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 Space monkey •• ft. Aël

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date d'arrivée : 22/07/2013
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MessageSujet: Space monkey •• ft. Aël    Jeu 1 Aoû - 11:22

Allongée sur le sol, la conscience éthérée, immatérielle, je regardais les tâches du plafond. Quelque chose m’attirait chez elle. Ou bien était-ce simplement parce que j’étais défoncée. Un bien-être incroyable possédait chaque partie de mon corps. Je ne le sentais plus, comme si plus rien n’avait de consistance à part mes yeux peut-être. Je ne ressentais plus rien mis à part le nerf optique, tendu, crispé. La mouvement habituellement imperceptible du muscle de l’œil était décuplé, et chaque fois que je tournais le regard, il me semblait percevoir l’organe dans son entièreté. J’avais également l’impression de voir mes pensées se matérialiser au-dessus de moi. Comme si les mots dans ma tête s’écrivaient en lettres cendrées devant mes yeux. Tout ce que j’étais se retrouvait confiné en ces deux faits. Mon corps entier résidait dans mon regard, le caractère volage de mon âme se retrouvait dans ces mots insubstantiels. Je n’avais plus conscience de rien d’autre que cela. Même les pochons d’héroïne laissés par terre avec déni n’y faisaient rien, moi qui considérais la drogue comme une religion à part entière. Rien n’aurait pu me détacher de cette sensation aérienne. Je ne touchais plus terre, les soucis, les coups, le manque, le travail, plus rien n’existait. J’étais seule, égoïste, évoluant entre les formes indécises de l’appartement d’Ethan comme si j’avais appris à y nager dès ma plus tendre enfance. Je m’y voyais recroquevillée, à l’instar d’un fœtus, nue, vierge de tous bleus. Mon architecture exempte de stries causées par mes sous-vêtements de travail. C’était irréel et pourtant j’aurais aimé m’y cantonner toute ma vie. La matière dans laquelle je reposais était loin de la dureté habituelle du monde en bas, la température y était idéale, je m’y exhibais sans avoir peur de recevoir des tomates et coups de pompes. Comment voulez-vous que j’arrête de prendre la drogue si c’est pour dire adieu à ce paysage fantasmatique. Autant me couper les jambes, je tomberais tout aussi bas.

Toutes les bonnes choses ont une fin, et c’était sans compter la sonnette retentissante, désagréable, de l’appartement qui s’est mise à sonner. Je ne l’entendis pas tout de suite, les ondes sonores ne se répercutaient même pas dans mon esprit au départ. Il m’a fallut voir les vaguelettes se propager jusqu’à mon corps recroquevillé pour comprendre que quelque chose essayait d’interagir avec moi, avec mon monde. Au début je n’entendais qu’un faible son, étouffé, puis en quelques secondes il est devenu criard, tordu, recollé au petit bonheur la chance. Peu à peu j’ai repris conscience de la moquette dans mon dos, de mes mains à plats sur elle, paumes contre terre. La résonnance de la sonnette rencontrait brutalement ma boite crânienne, et je voyais mon petit monde en guimauve s’éloigner, se désagréger pour redevenir les formes sèches, arthritiques, anguleuses de l’appartement.

Je n’avais pas conscience de l’heure. Pourquoi Ethan sonnait si fort ? Il avait du oublier ses clefs. Mais j’étais incapable de bouger. C’est, en quelque sorte, l’insistance de la sonnette qui força mon être à sortir de sa stase. Je me suis redressée comme si j’avais été allongée dans l’eau des heures durant. Insolée, aspirée vers le vide, j’ai attendu quelques secondes avant de retrouver mon équilibre et que ma vision du monde se stabilise. J’ai porté ma main à mon visage, je savais que j’avais l’air d’une loque. Les cheveux en bataille, le maquillage coulé, une vraie putain de petite junkie. Et cette foutue sonnette qui retentissait dans l’appart. Je grommelai.

Je me rendais compte que j’étais en boxer et soutif, tout à fait normal dans cet appartement où je me plaisais à me balader nue ou à demi, la plupart du temps. Relevée, difficilement, j’ai posé ma main sur le bord du canapé, pour retrouver mes esprits, une minute durant. Je ne sais pas combien de temps la symphonie de la sonnette avait durée, mais j’y mettais fin, avec un poil d’hostilité.

« Bordel, deux secondes, j’arrive ! »

J’ai donc juste enfilé un t-shirt gris, col rond, me souciant à peine mon apparence. Je devais avoir l’air de celle qui venait à peine de se lever, mais je m’en contrefoutais, d’autant plus si c’était Ethan qui se ramenait et faisait un boucan d’enfer. La sonnette s’était arrêtée de retentir, et j’en poussai un soupir de soulagement. Pour la peine, t’allais devoir attendre mon coco. Je pris un verre d’eau, y plongeai un aspirine, en profitai pour prendre un cachet de tranquillisant pour calmer la redescente d’héroïne et me mit à chercher mes clefs. Le sac épandu sur le canapé, je les ai récupérées, bien décidées à ouvrir la porte bien énervée pour engueuler le californien. D’un pas à peine assuré, titubant, j’ai avancé vers la porte, en l’ouvrant en grand et comme une brute, le corps tendu.

« Putain de merde tu… Ah, c’est toi, merde, désolée. La sonnette t’aurais pu éviter tête de nœud. »

Je n’avais pas caché ma surprise, et tout mon corps figé de colère, sur la pointe des pieds, s’était démantelé. Retournée à pieds plats, les hanches cambrées et les épaules affaissées, j’ai souris à Aël, un sourire de gamine enchantée. Je lui fis le geste l’invitant à entrer mais ça n’était visiblement pas nécessaire, il faisait sa vie. La porte fermée derrière lui, je la bouclais à double-tour, et rejoint mon visiteur dans le salon, rangeant les deux-trois affaires trainantes. Je pensais tellement qu’il s’agissait d’Ethan que je n’avais pas pris la peine de ranger la came, ce que je fis en vitesse, balancée dans mon sac à main, repliant à la va-vite mon jean et sweat sur le bord du canapé.
J’étais contente de le voir. J’aimais bien ce mec, c’était bien l’un des seuls dans cette ville. Et pourtant il était né ici mais ne semblait pas avoir été touché par le gène de la connerie raciste et perverse des gens du coin. Ça me plaisait bien, d’autant plus qu’au pieu je ne me plaignais pas, j’y revenais même, et sa franchise répondait à la mienne. Parfois son ton franchement honnête et sans détour me brusquait, mais je commençais à m’y faire. La seule chose qui me faisait un peu chier, c’était sa manière de se pointer comme un roi, à sa guise et sa manie de me bombarder de sms. Je déteste, hais, j’exècre les portables et il semblait s’en amuser. Derrière le comptoir de la cuisine dite « américaine » ( mon cul, ouais. ) je le fixai, accoudée au comptoir.

« Tu veux quelque chose, café, j’sais pas ? Qu’est-ce-que tu fous ici ? T’aurais pas pu me prévenir ou t’étais trop occupé pour me faire un sms intelligible et justifié cette fois ? »

Je lui souriais, le taquinant à volonté. Je savais qu’Alexander ne voyait pas cette relation d’un bon œil, mais je m’en fichais. Après tout, c’est pas moi qui me tapait les putes du quartier ! Je faisais mon café, à moi, et regardais si je n’avais pas de texto du californien, ou en tout cas j’essayais, il me fallut bien cinq minutes pour accéder au menu des messages. Quelle connerie. Rien. La mal de crâne commençait à se dissiper et mes nerfs se détendaient. Merci les tranquillisants.

« Alors, quoi de neuf ? »
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MessageSujet: Re: Space monkey •• ft. Aël    Jeu 1 Aoû - 19:44

L'humeur de l'Irlandais est... Massacrante. Comme à chaque qu'il sort de son psy. Comme à chaque fois qu'il doit se forcer à aller voir un connard pour lui raconter sa vie afin que ce dernier se permette de tout critiquer. De lui dire ce qu'il devrait faire, ou non. Ce qu'il devrait dire, ce qu'il devrait prendre. Mais merde, si l'irlandais avait réussi à s'en sortir jusqu'à maintenant, c'était pas grâce à lui. Mais Ma' était persuadé du contraire. Persuadé que si il parlait s'était grâce au psy, persuadée que si il avait pu faire ses études s'étaient grâce à ses putains de cachets, et que si aujourd'hui il était bien intégré dans la ville, c'était grâce à ces séances... Foutaises, conneries qu'il lui cracherait bien à la gueule si il ne s'agissait pas de sa grand mère. Il a parlé parce qu'il pensait qu'on ne le ramènerai plus chez le psy, les cours il les a suivit parce qu'il voulait s'adapter, et si il est intégré dans la ville, c'est parce que jour après jour, il fait des putains d'efforts ! Le psy n'a rien à y voir. Il lui fait perdre son temps et son argent. Ce n'est qu'un gratte papier, persuadé de savoir ce qui est le mieux pour lui, alors qu'il n'est même pas capable de résoudre ses propres problèmes avec sa femme. ça saute aux yeux qu'il est sur le point de divorcé. Ses horribles chemises qui ne sont plus repassés, sa barbe ridicule de trois jours, ses cernes, et son alliance qu'il ne cesse de triturer... Sérieusement avant de soigner les autres, il ferait bien de se soigner tout seul.
Du coup, Aël s'est foutu de sa gueule durant toute la séance, racontant connerie sur connerie, et mensonge sur mensonge.... Malheureusement pour lui, le psy le connait bien et il savait pertinemment que l'Irlandais lui mentait avec l'assurance de la vérité.

ça le fait foutrement bien chier que le psy le connaisse suffisamment pour savoir quand il ment. ça prouve bien que cela fait trop longtemps qu'il va le voir et qu'il est grand temps d'arrêter. Il ne veut plus. Il n'en peut plus de ce type qui le ramène constamment à son autisme. Merde. Il s'en sort très bien sans lui. Il n'a pas besoin de lui. Et Ma' ferait bien de se le rentrer dans le crâne. Parce qu'il ne va pas continuer longtemps ce cinéma. Il est majeur, merde ! Il a un travail, un salaire, un toit... Alors qu'on ne vienne pas lui péter les couilles...
C'est d'ailleurs pour éviter une énième dispute qu'il se décide à ne pas rentrer. Il est hors de question de croiser le regard tout content de sa grand mère, et l'entendre pour la centième fois lui demander si ça c'est bien passé, si il se sent mieux ou si il a quelque chose à lui dire. Parce que vu son humeur, ça finira par une dispute et il ne veut pas lui infliger ça.
Non, ce qu'il faut c'est qu'il se vide l'esprit, que sa mauvaise humeur le quitte et qu'il passe une bonne soirée... Il hésite... Longuement sur sa moto, avant de finalement se décider. Il sait où il va. Il sait qui il va voir. Et sans prévenir, c'est d'autant plus fun.

Il roule. Sans se soucier de la vitesse. Sans soucier du risque ou du vent glacial qu'il ne ressent de toute façon pas. Comme à son habitue, il est en t-shirt alors que la température imposerait pull et blouson, mais il s'en moque royalement.
Il ne s'arrête que devant un immeuble, un léger sourire aux lèvres. Bonnie. Là maintenant, il n'y a qu'elle qu'il veut voir. Pour une partie de baise, pour se foutre en l'air avec quelques doses, pour l'entendre gueuler... Parce que oui, l'entendre gueuler le met toujours de bonne humeur. Même lorsqu'ils en viennent à se gueuler dessus, et parfois aux mains. Il adore la haïr, il adore lui en faire baver, il adore le personnage... Il ne la connait pas depuis longtemps, mais elle fait déjà partie du cercle restreint d'ami d'Aël...
Histoire de bien commencer leur soirée, le jeune homme s'amuse de la sonnette... Bon, il n'y a pas que ça qui le fais recommencer à appuyer sur le bouton... Il adore les sons forts, tout ce qui chamboule son ouïe. Hyposensibilité que ça s'appelle... Vu que son psy tient à mettre un mot pour tout, autant s'en servir.

Quand elle ouvre la porte, il sourit. Ravi qu'elle ne s'attende pas à le voir lui. Qu'importe qui elle attendait. Un plan cul, un client,... Rien à foutre.
- et me priver de te faire chier ? Rêve pas, Bitch.
Sans y être inviter, il rentre. Après tout, il est déjà venu ici sans se soucier de savoir si il serait le bienvenu, ce n'est pas pour attendre qu'elle se rappelle des politesses les plus élémentaires. Il jette un coup d'oeil à la salle et sourit. Non, définitivement elle ne s'attendait pas à sa venu, et tout aussi visiblement, elle avait de quoi passer une bonne soirée.
- Non. Rien. Pour l'instant... et te prévenir pour quoi ? Le temps que tu lises mon sms, j'aurai déjà frappé à ta porte... alors commence pas.
Il s'installe dans le canapé, un sourire sur ses fines lèvres. - Pas grand chose. Je sors de chez le psy, je suis de mauvaise humeur... Je comptais sur toi pour y remédier.
Il relève ses yeux vers la jeune femme. -Du coup, si tu as quelque chose de prévu, tu annules, et vu que je suis charmant, je peux même envoyer le sms à ta place. Il sort son paquet de clope et s'en allume une, gardant son zippo entre ses mains pour concentrer son attention sur la flamme... Si il n'était pas venu ici, il aurait sans doute été joué avec le feu... L'avantage, c'est qu'avec Bonnie, ce n'est pas exclu non plus.


those hells bells, my temperature's high, hells bells, across the sky, hells bells, they're taking you down, hells bells, they're dragging you down, hells bells, gonna split the night, hells bells, there's no way to fight
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MessageSujet: Re: Space monkey •• ft. Aël    Jeu 1 Aoû - 21:05

« Et me priver de te faire chier ? Rêve pas, Bitch. »

Je levai les yeux au ciel. Il m’exaspérait parfois et je ne m’embêtais pas pour le lui montrer. Je claquai la porte derrière lui et allais faire mon café. Je m’imposais une petite de séance de rangement, néanmoins, juste avant, car je connaissais sa propension à vouloir tout ordonner. Je crois qu’il détestait le désordre, peut-être était-ce l’un de ses nombreux tocs. Je savais que c’était un mec spécial, il avait quelque chose d’autre. Ok, il était dérangé. Mais aurais-je pu me vanter que je ne l’étais pas non plus ? C’est clair que non. La sonnette retentit encore dans ma tête et chaque fois que je bute malencontreusement contre l’un de mes meubles, les ondes sonores se répercutent jusqu’au fond de ma boite crânienne. Ce qui est légèrement agaçant et la faute de ce connard assis comme un roi sur mon canapé. Je savais qu’Ethan devait rentrer tôt ce soir, je regardai rapidement l’heure. Nous avions encore pas mal de temps, alors je poussai un soupire de bien-être. Les tranquillisants faisaient peu à peu leur effet, ce qui devait clairement se voir sur les traits de mon visage qui se détendaient.

Une fois le bazar légèrement rangé, les cachets posés dans mon sac à main, j’allais donc nous servir à boire. Personnellement, c’était café, je devais me réveiller du coma dans lequel j’étais douillettement posée avant qu’il ne vienne foutre le bordel dans ma tête. Je lui tirai la langue, il savait parfaitement mon incapacité à utiliser un portable correctement alors que lui raffolait de ces gadgets que je considérais inutiles. Je soupirai, exaspérée de nouveau par ses paroles. Rien à foutre, là je me sentais plutôt inapte à une conversation normale même si malgré tout, je lui souriais, avec plaisir. Il était drôle et sa connerie était aussi élevée que sa partie.. weird. Le seul mot que j’arrivais à utiliser pour le qualifier. Je ne le connaissais pas réellement depuis longtemps mais peu m’importait. On avait accroché. Je me souviens parfaitement de notre rencontre et il devrait en être flatté, moi qui ne me souvenais jamais de rien.

« Pas grand chose. Je sors de chez le psy, je suis de mauvaise humeur... Je comptais sur toi pour y remédier. Du coup, si tu as quelque chose de prévu, tu annules, et vu que je suis charmant, je peux même envoyer le sms à ta place. »

Je lâchai ce que j’étais en train de faire, c’est-à-dire encore mon café, que j’arrivais pas à boucler, fatiguée, et poser les deux mains à plats sur le comptoir. Je penchai la tête en la secouant, les yeux plissés.

« Non mais t’es pas gonflé toi, ma parole. J’aurais pu recevoir le président, t’en aurais rien eu à foutre. Tu m’fais chier Aël. »

Je lui décochai un sourire à la Bonnie, en lui tirant la langue. Il savait pertinemment que je rigolais, même si, si j’avais quelque chose à lui dire, je n’hésitais pas. Pour n’importe quoi d’ailleurs, pour baiser, pour prendre un shoot, pour le renvoyer chier. Plusieurs fois on en est venu aux mains, tout de même. Je n’avais pas hésité à le mordre, mais j’ai découvert que ce con ne sentait rien. Par contre moi, c’était tout l’inverse, bien que je ne sois pas spécialement douillette, je n’avais pas spécialement de force. Et il était violent. Une ou deux fois, ça avait commencé au pieu, puis aux mains, pour terminer au pieu. On était des tarés. C’est bien pour ce côté là de notre relation qu’Ethan gardait constamment un œil sur nous. Je savais qu’il ne supportais pas qu’on me fasse du mal, et l’inverse était égal. Je n’avais peut-être pas grand chose dans les bras, mais on touchait à Ethan, et je me transformais volontiers en Godzilla. Enfin bref, là je confrontais Aël, terminait mon café et lorsque je le vis sortir sa clope, j’en fis de même. Je m’approchai de lui, utilisais sa flamme pour allumer ma cigarette en lui souriant, passais délicatement mes doigts sur la flamme comme j’aimais le faire. J’aimais le feu, je trouvais que ça me représentait bien, moi et mon sale caractère, ma chevelure rousse flamboyante. Peut-être la chose dont j’étais le plus fière. Je vins me poster à sa droite dans le canapé, la tasse de café dans la main, la clope dans l’autre.

« Alors il t’as fait chier pourquoi cette fois ? Si tu veux je vais le voir, j’suis bonne négociatrice ! »

Je lui donnai un coup de coude, en riant. Peut-être oui était-il spécial mais je me doutais que le psy n’était surement plus ce qui lui convenait. Je le regardai jouer avec sa flamme en jetant un coup d’œil à la pendule accrochée au dessus de ma cafetière. Il n’était pas encore temps. J’avalai mon café d’une traite, histoire que tout aille plus vite. Les coudes sur mes genoux, la tête dans les mains, la tasse posée à mes pieds, je respirais doucement, cette histoire de mal de crâne me pesait. Mais je n’allais pas rester là voyons, s’il était là et qu’il demandait de la distraction, je n’allais pas faillir à ma tâche.

« Bon, mon garçon, j’te propose d’abord de nous poser un peu ici, écouter un peu de musique et… »

J’ouvris mon sac, en sortit le pochon avec les cachets d’ecstasy, et le secouait à côté de mon visage, en mordant ma lèvre.

« Etttt on se fait un petit shoot et après… Après je sais pas, mais c’est moi qui décide ! On bouge ce soir ! »

Télécommande en main, j’allumais la chaine, un son criard s’en éleva et je changeais immédiatement. Il nous fallait quelque chose de plus posé, de plus grunge, posé. Quelque chose que j’adorais, ce mec à la voix rocailleuse était l’un des meilleurs. Oui, c’est et c’en est presque adolescent, mais j’aimais bien Nirvana. Je lui balançai la télécommande, à lui de changer et de mettre ce qui lui plaisait, peu m’importait. J’avalai déjà deux cachets d’escta, et lui lançai également le pochon. Je savais que les effets ne viendront que d’ici quarante-cinq minutes, mais je savais mettre l’ambiance et que ne ferais-je pas pour la tête de con posée dans mon canap. Je sais pas pourquoi, une envie me pris, je me suis mise à frapper mes pieds sur le sol en sautant, secouant ma tignasse rousse, en riant comme une abrutie. La clope entre mes doigts, je ne m’empêchai pas de laisser éclater ma joie nouvelle. Un coup d’œil vers l’heure de nouveau, ce qui, je le savais, ne lui échapperait pas, mais peu m’importait. Je ne voulais pas confronter leurs deux têtes chaudes, je savais ce qu’il en résulterait.

« Allez, ce soir t’oublies le psy, le bazar tout ça, c’est toi et moi maintenant ! »
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MessageSujet: Re: Space monkey •• ft. Aël    Ven 9 Aoû - 20:16

Il savait qu'il avait bien fait de venir ici. Bonnie avait beau ne pas poser des masses de question, elle avait très clairement comprit que le désordre n'arrangeait rien à son humeur... Pour une fois que ce n'est pas à lui de remettre de l'ordre. Il le sait que ça arrange tout le monde qu'il est besoin de rangement. Ma' n'a jamais eut à s'en plaindre, les KoS en jouent et le reste du monde ne crâche pas sur l'ordre qu'apporte l'Irlandais quand il vient faire un tour chez eux. Là, il a besoin de rien faire. De rien dire. Elle le fait, et c'est tout. Certes, il y aurait encore à refaire, mais il prends sur lui pour ne pas se lever et finir le travail. Du coup, il évite de regarder la pièce dans son ensemble et concentre son attention sur la jeune femme. Ses courbes qui frôlent avec la perfection, sa chevelure rousse, rougeoyante comme les flammes d'un brasier... c'est sans doute ce qu'il aime le plus chez elle. A chaque fois qu'il la regarde, il a l'impression de voir le feu se consumer, sans jamais faiblir. C'est beau. Magnifique. Captivant. Et tous ses reflets dans chacune de ses mèches, c'est presque aussi parfait que les flammes.
Il suit du regard chacun de ses mouvements, se perdant dans le mouvement de ses cheveux. Chaque balancement, chaque pas, chaque changement... C'est divin.
Il en oublie sa mauvaise humeur durant tout le temps de sa rêverie. Un fois son ménage finit, enfin semblant de ménage, il la suit des yeux jusqu'à la cuisine, avant de s'étirer. Il a nettement remarquer que quelque chose clochait... - Toi, tu ne m'as pas attendu pour te défoncer... Ce n'est pas très sympas, ça. Non, il n'abuse pas. C'est tout à fait normal de débarquer à l'improviste, et de se plaindre... Enfin pour lui.

Il appui sa tête contre le canapé et referme quelques secondes les yeux. Putain de psy à la con. Putain de théorie à la con. Putain d'handicap. Putain de vie. Merde. Pourquoi tout le monde voulait il l'aider ? On ne pouvait pas le laisser seul dans son coin ? Il se démerdait très bien tout seul, il n'avait pas besoin qu'on lui tende la main, il n'avait jamais rien demander à personne, lui. Jamais.
C'est les autres qui avaient besoin de nommer sa différence. Et pas une seconde il ne cherchait à la comprendre. Non, forcément, c'était lui qui clochait. Pas le reste du monde. C'était lui qui devait changer pour s'adapter et pas l'inverse. Foutaises.
Il secoua la tête, sa mauvaise humeur le taraudant. C'était dur pour lui, de se sortir une idée de la tête. Elle avait tendance à lui tourner dans le crâne, encore et encore, comme une obsession. Et son aversion pour le Psy ne datait pas d'aujourd'hui. - Exactement. J'en aurai rien eut à foutre... De toute façon, le président est pas près de foutre les pieds ici.
Il ouvre les yeux pour la regarder de nouveau, un léger sourire venant faire écho au sien. Elle a un don, c'est indéniable. Le don de savoir dire ce qu'il faut, ou se taire quand il le faut. Il se félicite de son choix. A cette seconde, il ne voudrait être nulle part ailleurs.

- Il m'a prit la tête sur le faîte que mentir durant nos séances, nous aiderait en rien à avancer.... Sérieux... Il croit quoi ? Que j'ai besoin de lui pour aller de l'avant ? J'ai jamais rien demandé à personne.
Il grogne, il peste, sa mauvaise humeur jamais très loin quand on parle de son très cher psy. Dieu qu'il peut le détester. C'est une des personnes qu'il buterai volontiers, sans aucun état d'âme. Une morte lente, douloureuse, désagréable à souhait... Exactement tout ce qu'il ressentait à chaque fois qu'il devait se rendre dans cette foutu salle d'attente... Et le pire, du pire, c'est bien qu'à chaque fois, le psy avait du retard, et il était persuadé qu'il le faisait exprès, juste pour le faire chier, juste parce qu'il savait à quel point il n'aimait pas perdre son temps.
- Alors crois moi, si je devais lui envoyer quelqu'un ça ne serait pas une négociatrice. Mes doigts s'écrasent sur la flamme de mon zipo après qu'elle ait allumé sa clope. IL ne ressent pas la douleur évidemment, mais parfois, il aimerait connaitre ce genre de chose, comme la sensation des flammes léchant ses doigts.

Sa mauvaise humeur ne l'empêcha pas de voir l'état de Bonnie... Il posa ses yeux sur elle, et glissa ses doigts dans ses cheveux roux. Sans rien demander. Si elle avait quelque chose à dire, qu'elle le fasse, après tout, dans le genre grande gueule on ne faisait pas mieux.
- Va pour la musique, le shoot... Et pour la sortie. Mais je te préviens, casses pas trop les couilles. Il la connaissait suffisamment pour savoir qu'elle voudrait l'emmener.... n'importe où. Trop folle pour être prévisible, et Aël adorait ce trait de caractère chez la jeune femme, qu'il était chiant de savoir à l'avance ce qui l'attendait. Certes, il n'aimait pas les surprises, mais un peu de mystère ne tuait personne, bien au contraire.
L’irlandais chope la télécommande en même temps que le sachet d'exta. Il pose le premier truc pour ouvrir le second en sortant deux cachets. Ma' le tuerait pour prendre de pareil chose. Mais deux cachets de temps à autre ne font pas de lui un junkie... Et dans la famille, on connaissait bien les Junkies... Celle qu'il devrait appeler maman en était la preuve vivante. Une épave, tout juste bonne à venir lui taxer son fric une ou deux fois par mois.

Il sourit légèrement en la voyant faire, ses sens bien en éveil. La musique était bonne, forte, rythmé, tout ce qu'il aimait. Son regard se perdait dans la chevelure rousse, qu'il effleurait parfois de ses doigts. - J'oublie tout... Mais fait de même. A regarder l'heure comme ça, tu me rendrai presque nerveux. Presque. Il garde un léger sourire et lui vole un baiser.


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MessageSujet: Re: Space monkey •• ft. Aël    Ven 9 Aoû - 22:23


« Va pour la musique, le shoot... Et pour la sortie. Mais je te préviens, casses pas trop les couilles. »
« Tu fermes ta grande gueule de toutes façons, p’tit con ! Je décide, et tu sais bien que je suis la meilleure casse-couilles de toute la planète. »

Il glissait ses doigts dans mes cheveux. Ces gestes, qui me paraissaient tendres au départ me rebutaient, avant. Jusqu’à que je comprenne qu’il était juste fou de mes cheveux, je ne savais pas spécialement pourquoi. Certes, ils étaient beaux, plutôt longs et je les entretenais. Cette couleur, qui ne m’était pas naturelle au départ était celle que j’avais choisie des années plus tôt. Je ne quittais jamais ces reflets flamboyants pour la simple et bonne raison qu’ils me faisaient penser aux flammes d’un gigantesque feu, soit l’excitation totale. C’était ce qui m’allait le mieux et ce qui me correspondait également de la même manière. J’avais un caractère prompt à exploser à n’importe quel moment, un naturel de feu, justement. J’adorais ça. C’était surement la seule chose qui, intrinsèquement, me plaisait dans ma personnalité. Physiquement je n’avais surement pas à me plaindre, et je le savais. Une danseuse qui a honte de son corps, ça se voit, sur scène. Je ne faisais pas particulièrement de sport pour en arriver là, disons que la nature m’avait gâtée, et plus d’un en était satisfait. Danseuse ou celle qui maîtrise son déhanché à la perfection.

« J'oublie tout... Mais fait de même. A regarder l'heure comme ça, tu me rendrais presque nerveux. »

Je lui tirai la langue, une nouvelle fois. L’envoyer chier en silence était un art que je maîtrisais à la perfection. Et il attrapa mes lèvres dans un baiser, volé. Je n’avais pas cillé un seul instant. J’avais toujours du mal avec ce genre de petites attentions, c’était étrange. Ça me rappelait les moments tendres que nous avions après maintes péripéties avec Ethan et ça me donnait froid dans le dos. Tout d’abord parce que la tendresse c’est pas mon crédo. Et ensuite parce que j’avais toujours la flippe de m’attacher, alors que je me refusais à toute liaison. Bon, ok, il faut dire qu’avec Aël c’était un peu différent. Et de toutes façons, quoi que je dise, ce mec faisait toujours ce qui lui plaisait dans l’instant, et c’était aussi pour ça que je l’aimais bien. Il se prenait pas la tête à tergiverser, à hésiter pendant des heures. Il pensait, et faisait. Point. Un peu comme moi, mais encore plus ardu, plus pointu dans ses décisions. Déterminé, précis, comme la plupart de ses manies. Il avait l’esprit logique, possédait une clarté assez étrange, qui lui disait quoi faire. Je savais pertinemment que le rangement que j’avais fait n’était pas suffisant, par exemple, mais je n’y pouvais rien. J’étais bordélique, il était maniaque, si on pouvait dire ça, et sur ça comme sur beaucoup d’autres choses nous étions l’exact contraire. C’était drôle. Parfois ça nous amenait  des confrontations violentes mais ce connard ne sentait pas la douleur et n’était pas particulièrement plus doux simplement parce que j’étais une femme. L’indistinction des sexes, comme ma bisexualité, me faisait plaisir même si c’était à double-tranchant comme dans ce genre de situation. Puis merde, j’étais pas une fillette quoi.

« C’est juste qu’Ethan va bientôt rentrer. J’crois que ça lui a pas plut l’autre coup là. Oh tiens au fait faut que j’te présente quelqu’un ! »

Je me levai, en sentant les effets de l’héroïne commencer à apparaître, en plus de mon premier shoot, doucement, mais sans plus. Je sentais juste mes doigts fourmiller, la plante de mes pieds également au contact de la moquette du salon. C’était génial. Je savais que j’allais passer une bonne soirée. J’allais donc dans la chambre d’Ethan et récupérait Ea, ma petite boule de poil toute rousse qui avait déjà grandit depuis son arrivée dans la maison. Je le réveillais et le portai à ma poitrine, d’une manière presque maternelle. Je m’étais attachée à cette boule de poil qui m’adorait tout autant. Une fois réveillé, Ea était une putain de crapule. Aussi hyperactif que moi, il était assez chiant de le tenir car il ne tenait pas en place et avait tendance à essayer de boxer avec ses toutes petites pattes trop mignonnes. J’avoue, j’étais gaga. Revenue dans le salon, je présentais le chaton à Aël, les yeux brillants.

« C’est Ea, mon nouveau bébé. Rah il est trop mignon ! Devine c’que son prénom veut dire. »

J’étirai mes lèvres en un large sourire en lui refilant le chaton incapable de rester immobile. Il bougeait dans tous les sens, essayait d’attraper sa queue puis ses propres pattes comme un con. Assise de nouveau à côté d’Aël, je reprenais une cigarette, inspirant puis expirant ma fumée avec un plaisir non dissimulé. La nicotine ou le deuxième nom du paradis. C’était toujours super agréable de sentir la fumée remplir mes poumons puis s’en échapper avec volupté. Les arabesques et les volutes qu’elle formait étaient superbes, très artistiques.

« Ethan me l’a ramené après que tu sois passé la dernière fois. Avant ça il m’a gratifiée d’un seau d’eau glacée dans ma douche. Enfin bref, je crois qu’il est comme moi, imprévisible et toujours en action. Avoue, il est trop mignon ! »

Je gratouillais les oreilles du chaton qui ronronnait, confortablement posé sur Aël, tranquille.

« Hé, Ea, t’as pris ma place là, p’tit con. »

Je souriais à la bestiole, puis à Aël. Je crois que j’étais complètement gaga de cette boule de poil, j’adorais l’entendre miauler comme s’il venait toute une serre de cactus. Comme Simba quoi, quand il n’arrive pas à miauler. Un petit castrat. M’enfin, c’était l’heure de se bouger, bordel de merde ! On allait pas rester là toute notre vie ouais ! La drogue qui commençait à se faire ressentir était la sonnette d’alarme pour dire : allez les gars, on va faire un tour n’importe où. Les sorties avec Aël étaient toujours cools. D’autant plus que la défonce, nous la supportions bien. Et ça, c’était cool. L’héroïne, ma maitresse.

« Deux s’condes, et c’est parti, je vais te faire oublier ton psy et ta mauvaise humeur moi. En deux trois tours ! »

Debout, la clope entre les lèvres, je jetai mon tshirt à terre sans me soucier de son regard planté sur ma peau, ou non. Je n’étais pas du genre pudique, encore moins avec Aël. Je faisais des allers retours à moitié à poil entre mes affaires, foutues en bordel dans mon sac de sport dans la cuisine américaine et la chambre d’Ethan. D’abord en culotte t-shirt, puis en jean soutif. Je faisais n’importe quoi, n’arrivant pas à me décider. Mais je crois que tous mes choix vestimentaires allaient être compromis par la conso excessive de drogue que je venais de prendre entre avant et après l’arrivée d’Aêl, soit en moins d’une heure. J’étais complètement défoncée et il devait bien le voir. Mais j’adorais ça, j’étais calme et en même temps complètement speed. Un p’tit tour rapide dans la salle de bain, démaquillée puis de nouveau, un peu de crayon et un gloss à la con, je revins me planter devant lui dans le living, la clope toujours au bec, deux t-shirts dans la main. A tour de rôle je mettais l’un et l’autre devant ma poitrine et le questionnai.

« Le premier, ou celui-là ? Et après on s’casse, j’ai envie de sortir et crois moi tu vas bouger ton petit cul de tapette, bitch. »
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MessageSujet: Re: Space monkey •• ft. Aël    Dim 18 Aoû - 12:10


- Je ne sais pas si tu es la meilleurs, mais la pire casse couilles, ça c'est sur.
Léger sourire. Y'a bien que Bonnie pour lui parler de la sorte. Un autre se serait déjà prit un bon coup, une autre aurait été envoyé se faire foutre ailleurs. Mais avec la jolie rousse, ça passait comme une lettre à la poste. ça faisait partie de son charme. Du personnage. Aël la trouvait complète. Elle ne faisait pas les choses à moitié, était toujours la première à le faire chier et d'une vulgarité sans borne. Elle était attachante, parce qu'elle ne se cachait pas derrière un quelconque masque. Elle était ce qu'elle était. Et elle s'assumait comme ça. Certes parfois, ça dégénérait. Et ses mots le mettaient tellement hors de lui qu'ils en venaient aux mains, mais toujours ça se finissait par des étreintes au combien brûlantes. Le genre qui laisse un souvenir mémorable. Qui se grave dans son esprit, aussi surement que les griffures qu'elle laisse souvent sur sa chair. Rien que d'y penser...
Il laisse son regard courir sur son corps. Corps qu'il connait par coeur et pourrait dessiner les yeux fermés, si seulement il avait le moindre talent artistique... Il la regarde, jusqu'à ce qu'elle fixe une fois encore l'heure. Oh il se doute bien qu'elle ne se fait pas chier avec lui, mais il ne peut s'empêcher de lui faire une remarque, à laquelle elle réponds par un tirage de langue et un silence bien sentit. Lui, en profite pour lui voler un baiser. Juste parce qu'il en avait envie.
Aël est tendre, Aël est violent. Aël est un contraste.

Il referme les yeux, laissant doucement les premiers effets des cachets avalés s'installer dans son esprit. Bientôt le psy ne sera qu'un mauvais souvenir. Bientôt il n'aurait plus rien dans la tête, si ce n'est des belles images colorés et des pensées funs. Couplé à Bonnie, la soirée ne pourra être que fantastique... Ouais, sauf si, effectivement Alex débarque. Dieu qu'il ne peut pas l'encadrer. Ce type lui est anthipatique, et si jamais un jour ça devait arriver, il n'hésiterait pas une seconde à lui casser la gueule. Pour se défouler, pour lui faire payer, pour lui prouver qu'il ne le craint pas. A ses yeux, ce n'est qu'un con comme il en existe que trop. Un con qui gangrénait Bonnie. Elle n'avait qu'un défaut et c'était bien ce poids mort qu'elle se trimballait. Oh, il n'était pas jaloux, mais ce type n'était qu'un connard.
- Rien à foutre qu'il ne soit pas content....
Et il n'allait pas fuir sous prétexte que l'autre con n'allait pas tarder à rentrer. Non mais oh. Manquerait plus qu'il fuit la queue entre les jambes, sous prétexte que monsieur l'avait mauvaise.

Il lève un sourcil intrigué, après avoir cogité le reste de ses paroles: quelqu'un à lui présenter ? Mais c'était quoi cette nouvelle connerie ? Il la suit du regard jusqu'à ce qu'elle revienne avec.... Un chaton. Aêl ne peut empêcher un léger sourire et regarde la boule de poil. L'Irlandais à toujours préférés les animaux aux Hommes. Ils sont plus.... Ou moins... En faîte, il ne sait pas trop. Mais il trouve ça fun. - Je ne suis pas sur de vouloir le savoir... Même si il était quasiment sur qu'elle le lui balancerait quand même. Souvent Bonnie se moque bien des réponses et elle n'en faisait qu'à sa tête. Si elle demandait, c'était juste histoire de faire comme si l'avis des autres l’intéressait, alors qu'au fond, elle en avait profondément rien à foutre. Un peu comme lui d'ailleurs.
Il caresse le chaton, appréciant sa robe. Rousse. ça colle bien avec Bonnie ça.

Sourire. Un seau d'eau glacé. ça le tue de le reconnaitre, mais Alex fait preuve d'une imagination remarquable pour faire chier la rousse. - Ouais... Il est... Mignon...
Il regarde la boule de poil qui s'installe confortablement sur ses jambes, prenant ses aises. C'est vrai qu'il y avait comme un air en commun avec Bonnie. Il sourit légèrement et s'allume à son tour une cigarette, gardant son zippo dans la main.
La jeune femme lui annonce que dans deux secondes ils sont partie... Ouais autant dire que dans un bon quart d'heure ils seront encore là. ça ne dérange pas particuliérement Aël qui se verrait bien passer la soirée le cul dans le canapé.
Doucement mais surement la dope fait son effet. Aël peut presque sentir le sang coulé dans ses veines transportant avec lui les effets qui se rependent peu à peu dans tout son être. Une décharge. Un frisson. Le début de la fin des emmerdes. Le début du commencement de la soirée. Enfin, si madame se décide. Il aimerait pouvoir dire que c'est la drogue qui la met dans cet état, mais il a un doute..

Quand elle se repointe devant lui avec deux t-shirt, il pose doucement le chaton sur le canapé et se redresse. Il la regarde quelques instants. - Le second. Quand au premier, rends toi service et brûle le. Objectif, comme à son habitude. - Je m'en charge si tu veux. Il s'étire légèrement, faisant quelques pas dans le salon. - Et grouille toi, putain... Parce que si tu continus, dans peu de temps mon cul de tapette va se tirer voir ailleurs.
Voilà, à son tour il commence à osciller entre des moments où il n'aspire qu'au calme et d'autre où il a envie de tout retourner. Il savoure. Sourit, et au final se rallume une clope.
- Allez Bitch. T'as qu'à sortir à poil si ça te chante... Quoique à ce qu'il parait, il fait froid dehors.


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MessageSujet: Re: Space monkey •• ft. Aël    Lun 19 Aoû - 10:30

« Rien à foutre qu'il ne soit pas content.... »

Je soupirai en levant les yeux au ciel. Je n’avais pas l’intention de relever, ça m’énervait juste. Leur répulsion commune envers l’autre me sortait par les yeux, et tous les deux le savait. J’étais du genre à défendre Ethan devant Aël, et défendre Aël devant Ethan. Tous les deux avaient leurs bons côtés, pas mal de mauvais aussi, et pourtant je les adorais. Moi j’étais là comme un con entre les deux. Et puis je doute que ce soit de la jalousie, de l’un et l’autre. Il n’y avait pas à chier : Ethan était l’homme de ma vie. Beurk, j’avais envie de vomir à penser ça. Mais j’aimais bien aussi Aël, puisque c’était une personne à part. Ses manières de faire, plutôt dérangées, me plaisaient. Il ne faisait pas les choses à moitié, ben qu’il soit autiste, maniaque, violent, chiant, arrogant et prince, on avait pas mal de choses en commun. Brûler des trucs par exemple, ça c’était à nous. Puis, même si on se battait ben, je sais pas trop comment expliquer. Et puis bref, j’avais plus envie de me prendre la tête. Puis la drogue faisait sacrément bien son effet, d’autant plus que j’étais déjà bien perchée avant son arrivée.

« Et bien tu le sauras quand même. Ça veut dire « Feu », en irlandais. C’est cool hein ! ça lui va bien, et ça me va bien. Et fais pas c’te tronche, il est mignon, un point c’est tout. »

Je lui donnai un petit coup de poing dans l’épaule pour la forme. Pas trop fort parce que de toutes façons il sentait rien et moi j’avais pas envie de me faire mal. C’était juste histoire de. La clope au bec, j’ai donc écouté son conseil et ai enfilé le second t-shirt, jetant le premier sur le lit d’Ethan. Peu m’importait si c’était rangé ou pas, tant qu’Aël ne voyait pas la pièce, il ne risquait pas de me faire une crise de nerf à la con, pour cause de maniaquerie excessive et pas mal chiante. Moi qui étais du genre bordélique, j’prenais quand même soin de faire gaffe à ne pas laisser traîner trop de truc. Autant pas se pousser au conflit tout de même, ce serait stupide et pas le but de la soirée. Je devais le divertir, serment de rousse !

« Et grouille toi, putain... Parce que si tu continus, dans peu de temps mon cul de tapette va se tirer voir ailleurs… Allez Bitch. T'as qu'à sortir à poil si ça te chante... Quoique à ce qu'il parait, il fait froid dehors. »
« Oh hé, dis donc, ferme-là, j’suis une princesse, j’prends le temps que je veux, n’en déplaise à sa seigneurie. »

Une courbette pour l’emmerder, un baiser soufflé pour accentuer la comédie que je jouais, je commençais à rire bêtement. Les formes du monde extérieur commençaient à nouveau à épouser les miennes. Toujours, avec l’ecstasy, cette impression de fondu. Je n’étais pas du genre à être connectée à la réalité, mon refuge ( la drogue ) était ce qui me permettait d’y échapper. Trop dure et charpentée pour moi. Toujours les coups de Vance pour m’y ramener, les mecs ( ou nanas ) et la drogue pour s’en défaire. C’était notre exutoire, les corps à corps, les trips à s’en fendre la gueule toutes les nuits. Je passais les trois quarts de ma vie démontée à toutes drogues confondues, accroc jusqu’à l’os, une vraie junkie sans le maquillage qui coule et la jupe au ras du cul pour faire le tapin. J’avais encore cette dignité puisque j’avais la chance de m’en sortir, j’avais de la came tout le temps sur moi. D’ailleurs, sans gène, je fichais le pochon dans mon bas de sous-vêtements, pour être tranquille si nous étions fouillés puisque remarquables à cause de nos pupilles complètement dilatées. Chaussures enfilées, manteau de cuir ( à Ethan, encore trop grand, as always ), la clef tourne dans la porte d’entrée. Je relevais la tête, un peu trop vite d’ailleurs, et fixais la porte. Et merde.

Ethan entra dans la pièce, et porta tour un tour un regard sur chacun de nous deux. Ça a du le surprendre, et comprendre que j’étais déjà complètement démontée, Aël un peu moins puisque moins de drogue dans le sang. Mon pantalon serré court, un 7/8ème qui m’arrivait au dessus des chevilles, j’me trouvais cool. Effet années soixante. Mais pourquoi je pensais à ça ?

Alexander n’a même pas pipé un mot. Il a refermé la porte et est parti dans la chambre. Je lançai un regard à Aël lui intimant de ne pas bouger, style, « je reviens » et suivis Ethan. Dans la salle de bain, il commençait à se désapper. Ouais, je me rinçais l’œil, et alors !

« Même pas un mot ? »
« Eclate-toi bien. »
« Roh, allez, boude pas. »
« J’trouve un seul bleu, j’le défonce, clair ? »

Je laissai tomber mes épaules, désespérée. En plus, j’étais complètement défoncée alors bon. Ça m’agaçait. Je tournai les talons en lui lâchant une bonne petite réplique cinglante. Mes aux revoirs de ce soir.

« Tu fais chier Ethan, va te faire foutre. »

Et hop, je rejoignis Aël, lui empoignant le bras.

« C’est bon pétasse, on se casse. »

Je fermai la porte derrière nous, entamant les escaliers en faisant gaffe à ne pas me casser la gueule. La drogue faisait pleinement partie de mon organisme désormais et j’étais déséquilibrée, aussi bien physiquement que mentalement. Du coup, je riais comme une conne en loupant la dernière marche et manquant de tomber. Sortie, je m’allumais une clope. J’avais fichue ma thune et mon paquet dans les grosses poches. Je soupirais, exaspérée en regardant Aël, en t-shirt, alors que je remontais la fermeture pour éviter de choper froid. Une danseuse qui éternue, au taff, ça le fait pas du tout.

« Bon, j’ai décidé. Tu m’emmènes sur les Docks avec ta moto ? Allez grouille-toi ! »

J’enfourchai sa superbe bécane. J’adorais ça.
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MessageSujet: Re: Space monkey •• ft. Aël    Mer 28 Aoû - 9:37

Feu… Aël juge le chaton du regard pour savoir si, effectivement, il méritait bien ce surnom. Sa couleur rousse, la manière dont son poil prenait la lumière, tous ses détails qu’il observait, leurs accordant plus de valeur que la plupart d’entre nous. C’était important pour lui. Le nom des choses. Ça devait forcément avoir une signification, un sens. Pour sa part, il se serrait contenté d’appeler un chat, un chat. C’est clair, net et au moins on s’est à quoi s’en tenir. Là, il reste dubitatif quelques secondes, observant toujours la petite boule de poil. Certes, bon point pour elle, elle est mignonne. Enfin mignon. Mais pour le reste… Il temps légèrement la main pour perdre ses doigts dans la fourrure de l’animal, perdu dans sa question. En cet instant, il a occulté tout le reste, Bonnie qui part enfin enfiler son t-shirt, sa clope qui se consume et même le petit coup d’épaule qu’elle lui donne. Plus à rien à foutre ou du moins, il n’en a plus conscience.
Il finit par sourire, légèrement, alors qu’il est en tête à tête avec le chaton. Il mérite son prénom. Ne serait-ce pour sa couleur. Il le mériterait d’avantage si Aël en approchait son zippo pour que des flammes viennent le lécher, mais il se doute bien que ce genre de chose ne se font pas et qu’en prime il risquerait de faire gueuler Bonnie. Ce qui serait une perte de temps, parce que là maintenant, il a autre chose à foutre que de se prendre la tête. Il commence seulement à se sentir bien, alors il ne va pas tout gâcher en foutant le feu à son animal. Ça aurait pu être fun, mais ça ne sera pas pour maintenant.

Comme si le fameux Ea avait deviné à quel horrible sort il avait échappé, il ronronne de plus belle, en revenant chercher de nouvelle caresse que l’Irlandais lui donne sans trop se faire prier. – Une princesse ? Un rire éphémère lui échappe alors qu’il referme les yeux pour reprendre pied avec une réalité déformé par la drogue qui fait son effet. Ça lui permet un retour moins brutale avec tout ce qu’il venait de quitter pour une toute petite question qui n’avait sans doute aucune importance pour la rousse. La preuve, elle s’était tirée sans attendre sa réponse, sans savoir si effectivement si Ea était un prénom qui allait bien au petit chat. C’est le problème avec les gens vivants. Ils posent des questions sans forcément vouloir une réponse. Juste histoire de… - Princesse ou pas tu as intérêt à manier ton si jolie petit cul. Ce serait con une mutinerie.
Quand il ouvre les yeux, elle semble presque prête. Presque. Et le détail qui l’empêche de finir c’est bien le bruit de la clé dans la serrure. Et merde. Quelle idée de lui avoir donné une clé aussi. Aêl ne bronche pas. Après tout, Bonnie à raison. Il est venu ici en maître des lieux, et ce n’est pas à lui de bouger son cul pour venir saluer l’autre con qui franchit le seuil de la porte.

Il le laisse filer, sans chercher la confrontation. Peut être la came qui apaise un peu son esprit brûlant, ou peut être aussi qu’il en a foutrement rien à foutre. Tant que l’autre ne vient pas le faire chier, tout se passera pour le mien. Il laisse bonnie jouer les animaux de compagnie pour aller saluer son maître, quoique, il doute que Bonnie soit du genre domestique… Oh non, elle est sauvage. A la manière des loups ou peut être même des renards. Ça lui va bien, ça, le renard.
- Pas trop tôt.
Il se laisse entraîner dehors, sans sourciller, bien heureux de quitter un appartement qui lui paraissait bien trop étroit à présent que son esprit bouillonnait de mille et une idées. Mille et unes pensées, que, contrairement à d’habitude, il pouvait occulter avec une facilité déconcertante. On remercie la dope. On remercie Bonnie. Mais ça ne l’empêche pas de légèrement lever son sourcil quand princesse exige. – Au dock ? A cette heure ? Elle est sérieuse là ? Il tente de déceler une point d’ironie ou quelque chose qui lui indiquerait que c’était une blague, mais rien ne vient faire tilt dans son esprit. Tant pis. – Je te préviens que le premier type qui vient faire chier. Je le crâme. Et ça ne sera même pas la peine de chercher à me retenir.
Sur ses mots, il enfourne à son tour sa moto et après qu’elle se soit agrippée, il démarre, en direction du port, faisant fit des réglementations sur la vitesse à adopter.

Il roule et il adore ça. Il pourrait presque refermer les yeux si un semblant de conscience ne lui indiquait pas que ce serait suicidaire. Il roule, il roule et arrive bien trop rapidement à son gout au niveau des Docks. Il pose un pied à terre, s’allume une clope et fixe son regard intense sur la jeune femme. – Et voilà, Princesse.


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MessageSujet: Re: Space monkey •• ft. Aël    Mer 28 Aoû - 19:28

« Au dock ? A cette heure ? »
« Bah oui, j’ai décidé. »

Je faisais mine de croiser les bras, style boudeuse, et j’ai enfourché la bécane d’Aël juste après. J’adorais la moto, la vitesse, l’adrénaline. Je n’ai pas eu vraiment l’occasion d’y monter, en tout cas très rarement. Il tient à sa bécane comme je tiens à ma bagnole, donc je comprenais. Mais Bonnie Blacks fait ce qu’elle veut, et il ne me dira rien. Je n’ai pas envie de conduire ce soir, je voulais jouer la rousse à l’arrière accrochée au motard machiste fumeur devant. Sauf que cette fois ledit motard n’était pas gros, bourru avec des cheveux gras. Bien au contraire, il était plutôt sexy.

« Je te préviens que le premier type qui vient faire chier. Je le crame. Et ça ne sera même pas la peine de chercher à me retenir. »
« Avec plaisir, je regarderais. »

Je ne sais pas si c’était une bonne idée de prendre la route, qui plus est un deux-roues, en étant complètement défoncés. Déjà que j’venais de me prendre la tête avec Ethan, je n’imaginais pas si je revenais démontée à cause d’un accident. Je ne pouvais lui infliger le décès de sa deuxième famille, d’autant plus dans un crash. Bon. Mais pourquoi je pensais à lui d’abord, il venait de me prendre le chou, putain j’suis complètement déchirée il croyait quoi. Je sais qu’il ne blairait pas Aêl, et bien tant pis. J’allais me concentrer sur mon camarade actuel de défonce qui enfourchait sa bécane et commençait à la faire ronronner. Au fond de moi je priais quand même un peu pour ne pas avoir à me relever à l’hôpital, ou ne pas me relever du tout. Mais finalement il s’en sortait plutôt bien malgré les deux cachets d’ecstasy chacun. Enfin moi, plus que ça, puisque j’avais commencé avant qu’il n’arrive, m’enfin. Je serrais sa taille, le visage dans le vent, je savourais la sensation de cet élément qui fouettait ma peau. Vivifiée, je souriais et riais comme une abrutie. Finalement il s’en sortait pas mal, zigzaguait entre les bagnoles avec agilité, et moi j’étais là comme une gamine à tirer la langue aux conducteurs mécontents. J’adorais la vitesse, ça poussait ma libido au maximum, à vrai dire. J’aurais très bien l’arrêter là pour repartir dans des ébats enflammés, mais je me voyais mal le provoquer sur le bord de la route. Je doutais sur son possible accord. Sourire en coin. Nous étions arrivés. Et hop, il s’allume une clope, j’en fais de même en profitant de sa flamme, comme à mon habitude. On a commencé à marcher sur les quais, j’adorais ça. J’ai resserré mon haut à cause de la brise maritime et j’ai attrapé la main d’Aël car j’ai voulu marcher sur les rebords. Avec la drogue dans le sang, c’était drôle, j’étais complètement déséquilibrée et je manquais de tomber chaque fois en riant. Ah, et bien… Fallait qu’on nous fasse chier. Alors qu’on est complètement morts, loin dans la grande défonce, le ciel qui tourne et les étoiles dans les yeux. Un gros badaud, un putain de connard caswellien nous a aperçus. Et ça raille. Ça commence d’abord par des remarques sur nos dégaines, et nos manières de marcher. Sales junkies. Connards de drogués. Encore, ça, ça passait. J’avais l’habitude, et j’en avais rien à foutre le monde extérieur ne nous atteignait pas. On était des grands enfants parcourant les montagnes russes de la drogue. Tout allait bien. J’ai manqué de tomber en voulant me précipiter au sol pour partir au plus vite, les paroles de l’irlandais gravés dans mon crâne. J’étais persuadé qu’il était capable de leur cramer la gueule. Mais je me suis loupée, et heureusement il m’a rattrapé. Je lui volais un baiser avant de retomber tranquillement sur mes pieds. Les abrutis de caswell reviennent à l’attaque.

« Hé mais attends. C’est pas la rousse du bar ? Ah mais si ! Si ! Hé, vas y, danse pour nous pétasse. Allez bouge ton cul, sois pas vilaine ! »

Et ils continuent, je grinçais des dents. Ça me faisait chier, même si Aël savait ce que je faisais comme taff, je n’appréciais pas être alpaguée de cette manière. Je détestais ce boulot de merde, et ils m’y ramenaient. Je posais ma main sur l’épaule d’Aël, l’air de dire : viens.

« Allez, on s’casse, j’connais un endroit sympa ! »


Dernière édition par Bonnie JS Blacks le Jeu 29 Aoû - 9:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Space monkey •• ft. Aël    Mer 28 Aoû - 19:53

La sensation de vitesse, l’adrénaline qu’il trouvait en zigzagant entre les voitures, ce sentiment de liberté que lui faisait ressentir le bitume avalé par le deux roues et la sensation procurée par les deux cachets participaient grandement à la bonne humeur du jeune homme. Mais ce qui lui avait fait oublier sa colère, le psy et ses emmerdes, c’était uniquement Bonnie. Cette manie qu’elle avait dans le transporter dans un monde, semblable à celui qu’il percevait quand il se perdait dans son esprit, réussissait à chaque fois à apaiser la moindre de ses tensions. C’était comme si ces problèmes ne l’atteignaient plus à la frontière qu’était la jolie rousse. Un pas dans le monde normal, un autre dans celui plus amusant de la folie. Un mélange détonnant qui propulsait Aël bien loin dans la défonce. Elle était simplement la partenaire idéale pour se genre de tripe.
Et en règle général, le monde pourrait bien s’écrouler autour deux, qu’ils trouveraient le moyen d’en rire comme des cons… sauf que là, ce n’est pas règle général, c’est un pauvre con qui tape sur les nerfs. Pas sur les siens, étant donné qu’il n’entend généralement pas ce genre de remarque, mais sur ceux de Bonnie et ça, c’est condamnable.

Ne l’avait il pas prévu après tout ? Et si il doutait que ce soit le genre d’acte qui le rapprochait de la réalité, Bonnie n’avait elle pas approuvée, savourée cette idée ? Évidemment que si, ce qui la rendait forcément ingénieuse aux yeux de l’Irlandais. C’est sans trop se presser qu’il rejoint le type qui ose les appalguer de la sorte, il a prit le temps de redresser Bonnie et de gentiment repousser sa main. Elle a beau essayer, sa… Gêne est palpable, assez pour qu’Aêl la devine. Et ça, c’est un autre mauvais point pour l’individu.
Sa langue claque sur son palais alors que l’autre vocifère tout un tas de connerie que l’Irlandais perçoit à peine. Plus à présent qu’il a un objectif. Avec un calme qui pourrait surprendre, il relève le type par le col et le plaque sans broncher.

- Soit tu t’excuses auprès la princesse… Soit… Je te crame.
Ton neutre, mais regard froid. Le genre de froids qui en consume plus d’un, mais que visiblement loupe le crétin. – J’vois pas d’princesse ici, y’a qu’la pétasse qui mo’tre son cul au bar. Aël hausse une épaule. – Okay. Ce n’est qu’en voyant l’irlandais prendre sa bouteille d’alcool et qu’il sente le liquide du whisky collé à ses vêtements qu’il réalise que le jeune homme était sérieux. Seulement à ce moment là, il commence à résister. Sauf que ses coups sont vains et qu’Aël ne sent rien. Il affirme sa prise sur le crétin, et approche son zippo de son visage, un léger sourire aux lèvres. – ça va piquer un peu. Une fois qu’il aura imposé son châtiment, Aêl laissera Bonnie le trainer où elle le veut, y compris à son endroit sympas. Mais pour l’heure, toute l’attention du jeune homme est fixé sur la flamme qu’il approche de la joue de l’impudent.


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MessageSujet: Re: Space monkey •• ft. Aël    Jeu 29 Aoû - 14:34

Aêl n’a pas pris compte de mon geste. Il a repoussé ma main, je l’ai laissé faire. Je savais qu’il n’hésiterait pas à me repousser plus violemment si je décidais de m’interposer. Il n’était pas du genre à m’écouter, et puis après tout, il allait leur faire une petite peur alors pourquoi je ne le laisserais pas faire ? Je me suis allumée une clope, le laissant se diriger vers les alcooliques grossiers. Je n’avais pas peur, j’aurais pu leur rentrer dans le lard moi aussi, je ne risquais pas grand chose, je n’étais pas seule. De toutes façons je ne crois pas qu’Ethan m’aurait laissée partir seule si tard. Enfin, là n’était pas le problème. Ces mecs étaient surement trop ivres pour se rendre compte de leurs actes et de leurs paroles qui, je devais le dire, me foutaient mal à l’aise. Peut-être tout simplement parce que je n’aimais pas à avoir faire ce taff là. J’adorais danser, oui, et si j’avais eu un peu plus de jugeote, et de chance, j’aurais peut-être pu faire carrière là-dedans. Mais c’était la seule chose qui me permettait de vivre, de faire prospérer mon business, et surtout, de ne pas tomber dans la prostitution. Bien sûr que j’y ai déjà pensé, à cette option. Le tapin était l’endroit sur lequel tous les junkies terminaient, de toutes façons. Mais non, je ne voulais pas en arriver là. Entre baiser à tout va pour le plaisir, et être obligée de se taper les gros dégueulasses de la ville, qui ne s’empêchaient pas de t’en coller une, il y’avait une énorme différence. Je plaignais ces femmes et ces hommes obligés de se donner pour survivre un peu plus, pour atteindre un rêve alors qu’il y’a tellement d’autres manières d’y parvenir. Je me demandais entre quels états d’esprit ces personnes là vivaient, et comment elles enduraient les coups de bassins de ces pervers. Il fallait passer au-dessus, je suppose. Mais ça devait être bien compliqué quand les coups de poings ramènent à la réalité. Bien sur, j’avais également connu les poings et les coups de pompes, les plats en terre et la ceinture sur les cuisses, mais pas pour les mêmes raisons, et pas par la même personne également. La voix d’Aël me tire de mes pensées, postée à quelques mètres de lui, fumant tranquillement ma clope.

« Soit tu t’excuses auprès la princesse… Soit… Je te crame. »
« J’vois pas d’princesse ici, y’a qu’la pétasse qui montre son cul au bar. »

Les étoiles tournent sur elles-mêmes. La nuit nous enveloppe, épouse nos formes avec délicatesse, suave. La drogue est le chemin vers un autre monde. J’étais heureuse de le partager avec Aël, qui m’avait également ouvert les portes de son monde ordonné, strict, insensible et pourtant… Je ne sais pas s’il éprouvait de l’affection à mon égard, je ne saurais qualifier ses sentiments. Mais quelque chose s’était passé, et ça allait au-delà de la baise ou d’un quelconque trip. Pourtant on ne mettait pas de mots dessus, disons qu’on se supportait. Je gérais ses foutues crises, il encaissait mon hystérie, mon caractère lunatique et fouteur de merde. Certes on s’est déjà battus, et combien de fois ai-pu l’insulter d’ordure, puisque lui ne sent rien. Mais peu importait. Je ne m’inquiétais pas de ce qu’il se passait avant qu’Aël empoigne la bouteille de whisky du gars et commence à lui en foutre partout. Je me suis rapprochée d’un mètre peut-être, les sourcils froncés et toujours la clope entre mes doigts. Il n’allait quand même pas ? Je sais que ces gars méritaient une bonne correction, leurs paroles m’avaient foutus bêtement les larmes dans la gorge. Et pourtant, je ne pleurais jamais. C’est bien vrai, ça. Bonnie ne pleure jamais, sauf peut-être quand j’ai avorté mais ça c’est autre chose. Je ne vers plus une larme depuis que toute petite, peut-être la carapace que j’ai érigée face à mon père m’a insensibilisée de ce côté là. Peut-être que la drogue me rendait réceptive.

« ça va piquer un peu. »
« Attends ! Aël ! »

J’ai jeté ma clope et ai accouru près d’Aël, à moitié titubante, pour venir abaisser le capot de son zippo, la main gauche sur son épaule. J’étais bien petite face à eux, surtout qu’Aêl était particulièrement grand et avait soulevé le petit gros. Le souffle court, je n’avais pas peur pour le type. S’il n’y avait que nous, je l’aurais bien laissé s’éclater, l’irlandais. Mais des personnes s’étaient penchées aux fenêtres, d’autres s’étaient arrêtées à cinquante mètres. Nous n’étions pas loin d’un restaurant de bord de mer alors je me doutais que nos frasques allaient attirer du monde. Je ne voulais simplement pas qu’Aël ait des problèmes à cause de moi, et de ce pauvre type.

« Laisse tomber, il ne mérite pas l’immolation. Mais plutôt un grand coup dans les couilles, si tu vois c’que j’veux dire. »

J’ai pris le briquet de ses doigts bien enserrés dessus, comme à la vie, et l’ai foutu dans mon soutien-gorge. Je sais bien que s’il le voulait il serait venu le chercher. Bien sur. Mais je pense qu’il ne le ferait pas. Je l’ai poussé un peu, pour qu’il écarte son grand corps du mec gras, et lui ai souris. Allez s’il te plaît. Casse-lui le nez si tu veux, fous lui un coup de genoux dans les noix, à ta guise. Mais pas ça. J’espérais qu’il puisse lire dans mes yeux ce message de bienveillance. Profites en mon garçon, une Bonnie bienveillante c’est très rare. J'ai lancé un regard au mec trempé d'alcool, et flippé jusqu'à l'os. A deux doigts il se pissait dessus, c'était sur et certain. J'aurais foutu qu'il se chie dessus ce connard, il aurait été bien con.

« Et toi, si je l’empêche de te cramer, c’est juste pour lui éviter des noises. Mais ne l’ouvre pas à nouveau parce que je le laisse faire. T’as compris, pétasse ? »

J’ai empoigné la bouteille de whisky.

« Ah, et j’garde ça. »
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MessageSujet: Re: Space monkey •• ft. Aël    Mer 4 Sep - 14:25

C’est la flamme de son Zippo qu’Aël fixe avec intensité. Il en admire chaque reflet, chaque couleur. Du centre bleuté et pourtant brulant, à la pointe orangée, irisée de milliers de reflet. Il n’y a pas de spectacle plus fascinant que celui-ci, et il a hâte de voir avec quelle vitesse va s’enflammer le malheureux imbibé d’alcool. Vite. Très vite. Trop vite pour qu’on puisse y faire quoique ce soit. Sa peau va se claquer avant d’être rongée par la morsure du feu. Ses vêtements alimenteront les flammes qui lécheront son visage, commençant par consumer sa barbe, ses sourcils puis ses cils avant que la chair ne commence à gonfler. Ça doit être magnifique mais surtout irrémédiable. Est-ce dernier point qui gêne Bonnie ? Parce qu’elle avait bien interrompu son petit show personnel. Ne l’avait il pas prévenu ? N’avait elle pas donnée son accord si le cas venait à se présenter ? Si. Alors pourquoi venait-il la faire chier, maintenant ?
Sa main se pose sur son épaule, l’autre se charge de refermer le zippo et d’asphyxier la flamme. Finit. Adieu rêve brulant et cadavre immolé.

C’est elle qui a été insultée et Aël à suffisamment de lucidité pour savoir que c’est à elle de choisir la punition et si ça ne mérite pas un brasier alors soit. Son briquet disparait de toute façon et il n’ira pas le chercher devant celui qui a commis l’affront. Elle arrive à capturer son regard, assez de temps pour qu’il y lise sa demande muette. Bon. Pas de barbecue ce soir. Il hausse les épaules et se laisse pousser, ses yeux froids contemplant ce qui à ses yeux se rapprochent de la définition de loque humaine.
Mais qu’il ne savoure pas sa joie trop tôt tout de même. Il laisse Bonnie finir son petit discours, souriant en comprenant la raison de sa rétractation… Le monde. Ils ne sont pas seuls et Aël ne le remarque que maintenant. On les observe, guettant le faux pas qui fera la une des journaux de Caswell demain. Désolé, pas pour cette nuit. La jolie rousse se saisit de son alcool et se recule. Pas bête. Ça fait toujours ça de prix. Il la regarde légèrement s’éloigner mais la suit. Pas tout de suite en tout cas.

Avant, il a un petit truc à régler. Y a un chatiment qui est resté en suspens et à défaut de pouvoir exécuter sa première envie, il en a une autre, tout aussi présente et lancinante. Alors il revient vers l’importun, un petit sourire sur les lèvres, mains dans les poches de son jean. – Oui, on peut dire que tu as de la veine, ce soir. Encore un petit pas et son genou se lève brutalement à son entrejambe. Sec, direct, violent. Il n’a jamais ressentie la douleur mais à la tête que fait l’autre con, visiblement c’est très, très douloureux. Et quand il se plie en deux, mains sur ses parties, l’Irlandais lève une fois encore le genou pour lui éclater le nez. Il le pousse ensuite du bout du pied pour qu’il s’étale à sa guise par terre. – Médites là-dessus avant de te mettre à pleurer. Trop tard, visiblement. Les gens ne savourent pas assez leur chance aux gouts d’Aël. Le dernier coup de pieds dans le ventre, c’est pour lui qu’il le donne. Pour ses faux espoirs de Saint-Jean personnel.

Une fois chose faîte, il rattrape tranquillement Bonnie, récupérant son briquet dans son décolleté avant de s’allumer une clope. Aël n’a pas de remord et pas assez souvent de culpabilité, alors il n’a aucun petit pincement au cœur, à l’idée de ce qu’il vient de faire. Il s’en fou. Il aurait pu shooter dans une canette de bière que ça n’aurait fait aucune différence. – Et ton endroit sympa, il est où alors ? Dit il finalement comme si de rien.


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