Ah du yoga. Heureusement que tu n’en fais pas. Quoique tu fais de la gymnastique, c’est un peu pareil dans le fond. Moins calme, plus expansif, et avec un but autre, mais on se plie en quatre quand même. Et puis l’équitation, tiens l’équitation ! C’est génial l’équitation, t’es en harmonie avec les animaux et la nature, c’est bon pour ton karma ça. N’empêche je suis étonnée que tu saches faire n’importe quoi sur une barre asymétrique, monter sur n’importe quel cheval, mais que tu ne sois pas foutue de grimper sur une poubelle et de passer par-dessus un mur. T’es conne ou quoi ? Ouais peut-être. Pourquoi tu t’es pas barrée ? Cela n’-e t’aurait pourtant pas demandé tant d’efforts que cela. Mais bon, il se trouve que tu n’y a pas pensé. Ton cerveau était vidé par la stupéfaction juste au mauvais moment : celui de la fuite. Résultat des courses tu te retrouves ici avec un flic qui a la même haleine que Sid de l’Âge de Glace et qui a été obligé de te taxer des chewing-gums pour que tu puisses respirer décemment sans faire une syncope. Et est-ce qu’il te laisserait partir en remerciement de ce traitement miracle ? Ah non, non, non ! Asseyez-vous qu’ils t’ont dit. T’aurais dû fuir par la fenêtre tant que tu étais seule dans la pièce, en plus vous êtes au rez-de-chaussée. C’est pas bien de laisser son cerveau à la maison Blue, même quand c’est pour le laver.

T’as apporté qu’un seul neurone qui t’empêche d’applaudir la prouesse sportive de l’abruti assis en face de toi. Enfin abruti... Aujourd’hui t’es en bonne position pour le titre. Le niveau en-dessous quand même ceci dit. Parce qu’avec Samwell, il faut avouer qu’on atteint des sommets de connerie autant humaine que policière. Ce mec devrait être interdit par la loi. Pas juste son haleine, pas juste la façon dont il boit et fume, pas juste la façon dont on a envie de lui foutre une claque à la suite d’un simple contact visuel. Lui. Tout court. Au gouvernement ils devraient étudier les possibilités d’exécutions pour ce genre de spécimens. You know, kill it before it lays eggs. Enfin pour pondre des oeufs dans le cas de Sam il faudrait déjà qu’il puisse trouver une autre partenaire que sa main droite. Une pas trop exigeante. Pas du tout exigeante. Une aveugle qui a perdu l’odorat et qui a les connections nerveuses tellement défectueuses qu’elle ne se rendra pas compte de ce qu’elle touche. Et encore je sais pas si ça suffira. Faudrait déjà qu’il sache dans quel trou la mettre. Vu son Q.I je crois que même l’instinct animal primaire ne suffira pas pour l’aider à s’en sortir dans cette situation. Il n’empêche que, par précaution, on devrait quand même l’exécuter. Avec calme pour qu’il comprenne tu lui expliques que tu n’as pas fait le coup. « De toute évidence, tu devrais me dire qui c'est, alors. » Elle était facile celle-là. Il croit quoi ? Si tu comptais le faire tu l’aurais déjà fait après l’avoir vu poser ne serait-ce qu’un orteil sur le sol de cette pièce, histoire de t’épargner toute cette souffrance due à sa présence. « Mais ça semblerait trop évident pour que je le dise enfin, où est ta conscience de flic ? » Eh oui, si tu crachais le nom comme ça sans hésitation, ça ferait vraiment suspect. Genre ‘‘je balance le nom d’une meuf que j’aime pas comme ça elle est dans la merde et je suis tranquille’’. Il peut jouer son rôle un peu mieux que ça quand même, il ne regarde pas les séries policières ? Dans N.C.I.S même Tony ne crache pas son chewing-gum à côté de la poubelle pendant un interrogatoire. Un peu de classe merde ! Quand tu lui fais remarquer son manque flagrant de distinction, il se penche vers toi avec un sourire en coin. Mon Dieu, aurait-il tué une réplique de la mort qui tue qui te prend la vie qui te la rend pas et qui chie des bulles carrées parce que c’est la fête du slip et qu’on se colle des steaks ? Ou ne serait-ce que de la mort qui tue ? « T'inquiètes pas, si ça continue, c'est toi qui viendra ramasser ce bout de chewing-gum moisi au sol, tu sais, en orange. » Buuuuuuuuuurn ! Celle-là elle fait mal, j’aurais pas aimé. C’est dommage qu’il doive user le peu de neurones qu’il possède dans ces sales répliques. Vraiment. Tu grimaces. On ne peut pas trouve de répartie à une réplique cinglante de niveau +9000. C’est humainement impossible. Tu te renfonces dans ta chaise et te drapes avec l’honneur étiolé qu’il te reste sans chercher à répondre, acceptant la défaite à ce set. Un point pour le flic débile. Dur à avouer hein ?

Tu préfères examiner son bureau après l’avoir trempé. C’est là que l’on voit que tu n’as pas réfléchi. Tu aurais dû faire des repérages avant de verser de l’eau partout. Pour trouver les objets lui portant le plus préjudice s’il y en avait - et Dieu sait qu’il y en a - pour les mouiller accidentellement. Oops. Parce que ça aurait été drôle de transformer ce magnifique magazine de fitness en serpillère. C’est déjà un torchon de toute façon. Rajoutons-lui un peu d’eau et de savon et on aura trouvé son utilité. Non parce qu’à la base ça peut peut-être avoir un minimum d’intérêt puisqu’il s’agit d’améliorer l’état de son corps et de devenir plus séduisant/fort/physiquement acceptable. Oui, ça part d’une bonne intention en effet. Mais n’oubliez pas un point là. Nous parlons de Samwell. Samwell Hootkins. L’abruti de Caswell, le flic au look de SDF qui est plus ami avec sa bière qu’avec une personne tangible. Lui, pas un autre. Alors oui, oui c’est risible. Hilarant même en fait. Putain un guide pour se muscler... Ne prête pas attention au regard assassin qu’il te jette en coin ou tu risques de mourir d’étouffement. Mourir de rire littéralement. Mine de rien ça doit faire con sur une stèle. Mais attends... Vas-y, meurs de rire. Avec un peu de chance il se fera inculper et emprisonner pour non-assistance à personne en danger, ce qui ne fait pas très beau sur le dossier d’un des mecs censés protéger le peuple. Tu l’auras fait chier jusqu’au bout comme ça. Non tu veux pas faire ça ? T’es franchement pas drôle Blue tu sais. Ce serait presque une belle mort. Pleine de sens. Héroïque, pour avoir débarrassé les rues de ce policier de bas-étage. Oh oui, de bas-étage, Samwell est loin de ressembler à un des super-flics qu’on voit à la télé genre Robocop ou Callen de N.C.I.S Los Angeles. Quoi ? Il est beau. Callen s’entend, pas Hootkins. Il te confisque le magazine pour son propre bien, essayant à son tour de sauver son honneur face à cette situation qu’on peut décemment appeler un fail de crédibilité. Epic Fail.

Bah, ce n’est pas grave pour le magazine au fond, tu as d’autres moyens de pression sur lui, il est si influençable. Eh oui, il a tant de défauts si facilement exploitable que le rouler dans la farine devient à la portée d'une gamine de six ans. Tu en as dix-huit, tu n'as donc que l'embarras du choix. Et quand je parle de moyens de pression, je ne parle pas du pouvoir de ton père parce que ça, ça ce n'est pas drôle. Tu as en tête quelque chose de bien plus petit, bien plus mesquin, bien plus en-dessous de la ceinture - et littéralement puisque tu l'as dans la poche de ton jean -... *roulement de tambour* un briquet ! Oui bon d'un point de vue de narrateur objectif ce n'est absolument pas une surprise vu que c'est déjà dit dans les posts précédents mais on va faire comme si personne n'avait rien vu, d'accord ? Dans ta tête s'alternent le rire de Nelson dans les Simson et celui, machiavélique, de Freddy Kruger dans les griffes de la nuit. I'm laughing at you 'cause i'm evil ya know... C'est du sadisme à l'état pur. Tu te fous de sa gueule sans te cacher à présent le moins du monde. You've got the power ! Je parie que dans sa tête il doit entendre des centaines de voix aussi horripilantes qu'incessantes qui lui disent "cède, cède, cède...". Une véritable torture psychologique dont tu tires les fils, dont tu contrôles la flamme. Ouais, j'ai pas pu m'empêcher de faire un jeu de mot pourri de la même famille que le briquet. Shame on me. Tout en chantonnant tu comptes intérieurement pour essayer de voir combien de temps il met avant d'accepter ton offre. En espérant que tu n'auras jamais de nouvelle occasion de faire cette mesure - même si d'un point de vue purement scientifique, une autre expérience de comparaison aurait été extraordinaire -. Tu lui jettes des regards à la dérobée. Il se sent mal, hein ? Même le Seigneur n'aurait pas pu t'offrir un meilleur cadeau que cette vision. Quoique c'est peut-être un présent de Petit Papa des nuages en fait ce moment de bonheur intense. Plus tard dans ton C.V tu écriras "j'ai eu le pouvoir sur Samwell Hootkins" et plus personne ne te fermera les portes de son entreprise. Il accepte un compromis. Jubilation. Plus encore que le soulagement de te voir les menottes ôtées, c'est la satisfaction de le voir plier qui t'envoie au Paradis. God. C'est ça un véritable orgasme en fait. Et juste pour prolonger ton plaisir, tu le fais poireauter un peu plus avant de lui livrer l'objet convoité. Et même qu'avec ça il te fait une promesse de révérence. Et ensuite ? Il t'appelle "Votre Altesse" ? Il te fait le baisemain ? Ah... Quoique non il vaut mieux pas ça, les termes c'est pas ta passion. T'as des doutes quand même. « Tout est possible dans c'monde t'sais. » Tout ? Alors je peux voleeeeeeeeeeer *bam* okay non c'était peut-être métaphorique encore, les lois de la physique ne peuvent pas être brisées. Il semblerait pourtant que son attitude soit presque une loi universelle gravée dans le marbre. Samwell Hootkins est et restera un connard crados sans manières. Amen. Tu feins un air étonné. « Alors ça veut dire qu'un jour tu te laveras ? » Sweet Jesus. Et s'il se brossait les dents en plus ? Ce serait le Nirvana, l'ouverture des grilles célestes. Si Sam se lave, on en aura plus rien à foutre du retour du Messie. Le véritable miracle aura déjà été accompli.

Ce rêve me semble cependant un brin compromis étant donné qu'il est déjà en train de tirer une taffe sur sa cigarette nouvellement allumée grâce au bien de Jillian. Tant pis, une autre fois peut-être ? J'en doute malheureusement. « T'es pas une balance, toi, Blue ? » Bon j'avoue que pour le coup je ris avec lui. C'était quoi cette déclaration calomnieuse là ? Ça va qu'on t'a pas fait jurer en posant ta main droite sur la Bible de dire "la vérité, rien que la vérité". Tu irais droit en Enfer. Non mais je ne comprends pas d'où te vient cette lubie de protéger Rachel. C'est pas comme si elle te balancerait pas si elle était à ta place hein ! Tu t'en fous. « S'il y a bien un truc que je sais, sur toi, c'est que tu t'en fous du sort des autres. J'me trompe ? » Faux. Tu te fous du sort de la majorité des autres. A quelques exceptions près que l'on peut compter sur les doigts d'une main. Et on est dans la cas où ces doigts te sont utiles. Cette phrase était bizarre. C'est pas grave on va faire comme si je n'avais rien écrit. Tu restes muette quelques instants avant de parler. Même si cela te coûte, tu survivras à un entretien prolongé avec lui. Sois forte. « Tain, Blue. Ca m'ferait chier, moi, à ta place, de devoir être condamné à la place d'une autre. » Ouais c'est clair que ça te fait quand même un peu chier d'être là parce que t'as joué les moutons de Panurge et que ta pote a pas assumé ses conneries au moment fatidique. Sauf que eh ben... Tu devras faire avec vu que tu n'as pas l'intention de la dénoncer. En dernier recours ton père te sortira bien de ce merdier de toute façon, c'est à ça que ça sert un père. Entre autres. « C'est la vie Sam, ça arrive les erreurs judiciaires. » Et toi ? Ça te fout pas trop la rage que ta petite sœur soit morte à la place de son petit copain ? Parce que oui, les rumeurs sont arrivées jusqu'à Caswell évidemment, on a raconté partout comment la petite dernière des Hootkins s'était tuée. Mais ça, ça tu ne le dis pas. Parce que tu sais que c'est la chose à ne pas dire. La chose que le rendra violent. Et tu ne veux pas te retrouver face à un flic violent. Et puis tu l'aimais bien sa sœur même si tu ne le dirais plus aujourd'hui. Au lieu de ça tu aspires avec réticence la fumée qui embaume à présent l'air du bureau. Pourquoi est-ce que cette putain de pièce est close ? Mais tu feras avec. Le tabagisme passif c'est peut-être dangereux mais tu vas pas rester des heures dans cette situation. C'est de toute façon hors de question.

« En supposant que c'est pas toi, donc, pourquoi tu protèges l'autre fille ? » Pourquoi tu la protèges, hein ? Tu peux le dire ça ? Tu préfèrerais ne pas avoir à la protéger, ça c'est clair. Tu préfèrerais que rien ne te pousse au silence. Tu préfèrerais que rien ne t'ait poussé à la suivre dans ce plan foireux. Tu préfèrerais n'avoir rien à cacher sur ça. Mais le problème c'est que tu préfères ne pas dire pourquoi tu te tais. Est-ce que tu le sais vraiment toi-même ? Pas sûr. Tu en comprends quelques bribes mais tu as surtout des crainte de saisir véritablement la portée de cette raison. Tu ne veux pas te résoudre à le réaliser, ce serait bien trop dur. Alors tu l'agresses plutôt, pour te défendre. « L'honneur. Mais ça doit être une notion trop éloignée pour toi. » L'honneur ouais euh... Ton sens de l'honneur à toi est un peu spécial alors je te trouve un peu mal placée pour faire la morale vois-tu. Enfin si tu veux te rendre ridicule c'est ton problème. Ou plutôt si tu veux te faire passer pour une héroïne loyale qui fait des sacrifices pour le bien des autres, libre à toi. Mais ça reste assez ridicule dans le fond il me semble. « C'est une tueuse en série et tu veux la couvrir ? » Ah ouais t'imagines ? Ça se trouve c'est une tueuse en série et elle se sert de toi pour que tu te fasses avoir à sa place. Ce serait délirant quand même. Je te vois bien en tueuse en série moi. Du genre à tuer ceux qui méritent la mort, un peu comme Dexter. Tu ferais une hécatombe vu le nombre de gens qui ne méritent pas de vivre dans ta tête. Samwell serait mal déjà, les étrangers seraient en mauvaise position aussi... Tout le monde t'adore fait c'est clair ça. « Bah oui, bien sûr, c'est Jacqueline l'Eviscératrice, tu la connais pas ? » Jacqueline l'Éviscératrice ? Seriously ? Est-ce que ton cerveau est en train de couler ? Parce que j'ai pas entendu de message de détresse mais j'ai l'impression qu'on a heurté l'iceberg là. Et pas un petit, genre un gros en mode Titanic. Oh t'imagines si il y avait le Titanic dans ta tête ? Tu pourrais faire crever Rose en plus de Jack. Ce serait trop bien ! Mais euh... C'est pas la question n'est-ce pas ? « T'as juste envie de me faire chier, peut-être. » C'est toi qui me fait chier, connard. Tu ne resterais pas ici juste dans ce but, franchement tu n'as pas que ça à foutre de contempler sa gueule de raté. Et puis qu'il arrête de te souffler sa nicotine au visage là ! Raison de plus pour te barrer. « C'est ta petite copine ou quoi ? » T'aimerais bien. Oh merde, lapsus. Malgré le fait que ce ne soit de toute évidence qu'une blague douteuse de sa part, une espèce d'alarme de paranoïa s'est mise à sonner dans ta tête. Il sait, il sait. Tu ne souris absolument pas. Putain non calme-toi. Il ne risque pas de savoir. C'est juste une vanne balancée comme ça au hasard. Il ne sait rien. Il ne met pas savoir. Il n'y a rien à savoir. Tu te crispes, mal à l'aise, sur la défensive. « Oh la ferme, Hootkins ! » Tu ne l'appelles même pas par son prénom sur ce coup-là qu'il comprenne bien que ça ne te fait pas rire. Tu hais les homos, voilà, c'est ce qu'il faut faire transparaître dans ton ton, dans ton attitude. Jamais tu ne sortirais avec une fille, c'est contre nature. T'as l'air convaincante comme ça ? Je sais pas. « Toi et moi, on a sûrement envie de faire autre chose à l'heure actuelle, alors sois coopérative pour une fois. J'ai un rencard ce soir et j'veux pas être en retard à cause de toi. » Un rencard ? Un rencard ? Non, impossible, on parle de Sam là. Il doit bluffer. Il bluffe. Pour te faire chier. Tu te détends et tu ris. Lui, un rendez-vous. Quelles salades il essaie de te faire avaler enfin ? Tu n'es pas stupide et crédule, du moins pas autant que ça. Alors oui, t'aurais peut-être envie d'être autre part mais ça donne presque envie de rester rien que pour l'entendre déblatérer de pareilles âneries. Vraiment. Tu prends un air et une voix compatissante. « Je suis désolée Sam, on te l'a peut-être pas dit, mais tu ne peux pas considérer ta main droite comme un rendez-vous. » Ou gauche. Ça se trouve il est gaucher. Euh, c'est pas la question. Tu te penches un peu sur le bureau, ayant préparé tes narines à cette épreuve psychologique, et tu parles.

« J'ai tout mon temps en fait. Tu sais que si je veux sortir d'ici je n'ai qu'à passer un coup de fil à mon père. » Thanks Dad. La vérité, rien que la vérité. Ton pôpa est suffisamment influent pour te faire sortir en un claquement de doigt d'ici, c'est pas comme si on était en train de t'inculper pour meurtre. Et bye-bye Samwell ! Ce sera beau cette tête qu'il fera quand tu lui fileras entre les doigts sans qu'il puisse rien dire puisqu'il n'est qu'un policier de merde même pas officier. Jouissif. Aussi jouissif probablement que d'avoir passé un deal avec lui. « Si vous voulez celle qui a fait le coup, vous n'avez qu'à mener une enquête, c'est pour ça que vous êtes là. » Oh oui, une enquête comme dans Les Experts. Mais qui a tagué le mur ? Les inscriptions auront disparu avant même qu'ils n'aient réussi à avoir des indices. Parce que franchement, c'est pas facile de retrouver les gens comme ça. Ils vont pas relever les empreintes sur la bombe de peinture, ils n'ont pas les moyens pour une si petite enquête. Et puis rien ne dit qu'ils aient de toute façon les empreintes de Rachel dans leurs fichiers. « Puisqu'apparemment vous n'avez rien d'autre à faire dans la police qu'enquêter sur ça... » Ce n'est qu'une bande de désœuvrés inutiles. On se demande pourquoi ils sont payés en fait. Bon ceci dit ils ne doivent pas être payés des sommes mirobolantes. Ce serait un comble tout de même.

thank you april (myfairtardis)


and it's breaking over me, now i am under, oh, never let me go, never.
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MessageSujet: Re: Smooth criminal (blue) | terminé   Dim 20 Jan - 22:31

catch red-handed
Moi qui pensait être capable de gérer une fille à papa de dix-huit ans, je commence à douter. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Dieu des flics. Dieu des passages à tabac. Dieu des Put your weapon down, now ! Est-ce que je mérite la plaque que je porte à mon cou, actuellement ? Elle virevolte comme un papillon à chacun de mes mouvements. Parce que je l'accroche à une chaine, autour de ma nuque, comme le collier de grand-mère. Quand je suis dans la rue, c'est déjà plus pratique à sortir aux visages puants des truands et ça m'évite de la chercher partout dans le bureau avant de partir en mission. S'il y a bien un objet que je perds sans arrêt, c'est bien la plaque qui prouve mon appartenances aux force de l'ordre. C'est con, parce que s'il y a bien une personne qui en a le plus besoin, c'est moi. Y'a pas marqué poulet sur ma tronche. Alors, d'accord, pour les missions où je dois me faire passer pour un dealer, c'est utile. D'ailleurs, j'assure de ce côté là. Mon patron est fier de m'avoir. Mais quand je sors mon arme de poing et que je gueule Police, motherfuckers ! Soit, ils se foutent de ma gueule, soit ils croient que je blague, soit... je dois attendre que ma coéquipière ramène sa tignasse rousse en mode Terminator pour pouvoir les coffrer.
L'effet de surprise, ça marche bien aussi. Mais pas tout le temps.

C'est pas facile d'avoir ma tête et d'être flic. Blue, elle ne me prends pas au sérieux. C'est sûrement parce qu'elle me connait depuis l'époque où j'avais encore des boutons partout sur la tête et que je la portais sur mes épaules en faisant l'avion. Elle a vu des côtés de ma personnalité insoupçonnés. Bon, je sais pas si elle s'en souvient. Pour qu'elle me regarde avec autant de mépris, elle doit avoir quelques souvenirs. Ou c'est juste qu'elle peut pas voir les flics. Vu l'animal, je penche pour la deuxième option. Parce qu'avoir élue domicile sur mes épaules le temps d'une demie-journée, ça transforme pas une gosse en... ça. J'aurai pas du entrer dans mon bureau. J'aurai du rester dans la salle de repos à mourir sur la table, encapuchonné, sans que personne ne vienne déranger la bête qui dort. Les bras croisés, je me demande comment dresser l'animal. Peut-être que la dresseuse Jude serait plus à l'aise. Je devrais peut-être l’appeler à la rescousse. Un frisson me parcoure l'échine. Oh non. La pauvre, je ne peux pas lui infliger ça. Même si je l'aime pas vraiment, Blue ne mérite pas un tel sort. Elle risque de se faire déchiqueter en morceau par la bête. Blue, je viens de t'épargner une mort terrible alors tu peux continuer à me regarder avec tes sourires hypocrites, je suis ton sauveur dans l'fond. Parce que si j'invoque Jude, que je lui ordonne une attaque poing d'acier sur sa tronche, son père va nous poursuivre. Et j'dois pas causer de problèmes aux familles importantes de la ville.

« Mais ça semblerait trop évident pour que je le dise enfin, où est ta conscience de flic ? » J'aime bien nos échanges passionnés. Je fais sûrement honte à un nombre incalculables de policiers et elle, aux truands en culotte courte. Je souris. Ma conscience de flic ? Mais elle est toujours là. Toujours à l'affût. Je perds jamais le fil, même lors d'un interrogatoire aussi watdeephuque. Mais si je luis dis ça, ça remonterait le niveau de la conversation, et c'est pas la but. « Si tu savais... » Dans les méandres de mon anus, sous-entendu. Mon sourire espiègle grille le sous-entendu en moins de deux. « Enfin bref, j'arriverai bien à te faire cracher le morceau. » Et j'enchaine avec le crachat de chewing-gum. En fait, je suis classe comme type. Drôle et tout. Je me demande pourquoi je suis toujours pas marié ? Y'a bien une donzelle ou deux qui tuerait pour m'avoir non ? On rit pas aux premiers rangs, s'il vous plait.

Et j'enchaine avec une autre réplique cinglante. Mais je suis fier de celle là. D'ailleurs, Blue ne répond pas. Elle recule dans sa chaise, signe visible de sa défaite. You loose. I win. Try again. C'est bien de gagner de temps en temps face aux jeunes. Du coup, j'affiche une mine réjouis. Et aucun magazines de muscu et autres gouttes d'eau qui dégueulassent le bureau ne pourrait réellement effacer cette victoire. En fait, ce n'est pas si moche. Je commence à ne plus regretter d'être entrer dans la pièce. Enfin, pas entièrement non plus.

Mais le plus important est là, je fume. C'est pas professionnel pour un sesterces, mais pour moi, à ce moment précis, c'est plus important que le réchauffement planétaire. Si, si, monsieur, je n'ai pas honte. Certes, j'ai du marchander avec la marchande mais j'ai réussi à obtenir le précieux. Ce précieux que je serre fort dans ma main, que j'utilise sans remords pour le cacher dans la poche de mon pantalon, comme un malpropre. Les briquets, c'est le genre d'objets que je vole sans m'en rendre compte. On le fait tous, je pense. Mais j'ai la faculté de les voler et de les prendre presque immédiatement après. Donc je vole à nouveau. Et ainsi de suite. Cercle infernal. Bacchanale, l'enfer noircit ma chair. What ? Fumer me fait chanter du Disney intérieurement, et alors ? Je devrais peut-être vérifier que c'est une cigarette normale que je suis entrain de dévorer. Si Blue devient stone, je saurai pourquoi. Je dis tout est possible. Et elle rétorque. « Alors ça veut dire qu'un jour tu te laveras ? » Je pouffe de rire, m'étranglant avec ma propre fumée cancérigène. Je dois avouer qu'elle était bonne celle là. Un partout, petite. Good girl. Mon sourire clopé - clopé; nom masculin; sourire avec une cigarette dans la bouche - s'efface pour faire place à une face intriguée. Je suis perplexe.

Pourquoi protéger une camarade à ce point-là ? Certes, on n'est pas là pour une affaire de meurtres - j'espère ne jamais la voir dans mon bureau pour une affaire dans ce genre, d'ailleurs - mais ça m'interloque. Blue, pauvre âme, serais-tu finalement solidaire avec tes congénères ? Pourquoi n'appelles-tu pas ton père immédiatement pour te faire sortir de là ? Pourquoi ais-je peur de mon propre reflet sur l'écran de l'ordinateur ? Tant que de questions auxquelles je ne saurais répondre. « C'est la vie Sam, ça arrive les erreurs judiciaires. » « C'est pas faux... » J'ai compris ce qu'elle a dit. Même si mon ton est évasif, comme si une pensée occupe trop mon esprit pour répondre de plein pots à la gamine. Mes yeux fixent un point invisible sur le clavier droit devant alors que je suis de nouveau assis en face d'elle, l'aspergeant de nicotines, tel un train à vapeur. Des erreurs judiciaires. Je grince des dents, fronçant les sourcils pendant quelque secondes alors que ma cigarette se consume toute seule au coin de mes lèvres. C'est vrai, ça arrive plus souvent que je ne veux l'admettre. Quand j'entends ce groupe de mots, je ne peux pas m'empêcher de penser à l'incident d'il y a dix ans. Parce que la plus grosse erreur judiciaire de ma vie, c'est de ne pas avoir pu foutre Ash derrière les barreaux. De m'être emporté comme un con. Voilà, il est libre maintenant. T'es con, Sam. Cette petite voix sonne souvent dans mon esprit facturé en ce moment. C'est un erreur. Une erreur de ma part. Judiciaire, parce qu'ils n'ont pas réussis à prouver sa culpabilité. Je secoue la tête, chassant ces pensées de ma tête. Faudrait pas que je déprime devant elle. Ça lui ferait trop plaisir.

Je remarque que depuis le début de cette entrevue qui restera dans les annales, elle est sur la défensive. Dès que je mentionne sa copine, enfin, la présumée vraie coupable de l'affaire. Tout ça pour un graffiti sur un mur. C'est que Caswell donne beaucoup d'importances aux murs. Faudrait pas que la délinquance se développe dans la petite bourgade de chiffonnés du bocal dont je fais parti. « L'honneur. Mais ça doit être une notion trop éloignée pour toi. » En réalité, j'ai beaucoup d'honneur. Déjà, l'honneur d'homme. L'honneur de flic. L'honneur de buveur de bières. Pleins d'honneurs te dis-je. Et je sors. Plus sérieusement je me permets un petit haussement de sourcil. « Donc tu veux pas balancer parce que tu respectes l'amitié que t'as avec la fille ? C'est plutôt beau, ça, Blue. » Et je le pense. Même si mon ton suffisant ferait plus référence à un foutage de gueule de ma part. Je passe sur sa remarque sarcastique de Jacqueline l'Eviscératrice. Peut-être que je fume de la weed et que ça atteint son cerveau, finalement.

Je crois que j'ai touché un point sensible, alors que je lui pose la question la plus idiote de tous les temps, pour Blue en tout cas. Bien sûr que non, c'est pas sa petite amie. La gamine serait plus du genre à balancer des œufs aux homosexuels à la Gay Pride. Mon sixième sens de flic est en alerte rouge. « Oh la ferme, Hootkins ! » Oui, j'ai heurté quelque chose là. Comme le Titanic. J'ai heurté l'Iceberg Blue. « Oh, fais pas ta mijaurée, Archdeacon. » Elle oublie même de me manquer de respect et m'appelle par mon nom, alors je la singe bêtement. « T'as jamais tâtée de l'autre bord ? J'croyais que ceux de ta génération était plutôt à l'aise avec ces choses-là. » Je pousse un peu. C'est mon instinct de flic, ça. Je vois une faille, je fonce dedans pour faire craquer la carapace. Et bon dieu, elle est épaisse la carapace de cette énergumène-ci.

Elle est mal à l'aise. Mes yeux entrainés peuvent le dire facilement. Alors j'essaye de lui donner une dernière chance, d'être une dernière fois le pote qu'elle n'aurait jamais eu. Mais ça ne tient pas avec Blue. « Je suis désolée Sam, on te l'a peut-être pas dit, mais tu ne peux pas considérer ta main droite comme un rendez-vous. » Je souris. Je lève ma main droite, fermée en un poing, le poing de la justice, alors que ma clope commence à être naine dans ma bouche. Je lève mon majeur, qui trône fièrement au dessus de ses amis. « Regarde, tu l'as vexée. C'pas gentil de lui dire ça. » Oui, je doigt-d'honneur les petites de dix-huit ans maintenant. Mais Blue, c'est différent. Je m'octroie le droit d'être vulgaire avec elle. Après tout, je suis flic merde. Et personne n'est témoin. Y'a pas de caméras dans ce bureau. Pas de caméscope pour filmer la bavure, mec. C'est pas comme si je lui avais foutu un pain, mais quand même. Je range mon matériel sous la table. Et elle parle. Encore. Elle parle beaucoup d'ailleurs, devant moi. Ça change.

« J'ai tout mon temps en fait. Tu sais que si je veux sortir d'ici je n'ai qu'à passer un coup de fil à mon père. » Je regarde ma montre. C'est vrai qu'elle prend tout son temps. Il est déjà trois heure et demie passée. Déjà une demie heure. Et j'ai pas avancé d'un pouce. Si, je sais qu'elle n'aime pas qu'on parle homosexualité, que j'ouvre la bouche, que je fume, que je l'apelle Blue, que je lui pose des questions. Je pourrai écrire un livre sur ce que Blue Archdeacon n'aime pas. Je pense que je serai le chapitre principal. Je garde mes lèvres closent. Je sens qu'elle a envie de s'exprimer. « Si vous voulez celle qui a fait le coup, vous n'avez qu'à mener une enquête, c'est pour ça que vous êtes là. » Je ris légèrement, tout en écrasant ma cigarette dans le cendrier. Déjà, oui. Je l'ai violée, la pauvre. « Puisqu'apparemment vous n'avez rien d'autre à faire dans la police qu'enquêter sur ça... » Elle déballe toute sa rancœur, on dirait. Je dis rien. J'encaisse sa haine de la police en baissant la tête, les bras croisés. Peut-être que dans son élan, elle balancera le nom de sa complice.

Non. Faut pas que je rêve. Elle a un cerveau. « C'est sûr que je préférerai être sur une affaire plus... importante. Mais ça fait parti du job. » Je tousse, en replongeant mon regard dans le sien. « De m'occuper des filles à papa qui se croient au dessus des lois. » Pour une fois depuis le début, mon ton n'est pas léger. Mais sérieux. Même si elle dénigre mon boulot, je trouve ça normal de mener une enquête sur un acte de vandalisme. Elle ne se rend pas compte, mais inutile de débattre de ça avec elle, je présume. La maturité n'évolue pas à tous les niveaux chez certaines personnes.

Je sors à nouveau mon paquet de clopes que j'avais enfermé dans le tiroir de mon bureau, pour éviter de le finir en une heure. Fail. De toute manière, la pièce est déjà transformée en un aquarium géant. Judith va me double-kicker les fesses, autant en profiter à fond. Alors que je recale une nouvelle pécheresse entre mes lèvres pâles, mon portable vibre. Je fais abstraction de la gamine en face quelques secondes pour sortir le briquet et l'objet de communication portatif. Un message. C'est le collègue qui s'occupe de l'accueil, principalement. « Le père de la fille à appris qu'elle était là. Il va arriver dans moins d'une heure. » Shit. On peut même plus travailler correctement sans qu'un connard raconte tout aux grands manitous de la ville. Je crispe mon visage en allumant ma clope et en rangeant mon portable. L'espace d'un instant, j'affiche une mine agacée. Mais je me reprends avec un faux sourire narquois en levant les yeux vers Blue. Il me reste plus que le bluffe. Que la partie de poker commence.

« T'es sûr de pas vouloir me dire son nom, Blue ? Parce qu'honneur ou pas, je pourrai te relâcher tout de suite et dire que t'as coopéré. Donc aucune poursuite pour toi. » Mêmes arguments. Je me lève, les mains dans les poches. « J'ai reçu un message de mes amis. » Je marche lentement, autour d'elle. En essayant vainement de lui mettre la pression. « Ils ont chopés ta copine, ils vont pas tarder à arriver. Comme toi il y a à moins d'une heure. » Je m'assois comme chez moi, sur le bureau, au niveau du coin, pour retrouver Blue à ma gauche. Je regarde le mur au fond de la pièce. « T'es sûr qu'elle aura ton sens de l'honneur et n'essayera pas de te mettre toute la merde dessus ? » C'est la vieille méthode des séries télés. Mais ça marche, dans la réalité, également. Parce que rien ne lui prouve ce que j'avance mais ça vaut dans les deux sens. Elle peut gober ma marmelade. Ça serait super d'ailleurs. Elle me dit le nom. Je la relâche. On arrête la coupable. Tenue orange. Papa content et moi, j'ai rendu justice aujourd'hui. J'attaque la clope avec intensité, malgrè ma proximité avec la suspecte. Sûr qu'elle va détester les cigarettes après ça. Je fais de la prévention contre le cancer en même temps. « Je l'entends déjà dire C'est Blue qui a tagué le mur, m'sieur l'agent ! pas toi ? Ils font tous ça, quand ils sont coupables. » J'imite très mal les jeunes filles de dix-huit ans, vous le saviez ? Comme un vieux d'la vieille, je parle les yeux dans le vide, la fumé qui s'échappe de mes narines. Je lui souris. Comme je lui aurai souris il y a dix ans, à la petite Blue. « Mais pas toi. C'pour ça que je sais que t'as rien fait. » Avec elle, je change de comportement comme de chemises. Après tout, c'est ça le propre d'un flic. Surprendre l'autre. Le troubler. Et comme je suis tout seul, je dois être le gentil et le méchant policier en même temps. C'est pas facile. Pourtant, mon sourire se veut sincère.

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    harness your blame and walk through with the wild wolves around you. Solace my game, it stars you. Swing wide your crane and run me through.
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MessageSujet: Re: Smooth criminal (blue) | terminé   Sam 26 Jan - 17:41

well... fuck.
Tout ça là, c’est une perte de temps des plus complètes. Beaucoup de choses sont en réalité une perte de temps, y compris les cours à ton avis et peut-être même, qui sait, la vie ? Parce que ça se trouve, tout ça, ce n’est que l’entracte de quelque chose de bien plus long, de bien plus excitant, de bien plus lumineux. Une entracte agréable, profondément ennuyeuse ou même désespérante mais au final les lumières s’éteignent, le rideau se rouvre et le spectacle recommence. Et quel spectacle ce doit être ! Inimaginable pour les simples mortels. J’ai bien souvent effleuré le rideau au travers de toutes ces personnes que j’ai habitées, j’ai bien souvent essayé de glisser un oeil derrière les lourdes tentures pour attraper ne serait-ce qu’une image éphémère mais ô combien belle... Je me suis toujours fait rembarrer. Ils ont une sécurité efficace dans l’Au-delà, ils doivent en avoir des choses à garder tu ne crois pas ? Des trésors. Oui, vraiment efficace la police de là-bas. Bien meilleure que celle de cette putain de planète sur laquelle on vit. A courir après des suspects innocents, à mettre les gyrophares et les sirènes pour faire croire qu’elle fait quelque chose d’utile outre réveiller les riverains, s’invente des faux-coupables pour ne pas avoir à s’embêter à ouvrir des enquêtes interminables. Oui, tout ça, là, ne sert absolument à rien. Toutes ce petit jeu de questions-réponses qui ne mène à rien, ces agressions, ces moqueries, cette intrusion dans l’espace de l’autre. Il te souffle à la gueule et t’empeste, tu fouilles dans son bureau et renverses de l’eau partout. Ces actes ne riment à rien. Tu n’es pas coupable et tu n’es pas prête de dire le nom de Rachel à cet idiot. Il peut autant te laisser sortir maintenant, ça lui épargnera de la peine et du temps. Sérieusement. Dans l’inutile, on fait rarement mieux. Pointless. Tout ceci est purement ridicule. Tu joues très mal les parfaits suspects et il fait un très mauvais flic. De ton côté on peu comprendre que tu n’aies pas l’habitude mais de son côté, son manque de conscience professionnelle est impardonnable.

« Si tu savais... » Si tu savais où se trouve sa conscience professionnelle ? Euh vu le ton qu’il prend, il est en train de faire un sous-entendu d’une finesse et d’une classe extrême. Aussi mieux ne vaut pas savoir où est ladite conscience professionnelle pour ne pas déclencher d’alarme BDM. Blague de merde. Je ne veux pas d’interlude avec un médiator en sombrero se trémoussant avec des maracasses sur une musique basée sur les percussions. Merci. « Enfin bref, j'arriverai bien à te faire cracher le morceau. » Comme son chewing-gum qui a fait un magnifique vol plané jusqu’aux côtés de la poubelle. Il se rend compte de la cruauté que représente le fait de laisser la pauvre créature pleine de pétrole à la fois si loin et si proche de son amour de corbeille qui doit pleurer de ne pas pouvoir l’abriter. Et puis il devrait penser au sol, agressé par l’humidité de sa salive alors qu’il n’avait strictement rien demandé à personne. Samwell est un homme plein de cruauté, bien plus qu’il n’y paraîtrait en réalité. Il a juste l’air d’un junkie un peu con, alcoolique, qui fume trop et a besoin d’une bonne douche, mais en réalité il est bien plus que ça, bien plus retors, bien plus vicieux, bien plus sadique... Il trouve un plaisir malsain dans le fait d’abîmer peut-être irrémédiablement ce plancher. Parce que oui, s’il ne ramasse pas bientôt le chewing-gum et n’essuie pas la tache, alors le résidu va attaquer le vernis et laisser une tache plus claire sur le sol, ce qui serait un malheur ! Parviendra-t’on à sauver à temps le plancher du bureau ? La réponse au prochain épisode. Ou quand tu auras craché le morceau. « Pas comme ça en tout cas. » Oui, j’ose espérer que tu cracheras le morceau avec un peu plus de classe que cela. Sinon je te renie. Et tu seras déshéritée par ta famille pour manquement des plus graves à l’Etiquette. Parce que les actions du policier sont vraiment de bas-étage, indignes de toi.

Mais on ne peut pas lui ôter le fait qu’il a de la répartie. Pas à chaque fois mais pour le coup il t’a cloué le bec, ce dont il peut être très fier. Quelle virtuosité dans ses touches, ses coups bas, ses bottes secrètes... Y avait-il pensé avant ou lui est-ce venu sur le coup ? Si c’est la deuxième solution alors je m’incline. Tu t’inclines aussi. Métaphoriquement. Parce que sinon, plutôt crever que de courber l’échine devant cet abruti. Il a l’air si heureux... Il peut l’être. Cette manche est pour lui. Mais tu ne jettes pas l’éponge, rien n’est encore fini. Il peut toujours rêver, ce n’est que partie remise. It’s not over asshole. Il a gagné une bataille mais pas la guerre. La guerre tu la gagneras forcément au final grâce à ta famille. C’est pratique, hein, d’avoir un poupa qui fait partie du conseil ? Très. Plus tard toi aussi tu feras partie du conseil. Eh oui, Velvet va hériter de l’entreprise familiale et tu vas te frayer une place parmi les ‘‘grands’’ de Caswell. Ce qui sonne ridicule comme titre vu la renommée de cette ville. Mais passons, ce n’est pas la question. Tu n’as pas l’intention de te laisser faire et alors qu’il tire sur sa clope avec une joie plus que visible, tu l’écoutes parler. Il peut en sortir des conneries à la minute dis donc... C’est donc là l’effet qu’a la cigarette sur son cerveau étriqué ? Intéressant. Il faudrait mener des études sur ce spécimen incroyable. Quoique ce n’est peut-être pas juste du tabac qu’il fume, cela expliquerait beaucoup de choses. Auquel cas la fumée va bientôt te rendre un peu étrange. Peut-être même que tu seras heureuse d’être en sa compagnie si il y a suffisamment de Marijuana. Mais il en faudrait vraiment la dose. Tu as trouvé ta réplique. Tu contre-attaques. Un partout. Tu ne seras pas si facile à mettre au tapis. Il rit doucement, reconnaissant probablement la légitimité de tes dires. Il est bon joueur au moins. Au final il a plus de qualités que tu ne voudrais lui admettre. Il est cependant vrai que lesdites qualités ne pèsent pas très lourd face à ses défauts dont certains sont impardonnables.

Il a l’air plutôt perplexe lorsque tu dis vouloir protéger ton amie. Il devait croire que tu étais une connasse sans coeur prête à dénoncer n’importe qui sans la moindre hésitation, avec même joie. C’est le cas. D’accord c’est le cas, il faut l’avouer, et c’est même pour cela qu’il doit être très étonné. Comme quoi la vie réserve bien des surprises. Si on t’avait dit qu’un jour tu serais assise pour un interrogatoire dans son bureau pour avoir commis un ‘‘crime’’ dont tu n’étais pas coupable et que tu refuserais de dénoncer le véritable instigateur de la chose par solidarité, tu ne l’aurais pas cru. Les gens changent. Au fond ce changement-là peut peut-être être considéré comme un bon changement même si il risque de te valoir des problèmes. C’est bien d’avoir des valeurs. Pour le coup ça fait un peu chier mais bon, tu peux supporter une petite erreur judiciaire. « C'est pas faux... » Non c’est pas faux effectivement. Et les erreurs judiciaires il doit connaître ça Samwell, ça a même l’air de lui faire grincer les dents ce terme. Déjà parce qu’il est un policier, et qu’il doit probablement lire les journaux où on parle de gens libérés après des années en prison. Et ensuite parce que si tu en crois les rumeurs, il y a quand même eu un certain nombre d’erreurs judiciaires quant à l’enquête sur la mort de sa soeur. Sa chère petite soeur... Elle qui semblait pourtant être partie du bon pied dans la vie. Dommage qu’elle n’ait pas continué sur cette lancée. Le qu’en-dira-t’on avait murmuré pendant longtemps que Sam aurait envoyé à l’hôpital un mec soi-disant responsable de l’accident et ainsi bousillé ses chances de le voir se faire coffrer. Erreur judiciaire. Too bad. Il avait qu’à pas perdre son sang-froid. Il n’a pas vraiment de raison de le perdre maintenant et c’est tant mieux, sinon ce serait reparti pour une erreur judiciaire qui pourrait très bien l’envoyer en prison. Il n’apprécierait probablement pas. Après tout son job c’est de mettre les criminels derrière les barreaux, pas de s’y retrouver. Sinon il aurait pas cette stupide plaque accrochée autour de son cou à l’aide de cette chaîne de grand-mère - mais quel fashion faux pas !

En attendant c’est pas ça la question, de savoir si c’est une erreur judiciaire ou non. La question c’est que tu ne révèleras pas le nom de ta complice, il peut toujours crever. Alors tu peux mettre ça sur le compte d’un soi-disant honneur si tu le désires mais je sais bien que ce n’est pas pour ça que tu le fais. Ta conception de l’honneur ne s’étend généralement pas à ce genre de choses. « Donc tu veux pas balancer parce que tu respectes l'amitié que t'as avec la fille ? C'est plutôt beau, ça, Blue. » L’amitié que t’as avec Rachel tiens... J’ai souvent l’impression que ça ne marche que dans un sens vraiment, et que tu essaies d’investir bien trop dans cette ‘‘amitié’’. C’est plutôt beau ça ? Je ne trouve pas. Et je doute qu’il trouve ça lui aussi. Parce que cette amitié est en train de lui bouffer son après-midi. « Te fous pas de ma gueule Sam. » Comme tout un chacun, tu n’aimes guère que l’on se foute de ta gueule. Tu l’acceptes même bien moins que beaucoup de gens. Parce que qu’est-ce qu’il en sait de tes raisons pour ne pas lui répondre, lui ? Rien. Qu’il ne parle pas de ce qu’il ne sait pas, merci. Il a qu’à s’occuper de ses affaires tiens. Ah oui j’avais oublié, c’est son travail de s’occuper des oignons des autres. Tant pis, il sera déçu avec toi.

Sauf qu’il pose exactement les bonnes question. Il n’a pas dû le faire exprès mais ça, c’était juste la question à éviter. Celle qui t’effraie le plus, à laquelle tu as peur de répondre même intérieurement. Evidemment que la réponse est non, mais ce qui te fait peur c’est que tu te surprends des fois à penser que tu aimerais bien répondre oui. Pourquoi ? Tu ne peux pas l’expliquer. Ce n’est pas normal. Pas normal du tout. « Oh, fais pas ta mijaurée, Archdeacon. » Tu ne fais pas ta mijaurée, c’est juste ta nature première d’être une bitchy bitch coincée. Il ne va pas se plaindre non plus. T’avais pas spécialement envie d’être ici non plus. « T'as jamais tâté de l'autre bord ? J'croyais que ceux de ta génération étaient plutôt à l'aise avec ces choses-là. » Mais il se fout vraiment de ta gueule enfin ! On est à Caswell ici, pas à New York où les gens sont tellement pressés qu’ils prennent la première personne qui vient, fille ou garçon. Tu jettes un regard noir au policier qui te fait face un regard qui veut dire bitch please, kill yourself. Tu aurais bien craché par terre pour montrer ton dégoût, comme les prisonniers dans les films, mais c’est proprement répugnant. Et puis tu ne sais pas cracher, tu n’arriverais donc qu’à dégueulasser le sol et à te rendre ridicule. « C’est complètement contre nature. » On dirait que les mots même te souillent la bouche en passant, tellement tu abhorres les homosexuels. Oui, tu es plutôt convaincante on peut le dire. On croirait vraiment que tu t’es juste vexée qu’il envisage la possibilité que tu sois gay.

Tu vas peut-être le vexer d’ailleurs en lui disant que la masturbation ne suffit pas à dire que l’on a un rendez-vous mais c’est la triste vérité. Il faut qu’il arrête de se faire des films le pauvre petit, c’est mauvais, il va finir par se détacher de la réalité et devenir mythomane et s’inventer une copine. Tu ne nies pas la possibilité qu’il ait mieux à faire que de t’interroger, toi-même aimerais bien être autre part, malheureusement tu ne l’es pas, tu vas donc devoir rester ici et tu t’en accommoderas aussi longtemps que tu le peux avant de péter un câble et d’appeler ton père à la rescousse. Samwell te fait un doigt d’honneur. Allons bon, et ses manières ? Il a pas le droit de faire ça, oh ! « Regarde, tu l'as vexée. C'pas gentil de lui dire ça. » Quand je disais que quelqu’un serait vexé ! Bon, je m’attendais pas forcément à ce que ce soit sa main droite mais c’est pas grave, le résultat est le même. Tu te rends compte de ce que tes paroles ont déclenché ? Un sourire étire tes lèvres, quelle ironie. « Y’a que la vérité qui blesse, n’est-ce pas ? » Toutafé. Tant pis pour l’ego des cinq doigts de sa main droite, it had to be said. Pour son bien. Il te remercierait plus tard quand il se rendrait compte que tu avais voulu l’aider avec ce conseil. Enfin tu ne veux pas l’aider, mais le futur interprète parfois bizarrement le passé.

Et tu continues avec une tranche de vérité en plus. La vérité c’est qu’il n’a aucun pouvoir sur toi, que tu pourras mettre fin à cette entrevue dès que tu le désireras par un simple coup de fil. You’ve got the power ! Et oui, once again. T’es trop forte, il n’y peut rien. Et s’il veut ouvrir une enquête débile sur une bombe de peinture, eh bien qu’il le fasse, qu’il dépense les fonds publics pour rien... Il n’a vraiment rien à faire de sa vie en fait. Pauvre mec.

« C'est sûr que je préfèrerais être sur une affaire plus... importante. Mais ça fait partie du job. » Tu m’étonnes qu’il préfèrerait une affaire plus importante, on lui a vraiment collé un truc de merde sur le coup. Il tousse. La faute à la cigarette ça, ça détruit un homme. Mais ça fait la fortune des croques-morts. « De m'occuper des filles à papa qui se croient au dessus des lois. » Ouuuh, mais il t’a traitée de fille à papa là ! Il veut se fighter ? Non mais sérieusement, c’est quoi cette espèce d’insulte ? Tu t’en fous. Tu es une fille à papa et tu assumes pleinement cette situation. Tu es d’ailleurs bien contente de l’être, ça a déjà prouvé son utilité et le prouvera encore. Très prochainement d’ailleurs je crois. « Je ne suis pas au-dessus des lois Sam, je suis innocente, c’est ça la nuance. » Aussi innocente qu’un nouveau-né ou presque. Un presque approximatif, et alors ? C’est à ça que ça sert les presque. « Et tu serais surpris de voir à quel point c’est utile d’être une fille à papa. » C’est génial, il devrait essayer. Euh... WTF Brain ? Vous n’avez rien lu.

Il écrase sa cigarette dans un cendrier. En fait ça se finit vite une clope. Déjà que ça coûte cher en plus, ils se font pas chier apparemment les fabricants à faire des trucs qui se finissent en deux minutes. Les fumeurs se font vraiment avoir en vérité. Tu t’en doutais déjà mais là c’est de pire en pire. Il commence déjà à s’en allumer une autre. C’est peut-être son bureau mais il n’est pas gêné comme mec, t’es là quand même. Et puis il ne t’a pas rendu le briquet. Tu n’en as pas besoin et ne veux pas spécialement récupérer un objet qu’il a serré dans sa main et mis dans sa poche pendant plusieurs minutes - cette répulsion est vraiment viscérale quand on y pense - mais voilà, c’pour le principe. Il est en train de te voler le briquet. C’est mal. C’est illégal. Mais on s’en fout parce que voilà, c’est un briquet. Il sort également son téléphone de sa poche, ayant de toute évidence reçu un message. C’est marrant, ça te fait penser qu’il faudra que tu glisses une anecdote à Robocop. Cela n’a aucun rapport avec la situation. C’est pas grave. En tout cas le policier n’a pas l’air très heureux de lire le message qu’il vient de recevoir. Cela ne peut que te rendre heureuse. « Mauvaise nouvelle ? » Tu l’espères.

« T'es sûre de pas vouloir me dire son nom, Blue ? Parce qu'honneur ou pas, je pourrai te relâcher tout de suite et dire que t'as coopéré. Donc aucune poursuite pour toi. » Ce serait tentant, hein ? Oui, ce serait vraiment tentant il faut bien l’avouer. Mais non, non il ne faut pas que tu cèdes, tu n’es pas faible, fuck. « Sûre. » Tu restes calme, sans laisser passer ni d’énervement ni d’ironie dans ta voix. Tu es sûre, c’est tout. « J'ai reçu un message de mes amis. » De ses amis ? Allons bon, voilà qui est étonnant. Il a des amis lui ? Première nouvelle. Tu n’as pas très envie de les rencontrer ces amis en tout cas, vu leurs choix en amitié. « Ils ont chopé ta copine, ils vont pas tarder à arriver. Comme toi il y a moins d'une heure. » Ton coeur fait un bond contre ta cage thoracique. Ils l’ont eue ? Ce n’est pas possible. Il y a moins d’une heure ? Elle serait déjà là depuis le temps. Non, c’est proprement impossible. Il doit bluffer. « T'es sûre qu'elle aura ton sens de l'honneur et n'essayera pas de te mettre toute la merde dessus ? » Tu ne dis rien. Si ils l’ont vraiment chopée, tu n’es pas tout à fait sûr qu’elle ait ton ‘‘sens de l’honneur’’. Mais ça ne servira à rien qu’elle l’ait si justement ils l’ont attrapée, cela ne changera rien. Tu pèses le pour et le contre. Pas de poursuites, rien. Il n’y aura probablement pas de poursuites de toute façon, tu as ton père. Mais tout de même. Tu stresses un peu. Est-ce qu’ils ont vraiment réussi à mettre la main sur elle ? Est-ce que tout ça n’aura finalement servi à rien, mais alors vraiment rien du tout ? C’est trop louche pour être vrai. L’odeur de la cigarette t’empêche de te concentrer. « Je l'entends déjà dire C'est Blue qui a tagué le mur, m'sieur l'agent ! pas toi ? Ils font tous ça, quand ils sont coupables. » Non. Non, elle ne dirait pas ça, elle n’irait pas jusque là, tu le sais. Tu le sais, merde. Qu’il arrête de faire comme si il la connaissait mieux que toi, ce n’est pas le cas, d’accord ? « Mais pas toi. C'pour ça que je sais que t'as rien fait. » Qu’il arrête de sourire putain. Il sourit comme quand t’étais gamine, tu t’en souviens. Sauf que la cigarette et les années ont gâché le tableau. C’est dommage comme le temps détruit les choses. Tu lui jettes un regard haineux.

« Arrête de jouer les bons flics Sam, on est pas à la télé, je suis pas conne, je te connais. » T’aimerais bien ne pas le connaître, ne pas avoir à supporter sa stupidité, son odeur, la façon dont il bouge, sa simple présence. Sauf que tu le connais. Et t’es bien obligée de le supporter. Tu le défies des yeux, le menton relevé, essayant de garder ta dignité. Il t’aura pas. « Vous l’avez pas attrapée. » Tu t’en convaincs. Elle est encore libre, elle a arrêté de courir, elle est tranquille, ils ne sauront jamais que c’est elle. « Sinon tu me demanderais pas de dire son nom, tu le saurais déjà. Et tu pourrais me coffrer avec elle. » T’inculper. Oh, ça lui plairait ça, hein ? Il y trouverait son compte. Faire payer à cette morveuse qu’il déteste, la punir pour l’avoir fait chier tout l’après-midi, passer sa rage sur elle tout simplement. Tu lèves les yeux vers lui. « Je sais que tu veux me voir en tenue orange, Sam. » Toi tu veux pas. Ce serait dégradant, humiliant, dégueulasse. Mais il faut que tu envisages la possibilité que cela puisse se passer. Quoique Mr. Archdeacon pourra peut-être bien t’épargner cette peine. Tu contemples Hootkins. Il est étrange. Durant tout votre entretien il n’a cessé de jouer tour à tour le bon flic puis le mauvais flic, comme si, étant seul, il se sentait obligé d’assumer les deux rôles. Peut-être que c’est le cas. Peut-être que vous regardez les mêmes séries policières en fait. Au fond ça ne m’étonnerait pas du tout. Mais tu serais bien plus heureuse de te retrouver devant un Tony Dinozzo que devant cette loque humaine. Oui même devant un Agent Gibbs. Parce que ce serait classe. Mais d’un autre côté ça voudrait dire que tu serais suspectée dans le meurtre d’un marine américain et ça c’est un peu moins cool. Avec le flic devant lequel tu te trouves, tu peux te permettre d’être impertinente. il ne s’est pas retenu lui. « Sauf que ça n’arrivera pas. » Et oui, tu en est intimement persuadée. Il pourra toujours se gratter pour que tu ramasses son chewing-gum dégueulasse, il n’aura qu’à le faire lui-même. Et le plus vite possible sinon ça va laisser une tache sur le parquet. Oui j’y tiens. Ce serait ruiner ce pauvre sol qui est encore plus innocent que toi. Tu soupires et baisses la tête. Tout ce petit jeu t’énervait, te faisait rire, te donnait des envies de meurtres mais là tu n’en peux plus. Si ça se trouve, ils ont eu Rachel et toi tu es obligée de rester le cul assis sur cette chaise en te disant que cela n’aura servi à rien que tu te la fermes pendant tout ce temps. Mais t’auras essayé au moins. C’est d’une voix neutre, ni hautaine, ni provocatrice, que tu parles à nouveau. « Je veux appeler mon père Sam. » Tu es fatiguée. Et ça se ressent dans ta voix. Tu veux juste sortir d’ici et rentrer chez toi, te terrer sous la couette et attendre de savoir si Rachel leur a échappé. Ruminer sur le fait qu’elle t’a abandonné. C’est tout. Tu ne veux plus rester ici à regarder ce vieil ami que tu exècres tant, il te pompe l’air. Et te l’empeste avec ses cigarettes. Oh, tabagisme passif, il pourrait faire gaffe quand même. Sans prévenir, tu te lèves et lui arraches sa cigarette que tu écrases dans le cendrier sur le bureau. Ca suffit putain. Tu te prends la tête entre les mains. Qu’il te file le téléphone et que tu passes ton coup de fil, c’est tout ce que tu demandes et il n’a pas le droit de refuser s’il ne veut pas que tu portes plainte pour atteinte à tes droits. D’ailleurs... Il ne te les a pas lus tes droits avant de t’interroger. Ah mais non, c’était l’autre abruti qui t’a enfilé les menottes qui l’a fait. Dommage, t’aurais peut-être pu le faire inculper. Ou ne serait-ce que rendre la procédure nulle. Too bad.

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MessageSujet: Re: Smooth criminal (blue) | terminé   Lun 28 Jan - 12:55

catch red-handed
Bientôt une heure de ma vie gâchée en compagnie de ce spécimen bien trop spécial pour moi. Il est temps de faire un résumé de la situation, voulez-vous ? Parce que je commence à être perdu. Chewing-gum pour mon haleine de buveurs de bières ? Pris. Et apparemment, cela a parfaitement fonctionné puisqu'elle ne semble plus sur le point de vomir dès que j'ouvre la bouche. Il ne faut pas se fier à la demoiselle, j'entame mon baroude d'honneur. Je ne pues pas. C'est une fausse légende qu'elle vient d'inviter pour me déstabiliser. Enfin, je ne pues pas dans le sens où la plupart des gens l'entendent. J'ai juste une odeur constante de cigarettes et de bières collée à mes sweat-shirt usés. En parlant de vêtements, un œil avisé remarquerait que je porte pratiquement tout le temps le même genre de pull. Ma garde-robe ferait sûrement mourir les grandes pontes de la mode Parisienne. Je n'ai que des vestes, des pulls, des vêtements peu distingués. Le seul truc potable qu'on puisse trouver dans mon armoire, c'est ma tenue officielle d'agents au service de l’État. Elle est comme neuve, celle-là. Vu le nombre de fois où je l'ai mise, tu m'étonnes, Charleton. Comment ne pas parler du chewing-gum sans mentionner mon superbe lancé digne des plus beaux et brillants joueurs de ballons-paniers de la NBA ? Diantre, je me prendrais presque au jeu. Pour l'emballage du bonbon, en tout cas. L'anti-haleine de chiottes par contre, il meurt en ce moment même sur le sol de mon bureau. Je déconne en affirmant que la jeune viendra le ramasser en tenue orange, mais ça se fera sûrement jamais, je peux toujours rêver. Et c'est moi qui vait devoir gratter le parquet avec un ciseau ou je ne sais quoi, pour le décoller. Non parce que si Jude voit ça, étant donné que le lieu du bombardement n'est pas loin de son antre, je risque de me prendre une bombe atomique sur la tronche, sous la forme d'une sacrée baffe.

Mon crachat, dans le geste, est aussi mémorable. Ainsi que la réaction de la possible tagueuse. « Pas comme ça en tout cas. » Oui, il y a aussi mes piètres tentatives d'intimidations, d'interrogations qui n'ont absolument aucuns effets sur Blue. Les menottes qui décoraient ses bras il y a encore quelques minutes. Le verre d'eau que je lui ai gentiment apporté, dont le contenu a servi à humidifier sa peau au lieu d'hydrater son organisme, logique. Nos sarcasmes échangés. J'ai remarqué que nous fonctionnions de la même manière, à peu de choses près. C'est dommage qu'elle soit aussi insupportable. J'aurais pu la considérer comme quelqu'un. Pour moi, c'est juste une gamine qui n'a pas finis de grandir. Et quand je repense aux sourires taquins qu'elle arbore en lisant mes magazines de fitness que j'ai oublié de ranger, ça m'irrite.

En fait, faire un résumé de la situation ne m'arrange pas. Il s'est passé pas mal de choses en quarante minutes. Mais aucune qui fait véritablement avancer l'affaire. Elle campe sur ses positions et moi, les miennes. J'ai fais quelques concessions, tout de même. Oh, ce briquet. Je l'ai ardemment désiré et je l'ai eu, finalement. Cette clope, je l'ai allumée. Je l'ai consommée aussi vite qu'un couple de jeunes mariés consomme sa nuit de noce. Blue, je l'ai libérée de ses chaines et à part une extase de nicotine, qu-'est-ce que j'ai en échange ? Que dalle. Une bouche fermée. Une gamine qui veut protéger sa copine. Et le pire dans tout ça, c'est la manière dont elle me parle. Blue, elle ne me respecte pas. Ça, je peux en être sûr. Aussi sûr que je déteste ce connard d'Asher. Mais jamais, depuis le début de notre entretien, je ne lui ai demandé de rectifier sa manière de m'adresser la parole, vous avez remarqué ? Elle me tutoie, je la tutoie. On s'appelle par nos prénoms comme deux potes qui auraient élevés les cochons ensemble. C'est comme ça. Gravé dans la roche. C'est naturel pour moi. Surement à cause de notre passé commun. Je la laisse agir. Un peu comme son paternel le fait sûrement. C'est chiant d'être très protecteur. Si. Parce que même en le voulant de toutes mes forces, j'ai toujours cette petite voix dans ma tête, qui m'empêche d'agir trop brutalement avec elle. Souviens-toi, c'était la mioche que ta sœur adorait. Et toi aussi, tu l'aimais bien. Putain de conscience. Putain de souvenirs. Si seulement je pouvais me redémarrer. Effacer mon disque dur interne et formater mon cerveau pour ne plus être un crétin de sentimental.

Être un peu comme Blue, quoi. Lorsque j'ai une lumière d'espoir concernant son cas désespérée et que je lui fais savoir. « Te fous pas de ma gueule Sam. » Elle prend sa comme une insulte. Bon dieu, girl. Sors moi ce balais de ton cul. Arrête de tout prendre au sérieux. Arrête de croire que je suis là pour te foutre en taule et que j'attends que ça. Boooon, la fin, dans l'esprit, c'est limite vrai. Mais pas tout à fait. Je veux pas la mettre en prison, je veux lui donner une bonne leçon de vie. L'éduquer un peu. Parce que je pense, et ça n'engage que moi, que papa Conseil de la ville n'est pas doué pour l'job.

Elle me déprime la gamine. Même quand je sors des phrases qui sont clairement pour la déconnade, elle se braque et adopte un visage menaçant. Je lui donnerai un couteau, elle me transformerait en passoire, c'est sûr. Son étroitesse d'esprit ne m'étonne pas, au final. Une fille d'un membre du conseil peut-elle être autre chose qu'homophobe, xénophobe, raciste et tout l'tatouin ? J'en doute fortement. Alors quand j'ose lui parler de libertés sexuelles, sur le ton de la rigolade - Ouais parce qu'on est d'accord, je dévis un peu du sujet des graffitis, là. Mais y'a toujours un lien, sa copine, sa complice - elle me rétorque un « C’est complètement contre nature. » Froid. Haineux. Tu le vois le mollard qu'elle cracherait bien pour illustrer son dégout par ces personnes ? J'roulerais bien un patin à un mec devant elle, juste pour l'emmerder. J'suis pas de l'autre bord, mais je ne suis pas intolérant comme la donzelle de dix-huit piges qui me fait face. Putain. Too young for this shit. « T'es bien un produit d'la région, toi. » Ma cendre tombe légèrement à côté du cendrier, lorsque je souris. J'suis d'ici moi aussi. Alors je me contredis sans même le chercher. J'ai beau être né à Caswell, je suis pas devenu un abruti de consanguins qui se croit encore en 1700. C'est pour ça que c'est toujours surprenant de voir des jeunes penser comme ça. L'influence de la famille. C'est plus important qu'on le pense. Non parce que c'est sûr que des idées préconçues comme celles-ci ne sont pas apparues comme par magie dans sa petite caboche. C'est facile de diffuser des inepties dans le crâne d'enfants encore trop jeunes pour discerner les conneries. Du coup, vu comme ça, je la plains. Mon sourire s'estompe. Une famille différente et Blue aurait pu être une toute autre femme. Ça n'aurait pas été du luxe, croyez-moi. Connard de conservateurs. Et pour en finir avec le sujet délicat, voyant qu'elle ne supporte pas ces gens-là, j'en rajoute une couche. Il ne faut pas me tendre des perches. « Allez, t'inquiète pas va. Tu trouveras bien la femme parfaite pour toi, pas la peine d'être sur la défensive. » Je lui déposerais bien une main sur l'épaule, pour accompagner mes paroles pseudos réconfortantes, mais elle est trop éloignée et j'ai peur d'y laisser des doigts. J'déconne peut-être en disant ça mais plus sérieusement, elle est le portrait craché des homosexuels refoulés que je croise souvent dans le commissariat parce qu'ils ont déconné. J'dis ça. J'dis rien.

J'oubliais, dans le résumé, que je viens de lui faire un fantastique fuck you avec la main et mes cinq doigts. Enfin, avec mon doigt. Mon majeur. Très classe, Sam. Bien joué. Avec ça, c'est sûr qu'elle va t'écouter et t’obéir. J'ai un don avec les mômes, c'est dingue. Je devrai me reconvertir dans l'éducation. Ou écrire un livre. « Comment être sûr que votre adolescent vous envoi chier et vous écoute encore moins qu'avant d'avoir lu ce connard de bouquin que j'ai écris parce qu'on m'a foutu à la porte du commissariat à cause de Blue Archdeacon et de son pôpa. » C'est un peu long, comme titre. J'demanderai à Blue de trouver quelque chose de plus court. Quand on deviendra meilleurs amis du monde. Best friend. Bestaaah. Dans une autre vie, peut-être. Attendre nos réincarnations et voire ce que ça donne. J'ai un mauvais Karma de toute manière.

« Je ne suis pas au-dessus des lois Sam, je suis innocente, c’est ça la nuance. » Je sais que t'es innocente. J'en suis presque sûr. Mais à Caswell, on va pas me faire croire que les membres des familles fondatrices ne sont pas au-dessus de certaines lois. Bullshit. D'ailleurs, je souris légèrement, en imaginant le con qui mettrait sa main à couper en affirmant qu'un appel du Conseil ne peut pas gracier un coupable dans ce trou perdu. « Et tu serais surpris de voir à quel point c’est utile d’être une fille à papa. » « Oh, t'inquiète, j'imagine bien. » Intuition que je vais bien le sentir dans quelques minutes, d'ailleurs, le papa power. Je ne suis pas un fils à papa. Mon père, il me laissait dans la merde quand je m'y trouvais pour m'apprendre la vie. C'est pas plus mal. Au moins, j'ai finis du bon côté de la table du jugement, actuellement. Je ne suis pas l'accusé mais l'accusateur, l'enquêteur. « Je suppose que ça doit être pratique pour certaines choses, mais plus tard, ça te rendra pas service d'avoir eu autant de facilités. Ton père sera pas toujours là. » Je donne des leçons. Mais qu'est-ce que j'en sais moi ? Je ne suis pas devin. Et ça se trouve, elle restera fille à papa protégée toute sa vie et je l'aurais dans l'baba. M'enfin, tant que je peux placer une pseudo leçon de moral à deux francs, autant l'faire. J'aurai eu l'impression d'être un minimum utile dans cette journée.

Je finis ma clope et j'en rechoppe une autre presqu'instantanément. J'suis rapide pour me bousiller les poumons. Blue semble dégoutée par la fumée. En même temps, je me permets un petit panorama de la salle, de droite à gauche. Limite, je ne vois plus le mur du fond, totalement couvert par la brume qui se forme petit à petit. J'ouvrirai la fenêtre, un jour. Et je reçois ce sms qui détruit ma bonne humeur fraichement retrouvée avec ma dose de goudrons dans les veines. Le pôpa débarque. Le truc qui m'énerve plus particulièrement, c'est qu'un connard, qui se dit collègue, l'a très certainement prévenu de la présence de sa fille dans notre antre. Seriously. Ça sert à quoi de faire ça ? Le mec aura pas une promotion pour Balance de l'année. Enfin, peut-être, j'en sais rien, les gens savent plus quoi inventer pour nourrir l'égo de certains. Bravo, tu es un sale lèche-cul. Maintenant, Hootkins va te trouver et te foutre ton portable dans l'cul en mode vibreur.

Je lis le message donc. Ma clope au bec. Mon air contrarié que j'essaye de dissimuler n'échappe aux yeux de lynx de Blue « Mauvaise nouvelle ? » Mes neurones surchauffent. Ils viennent de fonctionner à une vitesse folle pour répondre un « Pour toi, oui. » accompagné d'un sourire. Comme si j'avais remporter la partie. Jackpot. Même si, en vrai, non. Loin de là. Mouise jusqu'au cou.

Pour mettre en route la machine « Dernière plaidoirie avant la fin du monde » je prépare le terrain avec une dernière question. La réponse pourrait être salvatrice pour la gamine. Qui ne tente rien n'a rien. Avant de raconter nawak à la suspecte, autant essayer une ultime fois la sincérité avec elle. T'es sûr de pas vouloir me dire qui c'est avant que j'essaye de t'embobiner, Blue ? « Sûre. » Je soupire. J'ai eu le temps de réfléchir à mon bobard. Mais ça complique les choses. Elle pourrait coopérer, on sort de ce bureau et on danse la macarena tous en cœur.

Je donne tout. Je donne tout ce que j'ai. Mensonge sur mensonge. J'essaye de lui faire croire qu'on a capturé sa copine. Je me suis même levé. Je marche comme dans les séries télés, avec un pas lourd. Je tire une énième fois sur ma nouvelle cigarette, tout en déballant mon speech digne du plus convaincant des politiciens. J'observe ses réactions du coin de l’œil. Un instant impassible, puis tourmentée. Je sais que mon discours la trouble. Elle semble hésiter. Devrait-elle me croire ou non ? Entourloupe. Ça se sent que j'essaye d'être sincère. Et puis je m'assois non loin d'elle. Je suis proche de la suspecte. J’empiète sur son espace vitale. Je pénètre son cercle de confiance. Bref, je m'incruste. Et je souris. Parce que ma dernière phrase est vraie. Parmi toutes les salades que je viens de lui sortir, c'est difficile de discerner le faux du vrai, je l'accorde. Mais je la sais innocente.

« Arrête de jouer les bons flics Sam, on est pas à la télé, je suis pas conne, je te connais. » Je baisse la tête, un frêle rictus sur les lèvres, accompagné du bâton de cancer. « Toi aussi, tu regardes trop NCIS ? » Je relève la caboche et je la vois, fière, me fixant d'un regard déterminé. Déterminé à me tenir tête. « Vous l’avez pas attrapée. » « Ah non ? » Mon ton est provocateur. Prouve que je mens alors. Une attitude Come at me, bitch ! Je croise les bras en ne perdant pas le contact visuel et en laissant ma cigarette se consumer dans le coin de ma bouche. Elle m'amuse, finalement la gamine. Je pensais parler à un mur, au début de l'interrogatoire. Mais, elle est plus vivante qu'elle ne le fait croire. « Sinon tu me demanderais pas de dire son nom, tu le saurais déjà. Et tu pourrais me coffrer avec elle. » J'hausse un sourcil. Elle est définitivement pas conne. Elle pourrait presque devenir flic, sil elle détestait pas autant notre espèce. « Je connais son prénom, ouais, mais si tu parles, je pourrais légalement te relâcher. Immédiatement. C'est con, la loi, mais même si tu dis un truc que je sais déjà, ça compte quand même, tu vois ? Tu coopères, t'es le gentil de l'histoire. » Je prends ma clope entre mon index et mon majeur et je souffle une épaisse fumée grise. « Là, je suis obligé de te garder jusqu'à ce qu'elle arrive. Tu prends le risque qu'elle te fasse porter l'chapeau. Alors que tu pourrai déjà être dehors. » C'est vrai que je pousse un peu. Mais comme je n'ai pas grand chose contre elle, je rame. Une bombe de peinture, c'est pas une preuve suffisante, au final. Et le pôpa arrive. « Je sais que tu veux me voir en tenue orange, Sam. » Je me lève à nouveau, face à elle, tout en déroulant le regard de bas en haut. « C'est vrai que c'est tentant, Blue. » Air taquin sur le visage, deux doigts sur le menton, je l'imagine dans la tenue des condamnés aux travaux d’intérêt général. Poilante.

« Sauf que ça n’arrivera pas. » Je dois avouer que sa confiance en elle est assez impressionnante. N'importe qui serait paniqué dans cette situation. Mais pas Blue. Non. Montrer de la peur, ça serait de la faiblesse. Des haut-le-cœur dissimulés, ça doit être fatiguant. Et elle semble fatiguée, au final. Moi j'ai l'habitude de tout ça. Même si ce genre d'interrogatoire est assez rare. D'autant plus qu'il est rare que je connaisse la suspecte, même si je suis loin de l'apprécier. « Je veux appeler mon père Sam. » Mon sourire disparait. Sérieuse, épuisée, elle veut mettre fin à ce jeu stérile que nous pratiquons depuis maintenant une heure. Je puise une nouvelle fois dans ma source de bienêtre tout en soupirant ce qui en résulte.

De toute manière, il va arriver. J'aimerai bien lui dire ça, mais ça serait révéler mes secrets. Elle va bien s'en rendre compte un jour ou l'autre, que je connais pas le nom de la complice, qu'elle n'arrive pas dans un bagnole de flic et que j'ai rien contre elle. Elle a déjà peine à me croire. Et elle a raison, dans le fond. Elle se lève d'un seul coup, ce qui me surprend, me faisant reculer d'un pas, par pur réflexe. Air assassin peuplant sa face, elle s'approche et, arrivé au point d'être pratiquement collé à moi, m'arrache ma cigarette pour aller la tuer dans le cendrier. What I've you done, Blue ? Bouche-bée, je le suis. Elle retourne sur sa chaise et se terre entre ses deux mains. Je ne peux que souffler avec lourdeur la dernière bouffée qu'il me restait en travers de la gorge. Je ne sais pas trop quoi dire. Je pourrai l'inculper pour outrage à agents, un truc dans l'genre. Mais sur le moment, j'ai pas envie. « La cigarette te dérange à ce point-là ? » Un peu idiot, je ne me suis pas rendu compte qu'elle exécrait la clope à ce point-là. Geste désespéré d'une personne fatiguée ou juste pour m'emmerder, face à n'importe qui d'autres, je l'aurai foutu en taule pour cet acte abominable.

Mais là, c'est Blue. Et la petite voix réapparait. Elle est fatiguée. Elle est jeune. Et putain, t'es entrain de l'enfumer là, c'est inhumain. Alors je ne rajoute rien et je me dirige vers une des fenêtres de la salle. Je l'ouvre, faisant entrer un courant d'air qui chasse presqu'aussitôt l'épaisse fumée de nicotine. Il ne fait pas trop froid, pour une fois dans cette ville paumée. Il y a même quelques rayons de soleil qui viennent me brûler la rétine. Je pose mes coudes sur le rebord de la fenêtre, courbant mon dos, pointant mon nez à l'extérieur. « Ton père arrive, pas la peine de faire un mélodrame. » Bataille perdue ? Peut-être. Mais le dossier n'est pas finis. Je la regarde par dessus mon épaule droite. « T'es foutrement têtue, tu l'sais ça, Blue ? Tu m'fais chier. J'vais devoir me taper un rapport sur comment une gamine m'a résisté. Enfin, si pôpa était pas intervenu, t'aurais fait un beau défilé pour moi, en orange. » J'vous dis pas l'étiquette d'incompétent qu'on va m'coller. Je regarde à nouveau la vue morne que m'offre Caswell depuis le commissariat. « Et tu me dois une clope. J'garde le briquet comme gage d'affections de ta part. » Affection, tu parles. J'suis même pas sûr que cela soit le sien, vu qu'elle fume pas.

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    Someday my pain will mark you
    harness your blame and walk through with the wild wolves around you. Solace my game, it stars you. Swing wide your crane and run me through.
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MessageSujet: Re: Smooth criminal (blue) | terminé   Mar 29 Jan - 20:22

well... fuck.
Une heure. Oui, ça fait presque ça. Et tu n’as toujours pas appelé ton père. A croire que ça te plaît presque ce petit jeu. Ou plutôt non, tu te dis que tu peux gérer ça seule, comme une grande. Tu gardes la carte ‘‘papa’’ dans ta manche, comme un as ou un joker, au choix. Tu réserves cela à plus tard en tout cas. Tu peux te débrouiller sans aide avec l’agent Hootkins, tu peux lui tenir tête tant que tu veux. Il ne te fera rien, tu en es certaine. Tu en certaine parce que quelque part, tu sais que c’est un sentimental. Il se laisse guider et attendrir par les souvenirs qu’il a de toi. Mais ces souvenirs sont lointains, tu n’es plus cette gamine qui grimpais sur ses épaules, tu as grandi, tu es devenue raisonnable, tu as appris à distinguer les gens qui en valent la peine de ceux qui ne la valent pas. Tu as compris qu’il ne fait pas partie de la première catégorie. Tes souvenirs à toi aussi se sont plutôt effacés et tant mieux je voudrais dire parce qu’un Samwell encore plus jeune et encore plus con que ça c’est assez effrayant. Même très. Ce sera quelque chose à décrire à tes gosses plus tard quand ils ne voudront pas manger leur soupe ça. Quoique tu pourras aussi leur parler du Sam actuel et leur dire qu’il va venir leur souffler à la figure s’ils ne se taisent pas, ça peut le faire. Moi si ma mère me disait ça je la ferais pas chier en tout cas. Et quand tu leur diras que tu as passé une heure entière en sa compagnie et que tu n’es pas morte, tu gagneras à jamais leur admiration. Ils t’élèveront une statue et finiront toujours leur assiette, ne tacheront jamais leurs vêtement, ne crieront jamais quand tu veux être tranquille, ne te réveilleront jamais plus... La vie de rêve. Tu pourras remercier le policier, ce sera en quelque sorte son dédommagement pour cet horrible moment que tu es en train de passer avec lui. Dire qu’à la base tu avais prévu de regarder autant en emporte le vent - pour la cinquante-septième fois - en serrant un coussin contre toi et en retenant ton souffle, riant et pleurant pendant quatre heures comme si tu découvrais le film. C’était un bel après-midi en perspective. Il a cependant fallu que Rachel t’appelle et de fil en aiguille tout s’est enchaîné bien trop vite. Ton amie a de toute évidence le don pour te déranger alors que tu regardes ou t’apprêtes à regarder un film que tu adores. C’est une trouble-fête. Elle mériterait d’être découpée en sushis et livrée à Dracula. Non, pas toi, le vrai.

Pourquoi je parle du vampire ancestral ? Cela n’a aucun rapport avec quoi que ce soit dont nous sommes en train de parler. Ce doit être d’avoir passé tant de temps dans cet endroit qui me déboussole. L’épaisse fumée de nicotine me monte à l’esprit. Je n’y peux rien. C’est lui aussi, sa simple présence me rebute et me pousse à imaginer n’importe quoi qui puisse représenter une échappatoire intellectuelle à sa connerie atterrante. Ouais, ça fait déjà un moment que tu es ici à le regarder dans le blanc des yeux ou à fureter sur son bureau sans aucune gêne - bah quoi ? il t’a enfermée, il ne va pas se plaindre que tu t’occupes comme tu peux - et à te demander quand il te laissera enfin sortir. Tu es innocente, tu ne révèleras rien et puis basta. Qu’on en finisse et que tu puisses ne regarder ne serait-ce que le début d’Autant en emporte le vent, ce monument cinématographique. Alors peut-être que ta journée ne sera pas entièrement perdue. Enfin non, je suis mauvaise langue. Elle n’est pas totalement perdue. Tu as quand même trouvé un magazine de fitness sur le bureau de Samwell et tu as passé avec lui un deal qui l’a tout à fait ridiculisé. Et qui a aussi eu pour conséquence secondaire de t’enfumer les poumons. C’est néanmoins une victoire certaine. Il faut souffrir pour avoir du pouvoir sur les autres. Puis quinze minutes de tabagisme passif ne vont pas te détruire les poumons et te donner le cancer. Mine de rien il s’est passé peu de choses en presque une heure. Tu t’es surtout fait chier, a eu des raisons de plus de détester ton interlocuteur et de le considérer comme un gros dégueulasse mais cela ne change rien à rien. Ils auraient autant pu ne pas t’appréhender, ça leur aurait évité d’écrire un rapport. En plus il a dit lui-même que la bombe de peinture c’était de la merde, donc ça ne tiendra pas longtemps. Si quelqu’un n’avait pas appelé les keufs les inscriptions auraient peut-être disparu avant de gêner qui que ce soit. Si tu savais qui est le ou la zughfioajzihda d’abruti qui vous a dénoncées, tu lui foutrais la bitch slap de sa vie. Même si pour être sincère, avide comme tu l’es de faire du mal aux autres et de servir la ville, tu aurais probablement fait exactement la même chose. Sauf que fuck la logique. Il y a deux poids deux mesures puisqu’il s’agit de toi, fille bénie d’un des gourous de la communauté. Oui c’est parfaitement injuste. Mais tu connais et protèges le plus noir et dangereux secret de la ville. Bitches be grateful.

Parce que lui ne nourrit absolument pas de gratitude à ton égard. S’il savait... Bon tu ne fais preuve non plus d’aucun respect envers lui, il semble donc humainement logique qu’il ne joue pas les bisounours malgré ses quelques gestes gentils. J’essaie de t’imaginer en flic mais la vision est trop affreuse. Comme si tu n’étais pas déjà assez détestable... Je trouve que Judith et toi vous valez bien dans vos genres respectifs. C’est pour ça que malgré vos insultes contantes, une espèce de statu quo règne entre vous. Tu aurais préféré que ce soit elle qui t’interroge. Peut-être plus rude certes mais elle a au moins le mérite de dégager une odeur décente, ce qui n’est pas le cas de son adorable collègue. Tu n’as pas de passé commun avec la rousse en plus, alors que tu adorais réellement la petite soeur de cet abruti-là. Jusqu’à-ce qu’elle se noie. Ce n’est pas la question. Tout cela ne change rien au fait qu’il est en train de se foutre ouvertement de ta gueule - c’est réciproque - et que tu en as marre. Genre bien marre. Genre envie de lui foutre une bitch slap dans sa gueule d’alcoolo nicotiné et de lui dire d’aller se faire foutre là où tu penses et là où il pensera automatiquement. Tu aimerais aussi qu’il arrête de faire des allusions à l’homosexualité parce que s’il continue il n’en sortira pas vivant. On ne touche pas à ce sujet. C’est quelque chose d’ignoble. C’est totalement contre nature et le pire dans tout ça je crois c’est que tu en es persuadée. Tu lui fais bien évidemment part de ton ressentiment contre les ressortissants du mouvement multicolore. D’un ton bien froid. Histoire de clore le sujet une bonne fois pour toute, s’il vous plaît, merci. C’est sans compter sur le sieur Hootkins, son entêtement et surtout sa nature de chieur. « T'es bien un produit d'la région, toi. » Oui, tu n’es pas une saloperie d’étrangère fort heureusement. Un pur produit Caswell estampillé avec tous les effets secondaires de la lignée sanguine - ‘‘peut être sujet à la xénophobie, le racisme, l’homophobie et la bitcherie’’ - et le statut social qui va avec ta liste d'ancêtres longue comme les intestins dépliés qui a été passée au crible, un peu comme l’arbre généalogique des Black dans Harry Potter. Toujours Pur. « Et fière. » Sous-entendu Blueien décodé : et toi aussi tu devrais être fier de tes origines Caswelliennes, espèce d’ingrat. Il comprendra bien, il connaît le genre de la maison. Pourtant, pourtant, il se sent obligé, comme toujours, d’en rajouter une couche, s’enfonçant plus encore dans les méandres de sa stupidité. « Allez, t'inquiète pas va. Tu trouveras bien la femme parfaite pour toi, pas la peine d'être sur la défensive. » C’est ça, c’est ça. On y croit. Si tu pouvais tu lui coincerais la tête dans un gaufrier en marche tiens, il la sentirait passer ta défense. Non mais même si au fond ça ne te dérangerait pas de trouver la femme parfaite, il n’est pas censé le savoir et ce ne sont pas ses affaires. Du tout. Plutôt te faire planter des bambous en flammes sous les ongles que de lui parler de ta vie privée. Tu lui lance un regard qui veut bien dire ce qu’il veut dire. Shut up asshole. Cette discussion est finie, d’accord ?

Oh il peut bien t’envoyer un doigt d’honneur s’il le veut ce n’est pas ça qui va changer la face du monde. Cela te conforte juste dans l’idée que c’est un con fini. Que dire de plus à son sujet ? Que son doigt a le niveau de puérilité d’un gamin de onze ans qui se croit grand parce qu’il est arrivé dans la cour des sixièmes ? Qu’il est le genre de personne qui te fait perdre le peu de fois que tu as en l’humanité ? Qu’il mériterait que tu lui coupes le doigt et que tu le lui fasses bouffer ? Que son humour est si bas et lourd qu’il n’a même pas réussi à décoller du sol ? Que tu espères qu’il n’aura jamais de gosse parce que cela signerait le début de la fin de l’humanité ? Qu’il ne trouvera jamais d’autre partenaire que cette main droite qu’il te brandit fièrement ? Que tu as purement envie de lui foutre un coup de pelle aiguisée dans la tronche et de brûler son cadavre ensuite ? Il y a beaucoup de choses à dire en fait mais tu n’en prononces aucune. Il doit se douter par lui-même de la haine et du mépris qui t’anime à son sujet.

Tu n’aimes pas qu’il insinue que tu es au-dessus des lois et que tu les violes impunément. Personne n’est au-dessus des lois et même si localement ton père peut t’aider à échapper à quelques questions importunantes, dans l’absolu tu es à peu près aussi vulnérable à la loi que le SDF qui loge sous un pont. A la différence qu’en cas de problème tu as les moyens de te payer un avocat compétent au lieu de te coltiner celui qui est commis d’office et n’a rien à faire de ton cas parce qu’il n’est pas payé assez cher pour se donner la peine de bosser dessus. Tu ne peux cependant pas nier l’utilité de ton paternel dans ce genre de cas. « Oh, t'inquiète, j'imagine bien. » Non il n’imagine pas. Il ne l’a pas vécu. Il se doute de ce qu’il voit dans les séries, dans la vie, de ce qu’il lit, mais il n’imagine pas le sentiment de protection que cela procure. Tu aimes ton père et tu sais qu’il te sortirait du moindre mauvais pas. Qu’est-ce qu’il en sait lui ? « Je suppose que ça doit être pratique pour certaines choses, mais plus tard, ça te rendra pas service d'avoir eu autant de facilités. Ton père sera pas toujours là. » Et en plus il se permet de te donner des leçons d’éducation. Mais dans quel monde on vit là ? Où est-ce qu’il se croit ? Dans le commissariat, dans son bureau, avec toi en suspect. Bon d’accord. Mais il n’est pas là pour te donner des leçons de vie. En plus il se trompe tu le sais. « Non mais quand il ne sera plus là je serai à sa place, assise dans un siège au Conseil. » Et tu seras mariée à un riche de Caswell, et tu seras puissante par rapport à la communauté, et tu te débrouilleras pour faire virer ce policier stupide s’il n’est pas déjà mort ou à la retraite.

Tu le regardes fumer encore et encore. Il le veut vraiment son cancer du poumon, hein ? A moins qu’il ne vise la tumeur au fond de la gorge ou une espèce de mutation étrange de la langue ? Il pourrait au moins ouvrir la fenêtre. Il fait généralement assez froid dans cette ville mais tout le monde a l’habitude. L’habitant lambda de Caswell peut résister à des semaines ininterrompues de pluie et à des températures défiant le zéro. En Fahrenheit. Le pur produit de Caswell est résistant. A tout. Tu peux lui balancer une bombe sur la gueule, eh ben... Il crève. La ville n’est pas non plus peuplée de Terminators, faut arrêter son délire là. T’as envie de te barrer en gueulant I won’t be back bitches ! Mais tu ne le fais pas. Tu regardes Samwell contempler ses messages avec la tête du gamin qui a reçu un action man à la place d’un G.I. Joe - parce que oui, pour un petit garçon, ça fait une énorme différence, je suis désolée. Tu supposes logiquement qu’il a reçu une nouvelle décevante. « Pour toi, oui. » Haha. Quelle originalité dis-moi. On ne sent pas la réplique piquée à de multiples livres slash films slash séries. Tu lèves les yeux au ciel. Bitch please. J’arrive pas à croire qu’il vient de te sortir celle-là.

Tu l’écoutes te sortir tout son laïus de flic et, insidieusement, sans que tu puisses l’en empêcher, semer le doute dans son esprit. Et si ? On reconstruirait le monde avec des si. Sauf que là c’est essentiel. Soit il bluffe, soit il a raison. Et la deuxième hypothèse pourrait avoir de grandes conséquences sur la suite des évènements. Tu choisis cependant de ne pas le croire. Qu’as-tu à perdre ? Ton casier vierge. Eh bien tant pis. « Toi aussi, tu regardes trop NCIS ? » Oui bon d’accord il faut l’avouer c’est un de tes péchés mais on ne va pas en faire tout un plat non plus. Ce n’est qu’une série. Tellement géniale... Sauf que ce n’est pas la question. Tu ne réponds pas à sa question qui de toute façon n’attendait pas vraiment de réplique. « Ah non ? » Il faudrait qu’il arrête de se foutre de ta gueule un peu parce que tu vas vraiment finir par lui foutre une claque et il ne pourra pas dire qu’il ne l’aura pas cherchée celle-là. Tu lui prouves donc platement qu’ils ne peuvent pas l’avoir attrapée. Pour te convaincre en même temps que tu le convaincs. Auto-persuasion, c’est la clé. « Je connais son prénom, ouais, mais si tu parles, je pourrais légalement te relâcher. Immédiatement. C'est con, la loi, mais même si tu dis un truc que je sais déjà, ça compte quand même, tu vois ? Tu coopères, t'es le gentil de l'histoire. » C’est la loi c’est vrai, c’est étrange mais écrit. Tu ne sais pas trop quoi répondre à cela, mais un de ses termes te fait tiquer. Le gentil de l’histoire. Gentil. Tu lui lances un sourire goguenard. « Qui a dit que je voulais être le gentil de l’histoire ? » Tu n’es pas gentille. Du tout. Les gens ne diraient pas que tu es gentille en te connaissant. La gentillesse n’a pas sa place dans ce monde de requins. La gentillesse est faible. Et toi tu n’es pas faible. Tu ne t’appelles pas Samwell Hootkins. Il te souffle encore à la gueule. « Là, je suis obligé de te garder jusqu'à ce qu'elle arrive. Tu prends le risque qu'elle te fasse porter l'chapeau. Alors que tu pourrais déjà être dehors. » Eh bien qu’il te garde alors. Comme au bon vieux temps, avec la joie et les rires en moins. Et tu prends le risque. Oui, même si elle décide de renier son honneur et de te faire porter le chapeau, tu accepteras ta croix sans protester et prendras sur toi la condamnation. Si cela peut la sauver. Qu’importe si ce qu’elle pourrait dire est un mensonge, tu mentiras avec elle et supporteras le blâme. C’est comme ça. « Je prends le risque alors. » Tu n’as pas peur. Pas le moins du monde. Ce n’est pas grave tout ça. Ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Un mauvais moment appuyé par le fait qu’il te confirme adorer l’idée de te voir en tenue orange. Tu lui tiens tête pourtant. Tu ne lui donneras pas satisfaction. Plutôt crever et voir ton cadavre pourrir sans sépulture. Tu ne t’inclines pas. Et il arrête ses plaisanteries. Même quand tu lui arraches sa précieuse clope du bec - ô mon Dieu qu’as-tu fait ? - il ne moufte pas, juste surpris. Une espèce de silence s’est installé. Statu quo. Tu m’as fait chier, je t’ai fait chier, maintenant foutons-nous la paix.

« La cigarette te dérange à ce point-là ? » Tu soupires. Oui ça me dérange connard, c’est maintenant que tu t’en rends compte ? Où est passé la vie intelligente par ici ? Si elle est encore présente elle est bien cachée en tout cas. Il passe dans ses yeux une espèce de vague lueur de... compassion ? nostalgie ? Quel idiot. Il s’attendrit toujours devant ses souvenirs ou quoi ? Tu as changé, et pour de bon, il faudra que ça s’intègre dans ses pauvres petits circuits un jour. Dans tous les cas tu n’en aurais rien à foutre de sa compassion. Tu n’aimes pas la pitié. Tu sens un courant d’air frais, salvateur, balayer la pièce close et tu comprends qu’il a ouvert la fenêtre. Alleluia. Tu inspires profondément, goûtant la saveur exquise d’une bouffée d’oxygène non souillée par la nicotine. C’est ça ta drogue à toi. Joie. « Ton père arrive, pas la peine de faire un mélodrame. » Double joie. Alors ton père est déjà au courant ? Ce devait être ça le message. Et le fourbe a essayé de bluffer. Merci papa. Il arrive. Quelque part tu es soulagée, tu n’auras plus besoin de supporter cet énergumène proprement exaspérant. « Je t’avais dit que c’était utile. » Ouais. Tout à fait. Un léger sourire victorieux teinte tes lèvres. J’avais bien dit que tu gagnerais la guerre finalement. Il soupire lui aussi. « T'es foutrement têtue, tu l'sais ça, Blue ? Tu m'fais chier. J'vais devoir me taper un rapport sur comment une gamine m'a résisté. Enfin, si pôpa était pas intervenu, t'aurais fait un beau défilé pour moi, en orange. » Entêtement. Qualité - oui qualité, fuck it - toute Caswellienne par ma foi. Tu passes sur sa dernière phrase. Un défilé en orange, bah, il aurait toujours pu rêver tiens. Et oui, tu le fais chier, c’était ta seule consolation dans cet entretien. Tu l’auras bien fait chier, jusqu’au bout, avec la rage et tout ce qu’il fallait. « Il fallait bien un jour que ton incompétence éclate officiellement. » En coucher la preuve sur papier sonne assez bien oui. Son patron va apprécier. Mais tu as le coeur étrangement léger. Tu vas rentrer chez toi. Ton casier reste vierge. Tu l’auras bien emmerdé. Et Rachel est libre. Et ça, ça te donnerait presque des ailes, aussi bien que du Red Bull. Tu ne te seras pas fait chier ici pour rien, ils ne l’ont pas attrapée. Triple joie. « Et tu me dois une clope. J'garde le briquet comme gage d'affection de ta part. » Qu’il abandonne l’idée même que tu lui rembourseras une clope. Qu’il la chasse, loin, très loin, ou qu’il l’enterre plus profond que six pieds sous terre. Sa clope il peut se la foutre dans la partie basse de son anatomie. Quant au briquet... Eh bien tu ne l’aurais de toute façon pas rendu à Jill alors tant pis j’ai envie de dire ! « C’est pas le mien. Et j’aurais jamais osé le rendre à mon amie alors que tu l’avais touché. » Tu te lèves de ta chaise, l’air ragaillardi, et tu te diriges vers la porte, bien décidée à attendre dans le hall et non pas dans ce bureau miteux que tu ne veux plus jamais revoir. Jamais. Tu te retournes avant de sortir. « Je t’embrasserais bien pour te prouver que j’ai définitivement gagner mais je ne veux pas de bactéries. » Elle était basse celle-là, elle était basse. Mais ce n’est pas grave, on te pardonne.

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MessageSujet: Re: Smooth criminal (blue) | terminé   Ven 1 Fév - 20:08

catch red-handed
Je me souviens d'une balade avec ma sœur, dans les rues entourant notre maison familiale. Main dans la main, nous étions encore jeune. Et nous avons surpris deux hommes s'embrasser au détour d'une petite rue, coincée entre deux baraques purement Caswelienne. J'avais caché les yeux de ma petite sœur et détourné le regard. Parce que, deux mecs ou pas, je voulais pas qu'elle admire deux personnes se rouler de grosses galoches à son âge. J'avais recroisé un des deux gars quelques jours après, la tête explosée sur le trottoir de notre quartier tranquille. Une troupe de gens autour, personne pour prévenir une ambulance ou les flics. Correction, y avait un flic, il me regardait avec des yeux vides. J'étais encore un adolescent naïf mais je sentais le dégout dans les regards de chaque personne présentes. C'était un étranger. Et un homosexuel. Quelle horreur pour notre ville, n'est-ce pas ? C'est là que j'ai compris. La connerie humaine. La connerie de Caswell. Les gens de cette ville me paraissent tous pourris de l'intérieur. Gangrénés. Et moi, j'obéis comme un con à ces personnes sans scrupules. Ca m'fout les boules, je ne le cache pas. D'ailleurs, je ne cache jamais mes opinions avant-gardistes aux yeux des autres - diantre, vais-je renverser le pouvoir à Caswell, virer tous les cons et faire une parade avec des étrangers, des homos, et toute la clique ? On se calme, révolutionnaire Hootkins - Le siècle des Lumières ? Le siècle de Samwell ! Alors on me traite d'arriéré quand je dis à haute voix, dans la salle principale du commissariat que ce n'est peut-être pas les deux blackos du coin qui ont volés les porte-feuilles de la vieille dame, que ce n'est pas l'étrangère du coin qui fait du trafique de drogues ou même, pire, que l'homosexuel du coin ne va pas transmettre sa maladie comme un vulgaire rat d'égouts transporte la peste. C'est pour ça, en autre, que je n'ai pas la côte en tant que flic, ici. Mais je m'en contrefous royalement. Je pense être le seul à peu près sain d'esprit.

Et Jude, elle déteste l'être humain dans sa globalité. Au moins, avec elle, personne n'y échappe, tout le monde est égaux devant sa violence et ses insultes, dont moi. Ai-je dit sain d'esprit ? Vraiment ? Je me surprends parfois. Parce qu'avouons l'inavouable, je suis bien des choses, mais la lucidité ne fait pas parti de mes qualités premières. Blue peut en témoigner. Quoi qu'elle me décrirait sûrement comme un chieur indécrottable, un loseur hase-been et drogué. Elle ne connait pas tous mes secrets, heureusement pour moi. Mon passé est connu de pas mal de gens à Caswell, tout de même. Qu'ils me regardent avec pitié, ça ne me dérange pas. Beaucoup d'habitants aimaient ma petite sœur, avant. Et beaucoup d'habitants ont aimés salir son nom après sa mort. Une camée, une moins que rien. C'est ça, être né dans cette ville. Tu pars, tu dévie du droit chemin et tu deviens une trainée qui ne mérite plus aucune estime de personnes. C'est naze d'être originaire de ce blède.

Alors mon ton est amusé sur le début, quand je ne m'étonne pas de sa réponse haineuse et que je lui fait savoir. « Et fière. » Fière ? Fière d'être née ici, d'avoir autant de tolérances qu'une boite de conserve ? Je ne le comprends. Je ne le conçois pas. Dans ma vision des choses, ils sont tous tarés dans cette ville. Et je le suis, aussi, très certainement. Alors le Mutant and proud, j'y participe pas. Et pourtant, je commence à y croire à ces conneries d'X-Men. Peut-être que le professeur Xavier a raison et que l'ont doit s'accepter comme on est. Avec nos différences, mais aussi les différences des autres. C'est ça, que je devrais sortir à Blue, une énième leçon de morale. Mais au lieu de ça, je pars sur la déconne, encore une fois. Ma carrière de pédagogue n'est pas brillante, malheureusement.

Mais est-ce que je dois m'accepter, moi ? Les choses bizarres qui se produisent, dernièrement. L'ambiance générale de la ville. Les morts inexplicables, les incidents incompréhensibles. Je suis incompréhensible. Cette gamine en face de moi ne doit pas s'en soucier, elle. Dans son monde juvénile où le papa intervient à la moindre broutille. Mes parents, je ne leur parle plus depuis dix années. Je ne sais même pas s'ils sont toujours ici, ou à l'autre bout du monde. Je suis seul. Et je pense être tellement seul que mon cerveau me procure des hallucinations à travers un miroir. Je déraille complètement. Alors je cache tout ça. Je n'en parle à personne. Si quelques étrangers dérangent à ce point les natifs au sang pur de la ville, je n'ose pas imaginer comment ils réagiraient si j'en parlais, de cette chose bizarre qui se produit parfois. Mais j'évite d'y penser. Et j'évite les surfaces réfléchissantes. C'est pas facile.

Blue et moi n'en avons pas finis. Et le professeur Hootkins donne des leçons, s'il vous plait. Silence aux derniers rangs. Blue, dépendre de son paternel comme je dépends de l'alcool, ça n'arrangera rien dans ta futur vie. Blue, écoute-moi. Blue, suis mes conseils de sage tout puissant, comme Gandalf. Je me laisse pousser la barbe et dans quelques années, tu ne passeras plus, Blue. « Non mais quand il ne sera plus là je serai à sa place, assise dans un siège au Conseil. » Ca me rajeunis pas tout ça. Dans dix ans, elle sera peut-être THE bitch qui gouverne la ville et moi, dans tout ça ? Dans un asile ? En prison ? Six pieds sous terre ? Que de choix. J'pencherai plus pour la réponse D, le bar. Mais tu t'y attendais, mon capitaine. « Et moi, j'serais le Grand Sage de la ville. » Avec un G et un S majuscule. Enfin, quand je louche sur ma clope qui pend à mes lèvres, je me dis que je serais probablement mort d'un cancer des poumons d'ici là. Fais chier.

Aussi mal barré qu'une faute d'orthographe, j'entame mon monologue de père Castor et je lui raconte une histoire. L'histoire d'une complice arrêtée qui arrive à bord d'une magnifique voiture de police, enchainée et probablement coupable. Mais l'enfant n'y croit pas. Le castor que je suis n'est pas assez convaincant. Pourtant, j'y mets les formes. Et je cite même les réelles lois d'un interrogatoire. Tu balances, tu peux sortir. Bon, pour cette affaire, si la gamine acceptait de baver sur sa copine, elle n'aurait pas besoin de protections ou autres choses dans le genre. A moins que la présumée coupable fasse parti de la mafia et veuille se venger de celle qui l'a dénoncée pour avoir écrit des insultes sur un mur de bibliothèque municipale. Le crime horrible. Le crime impardonnable. D'ailleurs, mon patron s'est tout de même bien foutu de ma gueule en venant me chercher dans la salle de repos. Qui pourrait questionner une pisseuse de dix-huit qui déteste tout le monde, en particulier l'autorité policière ? Hootkins bien sûr. Pourquoi Jude n'est pas là ? J'aurai du l'invoquer. Une invocation sacrément puissante qui aurait terrassé mon adversaire comme un Omnislash dans sa gueule.

« Qui a dit que je voulais être le gentil de l’histoire ? » C'est vrai, j'oubliais. Blue, c'est la méchante. C'est la seule adolescente que je connais qui représente mieux Maléfique que la Belle au Bois dormant. Mais à la fin de l'histoire, le prince - Moi, en toute modéstie - terrasse la méchante avec un coup d'épée dans les ovaires. C'est pas très galant, donc je ne le ferai pas dans la réalité. Et je n'ai pas d'épée, ça serait ringard avec un ouvre-lettre. « Ah ouais, t'es plus la sorcière qui en veut à tout le monde et casse les couilles parce qu'elle est pas aimée, c'est ça ? » J'ai mal aux jambes à force de me lever et de m'asseoir. J'ai la bougeotte dans cette pièce. J'ai envie de la faire craquer. J'ai envie de la voir en orange entrain de ramasser les crottes de chiens. J'ai envie de beaucoup de choses, en ce moment. Mais je me retrouve debout, encore. Je souffre aussi des zygomatiques à force de sourire. Mais ça sort tout seul. Comme ça. Pouf.

Mais rien n'y fait. Blue Archdeacon ne gobe pas mes bobards. Elle n'aime pas mes salades. Esquive mes feintes. « Je prends le risque alors. » Elle prend le risque de surtout me foutre dans une colère noire en m'arrachant ma précieuse des lèvres alors que je n'étais même pas encore arriver à la moitié. Tant de bonheur gaspillé. Mais ma sensiblerie face au passé récidive. Alors je ne réagis pas comme je devrais le faire. Je réagis comme si ce qui vient de se passer n'est pas si dérangeant que ça. Vas-y, écrase ma clope comme ça, c'est pas grave. Tu veux noyer mon paquet pendant que tu y es ?

Sans trop savoir le pourquoi du comment moi-même, je ne tire pas une gueulante mais je vais, au contraire, soulager son malaise vis-à-vis de la fumée qui envahit la pièce. Fenêtres ouvertes, service rendu, je baisse les bras et déballe tout. Bon, très bien ! J'avoue tout ma biche ! Le casse de l'autre soir, c'était moi ! Et j'en suis très content ! Que vont-ils faire de moi sergent ! Pas la chaise électrique nooon. Oui, un peu comme ça. Le père arrive et moi, je regarde l'horizon tel un héros dont l'honneur a été bafoué.

Fichtre. « Je t’avais dit que c’était utile. » Je souris en baissant la tête, alors que le vent se rue sur mon visage, m'obligeant à plisser les yeux. Si ça continue, j'vais pleurer. J'avais eu le pressentiment que la carte magique Pôpa qui ravage tout sur son passage allait être utilisée. Mais pas aussi tôt. Qu'est-ce que j'ai réussi à faire pendant une heure ? Mâché du chewing-gum. Si. C'est aussi déplorable que ça, ma journée. Blue m'énerve. Blue est ma Némésis numéro trois, à présent. Mais je suis aussi têtu qu'elle. Le seul trait de caractère que nous ayons en commun, par ailleurs. Je ne lâche pas l'affaire. Dans mon collimateur, elle est à présent. « Il fallait bien un jour que ton incompétence éclate officiellement. » Je me retourne, pour coller mon dos à la fenêtre ouverte - tout en faisant gaffe de pas me défenestré, ça serait con de mourir devant elle - « J'ai pas dit que l'affaire était close, hein. » Je sors le briquet qu'elle m'a prêtée et m'amuse avec. « Ça va me prendre juste un jour de plus pour arrêter ta copine, t'inquiètes, je suis plutôt bon pour arrêter les voyous. » Feu. Allumé, éteint, allumé, éteint. Tiens, c'est rapidement énervant et ça fait mal aux doigts. « C’est pas le mien. Et j’aurais jamais osé le rendre à mon amie alors que tu l’avais touché. » Je m'esclaffe légèrement en le rangeant dans la poche arrière de mon jean, sur ma fesse gauche, pour être plus précis. « Et dire que toi, t'as touché mon magazine. Si tu savais, ma pauvre fille. A ta place, je me prendrai une bonne douche ce soir. » J'affiche une moue exagérément désolée en secouant la tête, les lèvres en avant. Mes pensées sont dégueulasses, je suis dégueulasse et je veux qu'elle le comprenne à cet instant.

Elle se lève, je l'observe en silence. Enfin, enfin, je vois son dos qui s'éloigne de moi pour se rapprocher de la porte. Ma journée est bientôt finie. Je m'apprête à lui emboiter le pas, parce que je ne vais pas la laisser partir sans lui faire un gros bisou baveux sur la joue en guise d'adieu, quand même. Mais elle me devance. « Je t’embrasserais bien pour te prouver que j’ai définitivement gagner mais je ne veux pas de bactéries. » « Je comprends, t'en a déjà bien assez comme ça. » Je lui souris et lui ouvre la porte de mon bureau, tel le gentleman que je suis. Je courbe même légèrement mon dos, la main sur l'estomac. « Si son altesse veut bien me faire l'honneur. » De se casser de mon bureau avant que je mette mon sentimentalisme en off et que je la jette en taule pour assassinat de cigarette. La plaque du bureau apparait accroché au bois. Hootkins et Oaken. C'est classe comme noms, pour un duo. Je décide de sortir le premier, pour la diriger vers le hall principal du commissariat, là où pôpa va pointer le bout de son nez dans quelques minutes. Je descends l'escalier, vérifiant que la gamine me suit correctement en zieutant par-dessus mon épaule. Je racle que ma gorge en franchissant la dernière marche et admire la chevelure parfaitement cisaillé du patriarche Archdeacon. Je m'arrête net quelques secondes et me penche vers Blue. « Rapide, ton paternel. » Je me redresse et fait avancer la futur ex-taularde d'une petite poussée dans le dos. Je n'écoute qu'à moitié les retrouvailles du père et de la gamine. J'ai envie de bailler, mais je me retiens. Le conseiller se tourne vers moi et prend son air de chef.

«Vous n'aviez pas le droit de l'interroger sans la présence de son avocat. » Je lui souris. « On a juste discuté, en souvenir du bon vieux temps. On interroge pas les innocents, m'sieur. » Je me dirige vers le comptoir, vers mon collègue. « Pour le reste, je vous laisser voir avec mon collègue ici présent. » Moi, j'ai rendez-vous avec une demoiselle verte, qui se casse si on la lâche et qu'il faut décapsuler avec le briquet que j'ai volé à votre fille. Je me retourne, sans adresser de regards particulier à Blue. Je me dirige vers les escaliers, pour retourner dans mon bureau et très certainement me fumer une clope. « Ah, j'oubliais. » Je pivote sur mes talons, droit comme un lampadaire sur la première marche. « Vot' fille, c'est un amour. Pas moins de ce que j'attendais d'une enfant issue d'une telle famille. » Mon regard de lèche-cul glisse sur Blue. Et je souris. Mais, en Samwellien, on peut comprendre ; Sale gamine gâtée, homophobe, xénophobe, raciste, hautaine, irrespectueuse, ne reviens jamais me parler. Je fais un clin d'oeil à Blue et je reprends mon ascension. Le début d'une grande histoire. Ou la fin d'une pathétique rencontre.

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MessageSujet: Re: Smooth criminal (blue) | terminé   Sam 2 Fév - 16:54

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C’est étrange n’est-ce pas ? Sam. Il n’est pas du tout comme les gens normaux. Les gens normaux de Caswell s’entend. Qu’est-ce qui s’est mal passé durant son éducation pour qu’il devienne comme il l’est ? Tolérant, pas raciste, pas xénophobe, pas homophobe. Terriblement normal - outre ses miasmes - pour une ville américaine. Mais pas une ville dans le genre de celle dans laquelle vous vivez. Pas une ville d’intégriste perdue en Nouvelle-Angleterre. Ici c’est lui qui n’est pas comme vous. Pas comme cette masse d’habitants tout ce qu’il y a de moins accueillant envers les étrangers et envers les gens ayant le malheur d’être un tantinet différent. Ta famille, toi et toutes les autres familles du Conseil sont les rois de cette mascarade élitiste qui se croit meilleure que le reste du pays alors qu’au fond, vous ne gouvernez qu’une ville de cons. Des cons de compétition pour la plupart si tu veux mon avis. Vous vous devez de montrer l’exemple à cette masse de moutons de Panurge fanatiques tout en sachant le secret de cette putain de ville. Quelle bande d’hypocrites. Dire que plus tard tu seras probablement, comme tu l’as dit, à la place de ton père dans ce rassemblement de crétins, en jouant les intolérantes alors que tu rêverais de sortir avec ta meilleure amie. Les joies d’une telle ville. Avec l’éducation que tu as reçue cependant cela ne m’étonne même pas je dois l’avouer. Je suis sûre qu’il y en a des tonnes comme toi à Caswell, qui se cachent pour pouvoir vivre tranquillement. Sam lui, ne cache pas son mépris pour le reste de la ville. A part pour ses patrons à qui il doit très certainement lécher les bottes avec dégoût vu que le chef de la police de cette bourgade merdique est aussi tolérant que Nelson Mandela était blanc. Qu’est-ce qui s’est passé dans ta tête Hootkins ? Si son mode de pensée serait tout à fait acceptable et banal par exemple à Boston, ici il est comme quelqu’un prêchant pour le mariage homosexuel au dix-huitième siècle. Un OVNI donc. Apparemment les extra-terrestres ne sentent pas très bon. Dire qu’on était à la recherche de vie intelligente autre part. Tout ce qu’on a c’est Samwell. Mauvaise pioche, dommage pour la science.

Il doit se croire malin en plus, extraordinaire, hors du lot. Sauf que sortir du lot par sa connerie n’est pas le meilleur moyen de se faire remarquer, cela ne l’a jamais été, où que ce soit. Sauf peut-être à la préhistoire où ce n’était pas la matière grise qui importait mais les muscles. De ce côté-là, il n’est pas bien barré non plus, malgré son magazine de fitness complètement inutile. Oh bah il a peut-être eu la volonté pendant un moment mais ce genre de résolutions ne dure jamais bien longtemps il faut l’avouer. Tu n’as jamais essayé d’en prendre. Tu fais déjà du sport régulièrement et tu ne manges pas énormément. Quant au côté psychologique quelles seraient tes résolutions ? Arrêter d’être une bitch complète ? Arrêter de détester les gens ? Arrêter de considérer les autres comme de la merde ? Plutôt t’étouffer en bouffant du chou rouge. Non, décidément, les résolutions ne servent à rien et sur son incapacité à les tenir, Sam rejoint visiblement le reste de cette population qu’il trouve stupide. Eh oui, c’est la vie. Il y a des choses impossible à faire. Réaliser les résolutions qu’on a déblatérées quand l’alcool du Nouvel An nous montait à la tête fait partie de ces choses insurmontables, qu’importe notre force psychologique. Même Obama n’y arriverait pas. Tu n’aimes pas Obama d’ailleurs, tu espères qu’il ne sera pas réélu le six novembre. Tu n’aimes pas énormément Mitt Romney non plus mais il te semble bien mieux que l’autre.

Eh oui, en politique aussi tu es du même avis que tes parents même si vous ne parlez pas énormément politique à table - ça ne se fait pas normalement. Les joies d’une éducation intégriste qui a fait de toi une connasse. Même si je pense que tu aurais toujours été une bitch où que tu sois née. C’est comme ça que tu es, même le Grand Papa dans ses nuages ne peut rien y faire, tu es un cas désespéré. Tu n’es pas la seule dans ce bureau à être un cas désespéré d’ailleurs. Oui, je fais des allusions très fines, m’voyez. Il n’est juste pas le même genre de cas désespéré que toi. Lui c’est le genre de cas désespéré qu’on trouve affalé sur un comptoir de bar et qu’on hésite à virer même avec des gants parce qu’on ne voudrait pas se salir. Le genre d’alcoolo qu’on ne prendrait même pas la peine d’envoyer en désintoxication tellement il est désespérant. On se dit que même sobre il ne serait pas mieux. ll est sobre là, après tout, non ? Si si, il est sobre. On sentait un peu la bière de midi dans son haleine avant qu’il ne prenne le chewing-gum mais il n’est pas bourré. L’envoyer en cure ne servirait donc à rien, il est déjà perdu dans sa connerie. R.I.P. cerveau de Samwell Hootkins si tu as jamais été vivant. Dernier point sur lequel j’ai des doutes.

De gros doutes même je dois l’avouer puisqu’il continue de te faire chier avec l’homosexualité alors que tu viens de lui dire que, contrairement à lui, tu es fière de tes origines. Il serait peut-être temps qu’il s’occupe de sa petite personne au lieu de se faire chier. D’autant que cette petite personne en a vraiment besoin. Il n’entend donc pas les cris de détresse de son corps à l’agonie d’avoir été tant négligé ? Ses poumons doivent crier silencieusement de dégoût à la sensation de fumée qui les traverse. Comment peut-il continuer à se torturer comme ça ? Déjà qu’à la base je dirais qu’il a pas été gâté par la nature, il ne devrait pas délibérément s’amocher plus encore à coup de bières et cigarettes. C’est mal. Pour lui certes mais ça on s’en fout. C’est mal parce que ça agresse les sens des autres. Il brûle les yeux et les narines de toute personne saine de corps. Quel gros dégueulasse quand même.

Tu devrais lui offrir un de ces livres pour gamin qui apprennent à ceux qui sont récalcitrants comment il faut se laver, se brosser les dents et tout le bordel. Genre ‘‘comment se laver de la tête aux pieds’’. Retour au B.A.-BA. C’est nécessaire avec lui. Vital même. Tu devrais lui causer une crise cardiaque un jour en lui offrant un savon. Il serait tellement choqué par la vue de cet objet méconnu, comme un animal voyant une voiture pour la première fois. De quoi le terrasser. Mais ce n’est pas le sujet, n’est-ce pas ? Tu n’as pas de savon sur toi, tu ne peux donc pas provoquer chez lui un infarctus. Dommage. Tu peux par contre le prévenir que tu seras un jour officiellement supérieure à lui. Cela ne l’inspire pas énormément. Au contraire, il croit utile de sortir une autre réplique de merde. « Et moi, j'serai le Grand Sage de la ville. » Plutôt le Grand Con oui. Même dans dix ou quinze ans il aura toujours son titre, car je doute que qui ce soit puisse le détrôner facilement. Qui que ce soit que je puisse imaginer en tout cas.

Il parle, il parle. C’était mieux quand il se taisait. Tu regretterais presque ses remarques débiles. Parce que là il fait un usage de sa langue dans un tout autre but. Ne pensez pas à ce que vous êtes en train de penser bande de pervers, ce n’est pas ça ! Il sème le doute dans ton esprit obtus. Pas le plus gros des doutes mais mine de rien il est presque convaincant à te dire qu’ils l’ont bien eue, à te réciter tes droits, à te dire que tu pourrais ne plus être dans la merde. Sa proposition est presque tentante. Presque. Mais on ne badine pas avec Rachel. Plutôt crever. C’est de toute façon ce qui va se passer si tu restes trop longtemps dans le bureau avec ce sinistre individu et sa senteur de chaussettes. Mais pas des chaussettes propres, hein. Ce serait rêver.

Et puis il te parle de gentillesse. De gentillesse quoi. C’est quoi ce délire ? Il te prend pour Dora l’Exploratrice ? Tu n’es pas une gentille princesse de dessin animé. Tu n’es pas Raiponce. Tu n’es pas Aurore, Cendrillon, Belle, Ariel, Blanche-Neige ou Jasmine. Tu n’es pas celle qui va vouloir dénoncer quelqu’un dans le but d’être la gentille de l’histoire. Tu pourrais dénoncer quelqu’un pour l’appât du gain ou du pouvoir mais pas pour être la ‘‘gentille’’. D’ailleurs je ne vois pas en quoi la délation peut faire ressortir la bonté d’une personne. C’est pour moi l’anti-thèse de la bonté. C’est immonde la délation. « Ah ouais, t'es plus la sorcière qui en veut à tout le monde et casse les couilles parce qu'elle est pas aimée, c'est ça ? » Seriously ? On ne dirait pas que tu es l’adolescente ici. Oui tu es une espèce de sorcière avec le nez pointu et les verrues en moins - s’il vous plaît merci - mais tu ne casses pas les burnes de tout le monde parce que tu es mal aimée. Tu hais les gens en général. Et du coup ils te haïssent en retour. C’est aussi simple. Tu ne prends même pas la peine de répondre à la provocation de Sam, ne l’estimant pas de ton niveau. Un peu de classe tout de même. Tu n’as plus qu’à rêver qu’un jour il recouvrira les fonctions de son cerveau.

Rêver que ça aille mieux ça ne rend pas les choses meilleures. Aide-toi et le ciel t’aidera. Traduction du langage de Jésus : sors-toi les doigts du cul, ça se fera pas tout seul. Tu es chrétienne, tu écoutes donc les évangiles. Tu te lèves pour arracher sa clope au malotru qu’est le policier et mets fin à sa courte vie sans qu’il ait pu en tirer toute la nicotine qu’il voulait. Tant pis pour lui. Pas chiant, il ouvre la fenêtre du coup pour vous permettre de respirer décemment. Et l’oxygène ayant apparemment de bons effets sur son cerveau, c’est lui qui se met à table et t’avoue qu’il a menti tout du long. C’est pas toi qui est censée faire des aveux ici à la base. Tu ne vas pas te plaindre. Il est faible.

Tu ne peux malgré tout pas t’empêcher de prouver un petit peu ta supériorité au passage. Genre ‘‘je t’avais bien dit que daddy te botterait ton petit cul d’incompétent Sam’’. Tu en jouis. C’est pas tous les jours que ça arrive ce genre de choses. Heureusement d’ailleurs sinon tu n’aurais plus de poumons et tu l’attraperais ce cancer à cause du tabagisme passif. « J'ai pas dit que l'affaire était close, hein. » Pour toi si. Tu es innocentée, tu vas rentrer chez toi, te mater un film et ne plus revoir cet idiot de sitôt. Rachel est hors de leur portée et ils ne la rattraperont pas. Le dossier n’est peut-être pas officiellement et légalement clos mais à tes yeux il l’est. Derrière toi ton ‘‘vieil ami’’ joue avec le briquet que tu lui as filé. Si il continue il ne marchera plus. Quel gâchis. « Ça va me prendre juste un jour de plus pour arrêter ta copine, t'inquiètes, je suis plutôt bon pour arrêter les voyous. » Sans indice ? Sans rien ? Et il va s’y prendre comment pour l’arrêter ? Tu serais curieuse de le savoir. Mais tu ne sauras pas. Parce qu’il ne l’aura pas. Il faudra bien qu’il s’y résigne car c’est ce qui va se passer. D’ailleurs tu n’en veux pas de ce briquet. Tu n’en veux plus. Tu ne sais même pas pourquoi tu l’avais en premier lieu. Qu’est-ce qui avait nécessité que tu l’empruntes ? Impossible de t’en souvenir. Tu souris presque avec pitié, sachant qu’il va s’arracher le cul pour rien. Mais c’est satisfaisant comme idée quand même. « Et dire que toi, t'as touché mon magazine. Si tu savais, ma pauvre fille. A ta place, je me prendrai une bonne douche ce soir. » Quoi ? Qu’a-t’il fait avec ce magazine ? Sam, what have you done ? Des pensées douteuses prennent place dans ta tête, révulsantes. Au fond peut-être que Sam est gay. Il se fout probablement juste de ta gueule mais les seules idées qu’il t’a inspirées suffisent à te donner envie de vomir. Screaming internally.

C’est peut-être cela qui te fait te lever plutôt subitement pour fuir en direction de la porte. Malheureusement, l’autre t’emboîte le pas, ce qui semble assez logique ceci dit vu qu’il ne va pas te laisser se barrer comme ça. Tu l’informes que tu ne désires pas faire un échange de microbes en guise de bons procédés. « Je comprends, t'en a déjà bien assez comme ça. » Quelle bassesse... Tssss... Tu ne prends encore une fois pas la peine de répondre à une telle puérilité - même si d’un point de vue objectif ta réplique n’était pas tellement mieux - et le regardes t’ouvrir la porte pour que tu puisses sortir. Eh bah la voilà ta fucking référence promise ! C’est bien qu’il ait respecté son engagement même si tu ne lui as pas révélé le nom de ta complice. « Si son altesse veut bien me faire l'honneur. » I’m not a princess mothafucka ! T’es la sorcière toi, t’es Maléfique qui se transforme en dragon, t’es Regina de Once Upon A Time. T’es la evil badass. Compris ? Tu ne jettes pas un seul regard en arrière vers le bureau que tu es en train de quitter. Pourquoi le ferais-tu ? Par sentimentalisme ? Bullshit. Tu viens de passer une heure dans cet endroit merdique, tu es bien heureuse de t’en échapper enfin. Et légalement en plus, c’est pas beau ça ? Tu suis le flic jusqu’au hall d’entrée même si tu aurais bien pu te démerder toute seule, c’est pas un labyrinthe c’est juste le poste de police de Caswell. Tu souris en voyant ton père qui t’attend au bas des marches. Pas trop tôt. Et sans même que tu l’aies appelé. C’est-y pas classe ça ? Si, faut l’avouer. Tu es heureuse de le voir ici mais Sam semble plus surpris qu’autre chose. « Rapide, ton paternel. » Ouais en fait il est pas au courant mais ton père c’est Iron Man, il a volé pour venir ici alors forcément ça ne lui a pas pris longtemps. Tu glisses un mot à l’oreille du policier. « Juste à temps comme toujours. » Précis comme une montre suisse. Mieux même. A l’heure comme un magicien. Gandalf RPZ bitches.

C’est très drôle de voir ton paternel engueuler cet idiot. Plus qu’agréable. Mais merde quand même. T’avais pas pensé au fait que tu pouvais ne parler qu’en présence d’un avocat si tu le voulais. Fuck. Tu aurais pu le faire chier encore plus mais cela n’a pas marché. Un oubli. Vous discutiez en souvenir du bon vieux temps bien sûr. Tout à fait ça. En souvenir du temps où Emma était toujours vivante et que Sam avait encore quelques boutons d’acné, où tu n’étais qu’une morveuse inconsciente de la connerie de la plupart des gens. Mais oui, vous parliez de cette époque soi-disant bénie, of course. On y croit. Il dirige ton père vers le bureau pour qu’il puisse régler les modalités de ta libération sans conditions. C’est assez beau de voir le sieur Hootkins s’écraser devant son patron et le sieur Archdeacon. Comme quoi lui-aussi c’est un lèche-bottes. « Ah, j'oubliais. » Oui ? Qu’est-ce qu’il veut le chimpanzé fumeur ? « Vot' fille, c'est un amour. Pas moins de ce que j'attendais d'une enfant issue d'une telle famille. » I’m dying. Tu te mords les lèvres pour ne pas rire devant une telle preuve d'hypocrisie. J’avais bien dit que c’était un lèche-bottes. Tu jettes un dernier regard à Samwell. Un regard qui veut dire j’ai gagné et je te l’avais bien dit. Puis tu te retournes vers ton père qui signe les derniers papiers et le suis hors du commissariat. En espérant ne plus jamais remettre les pieds dans ce merdier.

THE END

thank you april (myfairtardis)


and it's breaking over me, now i am under, oh, never let me go, never.
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