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 ashes and dust. ❞ (adael)

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date d'arrivée : 24/02/2013
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crédits : ❖ avatar (c) psychozee ; signature (c) tumblr + code by me + watchmen (quote) + feeling good (muse)..
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MessageSujet: ashes and dust. ❞ (adael)   Jeu 29 Aoû - 0:20




❝ we're just kids.
you know, life's a bitch.


Boom. C’est le bruit de ton cœur qui cogne, lentement mais sûrement, au fond de ta poitrine. Tes paupières closes, ta respiration tranquille. On dirait presque un enfant, assoupi, livré au royaume de ses songes. Les tiens sont vaporeux. Tu ne sais pas vraiment si ce sont des rêves, ou juste une putain de réalité, passée et terminée. Mais qui a bel et bien eu lieu. Tes bras serrés, crispés autour de l’oreiller. Tu contractes quelques instants les muscles qui entourent tes paupières, enfouissant ton visage au fond du coussin. Tu dors. Mais t’as l’impression de sentir ces mains. Caresser ta peau, tandis que les baisers parsèment ton cou. Ta nuque. Le haut de ton dos. Tes omoplates. T’as l’impression de sentir son bas-ventre plaqué contre tes reins, encore et encore. C’est qu’un rêve, pourtant. C’est qu’un putain de rêve. Tu te retournes, ton visage s’enfonce encore un peu plus. Tu déglutis. La bouche pâteuse. Tu as la sensation de lèvres, posées sur les tiennes. De ton corps, avide du sien. Tu as la sensation de t’être perdu, égaré, avec lui, sans véritablement t’en rendre compte. C’est pas désagréable. C’est même le meilleur des rêves que t’as dû faire depuis longtemps. T’en pousses d’ailleurs un soupir de soulagement. De contentement. C’est le genre de rêve qu’on ne raconte pas au réveil, à son fils de quatre ans. On lui dit qu’on a rêvé d’un poney gambadant dans les prés verdoyants, à qui sa mère lui disait de mettre une casquette pour pas choper une insolation. Ou on lui mentait différemment, prétextant ne pas se souvenir de son rêve. En tout cas, la vérité, on s’la gardait. Mais c’est pas pour autant qu’elle est forcément désagréable, n’est-ce pas ?

Lentement, ton corps engourdi bouge. Ton bras passe par-dessus une série de côtes flottantes, tandis que son visage se rapproche de la source de chaleur qui te tient profondément endormi depuis de longues heures déjà. Sa peau contre la tienne. Sa douceur, son odeur. Ça fait du bien, n’est-ce pas ? … Ouais. Un bien fou. Un bien fou, vraiment. Sauf que cette fois, c’est pas un putain de rêve. Fronçant les sourcils dans ton demi-sommeil, tu émerges lentement. Tu ouvres les yeux, battant des cils frénétiquement. T’es couché avec quelqu’un, ou j’rêve ? Tu grommelles lentement. Sans vraiment comprendre. Et soudain, tu écarquilles tes prunelles vert d’eau. Oh putain. De merde. Amas de cheveux blonds, une douceur de peau dont tu ne rêvais que trop depuis des années. Une odeur familière, chatouillant tes narines. Et ce putain de tatouage au coin de l’œil, qui ne laisse désormais plus le moindre doute sur l’identité de celui qui partage ton lit. Tu recules, brusquement. Peut-être trop ; sûrement trop. Tu ne tombes pas du lit, mais tu l’as repoussé. Tu ne sais pas ce que tu fous là. Un regard rapide autour de toi. T’es chez toi. C’est déjà ça. Tes yeux retombent sur Ysmael. Ta cage thoracique se soulève alternativement, en un rythme effréné. Tu trembles légèrement. Les rayons de lumière filtrent d’entre les stores et, brutalement, tu es obligé de plisser les yeux. Tu les couvres même de ta main, quelques instants, te massant les paupières. Un mal que tu ne tardes pas à identifier te fend le crâne en deux. Tu gémis. C’est quoi ce bordel ?

Tes draps sont à moitié repoussés. Et c’est à cet instant que tu réalises ta nudité. Un coup de panique te submerge. Un point douloureux t’engourdit la nuque. Les mots s’échappent, flot brusquement interrompu par tes pensées bien trop nombreuses pour un lendemain de soirée si embrumé. « Putain de … » En suspens, tu te figes. Tes yeux balaient le visage d’Ysmael. Avant de redescendre le long de son corps. Nu. Tu essaies de remettre les événements dans l’ordre. C’est impossible. Hier soir, tu t’es accoudé à un bar, t’as pris une bière. Ou un verre d’alcool fort, tu ne sais plus bien. Jusqu’ici, ça va. Okay, et après ? Après … Après, tu te souviens de la gueule d’amour d’Ysmael. Il s’est retrouvé dans le même bar que toi. P’t’être par hasard. P’t’être pas. J’crois que tu n’as même pas envie de savoir, sur le coup. Tu te souviens d’une double-vodka. La deuxième, elle te revient un peu moins bien. Quant à la troisième, tu sais seulement qu’elle a existé au vu de ta nudité actuelle. Dans ce lit. Ton lit. Contre cet homme. Ton homme …

… Ton homme ? Ton homme de rien du tout, ouais. Tes cheveux sont en bataille autour de ton visage aux traits minés par l’alcool. C’est pas croyable. Le noir complet. Tu ne te souviens de rien. Ça faisait au moins cinq à six ans que ça ne t’était pas arrivé. Au minimum. Tu passes ta main sur ton front. Tu ne sais pas quoi dire. Tu ne sais pas quoi faire. Tu t’sens juste profondément con. Le contenu de ta nuit, tu ne le connais pas. Mais au vu de ta tenue plutôt légère, il n’est pas bien compliqué à deviner. Tu déglutis. Ton cœur bat la chamade. Tu voudrais lui dire de partir. Tu n’as pas le courage. Tu voudrais l’insulter. Les mots ne te viennent pas. Tu voudrais t’excuser. T’as pas la force. T’as la force de rien. Pauvre poupée pantelante, au mal de crâne atroce et au corps encore bouillant de souvenirs effacés par la brume de l’alcool.

Et maintenant, Ysmael. On fait quoi ?


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MessageSujet: Re: ashes and dust. ❞ (adael)   Jeu 29 Aoû - 8:22




don't wake me 'cause i don't wanna leave this dream, don't wake me 'cause i never seem to stay asleep enough when it's you i'm dreaming of, i don't wanna wake up.

strikeback.


Un verre. Un autre. Des sourires. Des rires. Tu repayes une série de shots. Tu le regardes. Des paroles. Tu bois encore. Tu le pousses du coude. Tu te marres un peu. Tu continues de parler avec lui. Tu continues de le dévorer du regard. Tu bois encore. Tu ne sais plus trop. Tu te sens juste bien. Comme dans tes souvenirs. Ta dernière cuite. Vraie cuite. Avec lui. Le bar se vide lentement. Et ton coeur bat. Et à quoi ça rime, tout ça ? Tu ne sais pas. Tu t'en moques bien, je crois. Vous finissez par sortir. Et il fait nuit. Une nuit épaisse. L'humidité est déjà retombée et il suffit d'une légère brise venue du port pour te foutre la chair de poule. Mais à quoi bon ? Il fait noir. Plus personne ne traîne dans ces ruelles. Plus personne. Tu continues de le regarder. Dis, tu te souviens du gage qu'on avait eu, à la soirée après la fête de fin d'année du lycée ? Tes lèvres se posent sur les siennes. T'es ivre. Tu n'enregistres déjà plus rien depuis au moins une heure. Mais tu t'en fous. Tu te marres, tu l'embrasses. Vous finissez chez lui. Dans son lit, ton corps flirtant avec le sien. Tu sais plus vraiment ce que tu fais. Tu continues de l'embrasser, tu t'en moques. Ton coeur battant, la douleur entre tes côtes anesthésiée par l'alcool. La porte de la chambre claque derrière vous. Et tout cela n'appartient qu'à vous. Ton souffle coupé, sa peau brûlante, son odeur, et le goût de ses lèvres.

Ysmael poussa un léger soupir, dans son sommeil. Recroquevillé, blotti dans les draps. Une explosion. Il tressaillit. Un long frisson dévalant sa colonne vertébrale. Son souffle dans son cou. Doucement, son biceps droit se contractait par intermittence. Et il continuait de dormir. Des rêves en demi-teinte. À ne plus rien y comprendre. Une caresse, un coup de couteau. Un nouveau frisson. Son coeur se serra, lentement. Presque douloureux. Sans doute, oui. Perdu par ses mésaventures oniriques. Et à quoi cela rimait-il ? Cette sale impression qu'on le poignardait et lui faisait l'amour, tout à la fois, tout en un instant. Il enfonça un peu plus sa tête dans l'oreiller. Même dans son sommeil, certains réflexes demeuraient. Et machinalement, ses doigts bougèrent légèrement. Vérifier que ses plaques pendaient toujours à son cou. Sans doute ce contact froid du métal si solide le rasséréna-t-il un peu. L'expiration suivante fut légèrement plus calme, plus douce, plus légère. Il se sentait bien, malgré les tortures de son esprit. Une boule de chaleur contre laquelle se blottir. Un coeur si proche, au battement rassurant. T'y crois, toi ? Il avait le sommeil affreusement léger, en règle générale. L'alcool l'abrutissait et l'empêchait de capter quoique ce soit. Ni cette façon qu'avait eu le coeur voisin de changer son rythme de battement. Ni quoique ce soit d'autre.

Mais c'est si violent. Ce réveil en sursaut. On le repousse, on s'arrache à lui. Il bat des paupières, battement de coeur de travers. Sans comprendre. Trop brutal. Ses poings se sont machinalement serrés sur ce qu'il pouvait. Un bout de drap, l'oreiller. Il bat des paupières. Déjà sur ses défenses. Déjà sur sa garde. À demi-redressé. Il bat des paupières. Mais il ne se fait pas à la violente explosion de lumière. Il reste là. Le coeur battant, la respiration douloureuse. Juste là. Il déglutit avec peine. Obligé de fermer un oeil pour s'habituer à l'afflux des rayons du soleil filtrés par le store. Il ne comprend pas. Ou peut-être qu'à moitié. Ou peut-être... Il entrouvre ses lèvres. La voie enrouée ne se laisse pas dompter. Rien ne sort. L'esprit trop embrumé. Un léger frisson. Il laisse son coeur battre comme bon lui semble. Le crâne lourd. Si lourd. Comme une enclume accrochée à l'arrière de ses pensées. T'es pas chez toi. T'es pas dans ton lit. T'as même pas Cloud pour réussir à te faire garder ton calme, si quelque chose dérape. Et il ne saisit qu'une insulte, incomplète. Il déglutit, passe sa main sur son visage. « Adam... » Un souffle. Rocailleux. Mais putain, qu'est-ce que t'as foutu, hier soir, Ysmael ? Ton regard glisse sur le Rosenbloom. Sa silhouette. Nu. Tout autant que toi. Et ton coeur qui rate un énième battement.

Calme-toi. Contrôle-toi. Ne laisse pas ton impulsivité prendre le pas. Tu sais calmer le jeu, en général. T'arrives à négocier et apaiser les situations, non ? Mais putain. C'est pas une conjoncture à laquelle on l'avait entraîné, ça. Il déglutit. Se redressant dans les draps. Positions assise. Le tissu tiré jusque vers la moitié de son corps. Il poussa un soupir, passant ses mains sur son visage, et se massant les paupières. Et putain, c'est quoi ce mal de crâne ? Il s'humecte les lèvres. Bat des paupières. Relève les yeux vers Adam. Quelques flashs, brumeux. En d'autres cas, peut-être qu'ils te foutraient un sourire stupide aux lèvres. Mais non. Mal au crâne, mal aux côtes. Et l'impression d'être totalement largué. Désolé, mais ça ne sent pas spécialement bon, c'te situation. Il se dit qu'ils doivent être chez lui. Chez Adam. Sans doute. Trouver des repères, pour ne pas sombrer. Tout va bien aller. « ... Ça... Ça va...  » Et à qui s'adresse-t-il, ce semi-murmure, écorché ? À Adam, Ysmael lui-même ? Et de toute façon, qu'est-ce que ça change ? Une vague de chair de poule le secoue imperceptiblement. Il renifle. Referme les paupières. Ou peut-être que ce n'est que la suite improbable de son rêve, n'est-ce pas ? Peut-être qu'il va se réveiller bien au chaud, dans son propre lit, comme d'habitude ? Cette issue ne le satisferait même pas forcément. Mais là, en cet instant, rien n'est certain. Tout en suspend.

Mais ça te dérangerait pas tellement, d'avoir couché avec lui.

Tu te l'avoues qu'à moitié, mais ça te plairait, même.

Si au moins lui aussi l'acceptait.


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MessageSujet: Re: ashes and dust. ❞ (adael)   Jeu 29 Aoû - 10:27




❝ it's hard to admit.
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Tu comprends pas. Si y a bien un truc dont tu es sûr, c’est que tu n’y comprends rien. Ou plutôt que tu ne te souviens de rien. Tu essaies de te remémorer quelques détails ; les moindres, n’importe quoi pouvant t’aider. Mais rien ne te vient. Tes cils battent, tes pensées se débattent. Il s’est redressé. Au fond de ta cage thoracique, ton cœur a entamé une danse folle, traduisant sans rougir la panique dont tu es soudain engourdi. Mais il faut qu’tu t’calmes, Adam. Il faut qu’tu t’calmes. Tu déglutis. Ton prénom, entre les lèvres d’Ysmael. Il sonne comme un glas, comme une sentence. Comme une réalité. Il est nu. C’est un fait, ton grand blond est nu, et se redressant, il ramène la couverture jusqu’au bas de son ventre pour s’en cacher. Toi, tu bats des cils. Toi, tu essaies de calmer ta respiration affolée. Tes grognements et insultes ont alerté Hannibal. Tu vois sa grosse tête de berger allemand, entièrement noire, passer par la porte de la chambre. Il vous a entendu. Et il guette. Tu ne t’en soucies pas. Ton regard se pose à nouveau sur Ysmael. C’est des larmes, qui perlent au coin de tes yeux, ou j’rêve ? Des larmes de fatigue, ouais. Et d’incompréhension. Tu les essuies du coin de la main comme si c’était naturel, te massant les paupières par la même occasion. Ton second bras est appuyé sur le matelas. Et il tremble. La fatigue, l’alcool, et la panique. Le pire des mélanges qui aurait pu te frapper. Mais merde, mon vieux. Ressaisis-toi.

Lentement, tu rouvres les yeux. Tes prunelles enveloppent le visage d’Ysmael. T’as l’impression d’encore sentir ses baisers sur tes lèvres, le long de ta mâchoire. Sur ta nuque, alors qu’il te retourne doucement. Ça s’est passé, tu le sais. Un putain de rêve de quand t’étais adolescent, après que vos lèvres se soient trouvées, une fois et une seule, pour un baiser résultant d’un pari. Il ne l’avait même pas apprécié, à tous les coups. Mais ça n’empêchait pas ce qui se déroulait à présent. Il était dans ton lit. Contre toi. Tu essaies de te remémorer ce qui a bien pu se passer. Quelques fragments te reviennent. Lentement. Mais, à partir d’un moment, c’est le trou noir. Il n’y a rien qui puisse changer ça. C’est un putain de trou noir. Tu t’souviens même pas. De ce vent contre ta peau. De cette sensation de fraîcheur. T’étais ailleurs bien avant lui. Ton trou noir commence bien avant le sien. Ce courant d’air, cette nuit épaisse. Et ses lèvres qui attrapent finalement les tiennes. Ton corps qui se rapproche, tes doigts qui attrapent avidement sa veste. T’es pas foutu de t’en souvenir, mon vieux. En temps normal, t’aurais voulu avoir ces souvenirs. À présent, tu n’en étais même plus sûr. Tu le voyais. Nu, à tes côtés. Dire que ça allait. Mais rien n’allait. T’as couché avec Ysmael. Ça ne fait aucun doute. Seul un idiot croirait que vos deux corps nus, l’un à côté de l’autre dans un même lit, après cette sensation de caresses et de baisers au travers de tes songes, ne se sont pas plus enlacés que cela. Seul un con désespéré tenterait de se persuader que vous vous êtes simplement embrassés, mais endormis avant de passer à l’acte. Et t’es p’t’être désespéré, mon vieux. Mais t’es pas con.

Tu ramènes le drap sur le bas de ton corps également, soudainement pudique. Ça va, qu’il a dit. T’en reviens pas, quelque part. Ton grognement est à la limite du gémissement. Mais t’articules rien. T’aurais voulu dire que non, ça n’allait pas du tout. Mais rien ne sort. Tu t’écartes encore un peu, tes jambes tombent du lit. Dos à lui. Le drap se détache de ton corps. Tu voudrais te cacher, mais ça voudrait dire tirer dessus. Le lui arracher. Ton caleçon est à deux pas. Merde. T’as rien pour te couvrir. Et il te regarde. Tant pis. Tu te lèves. Tu files jusqu’à ton sous-vêtement. Tu le passes rapidement, avant de te redresser, et de te tourner vers lui. Rhabillé, même si ce n’est que légèrement, tu te sens mieux. Tu le regardes. Oubliant l’espace d’un instant cette cicatrice dont il ne connaissait probablement même pas l’existence, et qui barrait ton abdomen en une marque affreuse. Tu déglutis. Tu passes tes deux mains dans tes cheveux, avant de te frotter le visage. Les mots s’échappent lentement. Douloureux. « Je … » C’est un bon début. Tu es un être doté de parole, non ? Tu devrais pouvoir continuer. « … Je suis désolé … » Tu le regardes. Désolé de quoi ? T’en sais même rien. Désolé d’avoir couché avec lui ? Hmm. Non, pas vraiment. Tes yeux glissent sur sa silhouette. Sur ses tatouages. Une cicatrice, que tu devines, plus claire. Et la présence de la tienne te revient. Instinctivement, une main passe sur ton ventre. Putain de balafre. Elle le barre. Et il ne l’avait probablement jamais vue. Avant cette nuit.

Tu déglutis. Essaie de te calmer. Ça ne va pas mal se passer. Ça ne risque pas de se passer bien non plus. Vous avez couché ensemble, certes. Y a pas d’autre choix que de te faire à l’idée. Mais ton mal de crâne proteste. T’empêche de faire le point. Ta main s’éloigne de ta cicatrice. Il ne posera probablement pas de questions. Tu te masses le coin intérieur des paupières, de chaque côté de l’arête de ton nez. Paupières closes. Et les mots s’échappent juste. Pathétiques. « … J’ai mal à la tête, putain … » Le moindre des rayons de soleil filtrant dans cette pièce t’agresse. Si t’avais moins mal à la tête, tu te rendrais peut-être compte que le caleçon que tu as enfilé est trop grand pour toi. Tout simplement parce que ce n’est pas le tien. Mais ton crâne est au bord de l’explosion. Enfin, tu vas t’en remettre, hein.

Au pire, t’auras qu’à le supplier de te faire un bisou magique.

Qu’est-ce qu’il faut pas entendre, des fois.


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MessageSujet: Re: ashes and dust. ❞ (adael)   Mer 23 Oct - 9:48




don't wake me 'cause i don't wanna leave this dream, don't wake me 'cause i never seem to stay asleep enough when it's you i'm dreaming of, i don't wanna wake up.

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Le coeur battant, tu n'es plus sûr de rien. Tout incertain. De cette nuit passée, de tes lendemains, de ton futur mal dessiné. Et le crayon, en traçant la ligne scabreuse de ta vie, a encore cassé, a encore dévié. Un tressautement sur cet électrocardiogramme de papier. Tu soupires. Gueule de bois et jambes en coton. Voilà donc ce à quoi cela pourrait se résumer. T'as envie de tousser, aussi. Comme tous les matins, après quelques minutes réveillés. Envie de te pencher au-dessus d'un lavabo ou de la cuvette des toilettes, et cracher le sang de tes poumons écorchés. C'est vrai. Peut-être que tu joues bien le jeu. Peut-être que tu l'as bien caché à Adam. Mais t'es malade. Tellement malade. Tu déglutis. Bizarrement, t'as du mal à te concentrer. T'as du mal à suivre. Il a mal au crâne ? Toi aussi. Putain oui. T'as les temps vrillées par un marteau-piqueur et une enclume à la jonction avec ta nuque. C'est certain, alors, c'est pas un rêve, ni un cauchemar ? Dommage. Ou pas. Il s'excuse. Tu relèves tes yeux. Tu bats des paupières. C'est tout en dilettante, dans ton crâne. Ton esprit un tant soit peu clair qui commence à s'embrouiller. Un frisson te secoue. Tu secoues légèrement la tête, tu fais légèrement la grimace, en baissant le visage. Une pointe de douleur. Tu avales ta salive. Avec peine. Bats des paupières, relèves le nez. Adam. Tu le regardes. Cicatrice. Le muscle de ton biceps se contracte spontanément, un instant. Un sursaut de ton système nerveux. Comme un con, t'as des phases de conscience, et puis tu replonges dans la réalité de ton réveil difficile. Ta main se porte à ton torse, par instinct. La froideur du métal. Le léger poids de la chaîne pendant à ton coup. Détresse, Ysmael, détresse. Tu fermes les yeux. Tu respires lentement. Mais si, ça va aller, que t'as dit. Bien sûr que ça va aller. Tout va bien se passer. T'as plus lâché un seul mot depuis quelques instants. T'as perdu ta langue, alors, blondinet ? Tu passes une main sur ton visage. Ton regard d'un bleu céruléen retombe sur le Rosenbloom. Tu pinces les lèvres. Tu le regardes et tu réalises que c'est ton caleçon qu'il a enfilé. Dans d'autres circonstances, t'aurais envie de rire un peu, et de lui faire remarquer. Là, tu sais pas vraiment quoi faire. Pas dans ce genre de situation. Tu regardes autour de toi, assis dans ce lit que tu ne connais pas, le drap remonté sur le bas de ton corps. Tu renifles. Une quinte de toux te menace. Le creux de ta cage thoracique s'enfonce. Tu te retiens de tousser. T'es pas malade. À ses yeux, t'es pas malade. T'es tatoué, t'es stigmatisé, t'es peroxydé et encore peut-être un brin alcoolisé. T'es pas malade. Tu vas pas crever dans des délais qui te sont inconnus. Tu trembles, pourtant, doucement. Te frottes le visage, te masses les paupières. Tu sais pas pourquoi ça te fait ça. Sale envie, matinale et catastrophique, de gueuler un bon coup, de te recroqueviller dans un trou, de pleurer comme un gamin. Tu reprends une bouffée d'oxygène. Faudrait peut-être que tu bouges. Faudrait peut-être dégager. « Ad'... » Tu relèves un regard un brin hésitant vers le-dit Adam. Te mords l'intérieur de la lèvre inférieure. Puisqu'on te dit, que ça va aller, que tout va bien se passer. On te le dit. « C'est... Enfin... Tu peux m'passer mes fringues s'il-te-plait ? » T'es presque fébrile, un brin hésitant. L'envie de tousser qui te reprend. T'étouffes une énième quinte. Tu peux pas tenir des années comme ça, non plus. Ton regard brillant. Presque l'air suppliant. En vrai, tu le supplierais presque de te pardonner. De te dire que c'est pas grave, que tout va bien se passer. Oh oui. Comme ils le disent tous. Tout va bien se passer.


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MessageSujet: Re: ashes and dust. ❞ (adael)   Jeu 24 Oct - 17:44




❝ it's hard to admit.
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Rien n'allait plus. Et d'ailleurs, tu doutais que quoique ce soit ait déjà été. Tu fermes les yeux, une expression de souffrance collée à tes traits, et tu recules encore un peu. Tu te sens moins nu, ce caleçon enfilé. Qui n'est pas le tien, mais ça tu ne l'as pas encore remarqué. Tu déglutis. Tu te masses le front, brièvement. L'esprit obscurci par la fatigue. Et les méandres du plaisir font encore battre ton coeur, d'une mélodie que tu peines à accepter, mais dont jamais plus tu ne pourras te débarrasser.

Tu sens encore ses lèvres sur les tiennes, ses baisers le long de la ligne de ton cou, sa main qui descend jusqu'à cette zone dont tu ne tentais même pas de lui interdire l'accès. Il commençait à peine à te faire jouir d'un plaisir dont tu avais tout oublié, alors que tu t'accrochais à ses cheveux blonds d'une main, ton bras insensible enroulé autour de son torse d'une force que tu tentais à tâtons de contrôler.

Tu avais envie de lui, et il avait envie de toi.

Il était bien loin, ce baiser d'adolescent, que vous aviez plus qu'apprécié, l'un comme l'autre, sans pour autant se l'avouer. Elles étaient loin, ces remarques amusées et parfois moqueuses sur votre complicité. Tu sentais simplement ses doigts glisser sur tes parties sensibles. Ton souffle se perdait. Tu retrouvais ses lèvres.

Tu avais envie de lui. De lui et de rien d'autre. Et il avait envie de toi. De toi et de personne d'autre.

Jamais tu ne l'avais arrêté, dévorant ses lèvres d'une ardeur démesurée, savourant le goût de sa bouche, la texture à la fois douce et rugueuse de sa peau. Le délicat toucher de ses tatouages sous tes doigts, et ses doigts à lui venant de chercher, et t'attirant à une vitesse folle vers le vice et la luxure. Mais quelle luxure. Lorsqu'enfin son ventre s'était collé contre la chute de tes reins, tu avais cru mourir. Mais ça, tu ne t'en souvenais pas. Tu ne te souvenais de rien.

Ni de ses baisers, ni de ses caresses sensuelles, que tu aurais bien réclamées à nouveau. Ni du goût de ses lèvres, ni de la passion avec laquelle il avait réussi à te faire grimper aux cieux. Ni de la douceur de sa bouche, ni même de sa peau sous tes doigts.

Tu ne te souvenais pas avoir eu envie de lui, de rien d'autre, et de t'être offert à lui. Et tu ne te souvenais pas qu'il ait eu envie de toi et de personne d'autre, et qu'il se soit entièrement offert à toi. Rien n'allait plus.


Il veut ses fringues. Qu'est-ce que tu attends pour lui donner ? Il a utilisé un petit surnom que tu ne peux t'empêcher de prendre pour affectueux. Tu déglutis. Tu voudrais croire que rien ne s'était passé, cette nuit-là. Mais au fond de toi, tout autant qu'en surface, tu savais pertinemment que te réveiller nu aux côtés d'un homme pour qui tu éprouvais une légère attirance voulait dire bien plus que cela ne le laissait paraître au premier abord. Tu avais eu envie de lui, et il avait eu envie de toi. Et voilà où tout cela vous avait conduit.

Il avait l'air aussi perdu que toi. Tu ne pouvais pas lui en vouloir. Sur ta peau, son odeur ; partout, elle se diffusait, à la fois douce et corsée. Tu aurais aimé t'en débarrasser, filer sous la douche et l'exterminer. Une autre part de toi aurait voulu se blottir sous ses draps que tu devinais embaumés de lui, et fermer les yeux, bercé par cette fragrance te faisant délicatement tourner la tête. Après quelques instants d'hésitation, tu réalises que tu n'as toujours pas fait aboutir sa demande. Tu bats des cils, t'empresses de te pencher pour attraper les quelques vêtements qui semblent lui appartenir. Et le caleçon qui est posé là. Tu l'attrapes. Le regarde. Le coeur battant. Putain. C'est le tien. Tes yeux se promènent autour de toi sans que tu ne tournes la tête. Tu as enfilé le caleçon d'Ysmael. Tu voudrais pleurer. De honte, de frustration. Tu es complètement perdu, et la panique a toujours fait des dégâts affreux sur ta personnalité, davantage encore depuis la mort de ton frère et la naissance de ton fils. Mais finalement, au moment où tu t'apprêtes à lui jeter ses vêtements en gardant le caleçon, et en intimant que tu vas aller échanger dans la salle de bain, la sonnette retentit dans tout l'appartement. Tu paniques de plus belle. Mais les larmes ne coulent pas. Tu fouilles ton esprit, à la recherche de l'identité potentielle de la personne qui pourrait t'importuner. Et, alors que ton regard accroche un dessin laissé là, et que la sonnerie retentit à nouveau, tu te rends compte de ton état. Perturbé, au point de ne pas t'être souvenu que ta belle-mère devait te ramener ton fils. Un gémissement s'échappe d'entre tes lèvres. « Oh putain c'est pas vrai. » Cet air de souffrance, ajouté à ce ton aigu, et on croirait que le monde s'effondre autour de toi. Quelque part, c'est le cas. Et tu prends réellement peur. Tu lances les vêtements d'Ysmael sur le lit sans réfléchir. « Habille-toi. Vite, s'il te plaît. » Et tu lui tournes le dos, sans une explication. Ton ton est tout simplement incorrect. Mais comment lui expliquer les choses différemment ? Il faut qu'il s'habille. Il ne faut pas qu'Henry ne le voie ainsi. Ne le voie tout court serait l'idéal, mais tu as parfaitement conscience qu'à moins de faire sortir Ysmael par la fenêtre, c'est impossible. Un instant, l'idée te traverse, alors que tu fermes la porte de la chambre entre lui et toi, qu'il ait un minimum d'intimité. Et que ta belle-mère ne l'aperçoive pas. Puis, aussi rapidement qu'elle est arrivée, l'idée fuit. Tu apprécies Ysmael. Paniqué ou non, il n'est pas question que tu lui manques de respect , sous quelque forme que ce soit.

Tu attrapes un sweat laissé là, et l'enfile, alors que la sonnette retentit pour la troisième fois. Tu as peur. Réellement. D'affronter cette harpie, et le regard innocent de ton fils. Mais tu n'as pas le choix. Tu penses à Ysmael. Il ne sait même pas que tu es père. Et ce n'est pas son passage express dans ton appartement nimbé d'une obscurité profonde, la veille au soir, qu'il avait dû s'en rendre compte. Une nausée te prit, alors que ta main se posait avec empressement sur la poignée. En vérité, il ne comprendrait même pas pourquoi la chair de ta chair s'appelait Henry.

Tu abaisses la poignée. Tes genoux tremblent. Tu as envie de pleurer. Tu es au bord de t'effondrer. De peur, et de culpabilité.

Rien ne va plus. Et tu t'apprêtes pour la énième fois à tout foirer.


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