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 The worlds owes me so fuck you #kimiko&hunter

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date d'arrivée : 23/03/2013
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MessageSujet: The worlds owes me so fuck you #kimiko&hunter   Mer 14 Aoû - 19:46

❝ We had big plans ❞
I was a young boy that had big plans ; now I'm just another shitty old man ; I don't have fun and I hate everything ; the world owes me, so fuck you
 

 « Bordel de merde. »
Cette journée lui paraît s’étirer sur une petite éternité, alors que l’heure du déjeuner n’a même pas encore sonnée. Un coup d’œil à l’horloge murale lui apprend qu’il est à peine onze heures vingt. Si le salon vient techniquement d’ouvrir, Hunter est à son poste depuis l’aube, occupé à ne rien faire de productif. Impossible de se concentrer avec toutes les merdes qui lui tombent sur le coin de la gueule. Il se dit qu’il l’a bien cherché, que c’est simplement un coup du mauvais karma qu’il s’est attiré, mais ça ne suffit évidemment pas à lui remonter le moral.
Et puis non, tout n’est pas de sa faute. Le tatoueur n’a rien à voir avec la mauvaise réputation que le club se traine depuis la soirée commémorative qui a viré au cauchemar. Ses gars se sont même montrés plus qu’à la hauteur en portant secours aux victimes avant d’escorter les ambulances jusqu’à l’hôpital de Caswell pour certains, alors que les autres tentaient de réguler la circulation sur le parking improvisé du jardin public et d’éviter les débordements. Oui, OK, ils avaient été obligé de recourir à la force une fois ou deux pour faire face à la marrée humaine paniquée, mais ça n’avait rien été de très méchant. Un nez cassé et une épaule démise dans la précipitation, en plus de quelques bleus… Mais qui sait, peut-être que s’ils n’étaient pas intervenu, le connard prêt à bousculer femme et enfants pour rejoindre sa voiture aurait fini par renverser quelqu’un avec son pick-up. Peut-être qu’ils avaient évité à quelques personnes de se faire piétiner.
Hunter reste fier de ses gars, même si aujourd’hui, ils sont pointés du doigt et que la fréquentation du salon a un peu diminué pendant un temps. Mais ce n’est pas vraiment son souci. Le souci aujourd’hui, c’est que Jenna Malory lui a filé sa démission il y a trois jours et qu’il est incapable de gérer son boulot à sa place. L’accueil des clients ce n’est définitivement pas son truc, surtout parce qu’il faut remplir ce foutu formulaire. L’écriture, c’n’est pas franchement son truc. Il n’est pas illettré, c’est juste que…que c’est un peu compliqué. Avec du temps et de la concentration, il s’en sort plutôt pas mal, mais face à un client pressé qui le fixe : impossible d’être  efficace. Pete prend les choses en mains la plupart du temps, mais il ne peut pas lui demander de s’interrompre à chaque fois. Et puis Jenna était la seule touche féminine dans ce milieu de gars avec Kat et ça pose souci quand il s’agit de conseiller une cliente en matière de bijou ou pour répondre à certaines questions indiscrètes… Et évidemment, Kat doit souvent s’absenter à cause de ses deux gamines en bas âge et son débile d’ex-mari incapable de les gérer.  
Il lui faut embaucher quelqu’un. Sauf que le faire demande encore du temps, de l’énergie, et qu’Hunter n’en a plus vraiment.

C’est son tête à tête avec Judith qui a terminé de le lessiver. Il n’avait pas réalisé que ça le boufferait autant. Pete a bien essayé de le prévenir mais ça a été en vain. Et puis il y a eu ce foutu accident, celui qui a été l’élément déclencheur (ou plutôt qui l’a conduit à déposer une plainte qui n’a pas été retenue) et les blessures qui en ont résultés et lui ont fait perdre le sommeil. Tout ça c’est la faute de cet enculé de Trajan Templesmith… C’est avec lui qu’il aurait dû avoir une petite conversation entre quat’z’yeux dans ce putain de container sur les docks.
Et puis évidemment, il y a le problème de Kevin à gérer. Kevin qui s’est laissé passer à tabac par le chien de garde de Bonnie. Lui et les gars organisent une descente au bar où elle travaille ce soir pour lui faire passer cette nouvelle envie de se rebeller. Hunter doit gérer ça également, préparer le terrain, s’assurer que sa réponse au message du connard de junkie se fera en bonne et due forme. Compliqué. Il n’a absolument pas la tête à ça et pourtant, il doit faire avec pour sauver la face et venger son honneur bafoué. C’est son rôle en tant que Président des Kings of Speed. Il aimerait pouvoir se décharger sur quelqu’un d’autre, mais c’est son job et il n’a jamais été de toute façon du genre à se défiler.    

Hunter pousse un nouveau soupir et relève son regard délavé et souligné par des cernes vers son collègue et ami.
« Tu crois qu’Carter pourrait nous filer un coup d’main ? »
« Bah c’est pas vraiment son taf. Elle est douée avec un PC mais… »
« Mouais… »
Hunter garde quand même l’idée d’embaucher la cousine de Wade dans un coin de sa tête. C’est qu’elle l’a bien dépannée une fois ou deux. Elle a même carrément été une putain d’héroïne. Mais elle a sûrement autre chose à foutre. Il faudrait qu’il se renseigne auprès de son cadet tout de même dans un avenir proche…

La porte de la boutique s’ouvre à ce moment et Hunter jette un regard morne dans cette direction, au moment où une jolie brune pénètre au salon. Il se redresse sur son tabouret pivotant et se rapproche du comptoir et de la nouvelle venue.
« Hey. J’peux vous aider ? »          


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Dernière édition par Hunter D. Pendleton le Dim 6 Oct - 16:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The worlds owes me so fuck you #kimiko&hunter   Jeu 15 Aoû - 16:16

Kimiko poussa la porte de la boulangerie d'un air aussi assuré qu'elle le pouvait. Une odeur de viennoiseries & de pain fraichement cuit vint titiller ses narines & Kimiko sentit son estomac gargouiller. C'était insupportable, depuis qu'elle était arrivée à Caswell, elle avait tout le temps faim. A ce rythme, elle allait perdre son joli petit cul & devenir une flasque bonne femme au foyer. Plutôt crever avant.

« Vous désirez quelque chose? » demanda la boulangère, une femme d'une quarantaine d'année au visage rougeâtre & rondouillard. C'était donc ça de vieillir ? Devenir une femme flasque, ridée, au teint aussi brouillé que ses œufs du matin? Charming. Kimiko fouilla dans sa besace, & en sortit son curriculum vitae. Avec le sourire le plus commercial qu'elle pouvait faire, la japonaise tendit la feuille à Blanche-Neige-à-la-retraite, & recommença une nouvelle fois son speech. « Je m'appelle Kimiko Jensens, je suis à la recherche d'un emploi, & je me demandais si vous cherchiez quelqu'un à la boulangerie. Je n'ai pas beaucoup d'expérience dans la vente, mais j'apprends vite, & je suis très motivée. » Un laïus aseptisé, maintes & maintes fois répétés devant son miroir. Elle n'en pensait pas un mot. Ou plutôt, c'était un faible aperçu de la réalité. En même temps, elle ne pouvait pas vraiment arriver en disant qu'elle était une ancienne prostituée & qu'elle avait décidé de changer de vie, & que les seuls métiers légaux qu'elle avait exercés remontaient à plusieurs années & n'avaient jamais duré sur la longueur. Tandis que son hypothétique future patronne parcourait rapidement le CV, Kimiko observa la boulangerie. Par la devanture vitrée, la japonaise pouvait observer les voitures qui passaient dans la ville, arrosant copieusement les passants & les trottoirs. Il pleuvait depuis 2 jours non-stop. Avec de grosses gouttes sonores qui s'écrasaient dans un bruit mat. & puis, il y avait ce vent, ce vent qui s'insinuait en vous, & qui venait geler vos os la nuit. Ce vent qui chuchotait à votre oreilles jusqu'à ce que vous perdiez le sommeil.

Bien plus que sa colocation avec Trent, c'était le changement de temps & de température qui avait été le plus dur à encaisser pour la jeune femme. Elle avait rangé au fond du placard ses vêtements légers pour sortir de gros pulls. D'ici quelques jours, on lui avait dit qu'il neigerait. De la neige.
Kim avait cru à une blague avant de se souvenir qu'elle avait traversé le pays, & que maintenant, elle devrait s'habituer à des températures beaucoup plus basses que celles qu'elle avait connues à L.A. « Mmmh. » Kimiko releva les yeux vers la boulangère. C'était dommage qu'elle se soit laissée aller ainsi, elle avait une très jolie bouche & des yeux en amandes. Mais bon, à vivre au milieu des pâtés, ce n'était pas étonnant d'en devenir un... « Oui ? » « Vous êtes étrangère? » La question était purement rhétorique, Kimi le sentit instantanément. & la même réaction physique traversa son corps, cette tension dans les muscles, cette envie de foutre le camps, de se casser très loin de cette bande de ploucs catho qui refusaient de parler à des gens qui n'étaient pas nés ici. Mais il fallait faire un effort, elle n'avait pas le choix. « Oui, en effet, je viens de Los Angeles. Je suis une amie de Trent Wade, vous le connaissez sûrement, c'est un natif. » LUI. « Je m'établis ici pour quelques temps, & j'aurais vraiment besoin d'un emploi. » « Ce n'est pas la peine. La politique de la maison veut que nous n'embauchions que des gens qui vivent ici depuis plusieurs années. Je vous souhaite bon courage mad'moiselle. »


Connasse. Connasse. Connasse. Grosse vache même.

Kimiko rabattit sa capuche sur son crâne d'un geste rageur & referma sa besace. Ce n'était que le sixième refus qu'elle prenait dans la tronche aujourd'hui, & au bout d'un moment... Y'avait vraiment quelque chose qui clochait avec cette ville. Comment avaient-ils pu en arriver à hair autant les étrangers, à refuser de leur donner du travail, à refuser de les accueillir ? Juste une bande de connards frustrés. La japonaise glissa une cigarette entre ses lèvres & continua son chemin. Elle devait absolument trouver du travail. Passer ses journées à la maison avec Trent allait devenir un vrai calvaire à force, & elle n'avait pas envie d'aller à l'hôtel, ce serait une dépense inutile. Alors, elle devait prendre un peu de large, & un emploi serait la parfaite opportunité. Encore fallait-il qu'elle en trouve un. & en plus, elle avait les pieds mouillés. Bah ouais. Parce que les converses, c'était pas du tout du tout étanche quoi.

Un peu plus loin, un magasin de piercing & de tatouages lui tapa dans l'oeil. Pas vraiment dans le style de la ville, à moins que des bonnes femmes comme la boulangère ne soient du genre à se faire tatouer ' Jésus pour la vie ' sur les fesses. Kimiko laissa échapper un rire sarcastique, & s'approcha. Par la fenêtre de la devanture, elle observa un moment les photos des tatouages qui avaient été précédemment réalisés sur les murs, tandis que sa cigarette se consumait doucement entre ses doigts fins. La pluie l'empêchait d'apprécier réellement le travail du tatoueur, si bien qu'elle poussa la porte du magasin. L'endroit était impressionnant. Kimiko enleva sa capuche, & fit glisser la fermeture éclair de son blouson. Enfin un endroit où il faisait chaud. « Hey, j'peux vous aider? » La japonaise fit volte-face & tomba nez-à-nez avec un grand blond, l'air passablement agacé. Pour donner le change, Kimiko lui adressa son plus joli sourire, de celui qu'on la forçait à prendre pour appâter les clients & répondit d'une voix claire: « Non, je regardais, la devanture m'a donné envie de venir voir l'intérieur. C'est vraiment un joli travail. » Du menton, elle désigna une photo d'un tatouage polynésien sur le dos d'un homme. Ca lui donnait presque envie de s'en faire un second dans la minute. « En fait, si. Vous chercheriez pas à embaucher? » demanda Kimiko, poussée par son instinct. Après tout, elle ne perdait rien à demander. & peut-être que lui, il serait moins con que les autres.


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MessageSujet: Re: The worlds owes me so fuck you #kimiko&hunter   Jeu 15 Aoû - 18:16

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La fille lui sourit. Un de ces sourires qui n’annonce rien de bon en général. Hunter a assez fréquenté la gente féminine pour le savoir. C’est typiquement le genre de grimace qu’il voit apparaître sur le visage de Jillian avant qu’elle lui propose qu’ils s’envoient en l’air dans un endroit indécent… Il ne pense pas que l’inconnue soit là pour lui proposer qu’ils baisent comme des animaux à même le comptoir, mais elle affiche cet air apparemment innocent qui ne le dupe pas.  
« Merci. Regardez tout votre soule alors et si vous avez besoin d’un renseignement… »
Pas besoin de terminer sa phrase, elle a compris le principe. Le motard ne lui rend même pas son sourire, d’abord parce qu’il n’en a pas spécialement envie et ensuite parce qu’il n’est pas du genre à amadouer ses clients avec des sourires pour pub de dentifrice. C’est exactement pour cette raison qu’il a besoin d’une hôtesse d’accueil capable de charmer leurs clients et de les inciter à faire des achats. Lui-même n’est pas un très bon commercial et il en a pleinement conscience. Ses talents se limitent au dessin et au maniement de son aiguille, ce qu’il estime déjà conséquent. Ceci dit, certains clients apprécient grandement qu’il n’essaye pas désespérément de leur faire la conversation ou de se renseigner sur les derniers potins du coin pendant qu’ils serrent les dents pour oublier la douleur… Il n’est pas là pour faire ami-ami de toute manière, il est là pour faire ce qu’on lui demande et le faire bien. D’une manière générale, ils sont plus rassurés de le voir concentré sur ce qu’il fait. Mais si cette façon de faire est appréciée sur le siège et sous l’aiguille, elle l’est un peu moins à l’entrée.  
 
Délaissant la brunette, Hunter retourne vaquer à ses occupations, ou du moins essaye de donner l’impression qu’il est occupé.  Il se contente de soulever quelques papelards en prenant un air vaguement soucieux qui devrait faire l’affaire et lui éviter de se faire harceler. Sauf que ça ne marche pas vraiment. La diversion n’est pas un de ses talents non plus…
Mais c’est pas vraiment sa faute, c’est surtout que la fille préparait son coup depuis son entrée et n’en avait pas terminé avec lui. Exactement comme il l’avait pressentit. Elle n’est pas simplement là pour flâner et n’est pas entrée juste parce que la porte était ouverte et la lumière allumée. En d’autres circonstances, il aurait poussé un soupir dépité avant de revenir vers elle pour essayer de répondre à ses besoins, sauf qu’en l’occurrence, c’est elle qui est vraisemblablement envoyé par les dieux pour répondre aux siens.
« Ca s’pourrait bien… » répondit-il en se rapprochant d’elle, jetant un rapide coup d’œil en direction de Pete pour voir s’il a entendu. Mais ce n’est pas le cas. Il est occupé à donner quelques conseils à une adolescente et son copain, venus pour des renseignements sur les piercings.

Il reste méfiant. Il ne connaît pas cette fille et elle tombe un peu trop à point nommé à son goût. Hunter n’est pas vraiment ce qu’on pourrait qualifier de gros veinard et, quand ce genre de trucs ce produit, il y a généralement un sale revers de médaille qui lui part dans les dents.
« Vous avez un CV avec vous ? On recherche une personne pour gérer l’accueil des clients, prendre les rendez-vous et tenir la boutique quand mes collègues et moi on est occupés en arrière salle. »
Pour tenir la boutique tout court puisqu’il déteste ça et que Kat est absente la plupart du temps à cause de ses mômes à gérer. Mais inutile de la décourager dès le départ.


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MessageSujet: Re: The worlds owes me so fuck you #kimiko&hunter   Sam 7 Sep - 21:17



Peut-être pas un con, mais totalement mal élevé. C'est ce que ce dit Kimiko lorsque le maitre des lieux tourna les talons pour retourner derrière le comptoir & s'occuper de quelques papiers qui trainaient. Il était aussi bon pour faire semblant de s'occuper qu'aimable. C'était dire. A peine la jeune japonaise eut-elle proposé ses services qu'elle le regretta déjà. Travailler oui, mais si c'était possible de travailler pour quelqu'un qui savait sourire, c'était mieux. Elle avait déjà donné. Pendant quelques secondes, ses pensées se tournèrent uniquement vers Antonovitch. Lorsqu'on le lui avait présenté, elle l'avait d'abord trouvé classe. Petit, sec, le teint pâle, mais il émanait de sa personne un charisme incroyable. Le genre de charisme qui vous fait boire les paroles de la personne sans se poser de question. Au début, tout avait été facile. Elle avait été testée avec des clients réguliers, puis avec des gros poissons, des mecs importants avec des envies précises. Des hommes qui payaient très cher pour des filles à la beauté aussi exotique que celle de Kimiko, & pour un peu de discrétion. & puis, elle avait demandé un jour de congés une fois. Une de ces anciennes amies prostituées allait accoucher. Un petit garçon. C'était là qu'il l'avait frappée pour la première fois. Du dos de la main, il l'avait giflée, laissant une trace ensanglantée sur sa joue. Elle s'était cognée violemment le crâne contre un mur, emportée par le mouvement. & puis, une fois calmé, il lui avait donné son mouchoir, & de la glace pour la douleur. Mais elle ne le vit plus jamais de la même manière. Elle avait peur. Cette peur qui s'insinue tout doucement au fond de vous, & qui finit par prendre le dessus sur votre vie. Elle avait pris conscience de beaucoup de choses à cette période. Des filles qui disparaissaient, des coups que certaines filles portaient sur leur visage. De la peur ambiante. Mais il était bien trop tard pour reculé.

Le plus terrible, elle l'avait reçu lorsqu'Antonovitch avait appris qu'elle prévoyait de mettre les voiles. C'était après la mort de Logan. Une bulle de douleur monta de son ventre avant d'éclater dans sa gorge. Ce n'est pas le moment Kim, se rappela-t-elle à l'ordre. Antonovitch était loin. Il ne la toucherait plus.

La voix du gérant du magasin la fit émerger avec force, & elle tenta d'effacer de son regard pâle la peur qui y était dessinée avant de relever le yeux vers lui. Dans quelques temps, la chance lui sourirait, c'était sûr. Peut-être même dans cette boutique de tatouage.

« Bien sûr, j'en ai apporté plusieurs. Tenez. Un boulot dans l'accueil, ce serait parfait. J'ai le contact facile, & je suis ordonnée.» répondit la jeune femme, affichant son plus beau sourire, avant de sortir un CV de sa besace. Elle le lui tendit prestement, avant de reprendre.  « Je sais qu'il n'est pas très fourni, mais j'ai eu de bonnes expériences dans la vente il y a quelques années, & je suis faut juste me donner ma chance, vous ne serez pas déçu.» Là au moins, Kimiko ne mentait pas. Mais il allait forcément voir que ces dernières années étaient laissées vides & elle allait devoir recommencer à mentir à ce moment là. Elle aurait pu s'inventer des jobs décents, mentir, s'inventer une existence, mais à l'heure de la suspicion de masse & d'Internet, elle serait démasquée avant d'avoir dit ouf. Tout finissait toujours pas se savoir. Tandis que le gérant détaillait son CV, Kim enfonça ses mains dans son manteau, & croisa les doigts. Elle avait gardé ce tic de petite fille. Un tic ridicule dont elle n'arrivait pas à se défaire. Puis, en le dévisageant, elle scanda dans sa tête : Pitié, ne sois pas un con, pitié, ne sois pas un con... Comme lorsqu'elle passait un examen. Sauf que l'école était finie depuis longtemps.

& avant qu'il n'ait pu poser la question, Kim lança : « Je sais que je ne suis pas de la ville, que je suis une étrangère, & que c'est un critère rédhibitoire dans pas mal de magasins en ville, mais j'ai vraiment besoin de cet emploi. Je ferai ce qu'il faut pour le décrocher.» Sauf peut-être coucher. Mais Kimiko était presque sûre qu'il ne le lui demanderait pas. Pas le genre.



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MessageSujet: Re: The worlds owes me so fuck you #kimiko&hunter   Lun 9 Sep - 11:34

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Il se racle la gorge et attrape le CV qu’elle lui tend pour le parcourir des yeux. Il sait d’avance qu’il faudra qu’il s’y penche plus sérieusement plus tard puisque la lecture n’est pas franchement son truc et qu’Hunter n’a aucune envie de passer pour un illettré en mettant des heures à décortiquer chaque mot. Heureusement, comme la plupart des gens qu’il rencontre, elle ressent le besoin de commenter ce qu’il a sous les yeux et lui facilite la vie. Du coup, pendant qu’elle lui fait des commentaires qu’il écoute attentivement, levant de temps à autre son regard azuré vers elle, il prend simplement la peine de décrypter son prénom et nom. Kimiko Jensen.
Il lui adresse un sourire compatissant quand elle termine son petit laïus. Laïus qu’il a entendu prononcer par la quasi totalité des gens qu’il a eu l’occasion d’embaucher depuis la création du salon. Des étrangers, des types jugés louches par le restant de la population, de très jeunes mères célibataires : que des rebus de la société caswellienne. Des gens dont il n’a presque jamais eu à se plaindre en réalité et qui demandaient simplement à ce qu’on leur laisse une chance. Des gens en transite pour la plupart, qui ont par la suite trouvé leur voie et pris leur envole.
« J’te rassure tout de suite, c’est pas un de nos critère de sélection. » Du moins il imagine que rédhimachin veut dire un critère de sélection auquel la jeune femme ne répond pas. Une fille qui utilise des mots comme ça doit pas être totalement conne et elle dégage quelque chose de...
Bon, ok, pour être tout à fait honnête, ce qu’elle dégage au premier abord, c’n’est pas qu’elle est ordonnée… Le contact facile par contre, il préfère ne pas se prononcer. D’autant qu’elle a cet éclat un peu froid dans le regard qui le laisse supposer qu’elle ne se laisse pas approcher si facilement en fin de compte.

« J’peux te tutoyer ? » demande-t-il en s’accoudant au comptoir, le CV toujours entre ses mains et son regard planté dans celui de la brune. « Bon, toute manière, ça commencera forcément par une période d’essai donc on sera assez vite fixé sur le fait que tu puisses ou pas être à la hauteur. J’suis du genre à laisser facilement une chance aux gens, parce qu’on est tous dans la même merde et que j’m’y connais un peu en galères. Par contre, si tu fais d’la merde, c’est terminé. Une chance, deux selon la nature de la faute et puis c’est terminé. J’suis pas crédule non plus, tu m’suis ? » la prévient-il, gardant son sérieux pour que le message soit bien imprimé dans l’esprit de Kimiko qu’il ne quitte pas des yeux. « C’est pas un boulot hyper compliqué, surtout si t’aimes le contact avec les gens et puis si tu sais compter : t’as tout gagné. »
Il lui adresse un sourire cette fois, espérant la voir se détendre un peu.
« Si t’as un peu bossé dans la vente, tu sais que le client est roi. Tu réponds à ses questions le plus aimablement possible, s’il comprend pas, tu reformules, s’il est vraiment bouché, tu peux l’envoyer vers quelqu’un d’autres et si jamais il devient un dictateur, là tu nous appelles, moi – j’m’appelle Hunter au fait – moi ou Pete donc, et c’est nous qui gérons. Ca arrive jamais mais au moins tu l’sais. Tu t’es déjà fait tatouer ou percer ? » la questionne le motard en déposant le CV sur le comptoir. « Faudra que tu t’intéresses un peu à tout ça, histoire de savoir un minimum conseiller les gens. On cherche quelqu’un pour gérer l’accueil et y a souvent des gens qui passent ou appellent parce qu’ils sont inquiets pour un truc. Des trucs qu’on leur a déjà expliqué la plupart du temps mais faut les rassurer et leur répondre, tu piges ? Toutes façon si t’as des doutes, tu demandes à quelqu’un, c’est pas un souci. Jusque là tu penses que ça pourrait le faire pour toi ? T’as besoin d’un job à temps plein ? »      
« Tu comptes rester un moment dans l'coin ? » s'en mêle également Pete en se rapprochant, n'ayant rien de mieux à faire vraisemblablement. « C'est quoi ton nom ? »


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MessageSujet: Re: The worlds owes me so fuck you #kimiko&hunter   Mer 2 Oct - 17:26


Bizarrement, le tatoueur a l'air compatissant à propos de ses difficultés à trouver du travail. Cela devait être monnaie courante dans cette ville, & Kim se demanda comment une ville pouvait en arriver à des extrémités telles que celles qui étaient appliquées dans cette ville. C'était un peu comme la ségrégation anti-noirs qui avait frappé l'Amérique pendant des années, mais cette fois ci, appliquée à une seule ville, & visant les étrangers. Elle fut rassurée d'entendre que cela ne faisait pas parti des critères de sélection du gérant de la boutique. C'était étrange ce mélange de rudesse & d'ouverture d'esprit dans un seul homme. Mais s'il l'embauchait, elle n'allait certainement pas critiquer.

« J’peux te tutoyer ? » « Bien sûr. » répondit la japonaise du tac au tac, sentant que la situation tournait à son avantage. Certes, il examinait toujours son CV avec un air perplexe, mais au moins, il entretenait la conversation & ne se cachait plus derrière ses piles de papiers. Pendant qu'il lui expliquait les règles de la maison, elle tâcha de paraitre le plus intéressée possible. A vrai dire, elle s'en foutait : les règles étaient les mêmes pour tout le monde, où qu'elle aille. Sauf chez Trent, puisque lorsqu'elle s'était présentée chez lui, avec ses valises & son visage défait, il l'avait accueillie sans poser la moindre question. & puis, s'il parlait d'une période d'essai, c'était qu'il voulait bien essayer. A partir de ce principe, elle voulait bien se plier à toutes les règles qu'il mettait en place. L'intonation de sa voix & la façon dont il la regardait lui indiqua qu'il ne blaguait pas. Ca n'allait pas être fun tous les jours. Mais au moins, ce serait un emploi stable.

« C’est pas un boulot hyper compliqué, surtout si t’aimes le contact avec les gens et puis si tu sais compter : t’as tout gagné. » continua-t-il avec un sourire. Kimiko eut un moment de doute, puis lui rendit son sourire, surprise par ce changement d'humeur.

« Si t’as un peu bossé dans la vente, tu sais que le client est roi. Tu réponds à ses questions le plus aimablement possible, s’il comprend pas, tu reformules, s’il est vraiment bouché, tu peux l’envoyer vers quelqu’un d’autres et si jamais il devient un dictateur, là tu nous appelles, moi – j’m’appelle Hunter au fait – moi ou Pete donc, et c’est nous qui gérons. Ca arrive jamais mais au moins tu l’sais.» Rien de différent avec ses précédents emplois, & même avec la prostitution. Cet Hunter serait donc son mac: tu te démerdes, tu me rapportes des sous, & je te protège. L'illégalité & la violence en moins. Le rêve quoi. « Tu t’es déjà fait tatouer ou percer ? » la questionna-t-il.« J'en ai un, au niveau du pubis. Un compas.» répondit Kim avec un sourire. Je te le montrerai bien hein, mais je crois que nous ne sommes pas assez intimes pour le moment. « Niveau piercing, je m'y connais sans plus. J'en ai eu aux oreilles & au nombril, mais je n'ai plus que celui au nombril maintenant.» Elle n'avait pas aimé cela tant que cela. Les trous, les anneaux. Mais sans son métier, un beau piercing au nombril excitait beaucoup, si bien qu'elle l'avait gardé. Sans se laisser démonter Hunter continua sur sa lancée. S’intéresser au milieu pour mieux conseiller les gens, gérer l'accueil, répondre au question, c'était faisable.

« Jusque là tu penses que ça pourrait le faire pour toi ? » lui demanda-t-il. « T’as besoin d’un job à temps plein ? »  «Pour le moment ça va.» répondit la jeune femme avec un sourire. « Enfin, je sais qu'il va falloir que je me documente & que je pose des questions pour pallier les choses que je ne connais pas encore, mais je suis motivée, & ca devrait aller. & oui, je cherche un emploi à temps plein. Sauf si vous préférez un mi-temps. Mais idéalement, je préférerai un temps-plein. De toute manière, j'ai pas grand chose à faire dans cette ville, donc...» Un homme les rejoignit & se mêla à la conversation. A la manière sans gêne dont il intervint & lui posa des questions, Kimiko en déduisit qu'il devait être l'associé d'Hunter, son ami, ou au moins quelqu'un d'important dans la boutique.
« Je suis arrivée y'a pas longtemps, & je vais rester au minimum un an. Un an sûr. Après, ça dépend comment ça se passe ici. On verra. Mais pour l'instant, je reste. & je m'appelle Kimiko Jensen.» Devant l'air surpris de l'hypothétique associé, elle reprit: « Ouais, je sais, c'est un peu bizarre. Je suis très typée. Mes deux parents sont japonais, je suis née au Japon, mais j'avais une grand-mère suédoise, d'où le fait que je ne sois pas un pur produit japonais. & mon nom de famille de base, c'est Miyazawa. On l'a changé en Jensen quand on est arrivé aux Etats-Unis, peu de temps après ma naissance. »
Elle se retourna vers Hunter & reprit: « Je pourrais commencer quand ? Vous auriez des trucs que je peux lire pour me documenter avant de commencer? »


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MessageSujet: Re: The worlds owes me so fuck you #kimiko&hunter   Dim 6 Oct - 16:40

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« C’est d’un temps plein qu’j’ai besoin donc ça tombe bien » reprend Hunter en échangeant un coup d’œil avec Pete juste avant que la brunette ne reprenne la parole.
Hunter a un sourire en l’entendant s’expliquer. Il n’en attendait pas tant et son vieil ami non plus à en croire son expression. L’un comme l’autre la laisse cependant terminer son laïus en s’entreregardant une nouvelle fois. Hunter pense à Charlie qui, pour le coup, elle, ne pourrait pas nier ses origines, même en s’affublant d’un nom de famille typiquement américain… On pourrait croire qu’un peu de diversité enchanterait les habitants de Caswell, mais ce n’est pas le cas, au contraire.  C’est d’ailleurs un miracle que sa régulière ne se soit pas déjà fait caillasser et jeter hors de la ville à cause de ses yeux bien plus bridés que ceux de son interlocutrice actuelle.  
Le trentenaire s’arrache à ses pensées et décroise ses bras pour fourrer ses mains dans les poches de son jean large quand la conversation se recentre sur la possibilité d’une future embauche pour Miss Jensen.
« Tu pourrais déjà commencer demain en fait. A l’essai, comme j’t’ai dis. Mais si ça t’va comme ça, j’pourrai te faire faire le tour du proprio dès maintenant. Pete tu pourrais garder la boutique pendant c’temps ? »
« Ouais »  répond son collègue qui n’ apas l’air plus emballé que ça et jette un coup d’œil un peu dédaigneux à la nouvelle venue en passant derrière le comptoir.
« Fais pas gaffe à lui. Il est d’une humeur de chien ces temps-ci. »
« J’ai entendu. »
« Bah sers-toi donc de l’info alors » rétorquer Hunter en lui jetant un regard entendu, esquissant tout de même un sourire avant de faire signe à la jeune femme de lui emboiter le pas.
« File tes affaires, ce s’ra plus pratique » propose Pete, certainement pour se racheter une image, tendant les mains pour recueillir au moins la veste de la brunette.

Quand elle est prête, Hunter guide Kimiko vers la salle de piercing où Pete règne en maitre.
« J’te filerai des trucs à potasser quand tu mettras les voiles. Le règlement intérieur, les mesures d’hygiènes et tout le tintouin. Tu t’y connais un peu en informatique j’espère ? C’est franchement pas mon truc, ni celui de Pete, mais on a un site à gérer et faut parfois répondre à des questions via les réseaux sociaux. La plupart du temps, les gens demandent des devis par le net pour des tat’, et faut juste leur dire de passer au salon pour ce genre de trucs. J’peux pas évaluer combien j’vais facturer un tatouage sans visuel, tu saisis ? Pour les piercing, c’est un prix définit donc c’est plus simple. »
Tout en continuant à lui expliquer les ficelles du métier, il lui fait faire le tour du salon, enchainant avec la salle du personnel, son bureau, la pièce d’eau, pour finalement la faire pénétrer dans la salle où lui-même travaille.
« C’est là que j’tatoue. Y a trois postes mais on est que deux. Moi et Kat qui n’est pas toujours là. C’est là que j’graphe et d’l’autre côté, c’est l’coin de Kat. T’auras pas trop à venir par ici. Dans l’fond c’est la salle de stérilisation. On va faire simple : tu y fiches pas les pieds. Y a plein d’normes d’hygiène à respecter que t’as pas spécialement besoin de connaître, du matos qui coûte cher et dont t’auras aucun besoin donc… Tu m’suis ? »
Il dit ça sans aucune agressivité, mais son regard est éloquent : amuse-toi à pourrir mon espace de travail et tu gicles.

Le petit tour dans le fond du High Voltage terminé, ils retournent dans la pièce principale où se trouve la boutique, la salle d’attente et le comptoir.  
« C’est toi qui les fait asseoir et c’est nous qui venons les chercher quand on est prêt. Si tu vois qu’ça tarde trop, hésites pas à nous rappeler qu’on est attendu. Surtout moi en fait. Quand j’me lance dans un truc, j’ai du mal à émerger » explique Hunter en s’immobilisant au milieu du petit salon d’attente. « Tu peux proposer des boissons aux clients. Pas d’alcool évidemment, vu qu’ça dilue l’sang. Si tu vois qu’un client arrive éméché, tu nous l’dis et on s’occupera de l’renvoyer chez lui. On travaille pas dans ces conditions. Hmm… Qu’est-ce que t’as besoin d’savoir encore… Ah ouais, la musique. La musique c’est toi qui gères. On a des albums par là, si tu veux en apporter, t’hésite pas, on passe un peu d’tout. S’tu veux tu peux r’garder un peu c’qu’on propose… C’est toi qui t’chargeras des commandes de bijoux et accessoires mais la validation des bons passe par Pete. Jusque là ça t’va toujours ? Ca fait sans doute beaucoup à assimiler mais t’façon on t’laissera la temps de prendre tes marques, te fais pas d’bile » lui sourit le gérant du High Voltage. « Ah oui et j'oubliais : tu t'charges pas du ménage, on a quelqu'un pour ça. T'as des questions sinon ? »


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MessageSujet: Re: The worlds owes me so fuck you #kimiko&hunter   Mar 22 Oct - 18:03

Une vague de soulagement éclaira le visage de Kimiko. Finalement, les choses allaient s'arranger pour elle. Avec cet emploi, elle serait beaucoup mieux acceptée dans Caswell, pourrait au bout d'un moment se payer un loyer & donc quitter la maison de Trent. Ce n'était pas qu'elle n'appréciait pas de vivre avec quelqu'un, ni même qu'elle ne l'appréciait plus lui, c'était juste qu'elle désirait éperdument son indépendance. & qu'à force de la couver du regard comme un labrador épris d'amour, elle avait envie de le prendre & de le secouer. Ce qui n'était ni très gentil, ni très correct envers son hôte. Un temps plein ! Elle était tellement excité ! Tellement qu'elle ne prit même pas garde aux humeurs de Pete & lui donna son manteau avec un large sourire. Ce ne fut qu'en l'enlevant qu'elle se souvint de sa tenue: un débardeur noir, très échancré & court, qui dévoilait une bande de peau mate au niveau de son ventre. Le haut de son tatouage apparaissait, chaque fois que sa respiration tirait le débardeur vers le haut.  Finalement, elle n'était peut-être pas faite pour un travail de boulangère. Pas assez conventionnelle.

Sans un mot, elle suivit Hunter dans le dédale de la petite boutique. Elle tenta de noter mentalement la quantité massive d'informations, en sachant très bien qu'elle ne pourrait jamais retenir tout. D'après les cours qu'elle avait suivi en première année d'Université, une personne normale retenait environ 10% de ce qu’elle lisait, 20% de ce qu’elle entend, 30% de ce qu’elle voit, 50% de ce qu’elle voit et entend. Donc une bonne partie de ce que lui racontait Hunter allait passer à la trappe, même avec tout la bonne volonté du monde.

« J'ai suivi deux semestres d'informatique à l'Université, je saurais me débrouiller normalement. » répondit la japonaise en détaillant la pièce du regard. Ils ne s'arrêtaient pas longtemps dans chaque pièce, & une fois à l'intérieur, Hunter déblatérait une foule d'informations, sans s'arrêter pour expliquer en détail. Qui était cette Kat? Ou ce Kat d'ailleurs? Au moins, il y aurait toute une partie dont elle n'aurait pas à s'occuper, c'était déjà ça. Tout à coup, elle sentit son coeur s'accélérer. & si elle n'y arrivait pas? si jamais les informations ne rentraient pas dans son cerveau? & si elle était mauvaise? & si elle se faisait virer? & si jamais Antonovitch la retrouvait ? & si jamais elle se retrouvait à la rue ?

«Tu y fiches pas les pieds. Y a plein d’normes d’hygiène à respecter que t’as pas spécialement besoin de connaître, du matos qui coûte cher et dont t’auras aucun besoin donc… Tu m’suis ? » Kimiko acquiessa & tâcha de reprendre une constance. Elle ne devait pas laisser ces idées la parasiter. Le temps de la peur était terminé. Elle suivit le reste de la visite, le cœur gros. Depuis qu'elle était arrivée ici, des pensées sombres l'empêchaient de dormir. C'était dans des instants comme ça qu'elle aurait eu besoin d'un rail, d'une clope ou d'un verre de scotch. Mais il paraissait que cela ne faisait pas vraiment bonne impression en plein milieu d'un entretien. « Ah oui et j'oubliais : tu t'charges pas du ménage, on a quelqu'un pour ça. T'as des questions sinon ? » lui demanda le blond avec un sourire. Elle s'aperçut à ce moment là qu'elle faisait tourner nerveusement la bague qu'elle portait à l'auriculaire sur elle-même. « Oui. Je viens à quelle heure demain ? Je dois avoir une tenue particulière? Parce que je sais pas si... » demanda-t-elle avec un rire nerveux en tirant sur son tee-shirt. « Mes horaires, c'est quoi ? & au niveau de la paye, ça se passe comment ? »


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MessageSujet: Re: The worlds owes me so fuck you #kimiko&hunter   Mer 23 Oct - 19:55

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« Oui. Je viens à quelle heure demain ? Je dois avoir une tenue particulière? Parce que je sais pas si... » demande-t-elle avec un rire nerveux en tirant sur son tee-shirt qu’il juge tout à fait convenable pour sa part.
Hunter n’a jamais été du genre à s’offusquer face à l’étalage de chair et Kimiko n’est à son sens pas vulgaire. C’est court, mais ça n’en dévoile pas tant que ça. Du moins pas dans son monde. Un sourire s’étale sur son visage et mais il ne s’autorise pas à vraiment s’attarder sur son bas ventre. Pas très pro comme attitude.  
« Va pt’être falloir commencer avec quelque chose d’un peu plus long effectivement. Tu s’ras plus à l’aise j’pense. »
Il n’ajoute pas que les clients aussi, elle le devinera de toute façon toute seule. Si elle a pensé à aborder la question, c’est qu’elle s’est rendue compte que quelque chose pouvait clocher. C’est tout à son honneur.
« Mes horaires, c'est quoi ? Et au niveau de la paye, ça se passe comment ? »
« Pour les horaires, j’vais t’filer l’emploi du temps d’la fille qui a lâché le poste et puis ensuite, tu verras ça avec Kat. »
Sur ces mots, le sourire du motard s’étiole un peu et il passe une main dans ses cheveux avant de reprendre la parole d’un ton un peu plus sérieux.
« Ecoute… T’as été plutôt honnête avec moi d’puis le début, tu m’as l’air d’être une fille cool et j’préfère jouer carte sur table avant qu’tu t’engages. La fille que tu vas éventuellement remplacée, elle est partie à cause de la réputation qu’on s’traine. »
Hunter croise le regard de Pete qui l’observe avec attention, cherchant apparemment à s’assurer qu’il sait ce qu’il est en train de faire. C’est le cas.  
« C’est une ville assez… conservatrice, si tu vois c’que j’veux dire. J’suis certain que tu l’as remarqué. Mon business a eu du mal à s’implanter à cause de ça et… Disons que pour la plupart des gens du coin, j’suis un espèce d’hors la loi anarchiste. J’ai monté un club de motards y a quelques années de ça et, même si on s’tient à carreau, on nous catalogue. Si tu viens bosser ici, tu vas être mise dans le même panier et ça peut être difficile à supporter. Les habitants de ce bled peuvent être de véritables fumiers parfois… La fille qui bossait là avant est partie pour éviter de ruiner ses chances de s’intégrer à Caswell. Si c’est ton but aussi, si tu prévois de rester ici et de te faire toute petite : alors tire-toi en vitesse, tu saisies ? J’préfère que tu saches dans quoi tu t’engages. Mais si t’es partante, alors moi et mes gars, Pete inclus, on fera le maximum pour te faciliter la vie. »

Il la laisse s’exprimer sur le sujet, sans vraiment craindre sa réponse. Elle lui semble trop désespérée pour se permettre de refuser son offre, Hunter le sait. S’il la met en garde de cette manière, c’est avant tout pour soulager sa propre conscience… Il sait que ses voisins sont encore plus durs avec les étrangers qu’avec les membres de son club ou leurs proches. Et étant donné son prénom, elle a très peu de chance de se dégotter un bon job dans les environs. A moins d’avoir fait médecine ou d’être l’épouse d’un mec de la haute qui pourrait lui ouvrir quelques portes, ce qui n’a pas l’air d’être le cas.  
Elle est coincée avec lui. Il est sa meilleure chance de survivre à Caswell. Autant dire qu’elle est foutue…

« Bien. Concernant le salaire, j’te laisse voir ça avec Pete, j’me souviens plus des chiffres et puis ça dépendra de tes horaires » ajoute Hunter en retrouvant son sourire.  « J’te laisse entre de bonnes mains. Même si au premier abord… »
« Rah ta gueule. Va voir ailleurs si j’y suis » fait mine de s’agacer son collègue en se rapprochant de Kimiko, faisant signe à Hunter de déguerpir.
Il passe ensuite un bras autour des épaules de la brunette et Hunter laisse échapper une exclamation amusée.
« Te laisse pas faire par cet enfoiré. »
« Elle sait s’défendre, va donc te donner des grands airs dans ton bureau pendant que j’m’occupe encore de tout l’boulot. »
« J’ai été ravi d’te recnontrer Kimiko. On s’voit demain ? »


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