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 Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]

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date d'arrivée : 22/07/2013
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MessageSujet: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Ven 9 Aoû - 17:14


Scar tissue the I wish you saw
Sarcastic Mister know it all
Close your eyes and I'll kiss you cause'
With the bird I'll share
This lonely view

Deux souffles mêlés, entrechoqués, ravissants au silence son impitoyable place sur le trône. Le corps tremblant, au paroxysme de plaisirs interdits, usés jusqu’à l’os. Enflammés, rongés par la jouissance, la volupté, incapables de communiquer autrement que par les coups ou le corps. Défoncée, jusqu’à l’os, mon partenaire l’était tout autant. Il me volait les gémissements et les soupirs réservés aux partisans de l’enfer. Péché de la chair. Nous n’en étions pas à notre premier, ni dernier coup. J’adorais sa présence, son instance dans mes cheveux roux dont il semblait être fou. Ça n’était pas la première fois qu’il prenait place dans ce lit à mes côtés, nous avions appris à nous connaître entre ces draps et d’autres encore. Parcourir la peau était un plaisir inégalable. Il valait son pesant d’or, ce mec, et ses spécialités n’étaient pas qu’une apparence. Je le sentais dans la manière que nous avions de passer d’états les plus variés. Colères, shoots, pieu pour nous calmer. C’était un torrent sensationnel, sa situation entre mes jambes restait juste, géniale. Impudiques, stupides, inconscients, insouciants, drogués, nous tentions le diable dans sa grotte.

Cris, violence, sauvagerie. Explosions de sensations au creux du ventre, les membres au bord de l’effondrement, j’ai griffé sa peau avec une force qui ne m’était donnée que par le plaisir partagé. De toutes façons, il ne sentait pas la douleur. Et ça, c’était vachement cool, je pouvais faire n’importe quoi, moi qui avais tendance à mordre dans des accès de férocité. J’avais plus d’un tour dans mon sac, lui aussi, ça me plaisait.

Aël était arrivé juste après moi à l’appart. A son habitude, monsieur grand prince débarqué de nul part, comme si l’appart était le sien. Ça m’agaçait et ça me faisait rire, en même temps. J’appréciais cette facette de sa personnalité, ne pas avoir à rendre de comptes, la facilité qu’il avait de venir ici et venir me voir me faisait plaisir. Je détestais avoir à quémander auprès des autres, alors c’était parfait. Cette fois-ci, c’était juste un truc du genre « J’ai envie d’baiser. » « ok. » Et hop, c’était parti. Une demande aussi délicate et raffinée, comment résister ? La franchise et le manque de tact, encore un point qui nous rapprochais. Bref.
Ça faisait deux heures qu’on était là tranquille, clopes en clopes, à discuter de tout et de rien, normal, à poil. Je roulais mes petits joints puisqu’Ethan ne m’ne avait pas laissé, et je détestais rouler. Je crois que ça faisait rire l’autre connard précieux au milieu du pieu d’Ethan, moi je m’énervais sur mes feuilles. On discutait de tout et n’importe quoi, perso j’étais pas du genre à me barrer comme une voleuse. Puis on s’entendait bien alors, pourquoi se priver d’un peu de discussion. Ethan était au taff, dix-neuf heures trente, donc tout allait encore bien. Chaque fois je faisais gaffe, quand il débarquait, parce qu’aussi bien Aêl qu’Ethan étaient prompt à se taper dessus pour un rien. Combat de coqs, limite, c’était moins violent et plus intelligent. Ça me faisait pas trop rire, même si Ethan était l’homme que je chérissais surement le plus, j’appréciais Aël pour son entièreté, c’était quelqu’un de plutôt pas trop con ( ce qui était rare ici ) puis, il était trop spé pour qu’il échappe à mon rayon d’action. Le feu, c’est c’qui nous avait fais nous rencontrer. Comme quoi.

A la base j’avais rien de prévu, juste du rangement dans cette foutue baraque, j’étais particulièrement bordélique et en quelques minutes j’étais capable de déranger tout le boulot d’Ethan. Je savais que ça le gonflait quand je mettais mon souk pas croyable. Et vraiment, fallait le voir pour le croire, j’étais une vraie tornade. Les fringues foutues partout par terre, les tasses de café, les affaires de mon sac partout sur la table basse et par terre parce que je devais le renverser pour trouver mon briquet perdu dedans, chaque fois. Ça l’énervait, alors j’voulais ranger. D’ailleurs, je venais recevoir un texto, j’ai demandé à Aël de me le lire puisque j’aurais mis cinq minutes à l’ouvrir, rien que ça. J’avais pas grand-chose à cacher, et puis ça devait être Ethan. Il était huit heures. D’après les belles paroles d’Aël, c’était effectivement Alexander, et bien qu’il était du genre à faire ce qu’il voulait, en toutes circonstances, il s’habilla et me gratifia d’un « à plus tard, bitch ». Un oreiller balancé sur lui, je me dirigeais vers la salle de bain quand j’ai entendu la porte claquer. Il connaissait la maison, j’avais arrêté de lui offrir les formules de politesses, nos conventions sociales se limitant à ce dont nous avions besoin. Ça nous suffisait, et ça m’allait très bien, et merde, j’allais pas le raccompagner jusqu’en bas non plus quoi. Ça suffit les princesses !

J’ai défais les draps, vite fait, et ai réarrangé le lit, parce que je sentais les petites répliques cinglantes. D’autant plus lorsque je lu à mon tour son sms, encore ouvert sur mon vieux téléphone de merde. « Connard », était le seul mot que j’avais lâché à la lecture, puis j’ai jeté l’appareil au milieu du lit, emporté les draps et me suis foutue sous la douche. Une douche bien chaude, que je voulais bien longue, bien agréable. Aël expédié colissimo, j’étais tranquille. Il aurait juste le temps de filer sans que mon grand ne manifeste sa désagréable critique acerbe envers lui. Je l’aimais quand même, pas grave. Bref.
De la vapeur sur les miroirs, ma musique mise depuis la chambre d’Ethan, j’avais ouvert la porte pour être tranquille, voguer de son dressing à la salle de bain en chantonnant, bougeant mes hanches parfois, au rythme des basses ondulantes diffusées. J’étais dans mon monde, dans ma putain de bulle, intoxiquée par le goudron d’une nouvelle lucky. J’y étais putain d’accroc, j’adorais fumer, même si c’était devenu plus une dépendance qu’un plaisir, je me forçais à en apprécier chacune des taffes. C’était mon air pur, pas besoin de montagnes et autres conneries de cartes postales. J’étais trop bien, détendue, les muscles défaits, déliés, le corps souple toujours aussi élancé. J’observais dans le miroir mes rondeurs, qui en fait n’en étaient pas. Plate comme une limande, j’avais juste les formes là où il le fallait. Sans en faire trop. Ouais, j’étais une bonnasse, okay.


Dernière édition par Bonnie JS Blacks le Mar 27 Aoû - 18:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Ven 9 Aoû - 18:58

« Putain tu peux pas servir plus vite connard ! »

Regard noir, mâchoire serré. J’avais pour envie première de lui défoncer sa sale petite gueule de chien. Il m’emmerdait avec sa bande de copain depuis une demi-heure à vouloir se la jouer princier. Des p’tits bourgeois qui n’ont rien trouvé de mieux que de venir se bourrer la gueule dans un bar miteux pour pas que ça se sache auprès de leurs parents adorés. Et comme pour jouer de sa patience, je le regarde dans le blanc des yeux, nettoyant mon verre lentement, trop lentement. Parce que tu crois vraiment que ce sont des gamins de ta graine qui vont me donner des ordres ? Il est mignon du haut de son trône. Il devait à peine avoir la majorité qu’il se croyait roi du monde. Je le détaille sans aucune gêne. Petite chemise de marque, cheveux coiffés à la surfer, pantalon de toile haute couture surement. Il était le putain de cliché du petit bourgeois qui avait grandit avec des couches en soie sur le cul.

«Mais tu l’fais exprès ou quoi pauv' con !
- Ouais et ? T’as une réclamation ? Appelle le SAV et tu pourras peut-être obtenir un verre de jus de pomme en geste commercial.
- Espèce de conn… »

Geste vif, avant que son poing ne s’abatte sur ma pommette, je lui attrape la nuque et lui plaque sa p’tite gueule de prince contre le bois dégueulasse du bar. Jolie contraste.

« Écoute-moi bien p’tit merdeux. Soit tu ferme ta grande gueule et tu continue à te pourrir le foie tranquillement avec tes copines. Soit tu continue de me faire chier et je t’éclate ta jolie face de bourgeois contre le bitume à la sortie. »

Prêt à se pisser dessus comme un chiot apeuré. Pauvre con. Il y a eu un moment de flottement dans son groupe de p’tite chiasse, un silence, comme si le temps avait été suspendu. Juste la musique en fond, une musique de merde en plus. Je le lâche sous ses gémissements, me lance une insulte pour la forme et part s’assoir. Je me retourne pour lui servir un verre de whisky et y cracher dedans. Ni vu ni connu.

« Eh gamin, t’as oublié ton verre. Le client est roi, cadeau d’la maison. »

Froid. Impassible. C’était tout moi. Ravis de mon p’tit coup de pétasse – ouais ça m’arrivait d’en faire-, je rangeai mon torchon qui était plus gris que blanc. 19h. Terminé le service, je me casse sans le moindre mot. J’avais des choses à faire et surtout une envie à assouvir. Non pas de sexe, pas de drogue, pas d’alcool. Mais une chose, un monstre je dirais. A poil. Pour une princesse qui me cassait gentiment et grandement les couilles depuis trop longtemps avec ça. Je sors mon portable et je lis les deux derniers messages. L’un à 14h pour me dire de la prévenir quand je rentre. Ce qui n’était pas tellement habituelle de sa part. Enfin, chacun faisait sa vie en faite et on prévenait juste quand nous serions absent… J’en ai pas tenu plus compte que ça. Parce que le suivant avec « Et mon chat ! », m’a passablement… Fais chier. Je me retrouvais maintenant en marche vers l’animalerie du coin pour voir ce qu’il y avait et éventuellement y trouver mes futurs chaussons pour Noël. Que j’suis méchant. J’allume une clope pour le trajet, cela faisait des années que je préférais les longues marches à pieds plutôt que la bagnole. Phobie, peur panique. On s’arrêtait là, c’était suffisant. Enfin libre. Loin de ce bar miteux, étouffant, puant la crasse au point d’avoir l’impression d’en être imprégné en sortant. C’était là bas que j’avais emmené Mira sans avoir crainte de son opinion tant elle m’avait parut aussi je m’en foutiste que moi. Et j’avais vu juste. J’pensais pas faire autant de connaissance en si peu de temps ici, à part les clients que nous côtoyons. J’avais eu de sacrés surprises…

Je sors de nouveau mon portable pour prévenir Blondie de mon arrivée d’ici une heure… Puis je me ravisai. Me demander de la prévenir quand je rentrais n’était pas commun et je la soupçonnais coupable d’un cou foireux. Sourire aux lèvres, j’allais la faire chier un peu. Pour ne pas oublier les bonnes habitudes. Je le range, écrase ma clope et pousse la porte de l’animalerie. En plus des cris d’oiseaux incessants, ce sont quatre paires d’yeux qui se braquent sur moi. Quoi ? Vous avez jamais vu un beau gosse pareil hein ? Allez vous faire foutre, j’sais que vous aimez pas les étrangers mais c’était pas forcément le soir pour m’emmerder avec vos principes traditionnalistes et vos esprits fermés.

« B’jour.. j’viens chercher un chat. Enfin un chaton. »

Putain que ça sonnait faux de ma bouche. Non mais vous imaginez le gaillard que j’suis chercher un chaton ?! Merde hein, tu fais chier Bonnie. J’priais le mec barbu pour pas qu’Hunter passe au même moment, sinon ma crédibilité que j’avais instauré par les coups, allaient partir en fumé. Je jette un regard circulaire à la pièce. C’était pas aussi miteux que le bar où je travaillais mais c’était quand même triste pour un magasin censé vendre la mignonnerie de leurs bestioles. Une femme rondelette au visage poupin se ramène vers moi avec son plus beau sourire hypocrite « Par ici monsieur ». Epargnez moi ça, j’m’en fou de vos tronches, pas besoin d’y mettre les formes, j’veux juste un chaton et j’me casse. J’appréciais son effort, même si j’avais envie lui vomir ma répulsion sur ses chaussures vernis.

Elle m’amène entre plusieurs rayons où ils vendaient des jouets pour chiots, des laisses, des paniers. Putain… j’aimerais vraiment pas être un clébard. Surtout en ayant Bonnie pour maitresse voir même Hunter. Deux tarés. Et ça se plaisait à devenir gaga devant ses pauvres bestioles enchainées à la connerie humaine. Le massacre. Je me plante devant un bac où plusieurs sacs à puces se mordaient les oreilles ou dormait tout simplement, dans leur coin. Des gris, des blancs, des noirs, parfois même des trois couleurs à la fois, puis trois roux. Déjà, le choix se restreint. Quitte à prendre un chat pour elle, autant choisir un chausson qui lui ressemble. Roux flamboyant comme ses cheveux bordéliques. Et celui qui allait être adopté ne mit pas une éternité à se manifester. Y en avait un qui se démarquait des autres, celui qui sautait sur la tronches de ses petits copains, qui courait partout, bouffait les oreilles de son frangin pour ensuite mordre la queue de l’autre. Le plus casse couille. Le plus Bonnie.

« J’vais prendre celui là, le relou. »

Elle formula quelques mots de politesse que je ne pris pas la peine d’écouter car déjà je plongeai la main dans le bac et l’attrapa par la peau du cou. Je le mis à la hauteur de mon visage, face à face. Il me gratifia de quelques coups de pattes balancés en l’air …Ouais toi et moi, on allait vraiment bien s’entendre.

Une demie heure plus tard et je me dirigeais vers notre immeuble, un carton troué sur le couvercle sous le bras et mon portable dans l’autre main, entrain d’envoyer un message pour dire que je serais là dans 10 minutes. Mensonge, mais j’m’en foutais puisque dans deux minutes à peine elle allait chialer de joie… J’imaginais déjà la gueule de bonnie, à sauter partout comme une gosse face à ce p’tit cadeau improvisé. J’devrais pas céder à ses caprices, mais elle pouvait parfois faire preuve d’une persuasion usante.

A croire qu’une surprise en cache une autre. J’étais en bas de l’immeuble quand je le vis pousser la porte et sortir avec ses airs de princesses, comme si de rien n’était et surtout, comme si il avait toute la vie devant lui. Il me regarde et me gratifie d’un sourire satisfait avant de monter dans sa bagnole et de partir. Aël. J’me suis sentis con durant dix secondes, sentant la colère froide monter les échelons un à un. Doucement mais surement. Le texto s’expliquait maintenant. Elle venait de prendre son pied avec ce p’tit merdeux et avait voulu le dissimuler. J’ouvre la boite et soulève le chaton.

« J’suis entrain de me demander si tout compte fait, tu vas pas terminer ta vie dans le caniveau d’à côté.
- Maouw… »

Vous me faite putain de chier. Tu devrais même pas servir de cadeau. Je l’enfourne dans la boite avant de monter tranquillement les marches. Prends ton temps Bonnie, pour dissimuler les preuves, en croyant que je n’arrive que dans une dizaine de minutes. Je détestais ce p’tit con, c’était physique. Sa suffisance, son franc parlé. Trop de moi en lui. Et ça m’agaçait. Ses airs m’agaçaient. A faire comme chez lui, à se présenter à pas d’heure, sans ce soucier de quoi que ce soit. Merdeux. J’voulais pas qu’il foute un pied chez moi et elle, elle le laissait faire. Puisque Mlle veut, alors très bien. J’aurais presque préféré une franchise de sa part. J’ouvre la porte, en silence, me prenant le son de la musique à fond dans la maison. Surprenant que l’appart’ soit presque ranger. Elle foutait un sacré bordel Bonnie, j’étais pas forcément bordélique mais parfois c’était trop. Un cochon n’y retrouverait pas sa progéniture si je la laissais faire. Pour le moment, j’ai l’image un peu obsédante d’Aël sur le corps de Bonnie. J’m’en fou, elle se tape qui elle veut, elle peut même s’en faire 3 en même temps – ce qui s’est déjà surement produit – mais lui, c’était viscéral. Et réciproque en plus. Je pose le carton sur la table et j’entends un miaulement de protestation malgré le vacarme des notes. Je soulève le couvercle

« T’attends deux secondes le rouquin, estime toi déjà heureux d’être encore dans cette boite et pas dans les égouts. Et m’regarde pas avec tes yeux globuleux. »

Ca va m’faire chier, j’le sens. Je referme la boite et me dirige vers la chambre, d’un pas calme. J’entends la douche coulée… Bien ! Je m’appuie contre l’embrasure de la porte, m’allumant le plus tranquillement qui soit une Lucky. J’inspire une bouffée de nicotine en contemplant le chef d’œuvre. Elle avait changé les draps et fait le lit. Mais l’odeur d’étreintes charnelles dans mon pieu, n’y trompait pas. Encore moins ses fringues éparses sur le sol. Je souris. Alors comme ça, on est chaude comme la braise Blondie ? Elle baise si elle veut avec lui, mais pas dans mon lit.

Je me dirige à nouveau dans la cuisine, toujours clope aux lèvres. J’attrape le seau qui sert habituellement à laver le sol et le rempli d’eau froide. Mais froide, froide. J’espère que tu t’es éclatée Bonnie et que mon lit n’était pas trop dur pour vos corps entrelacés, parce que maintenant, c’est à mon tour de prendre mon pied. Haha j’étais un putain de connard. Mais j’aimais ça, j’aimais la faire chier et là, elle m’avait passablement énervé. Le seau plein, je le transporte avec moi jusqu’à la salle de bain. J’ouvre la porte tranquillement et la princesse ne m’entend pas puisqu’elle était trop concentrée à danser lascivement sur la chanson qui passait. Je pouvais voir l’ombre de son corps élancé au travers le rideau. Dans d’autres circonstances, j’aurais pu aller la rejoindre, me fondre en elle pour la faire hurler une énième fois mais là, je n’en avais pas envie. J’avais besoin d’un autre plaisir. Je ricanais d’avance.

J’écarte avec force le rideau et lui balance l’entièreté du seau sur son corps frêle. Choc des températures. Et hurlements stridents J’hurle par-dessus la musique et sa surprise

« Il m’a semblé que t’étais en chaleur, j’ai voulu m’épargner d’autres frasques dans mon pieu. »

Et les insultes ont fusé comme des couteaux et je l’ai ignoré comme un putain de connard. Toujours ma clope aux lèvres, je me suis appuyé sur le bord de la table, face à elle. Le spectacle était magique et je ne pus cacher un sourire satisfait. Deuxième étape, le lançage d’objet de valeur. Portable, bouquins, que j’esquive du mieux que je peux, parfois sans réussir, toujours sans un mot. Je la laisse s’énerver dans le vide. Fallait bien qu’elle se réchauffe un peu la belle. Je lui souffle ma fumée dans le visage en articulant distinctement avec une légèreté agaçante:

« Arrête de gueuler le caniche. J’t’avais dis que j’le voulais pas dans mon pieu ce p’tit con. »

Et ca fuse encore. Elle pouvait être terriblement sexy quand elle s’énervait comme ça, une vraie boule de feu qui vous atterrit droit dans l’estomac. Un ouragan dévastateur, une vraie tornade. C’est ça, gueule encore. J’m’en branle, même si j’donnerais ma vie pour toi. Fallait pas m’faire chier avec tes conneries de baise. J’écrase ma cigarette et lui lance, nonchalant.

« Quand tu en auras marre d’hurler, t’iras regarder dans la boite derrière moi. »

Et je viens m’écraser sur le canapé, allumant la tv pour y regarder défiler toute sorte de connerie sans réellement y faire attention, mon cerveau les rejetant comme le corps le ferait avec un virus.
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Ven 9 Aoû - 21:14

Choc thermique. Un putain de seau d’eau froide sur tout le corps, ça m’a électrisé jusque l’âme. Un instant j’ai cru tourner de l’œil tant la sensation fut brutale, mon cœur en a même fait quelques loupés. Le temps que mes yeux se réhabituent à la sensation de l’être, j’ai posé mes yeux sur le vil instigateur de cette blague, qui n’était autre qu’Ethan.

« ESPECE D’ENFOIRE, CONNARD DE MERDE ! »

J’ai donc hurlé, hurlé jusqu’à m’en briser les côtes et pété mes poumons. Je l’ai poussé avec force, violente, et extrêmement en colère. Moi qui avait passé une si bonne après-midi, Aël m’avait détendu tous les muscles avec ses caresses magiques, et Ethan venait de me refoutre dans une tension incroyable. J’ai senti chacun de mes membres se raidir à l’extrême, pâle et refroidie. J’ai coupé l’eau avec colère, ai cogné dans le carrelage mural de la salle de bain, et me suis assise en boule dans la baignoire. A poil, là, j’avais l’envie de détruire sa sale petite gueule de con. Malheureusement je n’ai pas la force suffisante pour rivaliser avec le colosse blond. Debout, à nouveau, j’ai tiré le rideau alors qu’il partait, et j’ai remis l’eau à couler, histoire de me rincer, de me réchauffer un peu, ma température corporelle venait d’ne prendre un sacré coup. Ça m’a foutu des chaleurs, et des frissons en même temps. Avec ses conneries, j’allais tomber malade, j’en étais certaine. J’suis une fille bordel, j’suis une princesse ! Quel con, putain. Et je suis sure et certaine qu’il était hyper fière de lui. Je ne me demandais pas comment il avait pu être au courant et à vrai dire à ce moment là j’en avais plus rien à foutre. J’ai commencé à rincer, doucement, le sang qui s’écoulait de mes phalanges, puisque j’avais cogné comme une brute fragile sur ce foutu mur. J’ai juré, pesté puis suis sortie de ma douche, bien décidée à en découdre avec Ethan. Cette espèce de… rah, calme-toi Bonnie, ça n’est pas nécessaire. Je n’ai pas pris le temps de quoi que ce soit, de toutes façons je ne travaillais pas ce soir, j’allais passer ma soirée avec ce sombre idiot, et si j’avais voulu je serais restée à poil. Mais je n’allais pas lui donner ce plaisir.

Debout, à poil dans la chambre, je ramassais mes affaires avec colère, gestes vifs et rapides. J’ai trouvé un ensemble de lingerie dans ses fringues, qui m’appartenait, je l’ai mis et ai enfilé un petit short moulant rose pâle, et un débardeur échancré, lâche et blanc, peu opaque. Des petites guêtres pour soulager mes chevilles froides et sensibles à la foulure, un serviette enroulée en turban sur la tête, j’ai attrapé le portable au milieu du lit et me suis dirigée en trombe vers Ethan, qui trônait fièrement contre la table.

« Arrête de gueuler le caniche. J’t’avais dis que j’le voulais pas dans mon pieu ce p’tit con. »
« T’es un sacré goujat, espèce de tapette de salope. Ouais ça veut rien dire, je m’en fous, c’est toi le p’tit con, putain. »

Je lui ai balancé tout c’que j’avais sous la main. La télécommande, un bouquin, mon portable que j’ai réussi à faire atterrir sur sa tête d’abruti, des trucs qui lui appartenaient surtout, mis à part mon téléphone. J’avais pas la force de l’entraver alors je ripostais comme je pouvais, avec des objets de la maison, je lui ai même balancé une tasse en plastoc dur. Pétasse, va. J’étais ultra-furax, et il le savait bien avec son espèce de sourire, plutôt craquant. Je détestais penser ça à des moments pareils, mais il fallait le dire. Je détestais quand il m’appelait le caniche. Je détestais leur virulence l’un face à l’autre. Je haïssais plus que tout ses coups de Trafalgar quand ils étaient montés contre moi. Et lui, ça le faisait rire, comme un grand couillon qu’il était. J’ai balancé ma serviette sur le canapé, car je savais qu’il détestait ça, ai secoué mes cheveux qui commençaient à être secs, et j’ai pris une cigarette que j’ai allumée, prête à me foutre sur le canapé.

« Quand tu en auras marre d’hurler, t’iras regarder dans la boite derrière moi. »

Qu’est-ce qu’il me voulait encore. J’avais pas envie de lui parler, ni de faire quoi que ce soit pour lui. Fumant ma clope, je suis passée près de lui en lui soufflant grassement ma cigarette en plein nez, le gratifiant d’un coup de poing avant de me diriger vers la boite. Elle bougeait. J’ai soulevé la boite, et là, deux yeux terriblement mignons se sont posés dans les miens, comme si ils étaient faits pour moi. Je suis restée les bras ballants, la clope se consumant dans le vide, quelques secondes. Et j’ai hurlé.

« TROP MIGNOOOOOON ! »

Comme une gosse, j’ai sautillé sur mes deux petites chevilles qui craquaient, en secouant les bras. Ma colère ne s’était pas estompée complètement mais s’était considérablement atténuée, d’un seul coup, l’effet de la mignonnerie du chaton avait été dévastateur. J’ai foutu ma clope entre mes lèvres, et ai pris la bestiole entre mes deux petites mains, que j’ai levées devant moi style le Roi Lion, c’est l’histoire de la vie, tout ça. J’en pouvais déjà plus, j’en étais complètement gaga. Il était là en train de se débattre comme un fou, les yeux globuleux toujours plantés dans les miens, donnant des coups de pattes et miaulant comme s’il avait des petites pierres dans la gorge. De quoi me faire craquer immédiatement. Il avait l’air complètement fou, avec ses poils désordonnés, tout roux, exactement comme moi, et je me doutais que c’était la raison pour laquelle Ethan l’avait choisi, en plus du fait qu’il avait l’air sacrément casse-couilles et brasse-bouillon. Je l’ai posé contre ma poitrine, et l’effet fut immédiat, il se blottit tout contre moi en ne manquant pas de tapoter le haut de ma poitrine comme s’il ne pouvait pas s’empêcher de bouger et de jouer tout le temps. Un hyperactif, comme moi. J’ai levé les yeux vers Ethan, brillants.

« J’crois qu’il m’a adopté. »

J’me suis précipitée, la clope aux lèvres sur le canapé. J’ai donné ma Lucky à Ethan, même s’il en avait déjà une, et m’étais allongée comme une enfant, la tête sur ses genoux et le chaton contre ma poitrine. Je l’entendais ronronner, rien n’aurait pu me faire plus plaisir que ça. Il était là, assis et me regardait toujours avec ses deux yeux superbes. J’adorais les chats, et celui-ci était de feu, comme moi. C’était exactement ce que j’adorais, il m’avait offert le chaton de mes rêves. Et ledit chaton était tellement, mais tellement mignon. Je sentais mon cœur de racaille tout dur en train de fondre comme du chocolat dans une casserole. Il jouait avec sa queue enflammée et moi je ne pouvais m’empêcher de le caresser, de tirer ses oreilles et de le rattraper par le cou lorsqu’il allait trop loin sur mes cuisses et qu’il me griffait comme un sauvage. Je l’adorais déjà. J’ai relevé les yeux vers Ethan quand, au bout d’un quart d’heure, le petit s’est assoupi d’un seul coup, comme un narcoleptique, à force d’avoir trop joué.

« Merciiiiii. Il est trop mignon, raaaah !! »

Le chaton roulé en boule, je gardais les yeux levés vers mon grand blond. Ma colère s’était pratiquement dissipée dans les roulades de la bestiole qui dormait sur moi. Je n’osais pas respirer trop fort de peur de l’éveiller, mais je posais malgré tout mes mains entrecroisées sur le torse d’Ethan en geste incongru et bizarre de remerciement.

« C’est une racaille ou un voyou ? Il est tellement mignon, si tu le transformes en chaussons ou en écharpe, je te scalpe, j’te jure. »

J’attirais Ethan par la chemise pour le remercier dûment en lui déposant un baiser sur les lèvres, qu’il le veuille ou non, j’emprisonnais son sourire dans le mien, agrippée comme une forcenée au col de sa chemise. Son odeur parvint à mes narines, ce parfum que j’adorais finit de réduire ma haine à néant. J’étais réchauffée maintenant, et mon corps était également victime d’un brasier. La mignonnerie me tuera.
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Dim 11 Aoû - 16:43

Et l’explosion se fit entendre jusqu’à l’autre bout de la ville. Elle hurle la mignonnerie qui dégouline d’elle. J’vous jure, elle fait la dure dans la rue, face au monde, à leur cracher à la gueule comme un teckel prêt à mordre. Mais ramenez lui une petite boule de poil comme l’autre chausson et s’en était finit de sa crédibilité. Je la regarde sautiller partout, comme une gosse a qui on aurait donnée son cadeau de Noël en avance. Elle m’exaspère… J’me fou de sa gueule en ricanant d’un air moqueur. Il n’en fallait pas beaucoup pour la faire fondre et dissipé sa colère.

« Ah elle est belle la dragonne qui me crachait à la gueule y a pas deux minutes. »

Je tire sur ma clope. Elle pouvait être une putain de chieuse mais fallait bien avouer qu’elle en était pas moins adorable quand elle faisait l’enfant, même si parfois ça en devenait lourdingue. Et ça a toujours été comme ça entre elle et moi. J’aurais jamais cru que ça pouvait exister, une relation pareille. On s’engueule, on rigole, on s’drogue ensemble, on baise ensemble, on dort ensemble, on fait des roads trip ensemble et j’en passe. J’pouvais bien me taper toutes les nanas du comté que ça n’égalera pas Bonnie. Pourtant, j’en ai eu de sacrés déhanchés dans mon pieu et pas des moindres, mais la rouquine, c’était autre chose. Sûrement notre entente en symbiose qui jouait dans tout ça. J’en savais foutrement rien. Tout ce que je savais : C’était cool. Enfin, j’me comprends. Est-ce que ça durera ? On ne c’est jamais posé la question parce que discuter « avenir » ça n’était pas notre genre. Y a pas de question à se poser, notre existence ne dure qu’une journée. On meurt le soir dans les bras du p’tit con de Morphée pour se réveiller avec Elios qui te nique les yeux de son magnifique éclat. Bref, chaque jour est une naissance avec un nouveau risque de crever dans la seconde. Je crois que c’est aussi pour ça qu’elle et moi sommes aussi « vivants », à s’en branler de tout, à aimer les risques et les sensations fortes.

« J’crois qu’il m’a adopté. »

Je lève les yeux et éclate de rire devant ce tableau qui en serait gerbant tant il déborde de mignonnerie. Le chausson s’était déjà logé sur la poitrine de sa nouvelle môman et elle le serrait tout contre elle comme si elle tenait au creux de ses bras le plus beau des trésors. Je récupère sa clope en grognant. Tu m’emmerdes… Je la laisse s’installer, tête sur mes genoux finissant ma propre clope avant d’enchainer avec la sienne. Je ne pourrais jamais me priver de cette jouissance de sentir cette salope de nicotine me combler les veines. Moment détente. Je sens mes nerfs se dénoués un par un. Aël avait déjà disparu de mes pensées et c’était préférable. J’étais allergique au p’tit con de son genre. J’aimais pas ses façons de faire, ni avec Bonnie, ni de manière générale. Mais bref, ça la regardait, c’était pas mon cul qu’il se tapait après tout. Et elle était visiblement assez grande pour s’en foutre également et ne pas me rendre de compte à son sujet. Quoi ? Faites pas chier, j’suis juste là pour la protéger. Sans déconner vous avez vu son corps et ses bras tout maigre? Elle ne sait pas se défendre, elle a de la hargne mais pas la force qui va avec. Remarque, heureusement. J’imagine mal Bonnie en camionneuse. Ca casse tout le charme là…

« En même temps, deux tarés ensemble ça ne devrait pas poser de problème. »

Elle grogne pour la forme. N’empêche, qu’est-ce qu’on est bien chez soi. Clope, tranquillité. On était foutrement bien tous les deux. Personne pour nous faire chier et c’était très bien comme ça. Je crois que c’est bien la seule chose que j’appréciais à Caswell. Le fait que son père ne vienne pas nous casser les couilles à tout bout d’champ pour qu’elle rentre chez elle. Tout ça pour se faire taper sur la gueule après… N’empêche, je l’avais salement amoché son daron. J’ai plaidé la légitime défense, comme quoi il tabassait à mort sa fille. Ca m’a valu une garde à vue mais j’m’en suis sortie. Bref, tout ça était loin et ça n’était pas plus mal. Je regarde le chausson s’éclater avec sa nouvelle pote. C’était beau la relation humain / animal. Ironie… Elle le prenait pour une vraie peluche à rire aux éclats quand il manquait de s’écraser le museau sur le sol. A gagatiser quand il s’amusait avec ses petites pattes dans ses cheveux. Elle est complètement tarée cette gonzesse, j’vous jure. Un vrai ourson en guimauve.
Si je me laissais aller, je pourrais même m’assoupir tant j’suis crevé de ma journée. C’était sans compter le petit cri perçant de Blondie :

« Merciiiiii. Il est trop mignon, raaaah !! »

Je lève les yeux au ciel. Ouais ouais, je sais que j’suis le meilleur ici et j’le méritais bien ce merci avec le coup d’pute que tu m’avais fait tout à l’heure. Chausson – ouais, j’ai vraiment décidé de l’appeler comme ça la touffe de feu -, s’était endormi comme un p’tit tas de graisse sur le ventre de Bonnie a force de faire l’idiot avec elle. En tout cas, ça en a fatigué qu’un seul dans l’histoire. Je baisse les yeux pour rencontrer les siens, deux grands océans qui pétillaient sous un soleil éclatant. Je venais de lui rendre un souffle de bonheur en lui mettant la vie d’une boule de poil entre les mains. J’eu un mouvement de tendresse, spontané. Je lui caressai les cheveux en lui souriant. Je ne me cachais pas de ces rares gestes avec elle. J’étais spontané, impulsif. Si j’avais quelque chose à lui dire, j’le disais, peu importe ce qu’elle en pensait et c’était ainsi depuis qu’on était gamin. Il en allait de même pour la tendresse. J’étais un cœur de glace et elle était l’unique nana à réussir à faire monter la température de quelques degrés. Je ne risquais rien avec elle, ça n’était pas plus compliquer que ça.
J’effleure du bout des doigts ses mains sur mon torse, tout en regardant une pub vendant des produits consommables à la pelle. Nous étions perdus dans cette fosse sceptique, embourbé de notre propre merde.

« C’est une racaille ou un voyou ? Il est tellement mignon, si tu le transformes en chaussons ou en écharpe, je te scalpe, j’te jure.
- J’men ferais une perruque au cas où alors. Comme ça j’serais roux comme toi, pétasse. »
Mes mots se sont perdus entre ses lèvres, happés par sa langue sauve et aguicheuse. Ses doigts fins agrippaient avec force le col de ma chemise. Ordre implicite à lequel je répondais sans gêne et sans pudeur. Une odeur agréable de framboise vint me faire frémir, typique de Bonnie. Nous étions deux caractères spontanés et nos envies n’étaient que le reflet de nos âmes. C’était donc sans surprise que l’incendie se déclara à la même vitesse qu’un brasier sur une flaque d’essence. Nos langues se cherchent, se perdent dans un doux et langoureux ballets. Ma main droite vient s’égarer sur sa joue. Mon baiser se fit plus fougueux à mesure de mes doigts glissant dans son cou, sur ses épaules, sa poitrine… Stop. Je m’arrête et tourne les yeux vers Chausson qui dormait paisiblement sur son torse. Sourire narquois. Elle ne voulait pas le réveiller, fondant trop face à cette petite bouille de chaton effarouché. C’était l’occasion rêvé d’emmerder une nouvelle fois ma chère Blondie, mais cette fois, de manière plus agréable.

Bonnie était une princesse. Elle aimait la violence de l’acte, sa sauvagerie et sa spontanéité. Tout comme elle appréciait être l’objet des convoitises. Avec son putain de caractère elle avait dû en faire chialer plus d’un. Quand nous couchions tous les deux, c’était toujours d’un naturel déconcertant. En même temps, on fait ça depuis des années, c’est devenu quelque chose de normal et puis, y a pas d’mal à se faire du bien. Et croyez moi, elle en fait un putain de bien Bonnie. Un vrai Nirvana. C’était à chaque fois une union de feu, sauvage, violent, fou. Cramant nos âmes au corps à corps dans des déhancher endiablés. Et jamais nous nous sommes retenus de cette passion que nous nous éveillons l’un l’autre. Et c’était franchement pas maintenant que ça changerait.

Je plonge ma main dans le feu de sa chevelure en désordre et les lui agrippe avec force de ma main gauche, lui inclinant la tête vers le haut. Impérieux. Un ordre silencieux. Je vins dévorer son cou avec une rage non retenu, une pulsion explicite et brûlante. Le brasier me consumait de part et d’autre, faisant naître des fourmillements au niveau du bas ventre. J’pouvais pas nier qu’elle était en tout point excitante de part ses gestes et allures. Et elle le savait la Diablesse. C’était un putain de bon coup et nous aimons nous perdre entre les coups de nos nombreux combats charnels. Mélanger nos soupires, mélanger nos mains, nos membres, se perdre entre les draps. Hurler les plaisirs à s’en arracher la peau et les cordes vocales. Le monde pouvait bien brûler qu’on y ferait pas attention.

Je la dévore, littéralement. Du cou à la clavicule. Mélange de soupirs, de souffle saccadé. Mon épiderme réagissait sous les frissons de ses bras. Doigts glissants vers son ventre qui se cambra légèrement. Son plaisir en offrande, mon corps ne demandait qu’à s’agenouiller pour prier face au sanctuaire qu’elle pouvait m’offrir. Nous nous perdions déjà dans les méandres d’un désir qui ne faisait qu’enflammer la pièce et tout ce qui nous entourait. Nos âmes s’hurlait de se rejoindre et les vœux allaient être exaucés. L’envie dévastateur de la plaquer au mur, contre la table et partout dans ce putain d’appart’ devenait plus ardent. Je pouvais être doux et tendre, mais avec Bonnie, je préférais la spontanéité des gestes et elle m’en réclamait.

Je stop tout, net. Rêve pas ma belle, j’vais pas me contenter de me casser le dos en deux pour faire mumuse pour pas que ton Chausson ne se réveille. Je me lève sans ménagement, déboutonnant le haut de ma chemise en reprenant une clope. Je l’allume et inspire. Second plaisir. J’attrape le chat par la peau du cou et vint le remettre dans sa boite. Et l’effet ne se fit pas attendre. Là voilà repartie pour gueuler comme un putois parce qu’il faut pas toucher à son bébé trop mignon. J’savais qu’il allait m’faire rapidement chier ce truc. Je laisse gueuler Bonnie, ça lui fait les pattes un peu. J’inspire une nouvelle fois sur ma clope avant de le lui souffler en pleine figure, l’œil carnassier, me plantant bien face à sa petite taille. Et je ne lui laissai pas le temps de réagir. Plaquer au mur avec force, le ballet des langues débuta sa danse effrénée et empreinte de passion. Ma clope toujours entres mes doigts, se consumait au dessus du visage de Bonnie tandis que nous nous perdions dans nos soupirs extasiés. Nos cœurs se cognant l’un contre l’autre au travers de nos côtes, le désir laissa exploser ses pulsions et c’est d’un geste sec, un nouvel ordre, que je la soulève contre le mur afin qu’elle s’accroche à mes hanches.

Rage, pulsion, désir, passion, spontanéité, violence, corps à corps. Cocktail explosif de nos plaisirs. Enivrant, fulgurant. C’était un putain d’accident de bagnole qui nous tombait sur le coin de la gueule. Et surtout, la même ivresse que l’on pouvait ressentir dans un excès de vitesse.
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Dim 11 Aoû - 17:55

« J’men ferais une perruque au cas où alors. Comme ça j’serais roux comme toi, pétasse. »
« Même pas en rêve, espèce de tapette. »

Il avait à peine fini sa phrase et moi la mienne que j’ai happé son être par ses lèvres. Qu’il considère ça comme un remerciement. La spontanéité était claire et nette entre nous deux, il n’y avait jamais eu de honte ni de gène, ou quoi que ce soit dans le genre. Sauf peut-être notre première fois. Oui, j’avais treize ans, et alors ? J’étais déjà dans les bras de la délinquance juvénile, et puis même, je réagissais déjà comme un cheval sauvage, c’est-à-dire que je n’en faisais qu’à ma tête. J’ai commencé aussi à fuguer vers cet âge là, à me rendre dans son foyer, à Ethan, et me réfugier quand mon père était vraiment trop ivre et trop violent pour que je puisse en réchapper. Combien de fois m’avait-il envoyée pas loin du bord, de la limite entre la mort et la vie. Combien de fois s’était-il réveillé le lendemain matin, sobre, avec une once de culpabilité dans le sang, suffisamment pour me faire porter à l’hôpital, toujours avec une excuse minable et dégotée chez les trous d’culs de ce monde. Ouais. Un connard dans sa pure essence. Et c’était bien mon père.

Mais pour l’heure, je m’envolais, ailleurs. Tout simplement parce que la spontanéité d’Alex allait jusqu’à dévorer la peau de mon cou, avec passion et ardeur. Un passage explicite de nos vie, ne nous refusant d’aucune manière ces moments où l’on se faisait un bien fou. Se fondre, l’un dans l’autre, c’était l’envie qu’il me communiquait. Il était bandant, ce con, j’avais confiance en lui, lui en moi, alors pourquoi se priver de plaisir. Surtout qu’il savait y faire avec moi, connaissait mes failles et maniait à la perfection l’envie et le désir, ce qui me faisait flancher chaque fois : sa sauvagerie entravée de passion. Rapide, précis, réactif. Je savais, moi aussi, connaissait ses points faibles et reconnaissait les différents qui indiquaient son envie grimpante. Puis, chez les mecs, c’était simple à observer, de toute manière, et il n’échappait pas à cette règle. J’en riais déjà.

Puis il se leva, sans me ménager et défit son bouton. Le sourire aux lèvres, je ne m’empêchais absolument pas de l’observer. Il était beau gosse, bien foutu, et je connaissais ses capacités. Il avait réveillé l’envie latente que je possédais entre les entrailles et j’en attendais évidemment plus. Il a prit mon chaton, qui n’avait pas encore de nom et l’a foutu dans sa boite à nouveau. Pour la forme, je me relevai, et esquissai une expression colérique, les sourcils froncés. Pauvre bête, elle n’avait pas à souffrir de nos ébats en étant enfermée dans une putain de boite en carton, bordel !

« Ethan t’abuses putain, laisse mon bébé tranquille ! Sale con ! »

Sa réponse ne se fit pas attendre. J’ai senti tout le poids de son corps faire voler le mien le long de la pièce pour me plaquer au mur. Tout ce dont je raffolais. La vision du chaton dans la boite, de toute la colère que j’avais pu accumulée avec le seau d’eau, tout ça s’était évaporé, et continuait de se frayer un chemin hors de ma bouche, lorsque Ethan lui laissait du répit. Mon cœur cognait, tout mon être tremblait, il savait redonner vie à ce corps froid et distant. La chaleur et la désir comme un serpent qui s’insinuait entre mes entrailles, entre mes bras qui enserraient son cou. Nos baisers, longs, ivres de l’autre, soudainement éthérés. Fulgurant, volcanique, c’était ainsi que j’aimais nos parties de jambes en l’air. Du sexe pour du sexe, peut-être avec un soupçon de sentiments, mais je me refusais à en exprimer la moitié. C’était devenu tellement normal, et naturel entre nous que c’en était chaque fois plus fort, plus fringuant, plus violent. Tout mon être secoué par les bousculades causées par le désir qu’il m’infligeait. Sa force, ses bras, son enivrante manière de me faire virevolter, tout était parfait. Ses gestes secs, impulsifs, j’adorais ça. La sauvagerie, la fureur, l’ardeur, toutes ces notions étaient de rigueur quand il se devait de me faire l’amour. Un nouvel ordre avait été proféré, corporellement parlant. Les jambes enroulées autour de ses hanches, j’ai défais sa chemise sans plus de présentations, jetée à terre comme un torchon. Plus rien n’avait d’importance. J’ai moi-même enlevé mon haut sans plus de ménagement, puis lui ai volé un baiser avant de prendre la clope d’entre ses doigts pour la coincer entre mes lèvres. Quoi de plus enivrant. J’adorais ça, je voulais lui laisser le loisir d’enlacer mon corps fébrile, perdu dans le cosmos des plaisirs interdits. Ses mains sur mes côtes, dans mon dos, sur mon ventre, tout ça m’excitait pour la simple et la bonne raison qu’il savait parfaitement faire glisser l’envie sur ma peau. Il jonglait parfaitement entre la douceur et la violence. Il me menaçait de m’expédier dans l’autre monde, de toucher les nuages sans ouvrir la bouche, tout simplement parce que celle-ci était occupée à enflammer la peau de mon cou et de ma poitrine par d’éphémères baisers et légères morsures. Je ne le supplierais pas de me posséder, rien ne lui ferait plus plaisir, mais je ne lui laissais aucun choix. Retombée sur mes pieds, j’ai attrapé son cou, lâchant sans préambule la clope dans un cendrier trainard, l’ai embrassé et guidé jusque dans sa chambre.

Passion, combat, volcan. Tout mon être s’est crispé sous le plaisir. Un torrent de force et d’envie. Nous n’étions plus que deux jeunes âmes perdues et confrontées aux marches de l’enfer. Allongées là, dans une chambre qui n’en était plus une, paumés l’un contre l’autre. Ses mains partout, nos deux corps fondus, mes griffes dans son dos qui lui arrachaient des soupirs. Mes cris surpassaient les siens, simplement parce que plus aigus. Combat du cœur, combat du corps. L’esprit perdu, éthéré, je n’avais plus de quoi toucher terre. Un être brisé entre ses larges mains. Cambrées puis déliée, il savait faire de moi le pantin des plaisirs les plus farouches. Nous n’en étions pas à notre premier coup, je ne comptais pas m’arrêter là. J’aurais pu rester là des heures durant, me laisser posséder par cet être parfait, manipulateur, vil. Lui qui me poussait au péché à la moindre occasion, et faible, j’y cédais. Je me laissais aller, le jeu était à celui qui dominerait l’autre. Cette fois-ci, alors qu’il avait la main au départ, je l’avais réduis à néant entre mes reins, toute sa force dissipée dans mes hanches qui lui ouvraient les portes du paradis. Rien ne pouvait plus me ravir. Au paroxysme de plaisir, les corps tendus à l’extrême, figés dans l’instant. L’immobilisme de nos vies était vaincus par la seule force de nos reins, de nos corps s’entrechoquant, de mon emprise pleinement exercée sur lui. Pour son plus grand plaisir, évidemment, ce que je ne manquais pas de remarquer dans ses souffles, que je lui communiquais à travers les miens. Violente, je griffais, mordais, jouais de son envie, de sa fierté, je le réduisais à l’état d’homme, dans sa plus simple et primitive expression.

Féroce, décadent, perdus l’un contre l’autre, troublé. Je m’étais égarée entre la réalité et ses bras. Entre la convoitise et la raison. Je sautais à pieds joints dans la tentation, m’en faisait une nouvelle peau, une carapace que je lui laissais éplucher à loisir. Pour l’espace de quelques heures, je lui appartenais. J’abandonnais cette notion de liberté qui me tenait tant à cœur pour lui donner pleine possession de mon être, mon esprit uniquement tourné vers le sien, mon cœur qui cognait si fort qu’il aurait pu briser mes côtes, pour un peu.

Brise-moi, Ethan. Attrape moi, et détruit tout ce qui fait de moi une femme. Lance toi contre mes barrières, anéantis-les et atteins le cœur de mon existence. Cette essence, cachée et refoulée, cette petite chose que l’on se cache, de toi à moi, ne la vois-tu pas ? Symbiose, osmose parfaite, harmonie déliquescente. Nos délinquances jointes, nos fiertés éprouvées, nos deux moitiés réunies, pour créer l’entité que nous avions partagée à notre rencontre. Je te donne tout, mes reins, mes cotes, mes pensées, ma chevelure, mes yeux, mes lèvres. J’ai déballé tout le stand de mon cœur à tes pieds, j’ai courbé le corps à l’écoute de ton envie, prié pour t’extirper encore plus.  Encore. Voilà ce que je ne cessais de te dire. T’implorer, dans un gémissement, de subvenir à mes envies. Ce que tu fais avec acharnement, perfection, et passion. Brises moi dans l’étreinte. Montre moi que quelque part, l’impossible est banni, que l’univers lui, est possible. Touche l’infini, pose le dans mes yeux.

Mon corps tendu, puis rompu. Je t’ai appartenue. Rends moi ma liberté, je te laisse ta force.

Etendue, dans ce lit, je fumais une clope. Le naturel nous avait rattrapé, la fierté au beau fixe, les sourires dissimulateurs figés sur nos visages comme sur ceux des clowns. Nous n ‘étions que des abrutis, des cons, inconscients. Brulés à l’extrême, l’un contre l’autre. Sans cesser de discuter avec le grand con, nue, je me suis levée et est allée chercher la boule de poil qui miaulait dans sa boite. Revenue dans nos draps, je lâchai la bête au bord du lit. Autant dire que je lui avais ouvert les portes de disneyland. Je me suis approchée d’Ethan, sans honte ni pudeur pour déposer un nouveau baiser sur ces lèvres. Un baiser qui aurait pu de nouveau vivifier ce brasier qui cramait mon être. Mais plus calme, je lui ai souris, ai volé son sourire une dernière fois puis recraché ma fumée droit dans ses petits yeux éprouvés. Je me suis repliée, le drap autour du corps et ai posé ma tête sur son torse, nu, et agréablement bien bâti. La clope après l’amour, quel putain de pied, ma parole.

« J’crois que j’ai trouvé son nom. »

j’ai levé mon regard vers lui, et ai sourit en lui montrant du menton la boule de poil en train de courir après sa queue.
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Mar 13 Aoû - 18:57

I want to hold you close
Skin pressed against me tight
Lie still, and close your eyes girl
So lovely, it feels so right





Je n’étais plus Alexander. Elle n’était plus Bonnie. Nous n’étions que deux âmes fissurées qui se retrouvaient pour n’en former qu’une. Un seul esprit, un seul corps, un seul cœur. Je ne crois pas au destin, mais un lien nous avais unis, jeté comme un lasso autour de nos vies pour ne jamais se lâcher. Les souffles échangés par les lèvres lors que nous nous donnions de courtes secondes pour respirer. Je la dévorais, elle se consumait entre mes doigts. La violence du désir tremblait au creux de mes reins, de mon corps entier. Je l’aide à me débarrasser de ma chemise, tissu inutile entre nous deux. Nous voulions nous sentir, fusionner nos chairs l’une à l’autre et c’est avec la même rage qu’elle se défit de son débardeur. Mes yeux se gavent de cette peau de porcelaine que j’ai tant de fois chéri sans aucune gêne, tout comme elle s’abreuve du corps impérieux que je représente en cet instant. Et mes mains s’égarent, partout. Je parcoure les nombreuses vallées qu’elle m’offre sans contenir cette envie furieuse qui me consumait. Jamais je n’avouerais que je prenais un plaisir différent à la posséder Elle, à la tenir entre mes doigts, entre mes reins. Jamais je n’avouerais que c’était plus somptueux et  enivrant que toutes les femmes que je me suis tapé depuis la perte de ma virginité. J’agrippe ses reins comme un mort s’accroche au peu de vie qu’il lui reste.

Là sur le mur, nous n’étions que la représentation d’un non-dit. D’un désir enflammé, d’une envie furieuse, révolté, hurlant d’être expulser par les gestes. Elle attrape ma clope, en inspire le poison pour prendre le plaisir à son paroxysme avant de me jeter dans cette chambre.

Implosion. Explosion. La chambre était devenue un ring où nos corps menaient une lutte acharné pour l’autre. Mes mains devenaient serpent habile, se glissant dans le brasier de ses cheveux avec force pour l’inciter à m’offrir sa peau que je dévorais avidement. Morsure, griffures. Rage, passion. Nos souffles saccadés, nos membres tendus. Je savais ses faiblesses, elle savait ma force. La symbiose se fit en un fragment de seconde et le big bang retentit. Un éclat de désir fragmenté venant nous écorché avec un doux plaisir. Nous plongions droit en enfer, là dans les flammes d’une extase réclamé par les souffles et les cambrures. Nous n’avions plus de nom, nous n’avions plus d’identité. A l’instant même où nous étions submerger par cette passion peu commune, nous n’existions plus. Nous n’étions que deux carapaces cherchant à s’éclater l’une contre l’autre, voulant unir les deux fragments d’une âme déchirée pour se sentir un. Ne faire qu’un. S’oublier. Se perdre. Sous les coups. Les demandes. Les désirs. Les morsures. Les gémissements. Mon poids sur le sien n’était que légèreté. Elle n’était qu’une poupée entre mes mains, fragile, de porcelaine que je chérissais de mes lèvres, de ma langue. Partout où elles pouvaient se glisser, la faire frémir, la faire frissonner. La raison est abandonnée pour laisser place au « Laisser aller ». La fierté est tombée aussi vite que nos vêtements, mettant de côté tout ce qui nous constituait pour laisser s’échapper ce naturel que nous nous refusions à avouer. Non, il n’existait pas. Et c’était dans ce refus, dans ce déni, que nous trouvions la source de toute cette fulgurante passion. Chaque étreinte était plus… Forte. Plus violente. Nos corps se quémandaient plaisir et délice. Nous étions quelque part entre ciel et terre, ou peut-être nous n’étions mêmes sous la couverture de la stratosphère mais quelque part dans l’univers. Oubliant les mondes, oubliant les autres. Oubliant tout. Nos esprits se liaient en hurlant leur plaisir. Nos draps n’étaient plus. Juste nos corps, hypersensible aux caresses. Elle se jouait de mon plaisir, me réduisant à l’état d’homme. Je me jouais du sien, la faisant languir jusqu’à ce que sa rage me parvienne entre mes reins. Harmonie parfaite de nos deux existences.

Union. Frisson. Violence. Nos corps luttent et se frappent. Se cambrent. En réclame. Elle n’avait rien à envier aux autres en qui je m’étais évadé. Mon esprit n’était qu’une brume se murmurant que même la meilleure des cames ne pouvait rivaliser avec ce plaisir que nous nous offrons d’un accord commun. Elle était mon meilleur shoot. J’étais sa meilleure pilule d’ecsta’. Ses soupires. Encore. Brasier qui ne fit que redonner violence à mes gestes. Ordre implicite ou explicite de m’offrir tout plaisir qu’un corps pouvait donner. Elle n’était que fragilité réclamant la force de ma présence. Deux opposés en parfaite symbiose. Elle était la seule femme, la seule existence à qui je déballais ce que j’étais, ce que je constituais. Elle était la seule à pouvoir pénétrer au sein de ma tempête. A pouvoir effleurer le Kyoske de mes fragments d’âme. Tue-moi Bonnie. Achève-moi entre tes reins. Montre-moi le 15 ème ciel. Hurle. Mon nom. Le notre. Hurle, arrache nous de cet enfer. Arrache-moi de ce corps trop brisé. Eclate mon cœur entre tes mains à t’en faire saigner les paumes.

Je veux te briser. Je veux te réduire à néant. Et tu aimais ça. Tes soupirs et gémissements parles pour toi. Cette violence diluée dans la douceur était un putain de cocktail qui nous explosait à la gueule avec bonheur. Nous ne réfléchissons pas et c’est ce qui était bon. Pas d’amertume, pas de regrets, pas de question sur comment et pourquoi. Juste un foutu naturelle que nous consommions à grand crocs. Sur sa peau. Sur la mienne. Et nos cœurs qui battaient à tout rompre, le mien prêt à se déchirer de son aorte. Nous abandonnions tout au nom du plaisir commun. Un Nirvana qui nous consumait des heures entières à n’en plus pouvoir. Jusqu’à ce que nous mourrions dans les bras de l’autre. Elle était là, dansante. Aguicheuse. Sauvage. Diablesse, tigresse. Douce. Tout ce que j’aimais. Et je le lui redonnais. Par la violente douceur de mes gestes. Sans ménagement. Sans retenu. Sans aucune crainte. Impérieux et puissant. Domination renversé. Sur le dos. Elle, offerte à mon regard. Perfection féminine, courbe valorisé par la pénombre de la pièce. J’agrippe ses cheveux, j’agrippe ses lèvres des miennes. Je me perds. Perds-moi. Danse. Soupire. Paroxysme. Jetons-nous à corps perdu droit dans ce putain d’Univers que nous ne faisons qu’effleurer lors d’un shoot.

Force, rage. Violence. Je nous y expulse au fin fond d’une galaxie oubliée. Sans ménagement. Sans retenir les expressions, les cris, les hurlements.
Nos corps se cambrent. Dernier affront. Relâchement totale. Nous avons côtoyez la petite mort.

Cigarette aux lèvres, je fixe le plafond, ma main se perdant sur la peau de Blondie. Et tout était revenu au point zéro. Nos corps s’étaient cramés comme deux fous, l’un contre l’autre. Et nous en étions tous les deux apaisés, sans gêne, comme si tout cela était notre quotidien. A quelques détails près, c’était ça. Un putain de bon coup, Bonnie. Un putain de Nirvana qui vous envoyait valser droit sur la lune des plaisirs dont vous ne connaissiez même pas l’existence. Et sa chiantise n’avait d’égale que ses coups de reins. Aussi puissant et imposant. Et c’est aussi avec un naturel écrasant que je la regarde se lever pour aller chercher Chausson. Y avait pas à dire, elle pourrait rendre fou même le plus gay d’entre eux. Une grâce incorporée dans chacun de ses gestes, dans sa manière de marcher. Ta gueule Ethan, tu fais tomber ta cendre sur le drap.

« Merde… »

Je jette ma connerie d’un coup de main. Dépité, je la regarde déposé l’autre boule de poil au pied du lit.

« Putain tu fais chier, pas au pieu bordel. »

Et son baiser me fit taire. Tu m’emmerdes. J’voulais pas de ce démon au lit, pour foutre des poils partout, rependre ses conneries là où il peut. Sa manière d’embrasser aurait pu me faire basculer une nouvelle fois de l’autre côté pour à nouveau franchir cette ligne que j’ignorais avec mon plus grand je m’en foutisme possible. Nous nous avions mutuellement volé notre virginité et depuis, on avait continué sans retenue. Bon, j’avoue qu’elle était un peu jeune mais nous sommes deux grands cons inconscients. Et puis c’était foutrement normal, au moins on était sûr que si nous faisions n’importe quoi, on aurait l’air moins débile. Je lui souris. Princesse, t’as un putain de ciel étoilé dans le regard… Au moins, j’me défends toujours aussi bien avec ton petit corps frêle. Elle me le vole, je le lui donne sans bronché, bien au contraire. Elle pouvait tous les prendre si elle le voulait, car Bonnie était bien la seule à pouvoir se venter d’avoir un peu de chaleur sur mon visage à son égard.

Je la laisse s’installer. N’empêche, j’comprends pourquoi elle réclamait un chat. Elle en était un. A se replier, poser sa tête sur mon torse, chercher ma main d’un mouvement de rein pour qu’elle se dépose sur le creux de ses hanches. La sécurité. Je la savais brisée la petite Blondie. Sous ses airs fiers, sous sa hargne et ses cris de teckel. Un connard avait décidé de laisser éclater sa rage sur sa peau de porcelaine. Et ce connard, c’était son propre paternel. J’ai du fermer ma gueule, durant de longues années. Menaçant de le tuer chaque fois qu’elle me revenait avec des bleus et écorchure en tout genre. Jusqu’à ce qu’elle arrive le visage tuméfiés à n’en presque plus la reconnaitre. Je me souviens de cette rage profonde et aveuglante. Je ne l’ai pas entendu, je n’ai réagis à aucune de ses suppliques. Je ne pouvais rien contre mon impulsivité, personne n’y pouvait rien. Et je lui ai éclaté sa gueule. Comme un vulgaire pantin jeté contre le mur. Et si les flics n’étaient pas arrivés à temps, je crois que je l’aurais tué. Sous la rage. Sous la haine. Sous le désir des coups, du sang. Animal. Fallait pas toucher Bonnie. Elle était ma comète alors merde, laissez là brillé comme une étoile a défaut d’avoir une famille pour la redorer. Et j’étais cette famille. Je le lui avais promis.

Famille. Crissement de pneus. Hurlement. Froissement de tôle. Merde …

« J’crois que j’ai trouvé son nom. »

Sa voix m’extirpe brutalement de mes pensées. Et c’est à ce moment là que je remarque que mon cœur se débat comme un dingue entre mes côtes, que ma respiration s’était bloquée sous les trois secondes de souvenirs et que ma main s’était subitement crispée sur sa peau. Je cligne des yeux. Reviens grand con. Pour me redonner consistance, j’aspire une nouvelle bouffée de nicotine. Ne pas réfléchir. Ne pas penser. On s’en foutait putain de bordel. J’ensevelis le passé d’un sourire taquin :

« Ah mais t’as pas besoin, moi j’lui en ai déjà trouvé un ! Regarde ! »

Je tends la main vers l’espèce de tigre miniature qui s’amuse à sauter comme un débile sur les pieds de Bonnie qu’elle fait jouer sous les draps.

« Hep ! Chausson ! Tu viens ? Allez Chausson, viens voir »

Et ce con y répond dès le premier ordre. Non non, pas de mignonnerie avec moi là. Commence pas à venir me lécher le dos de la main avec ta langue toute dégueulasse qui te sert de gants de toilette, toute rappeuse de surcroit.

« Non mais c’est bon, casse toi, c’était juste pour montrer à ta maîtresse que j’t’avais déjà baptisé ! »

Et le voilà qu’il veut jouer avec ses pattes en forme de boudin anorexique. Je le pousse au loin sans ménagement. Ouais c’est ça, va faire mumuse ailleurs. Mignon Chausson. J’savais que j’aurais pas du l’prendre bordel,  il va me causer que des emmerdes. Je lève les yeux vers Bonnie. C’bon, fais pas la gueule, j’te le laisse volontiers histoire de l’engrosser pour Noël. Peut-être qu’on aura pas besoin d’acheter de Dinde comme ça !

"En vrai, tu veux l'appeler comment?"
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Mer 14 Aoû - 13:15

« Ah mais t’as pas besoin, moi j’lui en ai déjà trouvé un ! Regarde ! »

Bizarre... une minute plus tôt sa main s'était crispée, comme s'il sortait d'un mauvais rêve. Malheureusement ma fragilité permanente ne laissait rien passer et son petit sursaut ne m'avait pas échappé. Je lui ai lancé un regard disons.. interrogateur. Il est clair que je l'observais discrètement, je crois que les cauchemars faisaient à nouveau partie de ses nuits. On a très peu discuté de ce qu'il s'est passé, avec ses parents. Je sais tout, en juste une fois, mais ses sentiments m'étaient bien trop évidents pour que mes regards ne les vois pas. Très bien. Attends à ce que je te surveille, maintenant, Ethan.

Je crois que je n’aurais pas su vivre sans lui. Je faisais vivoter mes pieds sous les draps blancs pour faire jouer le chaton, ça me faisait rire. Une clope entre les doigts, j’étais confortablement installée contre Ethan, son bras entourant mon corps frêle et surtout, nu. J’adorais me sentir entourée et en sécurité avec lui, et c’était le seul à qui je me donnais les yeux fermés et corps perdu. Le seul qui m’extirpait tendresse et affection. Et je crois que j’étais la seule à pouvoir voler ses rares sourires entre mes lèvres, comme s’il s’agissait d’un amour d’enfance. Cependant, je ne pouvais pas qualifier ça de réel amour, déjà parce que se le refusait et de deux, nous n’étions pas en couple. Nous nous cramions la gueule d’un commun accord, en conservant nos statuts libéraux, ou plutôt à la manière de deux autarcies en collaboration. Chacun ses affaires, et des affaires communes aussi, pour partager plein de choses. Des shoots, des conneries, des passages à tabac, les douleurs, la délinquance et cet appart à la con que j’occupais et foutais plus en bordel que lui-même, je crois. Des jours entiers, sans me soucier de revenir chez moi, de l’autre côté de la ville, chez mon oncle. Pas grave, j’étais bien ici et je leur causais pas encore d’ennuis, aux Blacks, alors ils me fichaient la paix. Je savais qu’un jour j’aurais à subir les différents assauts familiaux mais peu importe, pour l’instant nous étions. Et comme nous le disions si bien, vivons au jour le jour. C’est un peu notre devise, également notre manière de vivre et notre fond de pensée profond.

« Quoi ? Mais n’importe quoi, tu lui donnes pas de nom ! C’est moi ! »
« Hep ! Chausson ! Tu viens ? Allez Chausson, viens voir »

Ma gueule aurait été à prendre un photo. Je lui ai donné un coup de poing en criant :

« Mais noooon ! Non ! T’es relou Ethan, en plus chausson c’est moche ! C’est trop moche ! »

Et ce couillon de chaton a genre miaulé et s’est précipité sur la main du grand con. J’ai croisé les bras comme une enfant boudeuse, dégoutée qu’il se le soit approprié de cette manière, lui qui le repoussait une fois après avoir joué avec lui. Voilà, après deux heures intenses, paradisiaques, explosives, il revenait sur ses traces et se remettait à me faire chier. J’étais une princesse et ce chaton était mon cadeau, mon petit bébé roux trop mignon. Face à la bestiole je crois que je perdais toute contenance et toute crédibilité, mais tout le monde serait dans mon cas, il est tellement, mais tellement mignon. J’adore sa façon de sauter sur moi comme un con, tout pataud, les deux pattes en avant comme une chasseur. Ses poils mi-longs, hirsutes, faisaient rappel aux miens qui n’étaient plus coiffés non plus, mais pour une autre sorte de raison, et de jeu, aussi. Je sentais encore les fourmillements du plaisir dans mon ventre et à l’extrémité de mes pieds et de mes mains. Du coup, sans faire gaffe à si j’entravais Ethan ou non, je m’étirai, grandissant mes jambes et mes bras, autant que je le pouvais. Je boudais Ethan et lorsqu’il me posa sa question sur le prénom du chaton, je ne lui répondis pas dans la minute. Je m’amusais à tracer les lignes de ses abdominaux avec mes ongles, ne manquant pas de l’égratigner quand je le pouvais. J’ai fais duré le suspense comme ça pendant peut-être cinq minutes. Puis d’une voix boudeuse, j’ai déclaré.

« Ea. En irlandais, ça veut dire « feu », c’est court et pratique. Et joli. Alors tu l’habitues pas à répondre à Chausson, mais à Ea, okay ? Sinon j’te jure j’te la coupe. Tant pis pour moi. »

Et malgré mon air de malice, avec le petit rictus narquois que je lui adressais, je tentais de garder ma grimace de bouderie. Repartie sur les sentiers de son ventre, la tête toujours posée sur le haut de son torse, je gardais le silence. Peut-être avions nous d’innombrables choses à dire, mais j’aimais bien rester un peu tranquille. Je tirais sur ma clope, inspirant profondément, les yeux fermés, pour emplir mes poumons d’un maximum de fumée. J’adorais ça, c’était le moment parfait pour déguster une cigarette, c’était délicieux. Je soupirais d’extase. Je n’avais pas froid puisque j’avais le bras d’Ethan qui m’entourait toujours les hanches et le drap par-dessus mon petit corps. J’ai attrapé Ea de la main avec laquelle je tenais ma clope et je l’ai approché de moi. Je trifouillais sa petite truffe trop mignonne, et pour une fois, il était calme : tout simplement parce que ce pacha se faisait papouiller comme un gros porc. Il me regardait avec ses grands yeux globuleux et je gagatisais à mort, sa petite mine pataude me faisait craquer. Il était trop mignon. Il s’est installé contre mon ventre, allongé et j’ai continué de le caresser, prêtant l’oreille à ses ronronnements.

« Tu vois c’est moi qu’il aime. Il sait que toi tu veux le transformer en chausson. »

Je tirai la langue à Ethan. J’adorais ces moments où nous étions dans ce lit, étendus et calmés, nos ardeurs fusionnées et explosées, l’un contre l’autre. C’était toujours un moment de repos, que rien ne venait troubler. Même si mon téléphone sonnait dans la pièce d’à côté, la sonnerie un peu amochée par les multiples vols planés qu’il avait subit, je le laissais sans m’en préoccuper. J’étais trop bien pour m’extirper de ces draps. D’ailleurs, je commençais à avoir faim, il était pas loin de vingt-deux heures donc j’estimais qu’il était temps de manger un truc.

«  Hé dis, on commande un truc ? J’ai eu deux-trois transactions aujourd’hui, à ma pause, on à c’qui faut pour deux jours là. D’ailleurs, tu m’roules un joint, s’teuplé ? »
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Mer 14 Aoû - 21:41

Après l’effort, le réconfort ? Non non, pas avec la dragonne que je tenais au creux de mes bras. Mon coup du surnom de Chausson n’avait pas loupé. Putain vous auriez du voir sa gueule quand la boule de poil a accouru vers ma main. J’aurais aimé avoir des objectifs à la place des yeux et immortaliser ce moment !

« Mais noooon ! Non ! T’es relou Ethan, en plus chausson c’est moche ! C’est trop moche ! »

J’éclate d’un rire franc. Moi j’trouvais que ça lui allait plutôt bien, surtout en vu de ce qu’il allait devenir. J’vais le scalper et m’en faire des …

« J’peux l’appeler Moufle aussi hein, ça lui va bien. J’me chargerais de son cas cet hiver au p’tit. »

Je me prend un coup de poing semblable à une caresse. Elle me fera toujours rire, rien que par sa spontanéité. Je sais pas ce que je serais devenu sans elle. Je n’étais qu’un putain de navire sans voyageur, elle était tout simplement mon port, mon phare. Oooh, la baise rendrait-elle poétique ? N’empêche, je n’en revenais pas à quel point elle était gaga de ce chat qui pour moi, ne servait strictement à rien. Mais si ça pouvait lui apporter un p’tit bonheur, j’pouvais bien faire ça pour elle quand même. Même si elle était d’une chiantise hors du commun. D’ailleurs, ça doit faire deux bonnes minutes qu’elle se mure dans un mutisme de bouderie histoire de me faire chier et de laisser un faux suspens. Elle adorait faire ça, se faire désirer dans ses réponses et bouder tout court. J’vous dis, une vraie princesse. J’en profite pour laisser aller mes membres encore tout engourdis du pied que j’ai pris avec elle. On était bien là. J’étais un connard qui s’en branlait de tout et n’importe quoi, un putain de drogué qui aimait se prendre des shoots dans la gueule, peu importe ce qu’en pensait les autres. Je les emmerdais avec hardeur, autant que j’faisais l’amour à Blondie. J’appréciais ces moments avec elle, de plénitude. Juste la tranquillité, pas de pression, pas de taff, pas de deal. Juste elle et moi dans ce p’tit monde qui était le notre. Et ça durait depuis une vingtaine d’année. Putain, ça passe vite quand on y pense. C’pour ça qu’on aime pas le futur et encore moins prévoir. On veut juste vivre et on le fait très bien à notre manière. Même si on s’bousille la santé avec toutes les merdes que l’on s’injecte, mais et alors ? C’était ça notre liberté. Et j’l’échangerais pour rien au monde.

« Ea. En irlandais, ça veut dire « feu », c’est court et pratique. Et joli. Alors tu l’habitues pas à répondre à Chausson, mais à Ea, okay ? Sinon j’te jure j’te la coupe. Tant pis pour moi. »

Quand elle lève se regard farouche, c’est comme un train qui déraille et qui vous fauche la gueule en plein quai. Elle savait renversée les âmes, j’espère que tu fais chialer plus d’un mec !
Ea… Ea ? C’tout, deux voyelles et basta.

« Tu t’es pas faite trop chier quand même. Autant l’appeler Chausson hein, ça revient au même ! Puis, j’m’en sers trop bien, elle te manquerait trop … »

Je lui vole un baiser, mordillant furtivement sa lèvre inférieur.
Ah elle pouvait bien me faire tout un cinéma, elle se faisait à peine chier pour lui trouver un prénom. Elle serait même capable de me mentir sur sa signification juste histoire que ça passe crème et pour jouer la fière. Et pendant qu’elle caresse sa boule de poil, je lui pique sa clope pour en inspirer une longue bouffée. Y avait pas à chier, ça faisait un putain de bien. D’une main distraite je continuais de la frôler les hanches. Un geste naturelle, simple et spontané. Il était extrêmement rare que j’accorde un moment… tendre, après avoir rompu leurs os et leurs reins. J’aimais pas ça, un vrai handicapé des sentiments. Je reporte mon regard vers Bonnie. Je l’imaginais toujours comme une femme de l’ombre, avec son caractère de feu qui embrasait les esprits d’un battement de cil. Ce genre de courbes parfaites qui traine sa sensualité sur les pavés à la recherche d’un corps à bouffer. Mystique. Elle pouvait être camée jusqu’aux ongles qu’elle n’en était pas moins une putain de prédatrice quand elle le voulait. Combien de fois avais-je vu ces pauvres couilles molles chialer à ses pieds de « revenir », de rester avec eux. Tous prêt à sacrifier leurs âmes pour se faire damner par ses déhancher, prêt à être crucifié par ses lèvres. Et j’me foutais de sa gueule face à ce fan club de gamins en pleurs. Une vrai chasseuse d’homme. Et faut dire, qu’elle leur rendait bien … J’avais encore eu la preuve tout à l’heure qu’elle ne perdait rien de ses talents. Elle leurs faisait bouffer des clous, bouffait leur cœur, leur promettant des nuits infinis mensongères… Tout n’était qu’illusion. Mais à moi, elle me donnait tout ça. Plutôt deux fois qu’une.

« Tu vois c’est moi qu’il aime. Il sait que toi tu veux le transformer en chausson.
- Arrête, tu vas l’faire bander avec tes papouilles de grand-mère. »

Je l’imaginais avec son cardigan, dans son fauteuil à bascule entrain de papouiller son gros matou. Haha. Elle était belle la tempête Bonnie. Elle venait de se liquéfier pour un p’tit être à poil qui s’faisait papouiller comme un gros lard en ronronnant. Je lance un regard circulaire à notre champ de bataille. La chambre n’en était plus une, victime de notre étreinte fusionnelle et violente, ardente. C’était l’un de ses moments où nous abandonnions tout du monde extérieur, pas de téléphone, rien. Il pouvait bien y avoir un connard qui se serait excité sur la sonnette qu’on aurait pas ouvert, jouant les morts mais pourtant, plus vivant que jamais. Mon grand corps étendu entre ces chiffons de draps, Blondie toujours contre moi, j’aurai pu rester des heures comme ça. Tout était simple lorsque nous étions ainsi, personne nous faisait chier et nous faisions chier personne. Enfin, a part ce p’tit merdeux.

« Hé dis, on commande un truc ? J’ai eu deux-trois transactions aujourd’hui, à ma pause, on à c’qui faut pour deux jours là. D’ailleurs, tu m’roules un joint, s’teuplé ? »

D’ailleurs quand j’y pense, j’ai l’estomac creux. Faut dire qu’elle demandait un max d’effort Bonnie. Fallait pas être mou du genoux où d’ailleurs parce que putain, elle était d’une exigence monumentale. J’vous dis, une putain de princesse de mes deux. Bon, j’vais pas me plaindre, elle me le rend bien puis j’suis largement assez endurant pour lui cramer le corps une nuit entière. Je lui tend mon portable en entrant d’avance le numéro – je savais sa grande difficulté avec la technologie… Une vraie grand-mère pour de vrai au fond - . Sans surprise, ça sera encore chinois pour Mlle.

« Tiens commande le temps que j’te fasse ça. Et cette fois, fais pas ton glouton pour en jeter la moitié. »

Non parce qu’elle avait toujours les yeux plus gros que le ventre. J’sais pas où elle foutait toute cette bouffe d’ailleurs, elle était maigre, bien foutu et elle prenait pas un gramme. Elle pouvait faire rager toutes celles qui prenaient dix kilos en regardant simplement un gâteau à la boulangerie. Pauvres femmes. Je me lève, entièrement à poil. Rien à foutre, c’est Bonnie ; Elle pouvait me reluquer que j’m’en foutais et j’étais franchement pas complexé. Je me dirige vers la cuisine pour y choper le matos avant de revenir vers elle pour me reloger près de son corps tout froid. Autant j’étais un radiateur, autant elle était un vrai glaçon. Mais putain, c’est qu’on pourrait rester des heures dans ce pieux n’empêche. Et pendant qu’elle gueule contre le traiteur qui n’a pas l’air de comprendre grand-chose, je m’attèle à la tache. Bien chargé, comme on aimait. Histoire de plané, comme une jouissance. Peut-être pas de manière si extatique, mais c’était un plaisir supplémentaire. Partir loin, au-delà de ce monde, encore avec elle. Partager un nouveau moment, un infime dans cet océan de vie qui n’appartenait qu’à nous.

« T’es du genre agréable toi. Va pas t’étonner s’il empoissonne ta bouffe, j’viendrais pas te sauver. »

Ou pas. Je finis de rouler le joint avant d’en allumer l’extrémité et d’en tirer une latte profonde. Bordel, le bien être total. Bonnie, un pieu, du shit. De la bouffe d’ici peu, quoi demander de plus ? Rien. Là était le simple bonheur de vivre quand elle ne vous cramait pas la gueule. J’étais pas un grand fan de consommation. Toute leur merde, j’en voulais pas. J’voulais juste la base et elle me convenait parfaitement. Je passe le joint à Bonnie avant de reluquer ses formes aussi gracieuse que tentante.

« Au faite, ça c’passe bien au taff ? Tu t’intègre bien ? On t’fais pas trop chier ? »

J’aimais m’informer de sa vie. Histoire de voir comment elle vivait tout ça, son arrivé forcée à Caswell, chez sa famille de bourge qu’elle détestait autant qu’elle haïssait son père. Et autant dire que personne ne m’avait jamais réellement accepté, faut dire que j’étais pas forcément ce qu’il pouvait arriver de meilleur à leur petite progéniture. Enfin, de leur point de vue. Mais j’m’en foutais. Royal. Tant que Bonnie me restait, le reste j’m’en branlait. Je l’écoute, attentif. Oui ça m’arrive un peu de sérieux. Puis j’aime bien discuter avec elle, de tout et de rien. On pouvait durer des heures à refaire le monde, à poser des questions connes sous l’emprise des drogues mais c’était bon, libre et nous.

J’aimais les gestes spontanés, répondant à l’envie premier. Pas de réflexion sur le pourquoi du comment, à se casser le cerveau dans des questions aussi conne qu’inutile. Juste laissez aller son corps, ses envies, sa vie. Ne pas réfléchir, ne pas se laisser entraver par ces merdes qui nous entour. Mes yeux glissent sur ses épaules nues, sa clavicule, sa poitrine taillée dans la perfection. Le chat s’étire et s’en va gambader plus loin, voulant jouer. Encore. Infatigable Chausson.

D'ailleurs, je le faisais chier, parce que lui même m'emmerdait. Je balançais mes pieds et venait lui chatouiller son museau tout humide. Ca joue vraiment avec n'importe quoi ces p'tites merdes. Et il éternue comme un gros dégueulasse sur les draps !

"Ea... tes souhaits !"

HAHA j'me fais rire putain. Oui bon, le joint commençait furieusement à me monter à la tête, mais c'est ça qui était bon. Relâcher les nerfs, la pression. Plénituuuude.

Sonnerie. L'heure de la bouffe à sonner !

Je me dirige dans la cuisine en enfilant un short à l'arrache, trouver par terre. J’ouvre la porte après avoir chopé les quelques billets sur la table, récupère la livraison et claque la porte en marmonnant un merci. Oh ça va, j’ai pas envie d’être aimable c’est bon. Je ferme à double tour, au cas où l’autre taré aurait décidé de s’incruster comme il avait si bien l’habitude de le faire. Je reviens à la chambre et lui dépose le sac de bouffe à côté d’elle avant de revenir m’installer et de tirer à nouveau sur le joint. Je regarde Chausson accourir près du sac comme un gros porc. Je le pousse d’un revers de la main. Eh ça va ouais, c’pas la fête à neuneu bordel.

« J’te préviens, tu fais pas bouffer ta chose dans le pieu ».
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Jeu 15 Aoû - 13:21

« Tu t’es pas faite trop chier quand même. Autant l’appeler Chausson hein, ça revient au même ! Puis, j’m’en sers trop bien, elle te manquerait trop … »
« Tss, t’y connais rien, Ea c’est parfait aussi bien pour lui que pour ma mémoire. D’ailleurs c’est quoi ton nom à toi déjà ? Mr. Connard ? »

Et hop, un baiser volé. Un petit bout de flamme qui crame l’intérieur de mes hanches, puis il s’en va à nouveau. Contre lui, je savais que je n’avais rien à craindre. Ni mon père, sa ceinture et ses pompes (et ses assiettes, et ses bouteilles etc. ) ni les Blacks qui ne savaient pas où j’étais, normalement. Ni ce Hunter, je crois que c’était ça son prénom à l’autre couillon, qui viendrait me casser les dents parce que je dilapide de la drogue dans « ses » rues. D’ailleurs, comme ça, juste, je me demandais si lui savait pour mon nom de famille. Parce que bien entendu il devait connaître deux-trois trucs sur ma petite vie de camée style, l’adresse d’Ethan, quelques uns de mes clients tout ça. S’il connaissait Aël tiens, je me demande c’que ça pourrait me causer. Bien que celui-ci ne crachera pas grand-chose sur ma vie, puisqu’il s’en branle surement, mais j’aimerais bien savoir malgré tout. S’il détenait des infos sur nous, c’est qu’on était surveillés lors des deals. Deals qu’il s’amusait à foutre en l’air de temps en temps, mais aussi à tabasser nos clients ou à leur ficher une frousse mémorable pour ceux qui étaient les plus faibles. C’est bien connu, même si Ethan et moi nous défendions, le junkie de base n’a pas trop de couilles. Enfin bref. Ici, là, sa main qui glissait sur ma hanche en me laissant des frissons à chaque fois, ben tout ça c’était hors contexte. On était plus ici, plus à Caswell, cette chambre nous enfermait comme un caisson antigravitationnel. Un endroit qu’on ne connaît pas, notre petite bulle oxygénée.

Le ventre qui gargouille, j’ai pris le téléphone tendu par Ethan en ne cessant de lui tirer la langue puisqu’il était obligé de me composer le numéro pour éviter que je m’énerve. Redressée, assise en tailleur, le drap reposant sur ma poitrine, j’attendais la tonalité pour pouvoir commander tranquillement. Ethan s’est levé pour aller chercher ce dont j’avais besoin, je l’ai plutôt pas mal maté, comme si j’allais me refuser à observer un mec aussi bien foutu. Moi, j’étais blanche comme un cul, lui alors qu’il n’était même pas né en Californie ( et moi si ) il avait cette peau un peu mate, pas autant que celle de Ty je l’accorde, mais juste assez pour dessiner ses abdominaux et autres muscles. Craquant, le garçon. Un ongle entre les dents, je secouais mes jambes, j’étais immobile depuis trop longtemps dans ce lit, il fallait que je fasse quelque chose. Le traiteur ne comprenait que dalle, pourtant même si mon accent californien pouvait sembler chiant, c’était pas pour autant qu’on ne captait rien. Ça m’énervait, j’ai gueulé comme à mon habitude, frustrée qu’il ne comprenne pas ce que je lui ai dis.

« Oui, j’ai dis : un assortiment vapeur en plus. Vapeur. Oui. EN PLUS. »

Je lâchais le portable sur le lit, en poussant un profond soupire, exaspéré. Je déteste les portables, ça nous causait trop de soucis. Et si on en avait un autre à côté uniquement réservé à nos clients et transactions, bien c’était Ethan qui le gardait et gérait ça. Moi je dealais juste, négociais. Lui il me protégeait, attendait, faisait le guet et réglait le compte aux gogoles qui ne payaient pas. On était pas des petites frappes, mais pas des gros poissons non plus. Notre taff était réglé de la même manière que nos vies, à la cool, california style.

« Au faite, ça c’passe bien au taff ? Tu t’intègre bien ? On t’fais pas trop chier ? »

Assise en tailleur face à lui, je l’ai observé un moment l’air de dire : tu te fous de ma gueule. J’ai pointé mon index de lui à moi, frénétiquement et ai lâché un petit rire bref et sec. Bonne, s’intégrer ? De quoi tu parles frérot ?

« Genre je vais m’intégrer à ces poufiasses. T’es un grand malade. Depuis quand ce mot fait partie de ton vocabulaire Ethan ? T’es devenu une tapette entre San Francisco et Caswell ? »

Un grand sourire bien moqueur étira mes lèvres. Je me suis levée en m’étirant et en continuant de lui parler des nanas du taff, des clients tout baveux, grognons et dégueulasses, ces clients là qu’il servait lui-même. J’ai pris le joint au passage puisqu’il m’avait piqué ma clope avant de commencer à rouler, et j’ai tiré une longue taff en toussotant juste après puisqu’il était pas mal chargé. En effet, Ethan avait le don de gaver ses pétards, j’adorais ça. Même si j’étais une princesse, il ne me restait pas moins ma conscience de camée qui en demandait toujours plus. A l’instar de mon corps, hyperactif, qui avait usé Ethan jusqu’à l’os, pour mon bon plaisir, évidemment. Tout en tirant sur le joint, j’ai choisi un t-shirt que j’ai enfilé vite fait après lui avoir rendu le joint pour être plus tranquille. Evidemment trop grand pour moi, il m’arrivait à mi-cuisses, une épaule découverte lui laissant à loisir constater les écritures tatouées en haut de mon dos.Putain, les effets n’étaient pas immédiats mais commençaient déjà vaguement à se faire ressentir. La lourdeur, le calme, les nuages bariolés et les papillons. Pas de bad trip ce soir, seigneur, ce serait cool.

J’ai entendu la sonnette et ai laissé Ethan y’aller en le gratifiant d’un nouveau coup de poing suite à sa blague stupide.

« C’même pas drôle. »

J’ai rattrapé le chaton, et me suis assise sur mes genoux, en y déposant Ea, tout mignon sur le dos en train de kifer la vie en se faisant gratouiller le ventre. Je crois que je l’aimais déjà un peu trop, en même temps il était tellement adorable. Roux comme je les aime, tout comme moi, aussi chieur, bagarreur, colérique et surtout complètement pété. Ses yeux globuleux attiraient chaque fois les miens, et j’admirais le félin lorsqu’il se comportait comme tel et non pas comme une racaille des bacs à sables en sautant toutes griffes dehors. Mais il était pataud encore. Je crois que j’vais l’engrosser. Les gros chats, c’est trop mignon.
Lorsqu’Ethan s’est ramené avec le sac, le petit gros s’est relevé d’un coup et a couru comme un couillon estropié vers lui. Bien vite repoussé par Ethan, j’ai grogné un peu puis ai levé des yeux trop adorables, aux paroles d’Ethan.

« J’te préviens, tu fais pas bouffer ta chose dans le pieu »
« Mais regarde. On est trop mignons. Et tu lui as pas pris de croquettes ! »

Le chaton soulevé et posé contre ma joue, c’était la le tableau le plus pathétique et le plus mignon de mlle Bonnie Blacks. Je n’entendais pas les protestations d’Ethan, j’ai pris ce qui me revenait et j’ai posé le chat comme un humain, assis, contre mon ventre. J’avais un ravioli entre les mains, découpé et je donnais à Ea des petits bouts de crevette directement dans sa petite gueule enfarinée. Je poussais des petits cris de gosses chaque fois qu’il mâchouillait la chose sur le côté, comme s’il galérait avec un dentier.

« Tu peux rien lui dire, tu le disputes pas et t’en fais pas des chaussons, des moufles ou des écharpes. J’vais le dresser pour qu’il te morde la queue si tu lui fais quoi que ce soit, t’as compris. »

J’ai baissé la tête de nouveau vers Ea en lui donnant encore des petits bouts de chair de raviolis en ne manquant pas de lui caresser les oreilles. Ses petits miaulements terminaient de faire fondre la glace de mon cœur, en compagnie de la fumée de joint que j’aspirais également à grande bouffée. La belle vie.

« Parce que toi au moins, t’es mignon avec ta maitresse. Toi t’aimes lui faire des câlins hein ! »

Les yeux pétillants, la tête qui tourne, je lançai un sourire narquois à Ethan. Les papillons arrivent.
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Ven 16 Aoû - 20:28

Avec du recul, j’me dis qu’elle et moi c’était une évidence. Fallait voir comment on s’entendait pour comprendre qu’il y avait quelque chose entre nous. C’était pas ma meuf, j’étais pas son mec, nous étions juste deux âmes libertines. Mais nous avions besoin, l’un de l’autre. Et ca m’arrachait la gueule de le penser. Inutile de dire que j’le disais jamais. Enfin, rarement. Jamais de manière explicite. Mais il lui ait arrivé d’avoir des Bad trip avec la drogue qu’on s’prend dans les veines et les narines. En général, ça finit en larme et je vois sa coquille se rompre en un quart de seconde. Et c’est une petite fille qui en sort, apeuré. Par son père, par la vie. Elle était d’une fierté aussi énorme que moi. Tellement grosse qu’elle ne pouvait la contenir et s’empêcher de l’exposer à ceux qui la font chier. Mais j’ai due, durant ces moments lui apporter les choses dont elle avait besoin parfois avec deux trois murmures, d’autre simplement avec mes bras. J’étais franchement pas doué pour exprimer un quelconque sentiment autre que la haine et le désir d’un corps à corps. Ouais, j’serais toujours là pour elle. Comme un grand frère et comme un amant quand nous aurions besoin de nous défouler physiquement parlant. On était complémentaire. Elle était le feu, j’étais la glace. Quoi ? Ouais, le joint fait sacrément effet. Ca apaise les esprits. Va chier Ethan, t’as des trips bizarre putain. Tapette.

Enfin… J’me demande qui est la plus tapette des deux, là maintenant. Moi avec mes pensées perché ou elle avec son matou qu’elle gratouillait comme une grand-mère. Merde, fallait vraiment voir ça. Elle perdait sa crédibilité en deux papouilles. J’en ai vu des états de sa part mais alors celui-là, battait tous les records. Non sérieux, fallait immortaliser ça, l’occasion était vraiment trop belle. Elle m’a à peine regardé, trop occupé à nourrir son gros porc de chat et à me grogner dessus dans le vide. Et j’peux vous dire qu’Ea prenait un putain de plaisir à s’faire nourrir comme un bébé. Je rêve, mais POURQUOI j’ai été le chercher lui. Franchement, mon instinct était bien taillé quand j’regardais cette scène. On aurait pu foutre Bonnie à la place du chat et inversement, que la scène aurait tout été aussi comique à la limite du normal. Putain, j’imagine déjà un ENORME chat roux qui viendrait lui faire bouffer ses bouchées vapeurs. POUHAHAHAHA. Ridicule. J’retiens un fou rire. Putain, j’l’ai vraiment chargé ce soir …

Bref, c’est avec une grande discrétion que j’ai chopé mon portable que j’ai discrètement glissé à côté de moi, près de ma cuisse, mode caméra activée et c’était partie pour le film de ma vie. Grattement d’oreille, papouille de ventre, nourrissage en gagatisant comme un bébé… TOUT y était, là dans un simple petit portable à la con. Mais assez évolué pour prendre avec une qualité suffisante le spectacle à laquelle j’assistais. Putain, j’vous jure que là, j’peux la faire chanter pour les dix prochaines années à venir.

« Parce que toi au moins, t’es mignon avec ta maitresse. Toi t’aimes lui faire des câlins hein ! »

Le joint ne m’aide pas à garder mon sérieux. J’ai un fou rire dans la gorge et sur le coin des lèvres et lorsqu’elle me sort son petit sourire narquois j’me dis qu’elle sait vraiment pas ce qu’elle est entrain de foutre en l’air. Parce que bon, question crédibilité tu repasseras Bonnie. Là j’ai de quoi briser ta réputation de grosse dur en une seule et unique vidéo. J’étais le roi des connards et ma meilleure cible, c’était bien elle. En même temps, c’était trop facile. Elle ne marchait, pas elle courait droit dans le mur ! Mon esprit est déjà entrain de jouer les guignols au dessus des nuages et j’vois déjà les choses de manière … Je sais pas de quelles manières. Mais c’est comme si tout c’était radoucit. Et vient un moment où j’peux plus me retenir face à ce tableau qui frole le pathétique. Si j’la trouve mignonne c’est juste parce que le joint fait effet. Sinon, j’lui vomirais presque dessus. Y a trop de mignonnerie bordel, BONNIE ILS SONT OU TES NIBARDS !

Et elle me regarde d’un air perché et perdu. Pourquoi j’rigole comme ça ? Pourquoi j’me marre comme un con ? Je lui montre le portable … toujours actif ? Oui, j’veux filmer sa gueule quand elle comprendra. Et j’crois que les cases commencent gentiment à s’enclencher et à s’emboiter les unes aux autres. Oui c’est ça, tire moi cette tête de quinze kilomètres de long… C’était jouissif !

« T’es peut-être sous-douée en informatique… mais tu connais Youtube non ? »

Grand sourire narquois. Ouais, j’étais le plus fort ma grande, t’y pouvais rien ! Je me lève avant qu’elle ne tente quoi que ce soit. J’faisais deux têtes de plus qu’elle alors avant qu’elle ne vienne récupérer mon portable, elle pouvait toujours courir.

« Alors, dresse le à me bouffer la queue et j’te détruis ta réputation en un rien de temps ! Moman Bonnie fait des papouilles à son gros chatooon trop mignooooon ! »

Et j’me fou de sa gueule encore en l'imitant entrain de grattouiller un chat invisible et en agrandissant mes yeux de façon à les rendre ridiculement adorable. J’adore ça.J’adore voir sa tronche de boudeuse, j’adore la faire chier. C’est aussi simple que ça. C’était ma manière à moi de lui montrer que j’l’adorais cette chieuse. Avec tous ces cheveux en bataille, son épaule découverte et ses yeux pétillants… Le brasier vient de nouveau gronder au creux de mes entrailles. Si je m’écoutais, j’balancerais le téléphone au travers la pièce et j’viendrais la dévorer sans ménagement, encore avec cette violence qui m’habitais en permanence. Même Mouflette je le balancerais par-dessus le lit et elle n’aura pas le temps de grogner que je la ferais déjà crier de plaisir.

Je viens lui pincer les joues. Elle n’était pas mignonne là avec son regard halluciné ? Je prends la bouffe qui me revient et commence à dévorer mes brochettes. Sexe + Joint = J’ai faim. Et ce traiteur faisait de la bonne bouffe alors ouais, j’vais m’y mettre à cœur joie ! D’ailleurs, j’ai une idée qui m’vient :

« Ca te dirait pas qu’on aille se faire un road trip, l’histoire d’un weekend ? J’étouffe dans cette ville de merde et j’aimerais voir autre chose que leurs gueules de cons. »

J’aime faire ce genre de de tripe avec elle. Les moments où on s’en foutait de tout et où plus rien n’comptait. On aspirait à une chose : La liberté et putain, dans des moments comme ceux là, on la prenait avec ardeur.
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Lun 19 Aoû - 9:38

Le joint commençait tranquillement à faire son effet. Preuve indéniable : ma tendance à la tendresse. L’affection. Et ça se voyait dans mes gestes avec le chaton, mais je ne pouvais m’empêcher de lui gratouiller les oreilles, et le ventre puisque c’était un sacré gros lard visiblement. Et puis… mes yeux tournés vers Ethan, cette couleur bleue limpide braquée sur lui, avec cette flamme désireuse et tendre, je n’arrivais pas à éteindre le feu. Il n’était pas que bien foutu, et génial, drôle etc.. C’était l’un des seuls à me traiter avec autant de respect et même s’il me faisait chier à être sur mon cul tout le temps, et bien d’un autre côté j’adorais ça. Combien de fois m’avait-il « sauvé » des différents problèmes dans lesquels je me jetais complètement folle. Il avait pansé mes plaies, calmé les bleus, ecchymosée et en panique, à n’en plus savoir où j’étais. Les crises de tétanies, c’était lui qui me les calmait quand j’arrivais à le rejoindre. Les malaises et les séjours à l’hôpital. Les plaies sur les bras et le ventre. La seule crevasse qu’il n’avait pu réparer, c’était celle creusée à l’intérieur de mes entrailles, blessée par la présence d’un enfant, béante par son absence. J’en frissonnais. Peu importe. Mon regard vissé sur le chaton qui me lâchait ses yeux globuleux. J’entendais les rires d’Ethan, étouffés, mais sans réellement y prendre attention. Je crois qu’Ea m’aimait déjà et nous étions faits l’un pour l’autre c’était certain. J’allais l’engrosser, dans le sens où j’allais le rendre énorme, gras, n’est-ce-pas, et non pas le mettre enceinte. Ce qui n’était physiologiquement pas possible, mais j’aimais les gros chats, patauds, mignons et comme une vieille mémère, il ne serait qu’à moi.

Puis j’ai levé la tête, et je crois que j’ai compris.

« T’es peut-être sous-douée en informatique… mais tu connais Youtube non ? »

J’ai d’abord plissé les yeux, puis les ai ouverts en grand. Le portable avait cette petite loupiote qui voulait dire qu’on avait activé une application du bordel. Je le savais car Ethan s’en amusait souvent. Quand j’ai compris qu’il filmait, j’ai hurlé. En essayant d’attraper le téléphone d’une main. Mais bien évidemment, j’étais trop loin et lui trop grand. Alors j’ai abandonné.

« Mais Ethan t’es con, t’avises pas de faire circuler ma tronche sur ton youtube de merde, j’te dépouille ! »
« Alors, dresse le à me bouffer la queue et j’te détruis ta réputation en un rien de temps ! Moman Bonnie fait des papouilles à son gros chatooon trop mignooooon ! »
« Heiiiiiiiiin, mais t’es vraiment trop con. T’es naze. Tss. »

Je lui tirai la langue, il me pinçait les joues. Me voilà encore à bouder, à nouveau, en ne m’occupant que du chaton. J’avais toujours mes raviolis comme un con, à lui redonner dans la gueule. Jusque la il en voulait mais maintenant c’était terminé. J’ai avalé mes raviolis tandis qu’il recommençait à jouer, un peu lourd à cause de la bouffe. J’étais gaga. C’était clair. Mais tant pis. Ma tête commençait à tourner, un peu, mes muscles étaient détendus et j’inspectais ma peau, le regard dans le vide auparavant. C’était toujours à ce moment là crucial de la prise de drogue que j’avais comme une sorte de conscience logique et raisonnable qui réapparaissait pour quelques minutes. L’instant réflexif, où les souvenirs refoulés remontaient à la surface. J’avais encore des traces de bleus, sur les jambes, les bras. Des trucs bien voyants, plus ou moins avancés dans leur chemin vers l’oubli. Du violet, du jaune, des p’tits bleus. J’avais la peau extrêmement blanche et réactive, je marquais très vite, et ça partait mal. Après ce temps passé ici, ça ne s’estompait qu’à peine. Vive les collants chairs, autrement je ne pourrais me déhancher sur scène et gagner mon petit salaire tout maigre. Mais suffisants pour ce qu’on en faisait, voyons, nous n’étions pas du genre à rêver de la vida loca, les villas et les enfants à foison, la messe le dimanche, etc. Ahah, je riais bêtement. Le chaton courait sur le lit, puis est revenu face à moi. Un moment il m’a observé, et à miaulé. J’ai compris le message, je l’ai pris dans mes petites mains toutes fines, et l’ai déposé sur mon épaule. Il a commencé à jouer avec mes cheveux, tout mignon. Qu’il profite, dans quelque temps il ne serait plus en mesure de me monter dessus.

Revenue à la réalité ( si je puis dire ), les étoiles dans les yeux, calmement reposée, et détendue, j’écoutais Ethan. J’ai arrêté de bouder, je tirais bêtement sur mon t-shirt entre deux bouchées vapeur du traiteur. C’était vachement bon !

« Tiens d’ailleurs je voulais te parler d’un truc… »

Alors là, je devais y aller tranquille. Mais je savais m’y prendre avec lui, mes yeux adorables et la drogue, ça marchait toujours. Il ne pouvait pas me résister, au fond, il m’aimait trop. Même si nous n’étions que des putains d’handicapés des sentiments, et que seule la drogue arrivait à nous défaire de nos carapaces, lentement, et bien je savais qu’on avait des choses à se dire. Sentimentalement parlant. Mais ni lui ni moi n’avions les mots. Et on était d’accord, certainement pas en couple. C’était hors de question, nous ne sommes pas faits pour ça. Trop épris de notre liberté. Même si je lui vouais tout.

J’engageais la négociation, une voix calme, presque suave. Le chat qui jouait dans mes cheveux, mes yeux adorables, let’s go for a ride.

« Tu sais mon pote, Tyler. L’indien. La pipelette-pétasse-starlette. Bref. Ben en fait… Son rêve c’est la Californie, enfin je crois. Tu le gardes pour toi, j’veux pas qu’il se vexe, mais du coup je lui ai proposé de l’emmener un de ces quatre. Bon, toi et moi savons que c’est pas un voyage de tout repos. »

Je plantai mon regard dans le sien. Je sentais qu’il tiquait déjà. Bien qu’il ne le voit pas comme une sorte de rival, j’avais peur qu’il sente ça comme une intrusion. Alors que pas du tout. Et puis entre le caractère d’Ethan et celui de Ty, bon. C’était un peu manichéen, le blanc et le noir opposés.

« Bon, je pense pas qu’on risque de croiser Vance. Doit être occupé à se bourrer la gueule. »

Rien que de penser à lui, je sentais mes espèces de tics revenir, tirer sur mon t-shirt, signe de stress. Même la drogue n’empêchait pas le traumatisme de reparaître. Sauf la dope. Ouais !

« Du coup, vu que tu en parles, ça pourrait être sympa, non ? On se refait un tour dans notre Californie, sur la plage, tout ça. On s’arrête dans deux trois villes au passage, on s’éclate. On fait notre stock de came, qu’on cache bien. Il ne conduit pas, y’a que moi. On le fout à l’arrière, vu qu’il est pas très grand. Allez… dis oui. S’il te plait. »

Position de caprice, les genoux rentrés et la tête enfoncée dans les épaules. Go.
Il ne pourrait pas me résister. Je le savais. Et puis, fallait calmer les angoisses de princesse Bonnie, hein Ethan ? Regarde comme elle est torturée à la pensée de papa chéri.

« Et ça me ferait plaisir, tu sais. »
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Mar 20 Aoû - 18:11

Le joint m’emmène loin dans les délires colorés, transformant mon monde en une distorsion d’image et réduisant mes nerfs en un amas de coton. Plus rien ne comptait, tout s’évaporait dans une illusion éphémère et j’appréciais plus que jamais cette sensation de n’être rien et tout à la fois. C’était comme un orgasme : Si bon, que vous en redemander encore. Mes yeux se portent vers Bonnie et son corps aussi bandant qu’à crever. Cette meuf, c’est … C’est pas ma meuf. Non, elle est.. J’sais pas. J’ai du mal à exprimer quoi que ce soit. J’me suis promis de ne jamais laisser quiconque s’insinuer en moi, dans ce que je suis. Parce que de 1) Ca ne les regarde pas et de 2) Parce que j’ai pas envie. Mais elle, c’pas pareil. Elle a toujours été là, comme … Un organe vital de mon corps. Tu vois, tu peux pas vivre sans cœur ou sans cerveau, bah là c’est pareil. Et pourtant, j’me gêne pas de m’en taper à droite à gauche. Non, cette liberté j’y tiens trop. Mais pour Bonnie j’crois que j’irais cramer le monde. J’pourrais pas l’expliquer. Ouais, c’est tordu, bizarre mais c’est ce que j’aime. On s’est tout donné, depuis qu’on porte des couches. Elle a tout de moi et je pense avoir tout d’elle. Deux fragments d’âme qui se retrouvent et s’unissent, enfin. Bref, on était indissociable et j’emmerdais ceux qui n’en était pas content. T’façon ça les regarde pas.

Pendant qu’elle s’agite pour récuperer le portable, mes yeux scrutent se corps qui invite à la tentation. Elle et moi, c’était coucher pour coucher. On était deux bons coups, pourquoi s’en priver ? Et puis au moins on se connaissait, on savait qu’on y prenait un plaisir différent que d’faire ça avec le premier venu mais c’était ça qui était le plus délicieux. Son corps était bien la seule leçon que j’aimais apprendre par cœur autant de fois qu’il le fallait. A moitié allongé, je déguste mes nouilles au poulet pendant que je la regarde s’éclater avec son chat. Elle était vraiment pire qu’une gosse, il lui fallait au final pas grand-chose pour lui donner ce sourire. Mais lorsque je lui parle de ce fameux weekend, ses tic me sautent droit à la gueule. S’il y a bien une chose qui ne pouvait m’échapper c’était bien cette manie de tirer sur son tee-shirt, pour couvrir les anciennes traces de blessures ou de bleus. Et c’était signe que d’une manière ou d’une autre, un malaise s’installait bien au fond de sa tête pour venir l’envahir d’une brume opaque et angoissante. Mais je ne dis rien, je fais comme si je n’avais pas vu pour ne pas accentuer cette peur. Ca ne servirait qu’à la faire flipper encore plus et faut être honnête, sur ce terrain, le joint n’aidait pas forcément.

« Tiens d’ailleurs je voulais te parler d’un truc… »

J’observe Mouflette qui s’amuse avec ses cheveux sur son épaule. Je connaissais ce ton, je connaissais cette manière suave d’aborder un sujet qui allait de toute évidence être épineux. Elle savait si prendre, croyez moi. Elle était ce joueur de flute qui rameutait toute les souris à sa cause. Et tous ces pauvres cons tombaient la gueule la première dans le panneau. Oui, même moi. Les femmes nous rendent faible les mecs, elles nous coupent les cojonès avant qu’on ait eu le temps de dire « Aïe » et ce, d’un sourire, d’un battement de cil. Et il en était finit de nos âmes… Je scrute le joint. Peut-être que j’vais finir par moins le charger la prochaine fois.

« Tu sais mon pote, Tyler. L’indien. La pipelette-pétasse-starlette. Bref. Ben en fait… Son rêve c’est la Californie, enfin je crois. Tu le gardes pour toi, j’veux pas qu’il se vexe, mais du coup je lui ai proposé de l’emmener un de ces quatre. Bon, toi et moi savons que c’est pas un voyage de tout repos. »

Je stoppe mes gestes une fraction de seconde, mais de manière suffisante pour voir que je tiquais. Elle m’emmerde, royal. C’était devenu une putain d’habitude depuis qu’elle avait foutu les pieds ici de m’avertir de RIEN. Ou de prendre ses décisions à la one again, tranquille comme ça, sans me demander quoi que ce soit. J’ai envie de lui dire qu’elle est une putain de relou et que ce genre de voyage, c’était entre elle et moi. C’était notre putain de rituel. Si elle voulait s’en faire un avec Tyler, qu’elle le fasse. Mais pas avec moi. J’ai envie de le lui dire tout ça, de lui dire que ça m’fait chier. Que déjà son pote, j’le connais pas. Que ce genre de promesse sans m’en parler, ça m’déplaisait. Et que ce genre de trip, nous appartenais. On faisait ça depuis qu’elle avait l’âge de conduire. Elle et moi et la vie.

Mais c’était sans compter ses tics qui revenaient au triple galop lorsqu’elle évoquait le prénom de « Vance ». La haine m’envahissait, la peur se lisait sur son visage sans qu’elle ne s’en rende compte. Et pendant que mes yeux se fixent sur ses manches, je suis déjà en voyage spirituelle chez Vance où je me revois lui éclater sa gueule à coup de poings. Frénésie. Un putain d’animal assoiffé qui ne voulait que le sang de sa proie. La vengeance est bien la pire des armes.

« …On le fout à l’arrière, vu qu’il est pas très grand. Allez… dis oui. S’il te plait. »

Je relève la tête. Les sourcils froncés. En même temps, elle fait ce qu’elle veut. C’pas ma gonzesse, si elle veut ramener quelqu’un, qu’elle le fasse. J’aime pas quand elle tire sur son tee-shirt, ça m’rend mal à l’aise. Pas par gêne, mais parce que je sais que doucement, la douleur revient la cogner à la place des poings de Vance. Bon, les mots. C’était vraiment pas pour moi. Je ne trouvais qu’un moyen pour la … réconforter.

« Et ça me ferait plaisir, tu sais. »

Je suis faible. Elle me rend faible. Non, en faite c’était juste une suite logique. J’pouvais pas lui en vouloir d’un truc aussi con que de ramener son pote quand j’la voyais se faire envahir par ses vieux démons. J’sais encore revoir mes priorités. Même si la présence de l’autre cage aux folles me gênait. C’est comme si la température venait de chuter, mais même le chat était resté tranquille face à cette ambiance soudainement lourde de fantôme. Je tire une nouvelle fois sur le joint. Allez, fais moi disparaitre tout ça. Je plonge mon regard dans le sien, sans faillir et tend mon bras droit, l’invitant à venir se blottir contre moi. Réconfort silencieux et l’air de rien, lorsqu’elle pose sa tête sur mon torse, je la serre un peu plus fort. Comme pour… Ouais. Comme pour la protéger de tout ça, vous savez, toute cette merde. J’étais un peu ça en faite, son bouclier contre tout ce qui lui faisait mal.

« Tu m’fais chier avec tes plans à la con. J’le connais même pas ce type. »

Et j’avais pas très envie d’le connaitre. Associable jusqu’au bout des ongles, j’étais comme ça depuis que j’étais gamin. Et je le vivais très bien. Je pouvais passer des jours sans fréquenter qui que ce soit, sans que ça me gêne outre mesure. Ma main posé sur sa hanche, je revenais y produire mes caresses spontanées. En temps normal, pour être honnête, je l’aurai envoyé se faire foutre en lui disant que son road trip, elle pouvait bien le faire qu’avec lui et qu’on avait qu’a repousser le notre a un autre jour. Mais à croire qu’elle avait peut-être sût redonner un peu de vie à ce cœur trop froid. Tu m’fais chier Bonnie. Toutes les femmes, vous m’faites chier. Elles seraient capable de vous persuader que la terre est plate rien qu’avec un coup de langue bien placé… Je ricane pour moi-même. J’étais bien plus fort à ce que jeux que vous, très chère ! Je piégeais les femmes avec aisance, usant de belles paroles – Là ouais, je savais les sortir comme une lettre à la poste – ou alors de ma sauvagerie masculine. Tout ça, à la tête de la cliente…

« S’il parle trop, je le cogne et l’abandonne sur une autoroute. »

Inutile d’en dire plus, elle savait que ce que ça voulait dire et je pouvais déjà sentir la joie l’imprégner. Je la garde contre moi, en silence. Ea, était déjà assoupis comme un porc, repu et épuisé de ses conneries. J’ai bien envie de l’éjecter par-dessus le lit mais bon, elle viendrait grogner encore et me percer les tympans de ses reproches qui ne faisaient que m’effleurer. Je l’englobe de protection. Come un grand frère. Oui bon, là à demi a poil dans le pieu avec elle, ça fait incestueux. Mais quand elle se tapait de nouveau mec, j’veillais au grain sans rien dire, comme un frangin le ferait. Y a trop de taré dans cette ville pour pas que j’y porte un minimum attention. Le parfum de ses cheveux m’enivre et me caresse la conscience. Si je m’écoutais, je reviendrais la briser de mes coups de reins endiablés pour une énième étreinte.

« Regarde ton gros lard… Il va faire que ça. Bouffer. Dormir. Me faire chier. Ah bah, comme toi en faite ! J’vais pas être trop dépaysé finalement. »

Je ricane. Ma connerie la déridait toujours face à ses vieux démons. Ma main remonte le long de ses côtes, puis son épaule. Réveiller le feu déjà présent ? C’était déjà fait. C’était des gestes simples qui s’étaient installés avec le temps. Je souris à la pensée de toutes ses femmes qui chialaient de pas avoir une marque d’attention après leur avoir brulé leurs draps. J’étais un vrai connard… Je les berçais avec mes sourires et mon regard magnétique et ténébreux, leur promettant milles douceurs… Pour ensuite les planter après les avoirs consumer.

« D’ailleurs, t’as des idées pour un cadeau de Noël cette année ? »

Quand j’y pense, ça passait à une putain de vitesse le temps. Et c’était bien pour ça que j’me gênais pas pour consumer chacune de mes journées selon mes envies. Ne jamais se laisser rattraper.
Bonnie avait tenu à placer un petit rituel entre elle et moi : Noël. Inutile de faire un dessin, je détestais cette fête. Rien que pour le caractère familial. C’était trop… C’était trop. C’est tout. Mais elle avait toujours cette lueur d’enfant dans son regard perdu et défoncé par la drogue. Et puis, je sais très bien pourquoi elle avait absolument tenu à ce que nous nous offrions quelque chose pour cette occasion. Et pour le coup, je n’avais pas eu le cœur de dire non, ni de le lui refuser. Peut-être qu’au fond ça m’allait … Mais ta gueule. N’importe quoi et bientôt tu vas dire quoi ! J’aime me déguiser en princesse ?! Connerie.

Comme pour oublier mes pensées stupides enjolivées par le joint, je lui vole un baiser du bout de mes lèvres et ma langue.
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Mar 20 Aoû - 21:13

Il me dépouillait de tout, ce type. Toute mon énergie, toute ma force, toute ma fierté. Quand il me faisait danser dans ses bras, plus rien n’avait d’importance, mis à part son être confondu au mien. Les sensations exacerbées par la drogue, l’alcool, notre inconscience reine. Dans ces cas là, le cœur était mis à rude épreuve. Nous devions nous communiquer tous les sentiments que nous taisions habituellement. Mais jamais de « je t’aime ». C’était une règle à ne pas franchir, tout simplement parce que nous ne nous aimions pas. Pas d’amour de couple. Amour fraternel, amour d’amant, voilà de quoi nous étions faits. Epris de liberté, voilà à qui nous disions je t’aime. Mais entre nous ça ne se faisait pas, même si nos sentiments dépassaient l’entendement, la logique et toute notion globale et ordinaire d’un être humain banal. Je me doutais que notre relation était surement dépassée, et que beaucoup de monde ici bas ne comprenait pas. C’était trop bizarre, voir malsain, de se côtoyer ainsi, de se déclamer de la même famille, tout en baisant partout et n’importe comment, avec une ardeur incroyable, et une envie intarissable. Putain, définitivement, ce mec me dépouillait.

Et moi j’me laissais aller, comme une cruche. La drogue fait des miracles et libère la tendresse, c’est pourquoi il m’a ouvert ses bras, encore une fois, et ce pourquoi j’ai plongé sans hésiter. J’ai déposé Ea près de moi, contre mon ventre, entre nous deux. Ce con dormait déjà à moitié, crevé de cette journée mouvementée. Je papouillais son ventre, tandis qu’Ethan caressait ma hanche. Il me tirait des frissons ce con, il savait que j’adorais ça. Et plus ça allait, plus je laissais aller mes nerfs et mon hyperactivité bien qu’évidemment présente, ne se manifestait plus sous les cris et une attitude pressée. Non, juste ma jambe qui dansait la samba, comme d’habitude. Je me défaisais des souvenirs qui me hantaient, la drogue m’aidant à exhaler autre chose que la peur et la soumission. Parce que putain, j’en ai fais des choses pour qu’il arrête de me cogner dessus. Vance Blacks, espèce de connard.
Je frissonnais, mais cette fois c’était de peur.

Ethan était mon bouclier contre l’horreur du monde. Il m’aidait à toucher les étoiles à travers des rails et des joints bien chargés. Il était faible oui, face à ma bouille d’enfant battue et, au fond, c’est ce que j’étais vraiment. Il savait tout de moi, je savais tout de lui. Nous aimions la liberté, haïssions le monde. Vivre au jour le jour, se cramer la gueule dans des corps à corps à mourir, se baiser les poumons à force de fumer, chope le sida, ou la septicémie à cause de la drogue. On vivait dangereusement, on vivait comme des cons. J’avais crevé un gosse. Tout ça pour conserver nos statuts. On était des abrutis qui avaient vécus trop vites, qui avaient tout fait avant l’heure et avant la raison. Sans jamais se soucier du regard de l’autre, nos couches de gosses avaient déjà des pochons dans l’ceinturon. Nous n’étions personne, juste des raclures aux yeux du monde.

Mais vous savez quoi ? On la vit bien, cette situation. Des ordures ouais. Mais des ordures qui vous emmerdent.

« S’il parle trop, je le cogne et l’abandonne sur une autoroute. »

Je n’ai pas osé relever. Je savais qu’ainsi il disait oui. Dans ma joie, je n’ai pu m’empêcher de laisser échapper un sourire calme. Le genre de petit rictus qui me rappelait que oui, je m’suis faite cogner parce que Vance croit que j’ai tué ma putain d’mère qui n’a pas été assez forte pour supporter ma naissance. Mais à côté de ça, je vivais. Et pour me faire plaisir il me disait oui à tout, si je me shootais, si je me tuais à petit feu, il le faisait aussi. Alors s’il avait dit oui pour Ty, alors que c’était une princesse comme moi, une sacrée pipelette, c’était presque comme me dire ce qu’il avait sur le cœur. C’était le oui qu’il voulait comme un cadeau, peut-être. En fait, je ne sais pas tout de lui. Trop de paradoxe pour une camée en plein trip.

Je lui griffai les abdominaux suite à sa petite blague. Tss, quel con. Genre que je bouffais tout le temps. En même temps je ne pouvais pas vraiment contredire à ce moment là, j’étais à moitié à poil c’est-à-dire en t-shirt boxer, allongée comme un goret contre lui, avec des restes de boites chinoises au bout du pieu. Si j’avais eu un peu plus de force, je lui aurais sauté dessus pour que lui me saute.

Je riais comme une abrutie à mes propres réflexions.

Quoi qu’ils en pensent, et malgré l’image qu’on pouvait donner au monde, nous n’étions pas en couple. Pourtant l’instant, s’il avait été photographié aurait été parfait. Une saloperie de connasse en train de rire face aux boutades de son prince charmant, grassement allongés et en sécurité dans un pieu qui vaut mille balles. Mais non. L’envers du décor était autre. Nous n’étions que deux junkies défoncés, assez cons pour me baiser jusqu’à l’âme puis mourir chacun de son côté en allant baiser les autres. On vendait des conneries pour s’enrichir juste assez afin de vivre deux jours. On jouait nos vies à chaque instant. Une relation aussi fusionnelle finira forcément mal. Mais je chassais ces idées de mon crâne. Après tout, l’histoire d’un cadeau de Noël, c’est beaucoup plus attrayant !

« humm… non pas encore. Mais t’inquiètes, je te le ferais savoir à temps. Et toi, dis moi, c’est quoi ta liste cette fois ? »

Si j’avais instauré cette tradition entre nous, après des années d’acharnement intensif, c’était juste pour lui. Moi je détestais Noël, c’était la période la plus commerciale au monde, où la famille parfaite, américaine, débarquait dans son 4x4 flambant neuf, avec son petit yorkshire, un collier de perles au cou et des nœuds dans les poils de la gueule. Moi ça me donnait envie de gerber. Mais il y’avait quelque chose de véhiculé qui ressemblait vaguement à la notion de… famille. Et je crois que quelque part, même si j’ai tué un gosse un jour, je voulais lui redonner cette sensation d’avoir un foyer. Chose qu’il a connu, moi pas, malgré la présence de mon père. Au début mes Noëls, je les passais dehors. A 13 ans je m’imaginais comme la petite fille aux allumettes, en espérant mourir de froid pour ne pas affronter le lendemain. Puis je me suis dis que je perdrais moins de temps à me plaindre si je lui donnais à lui ce sentiment fraternel pour une soirée aussi importante, lui qui avait toujours eu des Noëls exemplaires, de famille parfaite encore, jusqu’à ses huit ans. Je savais pertinemment qu’il s’en souvenait et que chacun de ses souvenirs étaient gravés dans sa peau. Moi j’avais l’ambition de lui en donner de meilleur. Alors je me transformais en petite fée, l’espace de deux heures pour lui offrir un cadre de fête à la Bonnie. Je n’achetais pas de sapin. Je les volais. En général je prenais au passage deux-trois guirlandes dans les sacs des mamans modèles. Ben oui, j’ai toujours été pauvre, mais chaque fois je tentais de faire un sapin maigrelet mais carrément coloré. Je mettais n’importe quoi dedans. D’ailleurs cette année je ferais tout dans le roux et je foutrais Ea tout au dessus du sapin. Cette pensée me fit rire. Chaque fois nous nous échangions un cadeau à la con, une bonne bouteille de n’importe quoi dans les bras et de l’autre côté un pochon de la meilleure drogue du marché. Souvent ça finissait en partie de jambes en l’air comme des cochons, mais j’évitais de lui faire passer les Noëls clichés et désuets des séries télés. Ça ne m’intéressait pas. Je devais tout faire à la Bonnie style.

Bon. Réveilles-toi. Le chaton dormait, c’était donc le moment de faire mon boulot. Je sais pas une envie nouvelle s’est installée là au creux de mes reins. Je me suis levée, ne manquant pas de lui rendre les lèvres qu’il m’avait offertes, en souriant, puis me suis allumée une clope. La musique lancée, je suis revenue dans la chambre un air mutin et désaxé plaqué sur le visage. J’étais défoncée, j’étais donc du genre à faire n’importe quoi, encore plus que d’habitude. C’est le moment que je choisis pour me mettre à danser. Je savais pertinemment qu’il ne piperait pas un mot et se contenterait de regarder. Je savais aussi que je lui faisais effet. Danser sensuellement pour son frère c’est super glauque.

Peu m’importe vos regards, vous ne comprendrez jamais.

J’ai donc élancé mes hanches en riant, complètement partie dans un trip de dopée. Tout mon être épousait les formes de la pièce à présent, je n’étais plus dans les bas quartiers de Caswell, mais dans un onde merveilleux, drôle et seul Ethan parvenait à m’atteindre, il était au même stade de défonce. Je savais que je ne dansai pas si bien que dans mon imagination, que mes pas étaient démontés. J’étais complètement déséquilibrée et je n’arrivais pas toujours à aligner mes chevilles. Je maîtrisais juste mes déhanchés, je contrôlais mes hanches qui voguait sur la mer de la sensualité avec un plaisir non dissimulé. Je n’avais pas spécialement besoin qu’il m’attrape là pour me faire valser. Je voulais le narguer, là. Le voir avec ses grands airs princiers, couché dans son pieu avec le chaton à ses côtés, lui faire voir que la liberté était mienne, mais que sa fierté l’était également. Je le faisais tomber à terre, et il en redemandait. C’était évident. La flamme dans ses yeux me le prouvait, et répondait aux volutes de mes cheveux roux.

Un regard vers lui. La clope entre les lèvres. Je me laissais juste aller au son de la musique. Même si mon ambition première était de l’emmerder avec une danse lascive, je sentais que quelque part ce besoin s’était développé et avait mué, individualisé et distinct, je dansais également pour moi. Pour me sentir en vie.

« J’ai pas envie de sortir ce soir. Tu veux faire quoi toi ? On joue à la console ? »

Je sais, tu vas gueuler, je sais pas jouer.
Oh, je devais envoyer un message à Tyler. Putain.
Sans cesser de bouger mes hanches, lascive, j’ai attrapé mon portable un peu plus loin puis ai commencé à pianoter mon message, avec difficulté, en lâchant de temps en temps ce sourire de petite sœur que je lui vouais quelque soit la situation.
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Jeu 22 Aoû - 19:21

allez viens faire un tour
je serai ton chaman
celui qui de la nuit sait faire naître le jour



Je suis plongé dans un état de brume, léger, un sourire presque béat aux lèvres. Le monde perdait sa consistance, je n’étais plus sur une planète ronde et grise, mais dans une seule et unique pièce où s’élève au loin des notes de musiques lascives, qui m’emmène dans une dimension qu’ils ne connaissent pas. Non, ils sont bien trop con pour connaitre cet autre soi. Une part d’âme révéler par la drogue. Cette pièce n’est qu’un bloc de pierre perdu au fin fond de l’univers et rien ne peut venir perturber ce qui s’offre à moi, ni mon bien être, ni son corps à crever qui s’approche et s’engage dans des gestes séducteurs, un peu perdu, un peu lâchée, un peu alcoolisé mais tout aussi brûlant qu’ils étaient hypnotisant. Je me laisse porter dans ce plaisir visuel, un orgasme rétinien. La drogue m’emporte dans son délire et je l’observe danser pour moi, sans aucune gêne. Au contraire… Mon regard se faire flamboyant d’un nouveau désir. J’aime quand tu danse pour moi, Bonnie. J’étais pour ces quelques secondes, le Roi de son corps et de son existence, qu’elle perdait dans cette danse improvisée. Je n’en perds pas une miette, je m’en gorge à volonté. Je reste là, bras croisé sur le torse, joint entre les doigts… Oui, danse encore. Glisse tes reins dans un signe d’infini, tes bras qui se lèvent pour toucher le ciel, tes mains qui caressent cette peau que je prends plaisir à dévorer lorsque je me perds en toi, lorsque nous nous foutons de tout et de rien. Le jour et la nuit se sont perdu, nous avons créé un nouveau monde, de nouvelle saison et un nouveau temps. Ses cheveux n’étaient qu’un feu hypnotisant, qui venait par sa beauté enjolivé par la drogue, elle traçait des vagues colorées dans l’air et je m’y perdais avec elle.

Allez danse pour moi et si ton cœur est Black(s), allez viens voir papa au fond des cadillacs…

Ou je dirais plutôt, viens voir ton grand-frère… Glauque ? Je veux oui. Au contraire, j’aime les interdits. J’aime voir vos regards outrés et écœurés par ce lien plus qu’étroit et tendancieux. J’aime choquer les petites personnes que vous êtes, celles qui se prétendent âme sainte et pur. Celles qui violent leur gosse dans les chambres, en silence. Se disant que ça c’est pas dégueulasse, parce qu’ils sont de votre sang, parce que ce sont vos progénitures. C’est pas pareil. Alors, regardez-nous, Elle et moi, qui nous nous connaissons depuis notre plus jeune âge, celle que je considère comme ma sœur. Celle que je regarde se déhancher pour moi à m’en faire naitre l’envie entre mes jambes, bien visible. Celle a qui je crame le corps de mes coups de reins, comme bon nous semble. Et on en redemande. Nous hurlons nos jouissances…

J’aimais la regarder danser, j’en prenais un plaisir fou, pas comme ces gros dégueulasses au bar. Non, eux ne voient qu’un tas de chair fraiche bonne à prendre à l’arrière d’une bagnole. Mes yeux de camés voient bien au-delà de ça. Et la clope entre ses lèvres anime tout un tourbillon de désir. J’l’ai toujours trouvé bandante à s’animer ici avec une clope. C’était sensuelle, ça transpirait le sexy. C’était Bonnie. Elle devait envoyer de putain de rêve à tous ces branleurs. Je souris… Ouais, elle devait être leur poudre de neige.

« J’ai pas envie de sortir ce soir. Tu veux faire quoi toi ? On joue à la console ? »

Mes yeux ne la lâchent pas, s’abreuvant encore de ce petit déhanché qu’elle balance alors qu’elle se démène à faire je ne sais quoi avec son portable. Ce que je veux faire ce soir ? Si tu savais, je pourrais t’emmener droit au Nirvana, déchirer nos deux corps là contre le mur, dans une envie bestiale. Je porte mon regard sur Ea… Le spectacle est finit. Plaisant. Jouissif. Sacré Bonnie. Et ce sourire fraternel … Je le lui rend, sans hésitation.
Jouer à la console avec elle… C’était comme jouer avec une gosse de quatre piges. Ouais, elle savait pas jouer mais s’obstinait à vouloir faire des parties avec moi. Avec Resident Evil ou Call of, tuer des zombies elle kiffait ça. Nous étions repu, stones, ça pouvait être sympa finalement.

« Ouais, pour que j’te foute encore une raclée. Tu sais pas jouer donc ça m’arrange. »

Et comme d’habitude, elle allait s’évertuer à me prouver le contraire. Je me lève sans prêter attention à Mouflette. Ouais, j’m’en fou, même si elle va le ramener d’ici peu. Il va nous suivre absolument partout… Manquerait plus qu’on lui achète un collier avec une laisse. Le pire c’est qu’elle serait foutu de l’exposer comme ça, aux yeux du monde, avec son chat branleur juste histoire de se la pêter et de faire sa belle. Comme une princesse des bas quartiers. Ouais, Bonnie s’était la princesse des pauvres, des pouilleux. Je marche jusque dans le salon et j’ai cette impression d’être un astronaute sur la lune, qui plane plus qu’il ne marche. J’aime cette sensation d’être dépourvue de tout poids inutile, de ne pas avoir à supporter la lourdeur de ce corps taillé dans la perfection. Ouais, j’suis franchement pas dégueulasse à regarder. Prenez plaisir vous aussi, j’veux bien m’exposer pour ce soir.

Je la regarde et l’attrape par les hanches avant de la plaquer sur le canapé. Mes mains se baladent sur ses hanches… pour une série de torture. Chatouille party. Une envie subite. J’étais putain d’imprévisible. Quoi, c’est surprenant de me voir comme ça ? De 1) j’suis complètement pété a cause du joint, donc forcément ça aide. De 2) Y a rien d’étonnant au fond, c’est Bonnie. J’fais ce que j’veux avec elle et parfois ça m’arrive d’être con. D’être un putain de grand gamin… Et demain j’me détesterais d’être comme ça ! Où est passé ma crédibilité ! Envolé avec la fumée de la beu que j’consomme. Je m’écarte et m’affale sur le canapé. Je prends la manette et appuie sur le rond pour allumer la console. Le jeu était déjà dedans vu qu’elle me faisait perpétuellement chier pour jouer avec moi.

« Ca y est t’es prête à mourir ? Tu veux quoi, un mode cop’ ou on s’entre-tue ? »

Nulle comme elle était…

« Vaut mieux qu’on s’allie pour tuer ces pourries de zombies. Sinon l’autre option ça s’ra pas drole, j’vais faire que des Headshot avec toi. T’es trop facile à tuer… une vrai gonzesse. »

Machisme bonjour. J’l’ai déjà dis, Bonnie elle marche pas, elle court. Droit vers la provocation pour venir mordre le morceau de viande comme une furie qu’elle était. Je lance l’option désirée et le jeu débute.. Elle s’accroche déjà à la manette comme elle s’accrocherait à la vie. Genoux repliés contre la poitrine, manette tout contre elle, t’as l’impression qu’elle se protège contre les monstres du virtuel. C’est sûr que j’faisais pâle figure avec mon grand corps tout relâché sur le canapé.

« Eh décroche hein, ils vont pas te bouffer pour de vrais… T’façon t’es pas comestible.»

Je ricane encore. J’finissais jamais d’la faire chier. Elle était pour moi une source d’inspiration inépuisable en connerie à lui sortir. Quand je la regarde se démener et hurler face à des zombies qui la surprennent, ça m’fait marrer. Elle était là à faire sa fière « j’ai peur de rien, ni de personne », mais elle était pas la dernière à hurler comme une fillette lorsqu’elle se retrouvait envahis de sale gueule amoché. Et j’attends, qu’elle se concentre à mort , comme si elle jouait sa vie, là maintenant. Pourquoi ? J’suis jamais à court de crasse à lui faire… Il m’fallait ma dose de fou rire pour la soirée …
Un regard par-dessus le canapé, sur la table…. Et j’hurle :

« Putain Bonnie !! Ton chat vient de s’éclater la gueule par terre, il bouge plus ! »

Effet garantie. Le spectacle est hilarant. Je la regarder hurler, jeter sa manette, courir jusque là table comme si c’était un frère qui avait risqué sa vie… Pathétique. Et je n’en peux plus de rire. Tu étais un vrai cirque.
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Ven 23 Aoû - 10:44

« Ouais, pour que j’te foute encore une raclée. Tu sais pas jouer donc ça m’arrange. »

Pff. N’importe quoi, je savais très bien jouer. J’aimais particulièrement les parties ou fallait tuer des zombies, après tout, défoncer ces créatures à la mitraillette c’est juste génial. Ça détend, même si en général je meurs rapidement. Mais ça c’est parce que j’ai pas de chance, c’est tout. J’ai fini d’envoyer son message à Tyler, j’ai bien mis dix minutes à écrire deux lignes mais bon. J’ai laissé tombé le portable pour attraper mon chaton encore. Oui, je sais ce qu’on va dire, la fière mlle Blacks fondait devant la petite chose poilue. Et bien oui. Tant pis pour ma crédibilité, il était trop mignon pour le laisser comme ça. J’ai décidé qu’il me suivrait partout, et sa petite carrure logeait parfaitement contre le haut de ma poitrine. Pour l’instant, en tout cas. Ethan a fini par se lever, l’envie au creux des reins je suppose, mais ne tenta rien d’autre qu’une attaque de chatouilles. J’étais extrêmement sensible à ça, et il connaissait encore parfaitement les endroits pour me faire hurler de rire. Je lui assenais des coups de poings faiblards pour qu’il me lâche car la sensation des chatouilles m’était insupportable. Je détestais ça et pourtant je ne m’empêchais pas d’hurler de rire. Ça se voyait clairement qu’il était défoncé, ce genre d’attitude de grand frère ne lui était pas vraiment naturelle, en temps normal. Trop dur de faire son tendre quand on a toute sa tête. Fort heureusement pour moi, on était défoncés pas mal de temps dans nos journées alors, ça m’arrangeait. Puisque même si je ne lui disais pas, j’adorais sa manière de me protéger. Malgré tout parfois c’était super relou. Enfin bref.
J’ai chopé la manette et me suis installée comme à mon habitude, les genoux repliés contre ma poitrine. L’attaque de zombie débute via le mode extra de Call of duty. J’adorais ça, mais plus les zombies approchaient, plus je me sentais frustrée et nerveuse. Accrochée à la manette comme à la vie, la langue coincée entre les deux, je m’efforçais d’éviter de me faire tuer. Mais à chaque fois Alex devait me réanimer, les vagues de zombies s’intensifiaient. Le joystick gauche chauffait tellement je cabrais ma visée à chaque instant pour éviter que les zombies m’éclatent la gueule. Je grommelais, pas que je sois mauvaise perdante du tout, loin de là, mais j’étais prise au jeu et je me sentais presque là-dedans. Comme si je me trouvais au rez-de-chaussée de cette maison horrible, aux couleurs nazies, zieutant les deux fenêtres du bas et laissant Ethan s’occupait de la fenêtre du fond et celle du premier étage. J’éclatais de rire à chaque fois que je visais le crâne d’un zombie. J’entendais à peine Alex à mes côtés qui se foutait de ma gueule, crispée et les doigts enserrant la manette à m’en blanchir les phalanges. Et puis Ethan a hurlé.

« Putain Bonnie !! Ton chat vient de s’éclater la gueule par terre, il bouge plus ! »
« QUOI ? ! »

J’ai lâché la manette qui s’est éclatée sur la moquette, j’me suis levée, me cognant le genou sur la table basse en bois, manquant de m’étaler en me retenant de la main droite au comptoir de la cuisine américaine. J’ai déboulé par la petite entrée de la kitchenette et j’ai vu mon chaton, assis sous la chaise en train de faire ses griffes, sans qu’il n’ait rien de cassé, bien réactif en train de faire ses conneries sur nos meubles. Je l’ai regardé faire comme ça, pendant une minute, en gros bug la bouche entrouverte et les yeux dans le vide. Et j’ai remis les épisodes dans l’ordre. Jeu de zombies, Ethan qui hurle, Bonnie qui déboule manquant de s’éclater les dents, puis Ethan qui rit. Je tourne mon visage vers le grand con, mort de rire les bras croisés sur le ventre et tordu dans sa grimace rieuse. J’ai froncé les sourcils. Espèce de petit connard. Je me suis penchée pour appeler Ea, le gratifiant d’une petite papouille puis me suis relevée.

« T’es vraiment qu’un enfoiré, tu m’as fais peur ! »

J’ai poussé la table avec une force nouvelle, partagée entre la colère et l’envie de rire. J’ai senti mon cœur faire un loupé à l’énonciation de sa phrase. Pour me venger je lui ai sauté dessus, genoux en avant, lui assénant de coups de poings qu’il évitait avec brio. Une espèce de bagarre que je ne menais pas du tout malgré mon envie. Il a empoigné mes bras et m’a repoussé avec force. Et un éclair de génie. J’ai amplifié l’élan en poussant avec mes pieds puis me suis étalée sur le sol, non sans manquer de frapper contre la table, imitant bravement le bruit d’un choc. Etalée sur le sol, j’ai feinté. J’étais une bonne comédienne, le théâtre était peut-être la seule chose que j’avais retenue et appréciée à l’école. J’ai ralenti ma respiration, le visage collé au sol, inerte et mimant le malaise avec brio. Je savais je j’étais doué, je canalisais mon envie de rire quand j’ai senti le pied d’Ethan me pousser la jambe.

« Arrête de jouer la morte, tu baves. »

Une seconde. Puis deux. Et il a accouru comme un couillon, je l’ai entendu se lever avec élan et venir se foutre à mes genoux. Il m’a d’abord secouée avec force, puis il m’a giflé, une bonne claque pour espérer me réveiller. Malgré le choc, j’ai ouvert les yeux et ait sourit, me replaçant sur un coude pendant que l’autre glissait sur ma joue pour calmer la sensation de chaleur qu’il m’avait laissée.

« Alors, ça fait peur hein ? J’T’AI EU, PEDALE ! »

Et me voilà écroulée de rire sur le sol, les genoux repliés contre mes bras refermés sur mon ventre.
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Sam 24 Aoû - 13:24

Elle a buguée, peut-être quelques secondes voir une minute entière. J’en savais rien, le joint me perturbais le temps qui s’écoulait, je n’avais plus la même notion qu’en temps normal. Mais J’aurais voulu avoir des appareils photos à la place des yeux pour immortaliser cette scène avec Bonnie, le visage blafard et son gros tas de poil qui la regardait, les griffes encore accrochées a la chaise, en mode « Maouw… J’ai rien fais j’te jure ». J’me demande encore si c’est pas une belle connerie que j’ai fais là de lui offrir ce chaton. A peine deux heures passées à jouer avec qu’elle en était déjà complètement gaga… Les animaux sont de vrais crèves cœur, regardez toutes ces vieilles qui chialent la perte de leur gros matous ou de leur chien aveugle. Ils s’y attachent comme un homme s’attacherait à un autre individu. Ca rend faible ces choses là. Et Bonnie devenait déjà faible… Remarque, j’avais ramené au de cet appartement un moyen de pression. Suffirait que je la menace de tuer Mouflette pour qu’elle fasse c’que je veux. Je me vois déjà prendre le chat par la peau du cou, un couteau sous sa gorge … « J’ai les moyens de te faire parler ! ». Hilarant.

Lorsqu’elle tourne la tête vers moi, on pourrait la comparé a ces serial Killer qui tourne la tête, lentement. Histoire de faire durer le suspens dans les films, avec leur regard qui vous tue sur place. Enfin, qui est censé vous tuez sur place. Quand t’es derrière l’écran, ca perd toute crédibilité et tout son sens j’trouve. Elle se penche pour gratouiller son chat sain et sauf et j’admire. Sans arrières pensées, ça va de soi…

« T’es vraiment qu’un enfoiré, tu m’as fais peur !
- Ah bon ? Oooh j’m’en serais jamais douté ! Quel con je fais ! »

Je lui offre mon plus beau sourire. Elle était furax. C’était trop facile avec toi… Mais attention quand Bonnie colère, Bonnie pas contente. Et quand Bonnie pas contente, Bonnie donne coup de pied dans table avec grande force imaginaire ! Et elle me saute dessus genoux en avant, poing droit sur ma gueule que j’évite avec aisance. Elle aussi c’était un chat, mais grandeur nature. Enfin, un chat obèse quoi. Elle tente de nouveau de me frapper et je l’esquive encore, en riant. Le canapé recule de quelques centimètres à force de jouer comme des cons comme ça. Elle était marrante quand elle essayait de m’frapper avec toute cette conviction qu’elle finirait par y arriver. Mais le truc avec Bonnie, c’est qu’elle croit que j’suis en béton armé et que ses coups de genoux dans les côtes m’font pas mal… mais faut pas abuser non plus hein. J’suis pas Capitain America non plus ! Allez, couché la noireaude… J’empoigne ses bras et la pousse avec une force – peut-être même un peu trop fort – et elle chute. Contre le table et contre le sol. Bon, j’vais pas cacher qu’en une fraction de seconde j’ai eu peur qu’elle s’éclate la nuque contre le coin de la petite table basse et quand je la vois pas se relever… Non, elle est maline cette petite. Elle sait jouer la comédie, j’suis sure qu’elle le fait exprès.

Je la regarde étalé là, et pousse sa jambe du bout du pied :

« Arrête de jouer la morte, tu baves. »

Pas de réaction. J’attends quelques secondes, l’air de rien. Je sens mon sang ne faire qu’un tour et mes tripes danser le carnaval de Rio. Merde, j’y ai été peut-être un peu fort. Manquerait plus que ça qu’elle soit assommée… J’espère que j’ai pas éclater son crane contre la table. Putain, mais t’es chiante toi aussi à être fragile comme du papier journal bordel ! Allez fais pas la conne. J’me mets à genoux à côté d’elle et passe deux doigts dans son cou. Bon au moins, j’sens son pouls battre. Je la prend par les épaules et la secoue

« Eh oh Princesse, déconne pas là. »

Ouais déconne pas parce que j’ai pas envie d’avoir ta putain de mort sur la conscience, ton coma ou ta commotion cérébrale. Bref, une connerie qui ferait que tu t’réveillerais pas. Toujours rien, la tête ballante… Tant pis : Plan B. J’lui assène deux grosses gifles dans la gueule, sans hésiter. Histoire de la faire revenir parmi nous. Peut-être qu’elle a prit autre chose comme drogue, un peu trop et que ça ne l’aide pas à s’réveiller. Je sens mon cœur battre comme un putain de dingue entre mes côtes. J’ai pas envie qu’elle me lâche maintenant, ni un autre jour putain.
Miracle. Ses petits yeux s’ouvrent et… Elle me sourit. Se glisse sur un coude, je me recule.

« Alors, ça fait peur hein ? J’T’AI EU, PEDALE ! »

…. Attends, j’suis pas sûre que tu sois vraiment réveiller, alors peut-être que j’vais te donner encore une GROSSE BAFFE DANS TA GUEULE. Putain, quelle conne. Merde. J’me sens à la fois soulager et humilié. Putain, j’détestais ça d’afficher mes peurs, mes angoisses, bref, un quelconque sentiment négatif. Et elle s’en était servi pour se foutre de moi. J’ai envie de la tuer. Toujours appuyé sur mes genoux, je secoue la tête complètement dépité. Ne rien laisser paraitre. Gamine va. T’es pas un chat toi putain , mais un être humain. Elle venait de comparer sa peur de voir son chat s’éclater le museau contre le sol, à la mienne de la vor morte. Ridicule. Fallait toujours qu’elle aille dans les extrêmes cette nana.Je lui cogne le front de ma paume pour la faire tomber en arrière :

« J’me suis surtout dis que t’étais un peu jeune pour mourir, t’as pas assez cotisé pour m’offrir un héritage digne de ce nom ! »

Qu’est-ce que tu crois, que j’vais chialer en disant « Oui tu m’as fais peur, j’ai cru mourir à l’idée que tu disparaisse ! » Va t’faire foutre ouais. Je me relève en venant reprendre quelques taff de mon joint, histoire de le inir. Ca va m’aider a m’détendre et à calmer le tremblement de mes mains, paarce que là j’ai envie de la jeter sous la douche glaciale pour vengeance. Bon en même temps, j’ai commencé avec son histoire du chat mais j’m’en branle.

« puis tu m’couterais trop cher en frais d’hospitalisation ou en frais d’enterrement. »

Je retourne m’assoir en l’attendant pour reprendre notre partie en cours. J’lui ai pas fais la gueule longtemps, ça dure jamais entre nous, ça part aussi vite que c’est venu et basta. On trouvait ça trop con de perdre du temps à ce genre de connerie. Alors ca gueulait parfois, un bon coup, puis après c’était finit. Et c’était bien mieux comme ça sinon la situation deviendrait vite invivable. Je reprends mon soldat en main pour surveiller le couloir du bâtiment aux couleurs nazis pendant qu’elle continue de s’enerver contre la horde de zombie qui la traque. On a du passer une heure ou deux à jouer et à se taquiner, jusqu’à ce que les effets du joints s’estompent. J’aimais bien ce type de soirée avec elle, a pas se prendre la tête. Enfin à part pour nous chamailler. Mais à bouffer, fumer, jouer. Jouir. Soirée détente, tranquille. Tout ce qui m’allait. J’suis pas un grand fervent des boites de nuit. Ce ne sont que des carré d’espace où s’enferme des amas de chair humaine, complètement défoncé, baisant à tout va. Dans une boite. Comme s’ils n’étaient que de vulgaire morceau de viande.
J’ai sentis la fatigue m’accabler les nerfs. L’idée d’aller me coucher me séduisait. Je dépose la manette et me lève :

« J’vais me coucher. »

J’ignore quelle heure il est mais je baille a m’en décrocher la machoire et c’était un signe suffisant pour aller étaler mon grand corps sous la couette. Je me dirige vers la chambre et me retourne. Parfois, Bonnie dormait sur le canapé, d’autre non. C’était selon nos envies. Certains moment on voulait être seuls, dormir sans présence. Par fatigue ou énervement. Peu importe.

« Tu viens ? »

J’vais pas te le dire deux fois et il en faut pas plus pour que tu ne me rejoigne. Elle n’aime pas les nuits trop seules, à affronter le froid glaciale d’une place vide. De mon côté, je préferais les nuits seuls. C’était pas pour rien qu’après avoir fait planer femme au 7ème ciel, je m’extirpais de ses bras un peut trop accroché à mon torse pour partir. La solitude était ce que je chérissais. La présence d’un corps m’étouffais, m’oppressais. J’savais pas trop pourquoi, peut-être que j’aimais tout simplement avoir mon espace. Avec Bonnie c’était différent. Sa présence au creux des draps ne m’avais jamais dérangé, bien au contraire. J’étais habituée à elle, même si parfois il m’est arrivé de réclamer mon indépendance nocturne. Je me glisse sous les tissus et avant qu’elle n’entre dans la chambre :

« NON. Pas de chat dans le pieu quand on dort… t’as qu’à lui fabriquer une tanière pour la nuit. »

Ouais, hors de question d’avoir toute cette boule de poil ici. Faut pas déconner non plus. J’la connaissais trop, j’étais sûre qu’avant que je ne lui dise non, elle était déjà là, derrière le mur avec Ea dans les bras entrain de réfléchir aux arguments qu’elle allait me sortir pour le faire rentrer ici. Mais rêve pas Princesse, tu peux déjà aller lui fabriquer un lit de fortune avec un de tes vieux tee-shirts et de la laine. J’attends quelques minutes, elle ne vient pas. J’hausse les épaules, si tu préfère dormir avec ton chat, c’est ton problème ma grande. Je me roule sur le côté et me laisse aller pour une petite mort de quelques heures. Oubliant le monde, oubliant les pourritures. Pour un probable froissement de tôle cauchemardesque.
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MessageSujet: Re: Scar Tissue •• ft. Ethan [ CLOSED ]   Sam 24 Aoû - 22:36

quand tu chercheras trop, à quoi tout ça rime
quand t’auras tout vendu, ton âme et ta sublime
elle te fera les gestes qui font les poésies
et puis qui sait dedans, oui ce qui fait la vie

« J’vais me coucher. Tu viens ? »

La partie est finie. Je l’ai regardé se lever, grand dadet et s’étirer en baillant. Oui, je sais que je lui ai fais peur. Peu m’importait, là, assise sur le canapé, je jouais avec le chaton à mes pieds tandis que je lui lâchai un « j’arrive » dans le vague. Il savait qu’il n’avait pas besoin de m’attendre. Je viendrais en temps voulu. Cela m’arrivait souvent, d’hériter d’une place dans son lit car la nuit j’avais du mal à dormir. Ou tout simplement parce que je n’aimais pas spécialement dormir seule quand j’étais défoncée. Même quand je ne l’étais pas. Pourquoi me refusais-je à le dire ? Le penser ? Etait-ce trop dur de me l’avouer, juste à moi-même et moi seul ? Je crois que oui. Il s’est donc dirigé vers la chambre, un peu titubant, trop plein de conneries illicites dans le sang. Ma propre vue était démantelée en petits morceaux disparates, parsemée de tâches blanches, comme si j’avais un voile vaporeux devant les yeux, tout le temps. La Marie-jeanne, une amante commune, connue, destructrice. Je me suis levée, ai attrapé la télécommande et, je ne sais pas pourquoi, au lieu d’éteindre directement, j’ai zappé. La chaîne info, c’était la première qui m’était tombée dessus. Debout, là, dans le salon tamisé par un halogène défectueux, je suis restée plantée, le bras droit avec la télécommande, plié, et immobile. Je sentais la bestiole Ea faire des tours entre mes pieds écartés d’environ vingt centimètres.

Je n’ai pas entendu les dernières paroles d’Ethan semblaient se situer entre la rigolade et la fermeté, juste des mots qui me parvenaient dans la foule incroyable des images projetées sur ma rétine. Violentes, contrastées, colorées, réalistes, filmées avec une caméra amateur, ou par celle d‘un journaliste renommé. « Conflits armés… viol… Le parti démocrate… revendications terroristes… une dizaine de blessés. »

Dans ma tête sont revenus les propos racistes, désagréables, désuets, de mon père, et de ses proches, que je devais supporter quand des diners se pointaient les samedis soirs. Quoi qu’avec le temps ces derniers se soient estompés, Vance devenu trop ivre et reclus pour perpétrer ce genre de traditions sociales. Je ne sais pas pourquoi, j’ai bugué. Je suis restée là, plusieurs minutes, qui m’ont paru durer des heures. Assise là j’ai senti quelque chose se fissurer, comme la glace sous les pas d’un imprudent. Cette doucereuse carapace dans laquelle je me suis logée depuis mon plus jeune âge, seul refuge intrinsèque, contre les agressions du monde, avait reçu des éclats de balles, subit les grêlons d’un monde et d’une réalité de laquelle je ne cessais de m’échapper. La drogue avait été ma trappe, ma porte de sortie vers autre chose. Si j’aimais tant planer et sentir les formes extérieures se mouvoir, devenir gélatine et se fixer sur les miennes, c’était pour en oubliant l’aspect anguleux, rude, tortueux. Plantée au milieu de ce salon, défoncée, dans une ville de merde appelée Caswell, j’avais un.. une.. indéfinition de l’espace temps. J’avais fuis la réalité, et elle me rattrapait. Je me confrontais aux parois externes de ma conscience, de l’aspect rugueux et étroit d’une réalité tronquée au profit de la thune, de la mondanité, de ces politiques ingrats et menteurs.

Je me sentais perdre pied. Je constatais avec effroi une peur s’insinuant dans mes veines, passer par chacune des alvéoles de mes poumons, réduire les derniers battements de mon cœur au silence. Je prenais conscience. Loin de reprendre vie, plutôt de m’écrouler sous le poids d’une évidence, si évidente justement qu’elle en paraît cachée, difficile à voir. Et pourtant. Tout était réuni, là, devant nous, toutes les preuves d’une folie bâtarde implantée dans le cerveau de la race humaine. La violence des mots, l’excès de brutalité, d’égocentrisme, de cette inclinaison pour le profit en dépit de la raison et d’une notion logique de bien-être. La justice et toutes ces conneries ne m’atteignaient pas. J’étais la première à me contrefoutre des lois. Ni les religions, ni les littératures, ni les philosophes, la raison, la force, le courage, la bravoure, le cœur, rien de tout ça ne gouvernait le monde, désormais. Terreur, panique, sang, combats, agitation, cruauté, étroitesse, différence, incohérence, intolérance, déliquescence, corruption, régression, soumission, humiliation, rétrogradés à l’état sauvage, l’instinct financier avant même celui de la survie.

Nous sommes tous sacrifiés sur l’autel de l’économie. La petitesse de nos vies devenues le prétexte pour un avenir meilleur sous l’étendard de la folie douce, celle de la politique de la transaction d’âme. Des vies pour un billet. Exploitation du cœur au profit de la terreur. Allez, espèce de connard, je vais utiliser tes fonds, ta sueur, tes tripes, les foutre dans la machine géante de la production planétaire et créer des petits salauds, tes descendants, les transformer en chair à pâté, uniquement bonne à perpétuer le schéma que tu as poursuivi toute ta vie, en croyant être le bon. Quand tu courrais après le chèque. Quand ils te taxaient. Quand le génocide foudroyait. Quand l’humain se terrait sous la cape de l’ignorance. Quelque part nous sommes tous veufs de quelque chose, de quelqu’un. Le produit d’un déchet sentimental, d’une décharge de haine, multiplié à l’abondance de besoins, d’images, d’amour crié à celui qui n’entend pas. Quand les balle traverse le corps, toi tu plantes toi même tes clous dans les paumes. Tu commences par les tiens, puis ceux de celui que tu aimes. Si tu l’aimes vraiment. Puis tes enfants, ta sœur, tes parents. On se crucifie l’un l’autre par simple égoïsme, par le déficit de principes, de valeurs, aussi grand que celui du système monétaire.

Où est mon espoir ? Enterré avec ma vue. Cécité progressive, provoquée. C’est un cri sourd, étouffé par les grands, ignorés par les petits. C’est le hurlement égotiste, exclusif, intérieur, détraqué comme celui d’un loup malade, que je n’adresse à personne d’autre qu’à ma propre petite lune. Ce cri que je fais taire à coup de chloroforme carabiné à la connerie. J’me sens conne, incroyablement fatiguée d’un coup, éprouvée par le poids des vérités que l’on se cache, en communauté. Cet acte que l’on discrimine chez les autres, on n’hésité pas à le reproduire. Par nécessité, par lâcheté. Où est l’humanité. Que devient-on, pourquoi cessons-nous de réfléchir lorsqu’il s’agit de sujets importants ? Pourquoi ai-je senti mon cœur s’arrêter de battre, le souffle manquant, l’âme craquelée, s’il m’en reste. Comment croire aux paradis multiples, aux enfers quand finalement, tout est ici. Pourquoi s’éveiller tous les matins s’il s’agit de faire face à ces horreurs ? Rendre invisible l’évidence, mettre en sourdine le bruit du monde.

et puis qui sait dedans, oui ce qui fait la vie
qu’importe les chemins que nous prendrons ensembles
qu’importe sous quels cieux, seront nos mains qui tremblent
et puis si la vieillesse, vient frapper à la porte
c’est qu’on aura vaincu, ce temps qui nous escorte
je serai avec toi, combattant impossible

J’ai tout laissé tomber, cessé de me battre, arrêté de vouloir me soulever. La révolution est désormais l’affaire des riches. L’affaire de ceux qui pourrissent les cœurs, le peuple, en prétextant le défendre. C’était le cas de tous ces hommes et ces femmes qui tuaient l’humanité à petit feu, laissaient mourir ces enfants, permettaient les guerres. J’étais peut-être la plus lâche du monde, mais mon seul refuge avait été et sera toujours ces mêmes bras. Quand l’horreur du monde piquée en mon sein, laissait échapper son poison, vénal. J’ai pris la mer, sans rame ni voile. Le vent de la raison estompé, seule, paumée sur trois fagots de bois. La seule chose que je savais faire était de confectionner cette armure insubstantielle, factice, auto-destructrice, donnant à l’ignorance du monde toute sa crédibilité. Je me fouraillais dedans, et lorsque la tempête venait, je lui échappais de cette manière. Recouverte de cette cape incroyablement dure, entrelacs de fierté, de pudeur, peur et souffrance. Contre les morsures du temps, je piquais l’intérieur de mon bras. Je m’enveloppais dans la poudre blanche pour ne pas penser à ces images sinistres, tragiques, qui s’imprimaient à l’intérieur de mon œil. J’avais l’envie d’hurler.

J’ai éteint la lumière, crée la nuit sur mon âme, plongé mon cœur dans l’océan amer. J’ai oublié de suivre la lueur, perdu le fil des saisons et des âges. Tout un être réduit à se traîner sur le sol, clocharde, marin échoué sur les rivages de la planète, de l’humanité. Je me sentais faible, lâche, incapable de me battre plus longtemps. La réalité griffait ma peau, pénétrait et déchirait mes organes. Un ours déchainé me bouffait le corps. Ballotée, incompétente, impuissante. Veule. Ils n’entendent pas le chagrin. Je chantais seul, dansais seule au milieu d’une foule qui me bousculait, ne s’empêchant pas de mordre chaque parcelle de ma peau. Finalement l’image des zombies correspondait parfaitement à cette vision de l’homme que je me trainais, puis que je refourguais dans un tiroir de ma tête que j’avais appelé « trou noir ».

C’était con. Qui l’eut cru. Ma vieillesse me semblait prématurée.
J’ai caressé le félin, l’ai à nouveau vague puis suis entrée dans la chambre. L’homme était au bord du lit comme j’étais au bord d’un ravin intérieur. Plus rien n’éclairait mon ciel. Reine d’une pauvre vie de camée, encore là à se plaindre d’un tourment infligé par la soudaine prise en main du cactus réalité.
Je n’ai pas fermé la porte de la chambre, j’ai laissé le chat venir s’installer au bout du lit, il avait choisi un pull à moi comme matelas, qui traînait au bord du pieu. J’ai poussé Ethan qui dormait déjà, et ai décidé de me blottir dans ses bras. Bien trop grand, bien trop musclé, bien trop lourd, à l’image de ma carapace il cristallisait, physiquement parlant, ce qui m’aidait à supporter les heures, les jours, les semaines. J’ai pris ses bras et les ai posé autour de moi, après m’être débarrassée de mon t-shirt. Pénitence.
Oubli.

« Bonne nuit Ethan, bonne nuit Ea. »

Il a grogné.

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