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 The monster in human is inhumane.

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InvitéAnonymous
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MessageSujet: The monster in human is inhumane.   Mer 31 Juil - 19:27


→ Luckas Sidoine Rockwood.
20 ans; née le 05/11 à Abbyville (kansas); Libraire; infected (Capacité à voir la mort des gens sous forme de flash trouble).

“ Always lost in the sea. ”

L'océan, c'est ma mère qui m'en parlait. Elle me disait qu'il existe un endroit où il n'y a que de l'eau à perte de vue, de l'eau en mouvement perpétuel qui n'arrête pas de déferler vers vous, puis de repartir. Un jour, elle m'a montré une photo qui représentait, d'après ce qu'elle m'a dit, mon arrière-arrière-arrière-grand-mère quand elle était petite, debout dans l'océan. Ca fait des années et il y a longtemps que la photo a été perdue dans un incendie, mais je revois encore cette image ternie et froissée. Une petite fille au milieu du néant. Dans les récits de ma mère, transmis depuis sa multi-arrière-grand-mère, l'océan faisait un bruit qui ressemblait au souffle du vent dans les arbres et les hommes voyageaient dessus. Un jour j'ai demandé à ma mère pourquoi, si une telle masse d'eau existait, il y avait des années où nos ruisseaux étaient pratiquement à sec. Elle m'a dit que l'océan n'était pas potable, que l'eau était pleine de sel. C'est là que j'ai cessé de la croire. Comment aurait-il pu y avoir autant de sel dans l'univers, et comment Dieu aurait-il pu permettre qu'une telle quantité d'eau soit rendue inutilisable ? Mais parfois je ferme les yeux, j'écoute le vent dans les arbres et j'imagine un monde où il n'y aurait que de l'eau qui se refermerait sur ma tête. Ce serait un monde sans tout ça, un monde où je serais seule. Souvent, ma mère est à côté de moi, elle met une main devant ses yeux pour s'abriter du soleil et scrute les arbres et les broussailles, pour voir si son mari va réapparaître. Elle est la seule à croire qu'il pourrait rentrer à la maison et que ce serait toujours l'homme qu'il était quand il est parti. Moi, ça fait des mois que j'ai fait le deuil de mon père et, pour pouvoir continuer à vivre, j'ai enfoui au fond de moi le chagrin de l'avoir perdu.



Dans cette zone vous pouvez nous parler des goûts de votre personnage, faire des listes de mots qui pour vous l'évoque, soyez bref mais efficace !





(Questions-réponses, répondez du point de vue de votre personnage à la première personne, laissez-vous prendre au jeu ! Essayez de faire un minimum de cinq lignes en moyenne.)

→ Quel est votre sentiment vis-à-vis des habitants de Caswell et sur la ville en général ?  (Strangers uniquement.)

→ Que pensez-vous du conseil municipal et de son action ? (Tous sauf Keepers)

→ Que pensez-vous des récents événements ? Croyez-vous en toutes ces rumeurs surnaturelles ?

→ Dans quelles circonstances est apparu votre pouvoir et qu’avez-vous ressentit ? (Infected uniquement)

→ Avez-vous un secret vous concernant à nous révéler ?

→ Avez-vous été témoin dans la ville de choses que vous aimeriez dénoncer ?

→ Vous êtes pris dans un cyclone. Des débris sont tombés sur la personne qui vous est la plus chère et sur un enfant que vous ne connaissez pas. Si vous la sauvez cette personne vivra avec un handicap terrible mais l’enfant mourra. Si vous sauvez l’enfant il sera indemne mais l’autre mourra. Vous ne pouvez en sauver qu’un, alors que faites-vous ?



“ tell the world I'm coming home ”

SECRET - Ils contusionnent mes lèvres. Abîmées par la pluie salée et les morsures désordonnées. Les mots sont devenus profanes. Diaphanes. Infâmes. Le banal est viscéral. La mémoire est folle. Floue. Sale. Elle n'existe plus donc moi non plus. Je ne sais plus. L'existence s'est déchirée et les souvenirs se sont volatilisés. Je suis anonyme. Assassine. Des milliers de trous échinent le tambour lancinant de ma poitrine. Je l'écoute s'essouffler. Se perdre dans les abîmes d'un océan épineux. Dans ces chimères, trop brouillonnes pour que je me rappelle. Moi, qui est-ce ? Sidoine, qui es-tu ? Les secrets savent. Les secrets se taisent.
DÉSIR - Mes doigts connaissent par cœur ton visage. Tes yeux m'aveuglent, me rendent incandescente. Je dévore ta beauté, profite de ta peau veloutée, abuse des plaisirs que nos corps se donnent. Nos impudicités sont interdites. Mes convoitises langoureuses sont censurées. Alors, je brûle en silence. Frémissante et clandestine sous la divinité de tes caresses, évanouies sur l'intimité de mes courbes avides. Tu me regardes et je m'envole. Mon cœur titube, bourdonne et frissonne dans la lascivité obscure que tu invoques. Tu sais, à quel point, nos épidermes se réclament. Tu sais, à quel point, nos plus bas instincts tiraillent nos entrailles. Toi, tu sais que nos fusions charnelles sont prohibées. Mais j'ai faim de toi. Et moi, moi je ne sais plus qui tu es. Je crois bien que je t'aime. Je crois bien que c'est mal.
ÉTOILE - Isaac. L'insolence de ses mouvements, la brillance de ses sourires. L'effervescence de nos baisers. L'enchevêtrement de nos corps sous la faible lueur d'un feu. L'infini au creux de nos mains. Je me suis abandonnée, à ses phalanges chimériques, aux écorchures de sa voix. J'aurais voulu le guérir, remplir ces vides. Combattre les fantômes qui battaient son âme. J'aurais voulu être cette femme, conquérante et forte. J'aimerais prétendre que le manque n'existe pas alors qu'il est bien là. Qu'il fracasse mes forces, ma fierté. Isaac. L'étoile. Isaac, l'éternel. Toujours dans mon ciel. Je ne vois que lui. Et même après la vie, même après la mort ; il sera là. Encore.

IMAGINER - Étendue sur le sable, l'odeur de l'écume chatouille mes narines. Les grains de sable s'incrustent, disparaissent dans les profondeurs de mon écorce. Le regard jeté au ciel, je divague. Fatiguée de fouiller dans ma mémoire, je dessine mon histoire. Crée de toutes pièces les esquisses de mon passé. Une existence fabriquée. Le delirium de mes illusions s'est teinté de mythomanie corrosive. L'inconscience m'empêche de voir, me pousse à accentuer cette ivresse mensongère. Je m'appelle Louise, j'ai traversé le monde à pas de velours. Danseuse étoile, mes chaussons me permettent de flotter. Chérie par mes parents, je ne connais pas l'absence. Je suis heureuse, comblée. Menteuse. Aujourd'hui, je suis Ariel. Autrefois sirène, à présent humaine. Bousculée par la magie, j'ai vendu ma queue de poisson pour des jambes, pour trouver mon amour. Pour trouver ma lumière. Et je suis ivre de ce monde, de la texture de l'herbe, de la couleur du ciel. Menteuse. Sidoine, l'échouée muette. C'est tout.
SAUVAGE - À force de courir, je me suis perdue. Comme la fragilité d'une brise, je me suis évadée dans le trop plein. Dans le rien. L'âme écorchée et les souvenirs à vif, l'océan qui déborde de mes yeux. L'eau salée qui caresse le creux de mes joues et la fin qui crie dans ma boîte crânienne. L'oubli, le déni de moi-même fait naître la solitude. La violence lorsque je rejette la tendresse. La liberté que j'hurle face à l'amour. Les griffures que je laisse sur les chairs aux rares étreintes. La discrétion de mes pas et ma silhouette qui s'est tant de fois fondue dans la masse. Jusqu'à la transparence. Cela fait trop longtemps que je suis partie. Un reflet, un fantôme aux mots empoisonnés. Une ombre déchirée. La déconnexion et l'isolement. L'illusion de pouvoir me capturer, la colère lorsque la conscience vous rappelle que je me suis encore échappée du monde. Je ne suis qu'une petite fille perdue dans ses rêves d'enfant.
TEMPÊTE - Déracinée, la mémoire. Saccagés, les repères. Transférée dans l'incertitude. La cruauté du vent qui balaie les poussières de nos passés. La tempête a tout emporté, éteignant la faible flamme, la dernière source de chaleur. Dernière douceur nichée au creux du cœur. J'ai volé le futur, détruit les idées, réduit l'éternité à l'éphémère. Je suis la meurtrière des beaux jours. La douleur, mère des ruines de mon univers. L'éclat des sentiments enterré sous les décombres. Sous l'anéantissement. Donnant naissance à la haine qui court dans mes veines. Elle brûle l'esprit, l'identique misanthrope. Elle dévore la fille, elle me dévore, décharne l'ancienne lumière. La tempête, voleuse d'innocence. Aujourd'hui, il fait froid. Si froid. J'ai besoin de tes bras, j'ai besoin de m'allonger tout contre toi. Contre ton coeur. Tu me manques.

JEU - Nous étions les gardiens de notre mémoire et nous avons échoué. C'est comme ce jeu auquel on jouait, à l'école, quand on était petits : on s'assied en cercle, un élève chuchote une phrase à l'oreille de son voisin et on fait passer le message jusqu'à ce que le dernier élève du cercle répète ce qu'il a entendu, et là, on s'aperçoit que ça n'a rien à voir avec ce que c'était censé être. Voilà à quoi ressemble notre vie aujourd'hui. Je me demande si ces souvenirs valent la peine que je m'y accroche. C'est un tel fardeau. Je me demande à quoi ils servent.
SOIE - C'est comme un voile de soie qui recouvre mon visage. Une toile d'araignée fine - fine, mais solide. La soie est blanche - la soie est transparente. On croirait, à le voir - ou à ne pas le voir, justement - qu'on pourrait le faire disparaître d'un souffle, d'un coup de vent, d'un geste lent, d'une danse confiante, d'un baiser attentionné - pas passionné, non, attentionné ferait l'affaire. Mais il reste là, malgré les tempêtes, malgré les folies, malgré les mains qui effleurent mon visage trop froid.
Je suis là - mais c'est comme si j'étais absente. On me voit, mais on ne m'entend pas. On me parle, mais je ne réponds pas. Bras ballants. Incompréhension. Moi-même ne sait pas pourquoi. Souvent, je me demande, pourquoi, pourquoi moi ? Mais personne n'a jamais vraiment compris qu'il suffisait de regarder dans mes yeux, dans mes mains, dans mes mots pour m'entendre crier. Personne. Je m'efforce d'avancer, d'étouffer la peur qui me prend à la gorge, qui me comprime les poumons de plus en plus à mesure que je m'éloigne du rivage. En fermant les yeux, j'ai l'impression que la mer est un puits sans fond.

Je pose une main sur sa joue. Je sens les pulsations énergétiques de son coeur qui bat sous sa peau. Sa chaleur. - Raconte-moi une histoire, Sidoine, me chuchote-t-il à l'oreille. Son souffle est tendre, humide, vibrant. Il m'attire contre le petit lit placé contre le mur opposé. - Je ne suis pas sûre de m'en rappeler une seule. Je pleure toujours. Il s'assied et m'attire contre près de lui. - Parle-moi de l'océan, insiste-t-il. Sa main se pose sur la mienne et il amène mes doigts vers sa bouche. Ses lèvres se ferment sur la pulpe de mon pouce. Je me souviens de la première fois que je l'ai vue, de l'instant où je suis tombée amoureuse, quand bien même je savais ce que cela signifiait. Je me souviens de l'impression que mon corps se dégelait pour la première fois. De la sensation d'être vraiment vivante. Je me laisse aller, délivrée de la tension, de la peur et du chagrin des derniers jours et je m'effondre contre son corps musclé. Je m'autorise à reprendre espoir. Il se glisse de l'autre côté du lit et m'allonge près de lui, blottie contre lui. Je sens son souffle chaud dans ma nuque, ses lèvres frémissantes sur ma peau. Ses bras me tiennent bien serrée, les mains entremêlées aux siennes, et son pouce caresse l'intérieur de mon poignet. Je m'autorise à oublier qu'il est condamné. Que chaque seconde peut être la dernière. Pendant ces quelques instants et rien que ces quelques instants, je veux penser à la vie, à nous, et à rien d'autre.

C'est la fin. Je me laisse tomber par terre et je me traîne vers lui. Il tremble. Sa respiration est entrecoupée, haletante. Mais il est toujours en vie. - Isaac ! je m'écrie en l'attirant contre moi. Je le berce comme un petit enfant. Tu vas t'en sortir, lui dis-je. Mon menton se pose sur ses cheveux, et sa tête vient se blottir contre ma poitrine. Son sang s'infiltre dans ma chair. - Pourquoi tu as fait ça, Isaac ? Pourquoi ? Ma voix se brise. Je sens ses lèvres remuer, mais je n'entends rien. Ses yeux se révulsent. Je le secoue, presque violemment. - Tu n'as pas le droit ! je lui hurle au visage. Je ne te laisserai pas faire ça ! Un sourire fait tressauter le coin de ses lèvres, où un filet de sang commence à couler vers son menton. Mes jambes mollissent, et tout en moi se ratatine et s'effondre. Tout ce que je suis capable de faire c'est articuler en silence "pourquoi". Je ne trouve pas ma voix, n'arrive pas à forcer le son à sortir de mon corps frissonnant. J'avale ma salive. Je passe une main sur son front. Sa peau est luisante de sueur et de sang. J'approche ma tête pour toucher la sienne. Ma bouche s'attarde au-dessus de ses lèvres. - Laisse-moi prier pour toi, je chuchote. J'ai le nez qui coule, mes yeux sont gonflés de larmes. - Tu n'as jamais été très douée pour prier, dit-il avec un petit rire. Ce qui te faisait avancer, ce n'était pas ça. C'était les histoires. Je ferme les yeux et secoue la tête. - Non, c'était toi. Il lâche un nouveau petit rire qui ressemble plus à un souffle qu'on exhale. - J'aurais bien aimé, dit-il. Je voudrais chasser sa douleur, laver son sang avec mon amour. - Je suis désolée, je murmure. Je suis tellement, tellement désolée. J'éclate en sanglots alors que je l'entends à peine me répondre qu'il le sait. Quand il me sourit, illuminé par le soleil qui le force à plisser les paupières et fait ressortir ses petites rides au coin des yeux, je prends conscience du fait que je ne le verrai plus jamais. Je ne sentirai plus sa main sur ma joue. Tout d'un coup, je n'ai plus qu'une obsession : toutes les choses que je ne sais pas sur lui. Toutes les choses que je n'ai jamais eu le temps de découvrir. Je ne sais pas s'il a les pieds chatouilleux. Je ne sais pas quels cauchemars il faisait quand il était petit. Je ne sais pas de quoi il a peur, ni quels souvenirs lui sont le plus chers. Et je n'ai plus le temps maintenant. Je n'aurai jamais assez de temps. Je veux être dans l'instant avec lui, sentir son corps contre le mien et ne penser à rien d'autre, mais ma tête croule sous le chagrin devant tout ce que j'ignore. Tout ce que je vais rater. Tout ce que j'ai gâché. Et parce qu'on ne passera pas notre vie ensemble. Que je n'ai pas le temps de le graver dans ma mémoire et que je suis déjà en train de l'oublier. Parce que je ne suis pas prête pour ça, pas prête pour sa mort. - Parle-moi de l'océan, Sidoine, souffle-t-il. Redis-moi que c'est le dernier endroit intact au milieu de tout ça. Je secoue la tête. - L'océan, c'est rien. C'est comme le reste du monde. Il prend mon menton entre ses mains. - Promets-moi d'aller voir l'océan. Promets-moi de goûter le sel pour moi. Je voudrais remonter le temps, je voudrais le saisir et l'empêcher de filer. Mais je ne peux pas. Et la main d'Isaac se détache de mon visage. - Non, dis-je en me cramponnant à lui, en essayant de le retenir. Je préfère rester avec toi plutôt que d'aller voir l'océan. C'est toi que je choisis. - Promets-le-moi, Sidoine, répète-t-il d'une voix affaiblie. Il a le souffle rauque. - Je t'aime, lui dis-je. Mais il ne répond pas. Parce qu'il est mort. Le regret me ronge, s'infiltre dans mes veines comme s'il voulait remplacer mon sang. Je savais. Je savais depuis le début que ce moment allait arriver. Que cette voiture allait l'écraser... Et je n'ai rien fait pour l'en empêcher. Ensuite on m'écarte de lui. Je l'ai tué. Mon silence l'a tué.

Il était tard lorsque j'ai perdu mon chemin. L'air était frais et le ciel avait perdu sa clarté. J'ai marché tout le jour, parcouru un bon nombre de rues figées. Immobiles dans le temps. J'ai longé des routes à l'horizon sans fin. Jusqu'au sable, jusqu'à l'air marin. Les vagues murmuraient, le vent les portaient et les flots donnaient des vertiges à mon cœur. Une amertume sur la langue dansait, un regret inavoué. Je ne savais pas où j'étais. La carte s'était effacée, les sentiers connus s'étaient cachés. Les minutes n'avaient plus d'importance. Le passé et le futur sont restés en suspension. Il n'y avait plus que le vide, au bord duquel mes pieds vagabondaient. Insolents. Inconscients. Le regard plongé vers l'infini, le souffle un peu haletant d'avoir tant marché. Les muscles douloureux me rappelaient la vie. Le battement cardiaque, la présence. Il n'y avait plus que ça. Les esquisses d'une falaise chatouillaient la curiosité de mes iris. Les pas silencieux ont continué jusqu'à la petite bâtisse. Le soulagement. Et puis le grognement de mon corps qui ne supportait plus l'effort. La désinvolture m'abîme, la désinvolture me rend orpheline. Sans trop savoir pourquoi, sans trop savoir comment j'ai passé le seuil de la vieille porte. Je n'ai pas regardé tout autour, je me suis juste avancée vers le rien. Vers l'éternité d'une vie finie. Quelles émotions empoisonnaient mes poumons ? Sur quelles certitudes aurais-je pu dormir ? Fermer les paupières juste un peu. Oublier, le temps d'un souffle, que je me suis arraché mon propre cœur, que son sang tâchait mes doigts opalins et tremblants. Fragiles. J'aurais aimé pleurer toute la peine. Me vider de toute l'eau dont je suis pleine.
Il y avait cette femme, devant moi. À la douceur oubliée, à la maternité lointaine des temps passés. Elle m'a demandé mon nom. Je l'ai fixé longtemps comme pour m'accrocher à son sourire. À la gentillesse qu'elle dégageait et dont je ne savais plus faire preuve depuis longtemps. J'aurais voulu avoir l'amour, j'aurais voulu aimé les gens. Haïr était simple, haïr était faible. Aimer demande de la force et du courage. Et je savais, au plus profond de moi, au sourire de cette vieille dame, qu'elle était pleine d'un courage irréel. Pleine de ce que j'avais perdu. J'ai répondu, dans la confusion, avec ma voix maladroite et presque éteinte. Elle a attrapé mes yeux avec son regard bleuté. Doucement, tout doucement. Et puis elle a posé cette question. Ce brouillard mélancolique. Et vous ? que venez vous chercher, ici ? Des milliers de réponses. Des millions de silences. Elle a laissé le bout de ses doigts voyager sur ma joue solitaire. Et j'ai souri, à l'image de la petite fille que j'ai oublié, à l'image de celle qui est morte. À apprendre. Apprendre à aimer, à nouveau. Haïr fait trop souffrir. Je voudrais dormir, je voudrais que les rêves m’arrachent à ce monde et me fassent tout oublier. Arrêtent les souvenirs qui dansent autour de moi. Mettent fin à cette douleur qui me déchire. Le soleil ne se lèvera pas. Ne se lèvera plus. Il est mort avec celle que j'ai été.

Ma vérité a été avalée par les va-et-viens lancinants de ces vagues. Il n'y a que la mer qui me connaît. Il n'y a que l'océan qui sait. Qui sommes-nous, sinon les histoires qu'on transmet ? Que se passe-t-il quand il ne reste plus personne pour raconter ces histoires ? Quand on ne peut plus raconter ? Qui saura que j'ai existé ? Qui se souviendra de moi ? Qui s'en souciera ? Personne. Je ne suis rien à Caswell. Je ne suis rien si ce n'est une étrangère. Celle qu'il vaut mieux ignorer.


→ pseudo.

Comment avez-vous connu le forum ? Qui êtes vous ? Que pensez-vous de Homecoming ? Aimez-vous les sucettes à l'anis et les pedobear ? Tant de questions auxquelles nous aimerions des réponses ! Alors présentez-vous en quelques lignes !



Dernière édition par L. Sidoine Rockwood le Dim 4 Aoû - 15:50, édité 17 fois
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Tyler A. Lawson

date d'arrivée : 24/07/2013
mensonges : 395
crédits : cha
multicomptes : gunter & the island
âge : 20 yo
adresse : chez môman près du port

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:
What about the town ?:
J'ignore tout de la vérité
Pouvoir: _


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Mer 31 Juil - 19:30

Bienvenue sur HC


go get fucked ㄨ Invité  
Girls and their curls and their gourmet vomit ; Boys and their toys and their 6 inch rocket ; We're all very lovely 'til we get to know each other ; As we stop becoming friends and we start becoming lovers
And I don't belong to anyone, they call me homewrecker

•• unbreakable.
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Asher Weir

date d'arrivée : 28/10/2012
mensonges : 6230
crédits : JUDAS.
âge : 36 ans.
adresse : Dock N°7. Appart 204.
humeur : Invincible.

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J'ignore tout de la vérité
Pouvoir: Orgasme cosmique du grand gourou. Ok, just joking, aucun.


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Mer 31 Juil - 19:38

Bienvenue sur HC I love you
Bon courage pour ta fiche !
Si tu as la moindre question n'hésite pas.




THIS IS HALLOWEEN BITCHES
everybody hail to the pumpkin song
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InvitéAnonymous
Invité



MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Mer 31 Juil - 19:43

Merci beaucoup.
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Irene F. Harper

date d'arrivée : 27/05/2013
mensonges : 773
crédits : Signature @GreyWind Gif @Tumblr
multicomptes : H. Carter Wuornos
âge : 29 ans
adresse : Downtown
humeur : Electrique

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What about the town ?:
J'ignore tout de la vérité
Pouvoir: Sarcasme


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Mer 31 Juil - 19:54

Bienvenue dans le coin !
Bon courage pour la suite de ta fiche w00t 



❝I came back haunted❞
Everywhere now reminding me, I am not who I used to be, I'm afraid this has just begun...Consequences for what I've done.
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Markus Krushnik

date d'arrivée : 24/06/2013
mensonges : 161
crédits : cameleon&tumblr
âge : 30 ans
humeur : Flexible


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Mer 31 Juil - 22:21

Bienvenue à toiii nuu 
Bonne continuation de ta fiche !


Some people laugh, some people cry, some people live, some people die, some people run right into the fire, some people hide their every desire, some people fight, some people fall, others pretend they don't care at all.   - WILD HEART
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Milena Castelli

date d'arrivée : 24/06/2013
mensonges : 134
crédits : jump girl, tumblr
multicomptes : /
âge : 26 ans
humeur : changeante


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Mer 31 Juil - 23:54

Bienvenue à toi sqeee 


'Cause your're a hard soul to save with an ocean in the way...
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Timothy Grayson

date d'arrivée : 03/02/2013
mensonges : 307
crédits : tumblr/bazzart
âge : 12 ans
humeur : hmpf.

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What about the town ?: Indiquez ici si votre personnage est au courant ou non du secret de la ville.
Pouvoir: Uniquement pour les infectés.


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Jeu 1 Aoû - 17:07

Bienvenue :3


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Bonnie JS Blacks

date d'arrivée : 22/07/2013
mensonges : 267
multicomptes : //
âge : 22
adresse : Chez l'oncle, Northern Hills. Mais chut.
humeur : Shitty

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What about the town ?:
Je sais tout de la vérité
Pouvoir: Casse-couille de compétition, caniche professionnel, mangeuse de cornichon et pétasse en service


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Jeu 1 Aoû - 18:11

Bienvenue ! What a Face
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Shirley Anderson

date d'arrivée : 06/06/2013
mensonges : 780
crédits : Silverwing ◊ Dnwinchester
âge : 30 ans
adresse : City Center

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What about the town ?:
J'ignore tout de la vérité
Pouvoir: //


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Ven 2 Aoû - 14:56

Bienvenue sur le forum fish 
Bonne continuation pour ta fiche ! super 



« Le problème avec
les mensonges, était qu'il fallait
ensuite les multiplier. »

◊  Blaze ◊ Stephen King
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Voir le profil de l'utilisateur http://www.hmcming.com/t885-shirley-tiens-c-est-poussiereux-chez
Thea Larsen

date d'arrivée : 20/06/2013
mensonges : 296
crédits : avatar © glamor. — signature © gifs@tumblr.
multicomptes : aucun.
âge : vingt-et-un an.
humeur : massacrante.

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J'ignore tout de la vérité
Pouvoir: Uniquement pour les infectés.


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Ven 2 Aoû - 18:24

Bienvenue ! I love you


you'’re too mean, i don’t like you, fuck you anyway. you make me wanna scream at the top of my lungs. it hurts but i won’t fight you, you suck anyway, you make me wanna die. ♢ ♢ ♢ @the neighbourhood.
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Velvet R. Archdeacon

date d'arrivée : 22/07/2013
mensonges : 75
crédits : Jimiliminibob
âge : 23 ans
adresse : Northern Hills
humeur : Sous contrôle


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Ven 2 Aoû - 19:10

Bienvenue !



Nobody said it
would be this hard.

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Clyde L. Cromwell

date d'arrivée : 12/07/2013
mensonges : 63
crédits : neo.
multicomptes : aucun.
âge : vingt-six ans.


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Ven 2 Aoû - 22:22

La jolie Ginta love2 

Bienvenue par ici & bonne chance pour la suite de ta fiche ! I love you
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Dylan Rosenwood

date d'arrivée : 01/11/2012
mensonges : 621
crédits : Judasnana
âge : 26 ans


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Ven 2 Aoû - 23:59

Bienvenue I love you Bon courage pour la suite de ta fiche.



Spoiler:
 
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InvitéAnonymous
Invité



MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Sam 3 Aoû - 14:52

Merci tout le monde I love you
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Love C. Fillmore

date d'arrivée : 18/11/2012
mensonges : 612
crédits : P&H
âge : 18 ans
adresse : Northern Hills
humeur : Ca ira mieux avec une arme entre les doigts.

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Je sais tout de la vérité
Pouvoir: Uniquement pour les infectés.


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Sam 3 Aoû - 17:24

WAOUUUUUUUUUUUUUH.
J'ai vu le pavé, j'ai failli quitter la page. Mais je me suis dit, j'ai rien d'autre à faire, alors j'ai lu.

Et putain que c'est beau.

brill bave

Hâte de lire la fin, du coup. Bienvenue ici ! I love you



KEEPER
Traduction : Aaaa[...]aaah !!
Une MOUCHE !!! TOOUS AUX ABRIS !!

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Voir le profil de l'utilisateur http://rdtosalvation.forumgratuit.org
Alexander E. Gray

date d'arrivée : 22/07/2013
mensonges : 130
crédits : Blue romance
âge : 24 ans
humeur : J'vous emmerde


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Sam 3 Aoû - 18:57

Bienvenuuuue et bon courage pour ta fiche ! dummyj 
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InvitéAnonymous
Invité



MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Dim 4 Aoû - 14:49

Merci Love, ça me touche beaucoup ash. J'avais peur d'être restée trop floue concernant son pouvoir.

Merci Alexander. I love you
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Asher Weir

date d'arrivée : 28/10/2012
mensonges : 6230
crédits : JUDAS.
âge : 36 ans.
adresse : Dock N°7. Appart 204.
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MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Mer 7 Aoû - 0:55

Des nouvelles ? I love you




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InvitéAnonymous
Invité



MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Jeu 8 Aoû - 12:02

allo Je suis toujours en vie et j'ai toujours envie de vous rejoindre. Demain, je pars en vacances pendant dix jours, du coup, serait-il possible d'avoir un petit délai, s'vous plaît Embarassed ?
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Charlie L. Oxden-Bellamy

date d'arrivée : 02/02/2013
mensonges : 415
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âge : ✛ 23 ans.
adresse : ✛ un appartement downtown
humeur : ✛ apeurée, dégoûtée.


MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Jeu 8 Aoû - 15:17

Bienvenue, j'adore ce que tu as écrit I love you


I DON'T WANNA FIGHT
we scream with mouths shut that we'll do better now. don't know what good is, don't know what great means, i'm holding on by a thread, i'm held together by tape. i'd love something more permanent, but i don't wanna raise the stakes, i don't wanna fight. love.disaster
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Trajan E. TempleSmith

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MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Ven 9 Aoû - 13:16

Ginta est magnifique ;) Bienvenue ^^



      We are unusual and tragic and alive
      Because such violent, wild love works like a fit, like a deadly noose, like an illness, and - as soon as you reach satisfaction - the scales fall at once and the opposite feeling appears: disgust and hatred, the wish to exterminate, to crush...
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Asher Weir

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MessageSujet: Re: The monster in human is inhumane.   Mer 14 Aoû - 12:28

Zut j'avais oublié de te répondre ;-;

Oui bien sûr pour le délais, aucun problèmes I love you

Bonnes vacances !




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The monster in human is inhumane.

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