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 I just need you now ※ Aël & Isle

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MessageSujet: I just need you now ※ Aël & Isle   Sam 13 Juil - 14:41

and i need you now
Aël Macnamara + Isle Deschain


 Elle avait bien cru que sa mère allait se mettre à pleurer quand elle lui avait annoncé d’un ton ne laissant place à aucune discussion qu’elle allait retrouver Aël. Si sa mère avait allouée une confiance aveugle à son ami à une époque, depuis qu’il avait fait part de ses projets d’avenir, Alicia ne le voyait plus d’un si bon œil. Elle aurait rêvé d’un mariage entre eux deux, la grand-mère du grand brun aussi, mais à présent, c’était à peine si sa mère acceptait de lui adresser la parole…
Isle n’avait pas été si choquée que ça d’entendre parler des envies de son meilleur ami de devenir médecin légiste. Sans vraiment s’expliquer pourquoi, elle trouvait que ce job lui allait comme un gant. S’ils s’entendaient fort bien et était persuadée qu’il l’aimait sincèrement, il lui avait toujours semblé qu’Aël n’appréciait pas tellement la compagnie de ses semblables et moins encore leurs conversations d’un ennui…mortel.
Mais la décision qui contrariait réellement sa mère, c’était celle que le garçon avait fait de rejoindre la bande de motards qui trainait à Caswell depuis deux bonnes décennies maintenant. Isle ne savait pas trop ce que sa mère avait à leur reprocher au fond, mais elle se gardait bien d’en faire le moindre commentaire. Elle lui avait en tout cas formellement interdit de monter sur un de ces maudits engins de mort qu’ils conduisaient ou d’adresser la parole à quiconque porterait un blouson des Kings of Speed. Aël était l’exception, bien entendu. Mais c’était uniquement parce qu’Alicia était persuadée qu’un jour, le gamin qu’elle avait vu grandir recouvrerait ses esprits et retournerait sur le droit chemin… au volant d’une voiture sécuritaire.  

Isle ferma soigneusement la porte de la maison derrière elle et réajusta son bonnet coloré sur son crâne roux. Les mains enfoncées dans les poches de son coupe-vent pour les préserver du froid ambiant, elle se mit en direction de la rue où vivait son meilleur ami. Par moment, un sourire enjoué apparaissait sur ses lèvres gercées, qu’elle était incapable de ravaler. Sa poitrine se gonflait de bonheur, au point qu’elle la soupçonne d’être capable d’imploser, et elle accélérait le pas tout à coup. Et puis soudainement, son sourire se fanait aussi rapidement qu’il lui était venu et c’était la peur qui prenait possession de son cœur et balayait son euphorie.
Baby était à Caswell. Ils s’étaient retrouvés et c’était une bonne chose autant qu’une mauvaise. Elle mourrait déjà d’envie de le revoir mais se refusait à précipiter les choses. Elle devait s’accorder le temps de la réflexion et elle ne réfléchissait jamais aussi bien qu’en présence d’Aël. Il saurait certainement quoi faire lui. Il avait toujours une solution pour chaque problème, qu’il lui exposait en reprenant la réplique d’un film ou d’un bouquin qu’il avait lu.
Mais que ferait-elle s’il lui déconseillait de jamais revoir le grand blond ? Est-ce qu’elle suivrait sagement son conseil ou est-ce qu’elle lui tiendrait tête comme elle le faisait face à sa mère ? Est-ce qu’elle mentirait ?
Elle n’avait pas parlé de Baby à ses parents et espérait vivement qu’ils ne lui tomberaient pas dessus dans Caswell avant qu’elle n’ait eu l’occasion de le faire. Ou de ne pas le faire… Tout allait dépendre de ce qui ressortirait de son échange avec Aël.

La jeune femme arriva rapidement en vue de la maisonnette de son meilleur ami. Comme toujours, c’est Ma’ qui vint lui ouvrir et la prendre dans ses bras. Isle se laissa faire et l’écouta la sermonner sur sa mauvaise mine et sa maigreur avant d’accepter de se faire servir un thé pour se réchauffer, accompagné de quelques cookies maison. La grand-mère de son ami disparu ensuite dans la cuisine et elle alla saluer le grand-père de son ami avant de rejoindre ce dernier dans la chambre où il se terrait.
Elle frappa à la porte et patienta derrière son seuil pour qu’il vienne ouvrir lui-même, retirant son bonnet qu’elle fourra dans la poche de son manteau. Isle rechignait toujours à s’imposer dans l’environnement d’Aël et préférait le laisser venir à elle. Ce qu’il ne tarda pas à faire.
Une fois la porte ouverte, s’agitant sur ses pieds et tortillant ses mains derrière son dos, elle lui adressa un large sourire mutin.
« Hey. J’te dérange pas ?»
Selon lui, elle ne le dérangeait jamais et aujourd'hui n'échappait pas à la règle. Toujours en souriant, la jeune rousse se permit de mettre un pied dans le monde de son ami et alla jusqu'à l'étreindre.
« Tu m'as manqué » lui souffla-t-elle, en ne le réalisant qu'en cet instant, et se sentant tout à coup sur le point de fondre en larmes.
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Qui n'a connu douleur immense, n'aura qu'un aperçu du temps ; l'aiguille lente qu'il neige ou vente. Qui n'a perdu ne sait la peine ; ni Dieu, ni haine, s'en fout. Et moi pourquoi j'existe quand l'autre dit "je meurs" ? Pourquoi plus rien n'agite ton coeur ?


Dernière édition par Isle E. Deschain le Lun 15 Juil - 10:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Dim 14 Juil - 21:09

Les volets de la chambre sont clos malgré l'heure tardive. Les raies de lumière que pourrait laisser percer le bas de la porte sont emprisonnés par un t-shirt. La pièce devrait être plongée dans le noir, pourtant les yeux d'Aël sont fixés sur le plafond, observant sans aucune lassitude les leds brillantes qui y sont fixées. Chacune d'entre elle représente une étoile, et assemblées, elles forment des constellations, exactes répliques de celles qu'on pourrait voir le soir d'un ciel nocturne dégagé. Elles fascinent le jeune homme depuis ses premiers pas, d'autant plus depuis qu'il sait que les étoiles observées sont généralement mortes depuis des siècles voir des millénaires. C'est comme contempler une vie déjà achevée, un voyage dans le temps ou même un ballet de cadavre encore inconscient de leur sort. C'est beau. Ou en tout cas, cela correspond à la conception dont Aël se fait du beau. Il n'a aucune conscience du temps qui défile alors que son regard reste rivé en haut. Il observe, il pense, et s'enferme dans un monde à des années lumières du notre, qui obéit à des codes et des normes qui dépassent l'entendement.
- Aël Nolan MacNamara ! Je te jure que si jamais je dois encore te dire de descendre manger, je viens moi même te chercher et te ramener dans la cuisine par les oreilles !!
Un soupir lui échappe alors qu'il se redresse, s'étire et se frotte les yeux comme si il venait de se réveiller. Il n'y a qu'une raison qui le pousse à se lever cette fois ci et écoute Ma'. Cette raison, c'est qu'il sait pertinemment que si il ne descend pas dans la minute, elle viendra effectivement le trainer par l'oreille - et non les oreilles, rectifie-il sa grand mère-. C'est l'une des règles adoptée par le jeune homme, pour être convaincant dans ses menaces, ils faut toujours les appliquer. Et Ma' est suffisamment venu de fois dans sa chambre afin de venir le chercher, pour qu'il sache qu'elle le ferait encore aujourd'hui.
- Ouais ! J'y travaille ! Il n'est pas particulièrement motivé à lui répondre, parce qu'il n'aime pas particulièrement parler. Surtout pour ne rien dire. Mais c'est un choix motivé parce qu'il sait que Ma' aime l'entendre blablater et d'autre part parce qu'il sait qu'ainsi il pourra plus facilement la convaincre que le psy n'a plus lieu d'être.
Quittant définitivement son lit, il récupère le t-shirt roulé en boule contre le seuil de la porte et le pli avant de le mettre sur les autres, il s'allume une clope, ouvre ses volets en laissant la fenêtre ouverte et quitte sa chambre, refermant la porte derrière lui.

Le repas fut bref mais un régal, comme toujours avec Ma', il passa outre les remontrances de sa grand mère sur son manque d'appétit - ça va être de sa faute maintenant si il a du mal à ressentir la faim- pour mieux se concentrer sur la conversation avec son grand-père. Il coupa cependant rapidement court à la conversation pour remonter dans sa chambre, prendre une bonne douche, ce n'est qu'une fois son short enfilé qu'il se pause enfin à son bureau. Il allume rapidement la télé, mettant pour la troisième fois aujourd'hui, son film de la semaine. Il connait par coeur les dialogues, et se plait à les répéter en même temps que les acteurs, tout en plongeant son nez dans un de ses bouquins.
Il se perd rapidement dans sa lecture et n'entends pas la porte d'entrée s'ouvrir; pas plus les discussions entre Ma' et Isle, ce n'est que quand on frappe à sa porte qu'il relève les yeux, claquant sa langue contre son palais.
Penchant la tête d'un coté puis de l'autre, il se décide finalement à aller ouvrir, un sourire naissant sur ses lèvres lorsqu'il aperçoit la chevelure rousse. Si il trouve Isle magnifique, c'est en partie grâce à ses cheveux qui attirent la lumière et semblent flamboyer comme les feux qu'il allume parfois. Sa main se tend d'ailleurs vers une de ses mèches pour s'en saisir avant que la jeune femme ne brise le silence. - Tu sais très bien que non. Jamais. L'une des rares personnes à ne pas l'importuné quelque soit son activité. De même, il accepte l'étreinte, avec un certain plaisir, un bras passant dans son dos. - Toi aussi. Il sourit légèrement, pas sur de réellement mentir. Après tout, il était heureux de la revoir, c'est bien qu'elle lui avait manqué. Doucement, il se détache de ses bras, et se penche légèrement. - Tu ne va pas pleurer... Je suis là maintenant. Il embrasse la jeune femme sur le bout du nez, comme toutes les fois où Ma' avait séché ses propres larmes. Aël est rarement démonstratif, mais ça arrive. Surtout avec Elle. Il y a quelque chose chez elle, qui provoque toujours un écho des plus agréables dans le l'esprit du jeune homme, si il ne sait pas le nommer, et qu'il l'exprime jamais, le sentiment est pourtant bien là. - Rentre. Lacha t-il en s'écartant du passage. - Fais pas attention aux désordres. Le désordre dont il parle, ce sont les cartons empilés méticuleusement dans un coin de la pièce.
Il lui laisse le lit pour s'asseoir et se pose en face d'elle, sur la chaise de son bureau.

La fenêtre est toujours ouverte et c'est vers elle qui tourne son regard en allumant sa clope. - Ça va ? Question essentielle pour le jeune homme qui connait bien Isle. Et vu les événements qui se sont passés, il doute que la réponse soit un oui franc et massif.
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Lun 15 Juil - 11:20

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Non, elle allait essayer de ne pas se mettre à pleurer une fois encore. Isle avait l’impression désagréable de ne faire que ça depuis les tragiques évènements survenus à Caswell. Pleurer, avoir peur et se terrer dans le fond de son stupide placard en ressassant tous ses petits malheurs. Elle n’avait perdu personne de cher à son cœur pendant la soirée de commémoration, mais elle n’en demeurait pas moins attristée par le sort de tous ces malheureux qui avait perdu la vie. Et puis il y avait le retour de Baby qui faisait remonter à la surface de vieux souvenirs, bons comme mauvais. Les pires de toute sa courte existence…
Mais elle était là pour trouver des réponses et Aël n’avait pas besoin de la voir dans tous ses états. Il avait ses propres démons à affronter, ses propres problèmes à gérer et jamais encore il ne s’était permis de les lui exposer. Elle se sentait déjà assez stupide comme cela, sans en plus se mettre à craquer sans raison apparente.

Prenant sur elle, la jeune femme força un sourire sur ses lèvres avant de pénétrer dans l’intimité du grand brun. Elle alla s’installer sur le bord de son lit, sans faire attention au soi-disant désordre, comme il le lui avait demandé.
« Rappelle-moi de ne jamais te laisser entrer dans ma chambre quand je me choisis une tenue… Vu ta notion du désordre, tu pourrais penser qu’un ouragan vient de passer par chez moi » badina-t-elle en déposant son bonnet sur le couvre-lit avant de se mettre à l’aise. Son manteau retiré, elle noua rapidement ses cheveux en une queue haute et entreprit de se débarrasser de ses chaussures.
Isle poussa un lourd soupir avant de répondre à Aël, le plus honnêtement possible.  
« Très franchement, j’en sais trop rien.  J’suis en un seul morceau, ma famille et mes amis aussi. Je devrai certainement m’estimer heureuse et me contenter de ça mais… c’est difficile. C’qui s’est passé était absolument horrible. Horrible et gratuit ! »
Sa voix se fêla sur ce dernier mot et il lui fallut un instant pour se reprendre. Poussant un nouveau soupir, elle dégagea ses chaussures et replia une de ses jambes sous elle, relevant l’autre qu’elle entoura de ses bras, appuyant son menton sur son genou.
« Je ne sais pas qui a fait ça, mais j’espère qu’on lui mettra la main dessus avant qu’il recommence. Je m’fiche de la manière dont il sera traité, je veux juste qu’il soit arrêté le plus vite possible… »
Comme elle avait jadis souhaité que le meurtrier (mordeur) de sa sœur soit arrêté à l’époque. Son vœu n’avait jusque là pas été exaucé mais elle ne désespérait pas.
« J’ai entendu dire que… » Isle se mordilla nerveusement la lèvre. « Certaines personnes disent que les Kings pourraient avoir quelque chose à voir avec ça. Jay m’a assuré que non, qu’ils l’avaient même aidé à retrouver ses frères et qu’ils avaient aidés plein d’autres gens mais… Je sais que tu n’aurais pas trempé dans quelque chose de ce genre et même si leur réputation n’est pas très bonne, je ne pense pas qu’ils aient quoi que ce soit à voir avec toutes ces horreurs. »
Mais j’aimerai tout de même te l’entendre confirmer, semblait dire son ton.      
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Lun 15 Juil - 15:36

N’étant pas doué pour déchiffrer les états d’âmes des autres, Aël ne remarque pas que son amie semble, durant quelques instants, au bord des larmes. Et puis, pourquoi le serait-elle ? Si il fallait pleurer, c’est durant la période d’absence, pas maintenant qu’ils se retrouvaient. La logique du jeune homme est pragmatique, les larmes servent à pleurer, quand on pleur, on n’est triste, et si on pleur pour des retrouvailles, c’est donc qu’on est triste de se revoir. Pas l’inverse. Ça peut paraitre froid, sans émotion profonde, mais c’est Aël.
Il la laisse entrer, tandis que lui, attrape son zippo pour jouer machinalement avec, sans vraiment y penser. Il fixe quelques secondes la fenêtre avant de reporter toute son attention sur la jeune femme lorsqu’elle reprend la parole. Sa remarque lui dire un léger sourire. – La seule chose que tu risques à me laisser voir l’ouragan Isle à l’œuvre, c’est que je me mette à ranger. Véridique. Et s’il commence par le linge, il finira forcément à mettre de l’ordre un peu partout. Quand il commence, il finit forcément, quoiqu’il entreprenne… Y compris le ménage. C’est qui fait de lui la fée du logis des Kos… Pas très viril, mais c’est bien le cadet des soucis de l’irlandais.
Lui-même n’a pas besoin de se mettre à l’aise, à l’image de la jeune femme. Il l’est déjà, et la seule chose qu’il pourrait retirer c’est son short. Mais se retrouver à poil devant une amie, n’est apparemment pas une chose à faire. Il a du noter ça quelque part dans ses notes. Il se moque bien du temps extérieur, ou de la température. Si ça ne tenait qu’à lui, été comme hiver, il porterait le minimum vital. Il ne sent pas le froid, il ne sent pas le chaud. Seul Ma’ lui rappelle que si il ne ressent rien, ça ne veut pas dire qu’il ne peut rien avoir et elle veille, même encore aujourd’hui, qu’il soit convenablement habillé.

Il penche légèrement la tête sur le côté face aux paroles de la jolie rousse. Il l’écoute bien, il assimile, il arrive même à comprendre la plupart des émotions qui la traversent… Mais de là à réussir à ressentir la même chose. Il y a tout un monde. Il ne trouve pas que les événements soient dramatiques, et ce, sans doute parce qu’il n’y a aucun outil de comparaison. Dramatique par rapport à quoi ? A ce qui se passe dans le monde ? La folie des hommes n’est pas une première. A la limite, c’est pathétique.
Cependant, malgré ce qu’il peut lui traverser l’esprit, il affiche une mine de circonstance, prise dans un des nombreux films catastrophe qu’il a pu voir. Ses traits adoptent l’expression qu’il a temps de fois vu, dans de fois décortiquée. La même expression que Ma’ affiche dans de pareil circonstance.
Quand à arrêter l’auteur des actes, ouais… Faudrait sans doute. Pour le bien de la communauté, ou un truc dans le genre. – L’essentiel c’est que tu ailles bien Isle. Y a déjà trop de personne qui pleurent les morts, mais pas assez qui savourent leur chance. Il sourit. Légèrement. Avant de l’écouter de nouveau.

- Tu sais que je n’aurai pas trempé dans quoique ce soit de ce genre, mais tu me demandes quand même si je l’ai fais. Ou si les Kos l’ont fait. Aël n’est pas vexé, il ne sait pas l’être. Il est calme, ou en colère. Mais vexé, jamais. Alors il n’est pas piqué au vif, et sa tirade s’accompagne d’un léger haussement de sourcil moqueur. – On n’a rien à voir là dedans. Rien. Et la seule fois où j’ai eu à faire aux victimes, c’est à mon travail. Il se redresse, allant à la fenêtre pour s’allumer une cigarette. – Par contre, ne va pas commencer à te torturer l’esprit en te demandant si je t’ai dis ça parce qu’effectivement on a rien à voir la dedans… Ou juste pour nous couvrir. Il se tourne vers elle, s’asseyant sur le rebord de la fenêtre, dos au vide. -  te voilà rassurée ?
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Lun 15 Juil - 16:08

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Elle baissa les yeux en l’entendant émettre une critique sur le comportement des personnes endeuillées. Isle se sentait évidemment directement concernée par cette remarque, elle qui, des années après la mort de sa sœur, continuait de porter son deuil et de la pleurer aussi vivement qu’au premier jour. Les crises de larmes se faisaient certes moins nombreuses, mais lorsque l’une d’elle se déclenchait tout à coup, la jeune femme demeurait inconsolable des jours durant et paraissait repasser par toutes les étapes, du déni à la colère. Et l’acceptation tardait toujours à se faire sentir…

Elle s’essaya tout de même à sourire en l’entendant nier toute implication de sa part ou de celle de sa bande de motards. Si Aël lui assurait qu’ils n’y étaient pour rien, alors ça devait être vrai. Pas parce qu’il ne se serait jamais permis de lui mentir, mais parce qu’il avait beau être un excellent comédien, Isle le connaissait depuis suffisamment longtemps pour déchiffrer les expressions que son visage tentait de copier. Il avait prit des tics lui aussi.
« Me voilà rassurée, oui » reprit-elle tandis qu’il s’installe au bord de la fenêtre. « Et je n’comptais pas me torturer l’esprit, je te fais confiance. Et puis comme je te l’ai dis, mon amie Jay m’a assuré qu’ils avaient essayé d’aider le maximum de monde. En plus, ils étaient au jardin public et il n’y a pas eu des morts que là-bas… Enfin de toute manière, je ne vois pas comment ils s’y seraient pris pour monter un coup pareil. Je ne vois pas comment quiconque a pu s’y prendre… J’ai entendu dire que les gens s’étaient volontairement avancés vers l’eau ! Tu t’rends compte ? »
Bien sûr qu’il se rendait compte. Il était au courant de toute l’histoire et certainement d’un bon nombre de rumeurs. Encore qu’il ne sortait pas tellement et que faire la conversation n’était pas son fort. Mais personne n’avait pu passer à côté de tout ce tapage, c’était forcé. Et puis il avait lui-même dû examiner…
Non. Il ne fallait pas qu’elle commence à penser à ça. Savoir ce que faisait Aël était une chose, mais il était au-dessus de ses forces de l’imaginer en train de travailler.

« Désolée, je dois t’ennuyer à ressasser tout ça. Tout le monde ne fait que ça depuis qu’c’est arrivé… Je m’épuise moi-même » sourit Isle, sans pour autant ressentir le moindre amusement. Et puisqu’elle n’était qu’une faible femme, au lieu de changer de sujet et d’aborder celui qui l’intéressait réellement et l’avait même conduite jusqu’à l’antre de son meilleur ami, elle reprit sur le même thème. « Tu te souviens de ce film qu’on avait vu ensemble ? Phénomène ça s’appelait je crois. Avec Mark Wahlberg et Zooey Deschanel… » Lorsqu’on était ami avec Aël, mieux valait connaitre ses classique et le nom de chaque acteur ayant foulé cette planète pour parvenir à l’intéresser un minimum. « Eh bien les arbres obligeaient aussi les gens à se suicider. Ça m’a fait penser à ça, pas toi ? Bon évidemment pas le coup des bonbons piégés mais… Pour le reste j’veux dire. Si les gens se sont vraiment délibérément jeté à l’eau et mis le feu… »
Elle laissa sa phrase en suspend, guettant l’avis du grand brun.        
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Lun 15 Juil - 16:55

Aël tire sur sa clope, rejetant la fumée par la fenêtre quitte à se pencher un peu pour éviter que la jeune femme ne se prenne la fumée. Il ne le fait que pour quelques rares proches, et ce, depuis que Ma’ lui a précisé que se prendre la fumée dans en pleine figure quand on ne fume pas n’a rien d’agréable. Lui, ne le savait pas, puisqu’il n’a jamais éprouvé la moindre sensation gênante avec l’odeur de la cigarette. Avec les odeurs en général d’ailleurs. Si il avait justement commencé, c’est parce que la flagrance de la fumée l’attirait particulièrement. C’était fort. Parfois âcre. C’était parfait.
Il en profite pour observer les quelques personnes dehors, emmitouflé dans leurs vêtements, perdu entre écharpe et bonnet. Et même avec ça, il est persuadé qu’il a plus chaud qu’eux. Ou que du moins, il a moins froid. Son zippo s’éteint et s’allume sous ses doigts, et c’est bien le cliquetis du briquet qui ramène son attention à l’intérieur de sa chambre. – Tant mieux. J’ai déjà du mal à comprendre pourquoi certaines personnes ont répandu ce genre de rumeur, si en plus tu y croyais. Je serai un peu perdu. Perdu. C’est le mot. Comment peut-on croire à des ragots pareils ?  Cela dépasse le jeune homme, qui préfère s’appuyer sur des faits que des bruits de couloir. - Oui, j’ai eut quelques échos des autres concernant le jardin public… Lui n’y était pas. Trop de chose à faire, et puis, pourquoi irait il se perdre dans l’inconfort de la foule, alors que le reste de la ville était pratiquement vide ? Idéal, quand on aime jouer avec le feu.

- Je m’en rend compte, oui. Surtout qu’on ne l’a pas encore expliqué. Et pourtant on a sortie le grand jeu. Autopsie en masse, dépistage de drogue et autres réjouissants, Aël n’avait encore jamais autant remplie de petite fiole de sang à envoyer au labo… Et le temps que les résultats reviennent, tout restant… Incompréhensible. Un suicide, pourquoi pas ? Deux ou trois… ça arrive pendant les jours de fête… Mais autant.
Pour la première fois de la discussion, l’irlandais plante son regard dans celui de la jeune femme. Il faut dire qu’avec son choix de conversation, elle attire l’attention entière et complète du jeune homme. – Je m’en souviens, oui… En même temps, il n’a encore jamais oublié un film. – Sauf que ce n’était pas les arbres qui les poussaient à se tuer, mais une toxine qu’ils secrétaient. Pas besoin de souligner que pour le brun, le détail avait son importance. – Mais c’est un film. Et je pense que la violence gratuite est typiquement… Humaine. Si la nature devait se venger, elle ferait preuve de plus… D’imagination. Il se redresse une fois sa clope finit et la balance bien éteinte dans la poubelle. – Tout ça… Les « suicides », les sucreries piégées,… C’est terriblement humain. Enfin… C’est juste mon avis.

A son tour, il se pose sur le lit, mais lui s’y allonge, son regard oscillant entre la chevelure de son amie et les leds au plafond. – Tu ne devrai pas trop penser à ça Isle… Pour le moment, il n’y a rien à comprendre. C’est arrivé, et c’est tout. Ce mystère lui plait, parce qu’il fait partie de ceux sur lesquelles il peut se casser la tête. Réfléchir encore et encore sans pour autant parvenir immédiatement à la bonne réponse. Il peut méditer à des hypothèses, des causes,… sans trouver de suite la solution. Il tend le bras pour prendre le sien entre ses doigts et la ramener doucement  contre lui. S’il n’est pas tactile avec les étrangers, si leur contact l’insupporte, il apprécie ceux de ses proches, et pour certain d’entre eux, il en est même avide, parait que c’est du à son hyposensibilité. – Tu es vraiment venu me voir pour me parler de ça et te miner le moral ? Ou tu cherchais une excuse pour venir frapper à ma porte ? Il sourit légèrement.
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Lun 15 Juil - 18:01

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« Et depuis quand j’ai besoin d’une excuse pour venir frapper à ta porte ? » répliqua-t-elle immédiatement, venant se lover un peu plus contre lui.
Elle appréciait ce genre de moment. Isle se sentait toujours privilégiée et importante quand elle se trouvait entre ses bras. Dans les premiers temps, elle avait émis quelques réserves à se faire étreindre de cette manière, ressenti de la gêne à entrer de la sorte en contacte avec la peau quasiment toujours nue entre ces murs de son meilleur ami. Mais c’était surtout parce qu’à cette époque, elle pensait avoir le béguin pour Aël. Il n’était cependant pas question de ça et elle avait finit par s’en rendre compte et apprit à se détendre au creux des bras du garçon.
« T’as raison, j’arrête d’en parler ! Promis. »
Du moins n’aborderait-elle plus le sujet sous cet angle là… Parce qu’elle allait bien être contrainte d’y revenir pour expliquer à Aël de quelle manière son chemin avait croisé celui de baby après douze ans de séparation. Isle ignorait comment il allait prendre la chose et n’avait jusque là pensé qu’à la manière dont il pourrait l’éclairer… comme l’incorrigible égoïste qu’elle était.

Jusqu’à aujourd’hui, elle n’avait que très rarement évoqué sa vie d’avant avec son ami. C’était trop douloureux et ça n’aurait pas servi à grand chose de toute manière. Aël ne connaitrait jamais la fillette qu’elle avait été avant qu’on lui arrache sa moitié ; il n’y avait pas de retour en arrière possible. Pour la comprendre, il n’avait qu’à savoir qu’elle était totalement brisée et partir de là pour tenter de bâtir quelque chose avec elle.
Baby avait fait parti de sa vie d’avant. Elle l’avait aimé. Aël n’avait pas écopé du rôle de simple remplaçant, il n’avait pas grand-chose à voir avec son blondinet et ils avaient été là à des moments trop diamétralement opposés pour qu’elle puisse envisager de les comparer. N’empêche qu’il pourrait se vexer ou se sentir menacer…

« En fait… Je ne suis pas uniquement venu te voir pour prendre de tes nouvelles, même si ça m’intéresse évidemment. Ca m’intéresse toujours de savoir comment tu vas, tu l’sais bien » s’embourba la rouquine en triturant ses doigts nerveusement, les observant pour ne pas avoir à sentir le regard de son ami peser sur elle. Leur proximité n’était pas pour l’aider… « Ce qu’il y a c’est que… Bon, laisse-moi l’temps de réfléchir à la meilleure façon de dire ça, parce que j’ai encore du mal à appréhender tout ça. C’est trop bizarre » grimaça-t-elle en fermant les yeux, venant plaquer ses deux mains sur son visage tâché de son.
Après quelques instants, elle prit une longue inspiration, expira en gonflant ses joues puis, le ventre noué, se lança.
« En allant chez Jay l’autre jour pour savoir comment elle allait après la nuit d’Halloween, je suis tombée sur une vieille connaissance. Un garçon que j’ai connu quand j’étais petite » expliqua Isle, espérant qu’elle n’aurait pas à préciser à quelle époque elle faisait référence. « Un garçon qui m’était cher… Et je n’arrive pas à savoir si c’est une bonne ou une mauvaise chose… »
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Dernière édition par Isle E. Deschain le Mer 17 Juil - 19:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Mer 17 Juil - 19:32

Aêl tique. Sa langue vient claquer contre son palais à plusieurs reprises alors qu’une de se mains part à la rencontre de son zippo, au fond de sa poche. Il n’aime pas du tout ce qu’il entend. Il avait déjà montré des signes d’agacement lorsqu’elle avait semblé hésiter à se confier… Pire comme si elle craignait sa réaction. Et ça, l’irlandais n’aime pas. Parce que ça ne lui rappelle que trop ce qu’il tente de cacher avec tant de ferveur. Il sait ce dont il est capable, et cela se rapproche souvent du pire. Mais pas avec Isle. Jamais. Pas une fois. Y a eut Blue, y a eut Ma’, mais il n’y aura jamais la jolie rousse. Il se l’est promis, et ce n’est pas aujourd’hui qu’il ira à l’encontre de sa parole. Et ce même si ses paroles sont très, très loin de le réjouir.
- Un garçon d’avant, hein ? Avant. Il sait très bien ce que cela veut dire mais n’en parlera pas. Ce n’est pas que lui ça le gêne d’évoquer le passé, c’est juste qu’il sait que le sujet est tabou avec Isle. Et vu qu’elle a toujours eut la décence de rester toujours évasive concernant son… Problème, il a l’égard de lui épargner ses questions. – ça doit être un homme maintenant. Il pense pour lui-même. A voix haute… Un homme. C’est bien ça qui agace Aël. Un homme dont il ne connait rien, ne sait rien, et dont il a jamais entendu parler. C’est un étranger qui plus est. Pas un étranger pour Caswell. Un étranger pour lui. Quelqu’un qui ne fait pas partie de son cercle mais qui le percute en touchant Isle…

Et puis, pourquoi la jeune femme doutait elle qu’il s’agisse d’une bonne chose ? Pourquoi douterait elle du bénéfice de retrouver un ami cher ? Assez cher pour qu’elle lui parle… L’imprudent a-t-il fait du mal à la rousse dans sa jeunesse ? Si oui, à quel point ? Trop de question, et trop de chose en tête. Aël tique une fois encore avant de se redresser, abandonnait pour un temps sa place sur le lit.
Il se rapproche du bureau, ouvre quelques tiroirs pour ranger deux ou trois choses dedans avant d’en sortir une boite de cachet, qu’il agite, écoutant quelques secondes le bruit des pilules qui s’entrechoquent. – Pourquoi serait il une mauvaise chose ? Il savait, une fois encore grâce aux films, qu’on était heureux de telles retrouvailles, sauf si le passé commun était chargé de merde.
Il finit par ouvrir le flacon et prendre deux cachets qu’il avale avec une gorgée d’eau. La bouteille est toujours à la même place, toujours remplie. Et ce, même si Aël doute du bien fondé de leur prise. Pour lui, ce ne sont que des placebos. Des pilules à base de plante que son psy lui prescrit, avec l’accord de Ma’ appâtés par des effets thérapeutique et leurs vertus calmante.

Il doute. Mais ça ne les empêche pas de les prendre. De un parce que Ma’ surveille, de deux parce qu’il a prit l’habitude. Et qu’il n’y a rien de pire que l’habitude. Il range et il revient à sa place, reprenant Isle contre lui… Il n’y a aucune part de jalousie amoureuse dans son comportement. Sa réaction est celle qu’aurait un grand frère à l’égard de sa petite sœur. Sauf qu’elle est disproportionnée. Et tout ça à la faute de quelques sentiments qu’il maîtrise mal et des tourments intérieurs qui n’appartiennent qu’à lui.
Tourments qu’il connait suffisamment pour modérer ses propos, son regard et l’intonation de sa voix.
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Mer 17 Juil - 19:57

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Elle aurait voulu pouvoir rattraper ses mots, les ravaler et se contenter de passer un moment de calme au milieu de cette tempête qui faisait rage au dehors. Un moment de calme entre les bras protecteur de son meilleur ami. Mais comme toujours, il avait fallut qu’Isle aille se décharger, puisqu’elle était semblait-il incapable de gérer quoi que ce soit par elle-même…  
Elle venait de contrarier Aël et elle savait combien les changements et les bouleversements de ce genre étaient mauvais pour le garçon. Ma’ et elle avait longuement échangé sur le sujet par le passé, au moment où la rouquine avait commencé à émettre des doutes qu’elle avait préféré partager avec la grand-mère d’Aël plutôt qu’avec lui. Il avait besoin de sa routine, même s’il assurait chaque fois qu’il détestait ça. Il n’y avait qu’à voir l’état de sa chambre pour comprendre qu’il avait besoin que tout soit à sa place, organisé et prévisible. Mais Isle se gardait bien de le lui faire remarquer.
Anxieuse, coupable, elle le regarder se lever pour aller chercher ses médicaments et en avaler. Si elle ne s’était pas juré de ne pas le faire et n’avait pas eu tellement conscience que cette attitude ne ferait qu’empirer la situation, Isle se serait mise à pleurer. Mais elle ne pouvait pas se le permettre et maintenant elle devait aller au bout de cette conversation. Elle était venue pour ça après tout…  

Alors qu’elle aurait voulu avoir la force de résister à l’emprise d’Aël et ne pas se laisser cajoler, elle céda et revint se lover contre lui. C’était égoïste mais elle avait diablement besoin de ses bras, de son soutien. Entre deux mordillements de lèvres, elle reprit la parole.
« Disons que… C’est assez compliqué. Lui et moi on a été très proches quand j’étais petite et… »
Elle ne pouvait pas lui faire comprendre les choses sans avoir à évoquer Joanie et malgré les années, ça restait une épreuve difficile. Prononcer son prénom à haute voix était une véritable torture qu’elle ne s’infligeait qu’en de rares et nécessaires occasions.  Mais si elle voulait obtenir l’aide de son ami, il faudrait qu’elle en passe par là. A moins de tout laisser tomber dès à présent. Une part d’elle savait que si elle le demandait de la bonne façon, Aël la laisserait tranquille et ne chercherait pas à insister et lui faire du mal volontairement. Chaque fois, elle avait choisi de prendre cette issue-là pendant leurs conversations. Mais aujourd’hui, elle ne pouvait pas agir de la même manière. Parce que Baby était à Caswell et que leurs retrouvailles n’étaient pas annonciatrices de bonnes nouvelles. Des vies en dépendaient si elle voyait juste… Peut-être même celle d’Aël.
« On était toutes les deux proches de lui en réalité » réussit à déglutir Isle, l’estomac noué. « On était inséparables mais… Je suppose que c’était inévitable mais après quelques temps, de la jalousie à commencer à apparaître. Deux filles pour un seul garçon, je n’ai pas besoin de te faire un dessin… »
La jeune femme essuya la larme brûlante qui menaçait de s’écouler, du bout de ses doigts.
« Les choses ont…finis comme tu le sais. Ne m’oblige pas à rentrer dans le détail. Après ça, je n’avais plus jamais revu Baby jusqu’à… Eh bien jusqu’à ce que tout dégénère ici. »
La rouquine s’arracha à l’étreinte de son ami pour se redresser sur le matelas et lui faire face, le visage pâle et les lèvres blêmes et tremblotantes.
« Tu crois que c’est un signe ? Tu crois que je ne devrais plus jamais le revoir ? »
Tu crois que c’est ma faute si tous ces gens sont morts, Aël ? Tu crois que je suis maudite pour avoir provoqué la mort de ma jumelle il y a douze ans de ça ? Tu crois que je mérite de finir malheureuse et seule dis ?
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Dernière édition par Isle E. Deschain le Jeu 18 Juil - 11:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Jeu 18 Juil - 10:42

Compliqué. Ce n’est pas vraiment au goût d’Aël ça. Ça annonçait généralement beaucoup de problèmes, de dilemmes et de tout un tas de merde à gérer. La jolie rousse ne méritait pas ça. Pour elle, le jeune homme voulait le mieux. Et si elle devait avoir un homme important dans sa vie, il préférait de loin que ce soit quelque chose de simple. Un bonheur sans tâche.
Ses doigts se ballade sur la peau pâle de la jeune femme, il effleure doucement la chair de son bras, se forçant à écouter ce qu’elle dit pour ne pas partir. Il doit rester concentré. Être présent. Non pas physiquement mais bien moralement. C’est le risque quand il commence à perdre le contrôle et c’est ce qu’il doit absolument éviter. Pour elle.

Il fronce les sourcils quand elle en vient à parler de sa sœur jumelle. Il a des tas de questions à poser, mais aucune ne viendra franchir ses lèvres. Il n’est pas là pour la mitrailler d’interrogations. Il est là pour l’écouter, et la conseiller. Au mieux. En faisant abstraction du bouleversement qu’implique une relation compliqué dans la vie de la jeune femme. Et dans la sienne. L’histoire qu’elle lui raconte pourrait être tout droit sortie d’un film à l’eau de rose. Il en a vu suffisamment pour savoir ce que cela donne généralement.
Il garde le silence quand elle se tait. Durant quelques brèves secondes, il réfléchit, analyse et tente au mieux de formuler ses pensées pour qu’elles forment un ensemble cohérent et surtout exprimable. – Je vois… Commence t-il par dire en relevant ses yeux vers Isle, qui a quitté ses bras pour lui faire face. – Tu aimerais que je te dise quoi, Isle ? Qu’effectivement c’est possible que vos retrouvailles soient le déclencheur d’une catastrophe imminente ? Parce que c’est bien comme ça qu’il a prit la question de la jeune femme. Il sait qu’elle culpabilise, il sait qu’elle s’en veut et qu’elle se sent responsable. – Je ne pense pas Isle. Je ne pense pas qu’il y est un quelconque rapport. Et je doute que cela implique tout un tas d’événement catastrophes. Que tu le revois ou non, ce qui doit se passer se passera.

Il marque une pause, le temps pour lui de se redresser et de revenir se griller une clope à la fenêtre, sans perdre le fil de ses pensées. – Je pense surtout que tu culpabilises… Et que tu refuses de voir ces retrouvailles comme une bonne chose, parce que tu refuses de croire que des bonnes choses peuvent t’arriver. Il replonge son regard dans le sien durant quelques secondes. – Si c’est ce que tu  veux vraiment… Ou si ce type doit constamment te ramener à ton passé, à ta souffrance… Alors non, ne le vois plus. Et oublie-le. Je ne vais pas nier que ça m’arrange. Mais ne pense pas que le sort de Caswell… ou du monde… soit en rapport avec ce que tu décideras. Y a que ta vie qui dépend de ce choix. Et crois-moi, c’est déjà énorme.

Il finit rapidement sa cigarette, et se plante en face d’elle, glissant un doigt sous son menton pour doucement lui relever son visage. Un très léger sourire sur ses lèvres. – Ne te rend pas coupable de tout ce qui se passe, Isle. Tu as déjà bien assez à porter sur tes épaules. Il dépose un baiser au coin de ses lèvres avant de se redresser. – Il a quel âge ? C’est quoi son nom ? Son job ? Il habite où ?
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Jeu 18 Juil - 11:56

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Elle baissa la tête, mordillant sa lèvre inférieure dans l’attente de sa sentence. Une part d’elle s’attendait presque à ce qu’Aël l’accuse effectivement de tous les maux de la Terre, qu’il se mette à lui hurler de sortir de sa vie ou de mettre fin à ses jours pour épargner l’humanité et les préserver tous de sa dangerosité. Mais évidemment, il n’en fit rien et lui rappela qu’elle n’était pas une déesse et que le sort du monde ne reposait pas entre ses petites mains tremblantes. Elle était d’une présomption qui frôlait effectivement l’insolence, mais c’était plus fort qu’elle.
Isle l’écouta, retenant ses larmes et essayant de ravaler sa gêne du mieux possible. Le grand brun n’était pas réellement en train de s’énerver sur elle, mes ses mots sonnaient tout de même à ses oreilles comme des sermons qu’elle recevait avec une honte grandissante.
Elle voulu lui répliquer qu’elle n’avait pourtant rien inventé et que la coïncidence était trop grosse pour que les évènements du 31 octobre ne soient pas, d’une manière ou d’une autre, liés à leurs retrouvailles et annonciateurs de plus grands malheurs encore. Aël avait tort également de penser qu’elle culpabilisait inutilement. Elle méritait tout ce qui pouvait arriver de pire après ce qu’elle avait fait. Le fratricide était punissable de mort, mais c’aurait été une fin trop rapide et douce pour elle…  
En réalité, elle ne savait plus vraiment ce qu’elle était venue chercher ici. Aël ne l’aidait pas et Isle n’avait pas vraiment envie d’entendre ce qu’il avait à dire. Il n’était pas impartial. Il était son ami et il était obligé de ce fait d’abonder dans son sens et de la rassurer, quitte à lui mentir. Elle-même aurait agit de la même manière si la situation avait été inversée… Et peut-être même aurait-elle cru à ses mensonges, parce que l’amour rendait aveugle et qu’elle ne doutait pas un instant de l’amitié sincère que le garçon lui portait.

Isle demeura silencieuse pendant qu’il fumait sa cigarette à la fenêtre de sa chambre. Elle avait de nouveau relevé un genou devant elle qu’elle enserrait de ses bras menus. La rouquine avait froid mais elle n’avait pas envie de réclamer à son ami de les cloitrer. Et puis le froid lui gardait les idées au clair au moins… De toute manière, elle avait l’habitude d’avoir froid. Depuis que Joanie lui avait été arrachée, elle n’avait plus jamais eu chaud.
C’était faut. il y avait eu cette fois avec sa mère… Mais Isle ne voulait pas y songer. Elle préféra tirer sur les manches de son pull pour y enfouir ses mains glacées. Elle les triturait nerveusement lorsqu’Aël revint à ses côtés, prenant à nouveau la parole d’un ton qui se voulait apaisant. Mais tout ce qu’elle avait envie de lui répondre, c’était qu’il ne comprenait rien à rien. Et comment le blâmer ? Il n’était au courant de rien. Elle n’avait jamais eu le cran de lui exposer la vérité toute crue et de confesser ses crimes. Son odieux crime. Elle se força à sourire lorsqu’il déposa un baiser au coin de ses lèvres  charnues et releva ses yeux clairs vers les siens.
Aël n’avait rien fait qui mérite qu’elle lui offre sa mauvaise humeur.
« Il est un peu plus jeune que moi. En fait…c’était son anniversaire le jour d’halloween » réalisa-t-elle tout à coup, se demandant si Baby s’était tout autant accusé qu’elle de ce qui était arrivé cette nuit-là.
Considérait-il à présent le jour de sa naissance comme un jour maudit ? Il avait eu l’air de vivre bien mieux qu’elle tous les évènements, alors qu’il avait été sur place. Mais peut-être que ça n’était qu’une façade. Peut-être qu’il avait voulu prendre un air détaché pour en parler dans l’unique but de la ménager…
« Il s’appelle… Tu n’dois pas te moquer d’accord ? » le prévint Isle en levant un index faussement menaçant dans sa direction, fronçant un peu ses sourcils roux. Mais un sourire se dessina malgré elle et détendit ses traits faussement courroucés. « Il s’appelle Baby. Baby Stewart, comme l’actrice de Twilight. Et il bosse pas vraiment… enfin j’ai pas vraiment comprit ce qu’il faisait. En ce moment il est sur les routes, il recherche quelqu’un… C’est comme ça qu’il a atterrit à Caswell. Je suis certaine que vous vous entendriez bien » mentit-elle avec conviction.
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Jeu 25 Juil - 15:53

-Hmm donc pour résumer la situation : Ce type s’appelle Baby. Aël ne fera aucun commentaire sur le sujet puisqu’elle lui a demandé… Cependant, il n’en pense pas moins. C’est stupide de s’appeler Baby quand on est adulte. Il ne le plaint pas cependant, à chacun sa merde. – Il est plus jeune que toi, c’est un vagabond. Sans taff. Sans doute sans tune et constamment sur les routes puisqu’il recherche quelqu’un. Il laisse planer un silence à la fin de sa phrase, encrant pour quelques secondes son regard au sien. – Et tu penses que je vais pouvoir m’entendre avec lui... Vois-tu j’ai comme un doute.
Surtout qu’il se demande si la jolie rousse ne lui cacherait pas un autre détail, les sentiments qu’il partage l’un pour l’autre. Il parle sans savoir, mais il est quasi certain qu’il y a quelque chose de plus fort entre eux qu’une simple amitié. Et s’il n’est pas jaloux, il voit mal un traine misère aux côtés de son amie. Elle mérite tellement mieux. Ne serait ce que pour préserver son innocence. Cette fragilité qui s’étirait sur chacun de ses traits. Son sourire si doux. Il savait qu’elle avait déjà trop souffert, même si il ne connaissait pas les détails, et si il essayait parfois de s’imaginer la douleur qu’elle avait ressentit, jusqu’à maintenant, il n’était parvenu qu’à la comprendre, sans réussir à se voir à sa place. Ce dont il était certain par contre, c’est qu’il ne se pardonnerait jamais si quelque chose d’autre lui arrivait alors qu’il s’était promis de veiller sur elle.

Revenu à la fenêtre, il ne cesse d’observer la jeune femme, jusqu’à voir sur sa chair quelques frissons. – Si tu as froid, faut me le dire. Parce que lui ne pouvait pas le deviner. Sur ses mots, il referma ma fenêtre et se posa définitivement sur le lit. Ses doigts capturèrent une mèche de ses cheveux roux qu’il ne cessait de fixer encore et encore. – Enfin, si ça compte pour toi, je le rencontrerais. Et je te dirai si c’est une bonne ou une mauvaise chose qu’il soit revenu dans ta vie… Et son jugement serait fait rapidement, aussi froid et irrévocable que la justice. Et une fois qu’il avait tranché, il était quasiment impossible de le faire changer d’avis. Parfois, un coup d’œil suffisait pour qu’il se fasse une idée…
Maintenant il fallait bien qu’il se prépare à causer avec un étranger. Ce n’était vraiment pas sa tasse de thé, mais pour Isle, il irait jusqu’à faire la bise au premier venu, ce qui tout de même un exploit, au moins pour lui.
Il finit par s’allonger, posant sa tête sur la jambe qui n’était pas pliée.

- Tes parents en pensent quoi ? S’il n’était pas toujours d’accord avec les décisions de ses derniers, il savait qu’ils faisaient tout pour protéger ce qui était dorénavant leur fille unique. Surtout sa mère, parce que depuis quelques temps, il était conscient que le père de son ami n’était pas au mieux. C’était pourtant tellement dur pour lui, d’imaginer que ses proches puissent avoir une vie en dehors des moments où ils se voyaient. Ce n’était pas qu’il était égocentrique, c’était juste que commencer à imaginer que derrière chaque visage, se cachait toute une histoire, lui donnait un sérieux mal de crâne, et beaucoup trop de suppositions qui resteraient sans réponses exactes.


those hells bells, my temperature's high, hells bells, across the sky, hells bells, they're taking you down, hells bells, they're dragging you down, hells bells, gonna split the night, hells bells, there's no way to fight
I'm on the highway to hell
(gif tumblr/code northern lights.)
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Jeu 25 Juil - 16:54

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Isle se dégonfla comme un de ces ballons qu’elle peinait toujours à gonfler et plus encore à nouer. Elle avait toujours peur qu’ils lui éclatent dans les mains et n’arrivait généralement à rien. Du coup, la jeune femme avait fréquemment l’occasion de les voir se dégonfler en volant à travers la pièce et savait de quoi elle parlait…
Aël avait raison de douter, elle-même était loin d’être certaine qu’ils parviennent à s’entendre. Elle savait parfaitement qu’ils feraient, l’un comme l’autre, des efforts pour essayer de se montrer au moins courtois et lui permettre, à elle, de passer un bon moment. Mais si leurs caractères n’étaient pas tout à fait incompatibles, la rouquine ne parvenait pas à les imaginer s’esclaffer tous les deux et nouer des liens forts. Parce qu’Aël ne faisait pas ce genre de chose et que Baby… Bon, elle ne pouvait pas tellement s’avancer par rapport à lui, elle n’avait eu l’occasion de le croiser qu’en présence de Jay à qui il avait mentit sur son identité…  
Après avoir soupiré, Isle commença à se mordiller la lèvre avec nervosité.

Aël ne lui tint pas rigueur de sa tentative de manipulation avortée et referma la fenêtre de sa chambre avant de venir s’installer sur elle. Elle le laissa faire et se força à ne pas céder à sa pulsion en venant passer sa main dans les cheveux sombres du garçon. Elle garde les siennes appuyées sur le matelas où ils sont étends tous les deux et tente de les faire oublier.
« D’accord. C’est gentil » lui sourit-elle sans beaucoup d’entrain. « De toute manière, je ne sais pas si j’aurai le temps d’organiser quelque chose comme ça. Je ne sais pas s’il va rester à Caswell très longtemps… »
Et Isle n’arrivait pas à savoir si cette fuite serait une bonne ou une mauvaise chose. Souhaitait-elle garder contact avec le garçon ou préférerait-elle couper les ponts définitivement ?  Lui demanderait-elle de prolonger son séjour dans sa ville de naissance et d’abandonner ses recherches ? Elle ne s’en sentait pas franchement capable et en même temps, l’idée de perdre Baby quelques jours seulement après l’avoir retrouvé lui paraissait… fortement désagréable.

Et comme si elle ne se sentait pas déjà assez stupide comme ça en cet instant, Aël en remet une couche sans le vouloir avec sa dernière question.
« J’ai préféré ne pas leur dire » lui répondit-elle en toute franchise. « Je ne sais pas comment ils le prendraient et c’est un peu… C’est trop compliqué en ce moment pour que je leur parle de lui. Ça leur rappellerait de trop mauvais souvenirs. Il ne reste plus qu’à espérer qu’ils ne se croisent pas par hasard en ville… »
Les conséquences pourraient être terribles. Son père était trop affaibli par sa maladie, sa mère trop fragile émotionnellement. C’était inenvisageable. Absolument inenvisageable.  

On frappa tout à coup à la porte et Isle se redressa d’un coup, obligeant Aël à faire de même.
« Ça doit être Ma avec les cookies ! » s’exclama-t-elle en se hâtant vers la porte, soulagée par cette diversion.
Elle ne s’était pas trompée et dès qu’elle eut ouverte, la grand-mère de son ami entra dans la chambre avec un plateau sur lequel se trouvait un thé pour elle, un dosa pour Aël et une bonne plâtrée de cookies maison.
« Ils ont l’air délicieux, Ma’ » lui sourit la rouquine.
« Oh ils le sont ! Fais en sorte que mon petit fils les goûte, tu seras un amour. Si c’est moi qui le lui demande, il n’en fera qu’à sa tête » répliqua-t-elle, parfaitement consciente que le jeune homme pouvait l’entendre.  
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Jeu 25 Juil - 17:21

En l’entendant répondre, l’irlandais lève un sourcil surpris. – Si vous étiez si proche que ça, j’ose croire qu’il ne va pas prendre la route de suite. Après tout, dans les films, le type qui ressurgit brusquement dans une vie, ne lâche pas le morceau immédiatement, et plus il est casse couille, plus il reste, quitte à se savoir indésirable. Ah qu’il n’aime pas ça. Savoir qu’Isle est potentiellement inquiété et qu’il ne connait même pas l’origine de cette inquiétude. Ce type a intérêt d’être droit. Fort. Sincère et surtout de ne pas s’intéresser de trop près au corps de la jeune femme. Manquerait plus qu’elle succombe à un vagabond.
-Enfin bon, on verra bien. Au final, cette idée de fuite lui plait pas mal. Que ce dénommé Baby retourne sur les routes, et qu’il foute la paix à la jolie rousse, si possible avait qu’il ait à le voir.  

Nouveau sourcil qui se lève alors qu’elle poursuit… Ses parents ne sont pas au courant, ça leur rappelleraient de trop mauvais souvenirs… Pourquoi ? Certes il les ramènes à leur fille perdue, mais si le courant passait entre les jumelles et le jeune homme, c’est surtout de bons moments dont ils pourraient parler…
Il en est sur à présent, elle lui cache quelque chose, et elle se refuse à trop lui en dire. Ca ne le chagrine pas et il ne la forcera pas, si elle veut parler, elle le fera, sinon, il comprend qu’elle préfère garder une part de…. Une part d’ombre concernant son passé.  – Oui, restes à espérer ça… Il n’y croit pas des masses. Caswell est une petite ville et après les événements récents, les étrangers seront pointés du doigt, forcément coupable des vices qui gangrènent les environs. Et puis, tout le monde parle ici… Un type qui s’appelle Baby, y en a pas des milliers, et avec un nom pareil on entendra forcément parler de lui.

Il allait rajouter quelques mots sur sa façon de penser quand sa grand-mère toqua à la porte. Oui… ça devait être ça. Y avait qu’elle pour venir ainsi dans sa chambre, surtout quand Isle était dans les parages, à croire qu’elle faisait exprès de débarquer à l’improviste pour essayer de surprendre une preuve de leur complicité. Si au début ça le dérangeait, à présent il s’en sert.
Il se garde bien de dissuader Ma’ qu’il y a un truc entre lui et Isle, comme ça, il peut se servir à loisir de la rousse comme alibi quand il veut sortir et qu’il ne veut pas que Ma’ pose trop de question. C’est l’inconvénient de vivre avec ses grands parents… Mais en même temps, il n’a guère le choix. Eux on besoin de lui pour les aider aux quotidiens… Son grand père ne tient plus la même forme qu’avant et quitte rarement son fauteuil du salon, et Ma’… N’est plus toute jeune et faire tout, toute seule, l’épuise généralement très vite. Et de son côté, même si il refuse de trop se l’avouer, il a besoin d’eux pour des choses aussi stupide que les heures de repas… Enfin au moins, ils ont trouvés un compromis… Les travaux dans le garage pour en faire un studio sont bientôt terminés, et d’ici peu, il pourra s’y installer. Le garage n’étant pas collé à la maison, il aura une indépendance salvatrice.

-Je n’ai pas faim… Je n’ai pas faim Soupire t-il en entendant Ma’. Il secoue légèrement la tête, rallongé sur le lit, son regard rivé au plafond. – Tu n’as jamais faim, Aël. Si je t’écoutais, y a longtemps que tu serais mort, affamé ! Il retient un nouveau soupir et préfère secouer la tête. Fallait toujours que sa grand mère dramatise, pour un oui ou pour un non et vienne le gaver de tout un tas de gâteau ou de sucrerie en tout genre. S’il l’écoutait, il se pavanerait avec le même ventre que son papy et ça, ce n’était même pas possible. Non pas pour une question d’esthétisme mais bien pour le côté pratique. – Ce gamin n’est pas possible. C’est au tour de Ma’ de lever les yeux au ciel. Si parfois elle a conscience de tomber dans l’extrême, elle ne peut s’empêcher de vouloir surprotéger son petit-fils, voyant toujours en lui le même petit garçon au regard fuyant. – Il va me rendre folle ! Se plaint-elle à Isle avant de sourire. – Je vous ne dérange pas plus longtemps mes petits. Elle adresse un regard complice à Isle, attendant avec impatience le jour où Aël lui dira qu’elle veut l’épouser. Non. Elle ne doute pas. Isle est la fille qu’il faut pour son garçon.


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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Jeu 25 Juil - 19:09

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Elle ne pouvait s’empêcher de sourire en observant l’échange entre la femme et son meilleur ami. Elle adorait Ma comme sa propre grand-mère et adorait la voir se disputer avec Aël. Parce que quand ils le faisaient, tout ce qu’elle voyait, c’était à quel point ils s’aimaient. C’était dans ces moments là qu’elle comprenait pourquoi elle appréciait autant le garçon et qu’elle réalisait qu’il n’était pas un cas aussi désespéré que certains auraient pu le dire. Avec Ma, elle n’avait pas l’impression qu’il faisait semblant, qu’il jouait la comédie et tentait de reproduire des scènes de film qu’il aurait pu voir dans les jours précédents.
C’était agréable et en même temps, c’était parfois un peu douloureux et ça la rendait un peu jalouse. Elle avait été aussi complice à une époque avec ses parents. Et puis Joanie avait disparu et les choses avaient changées à jamais. Oh bien sûr, elle était également complice avec eux, mais il y avait toujours cette ombre qui planait dans leurs échanges, dans leurs regards, dans chacun des gestes qu’ils avaient les uns pour les autres… Isle avait toujours l’impression de devoir prouver quelque chose, elle était toujours tendue, angoissée et il en allait de même avec ses parents qui pensaient que sa sécurité dépendait uniquement d’eux. Et évidemment, aucun d’eux n’avait jamais l’impression d’être à la hauteur de la tâche… C’était épuisant.
Installée sur le lit d’Aël près du plateau, Isle croqua dans un premier cookie (délicieux) en les observant. Elle adressa un petit signe de la main à la vieille dame qu’elle accompagna d’un sourire lorsque celle-ci lui jeta une œillade pleine de sous-entendus. Elle avait depuis longtemps renoncé à faire entendre raison à Ma au sujet de son futur aux côtés de son petit-fils. Sa mère avait changé d’opinion toute seule quand le garçon s’était mis à fréquenter le groupe de motards de Caswell…

« Elle a raison, ils sont absolument géniaux » lança-t-elle une fois qu’ils furent seule, la bouche encore pleine d’une seconde bouchée, la main devant celle-ci pour épargner le spectacle de sa mastication à Aël. « Tu devrais vraiment en goûter un. Ça se mange sans faim ce genre de petites merveilles… »
Elle était pratiquement certaine qu’il allait craquer. Il craquait toujours plus facilement quand c’était elle qui lui demandait de faire quelque chose, surtout quand elle el faisait avec cet air parfaitement innocent et ce regard suppliant. Mais pour que son manège passe plus inaperçu, il lui fallait une distraction.
« Dis, tu voudrais pas qu’on se mette un film ? » enchaina Isle en vérifiant la température de son thé au citron, agrémenté d’une touche de menthe.
Un sourire en coin étira ses lèvres.
« Moulin Rouge, ça te dit ? » proposa-t-elle en prenant une pause lascive, haussant les sourcils d'un air lubrique.
Ils l’avaient visionné au moins un millier de fois tous les deux et elle lui avait récemment offert la version BluRay du film pour une meilleure qualité de son.
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Dernière édition par Isle E. Deschain le Sam 27 Juil - 12:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Sam 27 Juil - 11:20

Manger sans faim... L'irlandais mangeait toujours sans faim. Bien incapable de savoir quand il fallait se remplir l'estomac ou non. Si il appréciait certains aliments, il n'avait jamais le plaisir de manger pour remplir un vide au creux de l'estomac. Il mangeait parce qu'il le fallait. Parce que Ma' le forçait et quelques très rares fois par gourmandise. Alors autant dire qu'en l'absence de la jolie rousse, les cookies seraient rester dans leur plat sans qu'il ne daigne y accorder la moindre attention... Sauf que la jolie rousse est présente, et qu'elle joue de toutes ses armes pour le faire craquer... Ce qui à le don d'amuser le jeune homme... Ce visage... Ce petit sourire. Elle est juste parfaite.
Le regard d'Ael s'illumine quand Isle vient à proposer de regarder un film. Plus encore que lorsqu'elle faisait sa bouille de cocker battu. Et puis ce n'est pas n'importe quel film. C'est leur film, presque le film de référence dont Aël se sert pour baser sa notion du sentiment amoureux... Le sacrifice, la persévérance, la douleur, la souffrance, l'espoir... Aël n'a jamais été amoureux, et il doute grandement de pouvoir l'air un jour, mais grâce à ce film, il est sur de pouvoir donner le change, le jour où l'occasion se présentera.

Il se redresse rapidement, attrapant au passage un des cookies qu'il croque avant d'aller vers son bureau. - Moulin Rouge, c'est parfait.
Un coup d'oeil à sa vidéothèque et il trouve le bon. Il faut dire aussi qu'il passe son temps à les ranger. Selon ses humeurs, par genre ou par ordre alphabétique ou même par réalisateur. Celui qu'il cherche trône en bonne place, et il a tôt fait de le trouver.
L'une des première chose dans laquelle l'irlandais à investit après avoir commencé son travail, c'est un Home Cinéma et une télé de qualité suffisante pour pouvoir lire chaque impression sur le visage des acteurs. C'est comme ça qu'il apprenait et il se donnait tous les moyens pour y parvenir.

- Si tu pleures encore à la fin du film, tu me devras un massage. Ajoute t-il dans un léger sourire amusé, regagnant le lit, et les cookies après avoir prit la télécommande. L'irlandais à besoin de contact physique. Il a ce besoin de sentir la limite de sa peau, comme pour se prouver qu'il ne faisait pas partie d'un tout mais qu'il était bien... Là. Certes, envers les autres, il ne supportait aucun contact, sans trop savoir pourquoi, c'était comme ça... Mais envers ses proches il en ressentait l'envie, la nécessité.
Et puis, c'était aussi une manière de taquiner la jeune femme. Il savait déjà qu'elle allait pleurer. Elle pleurait toujours. - D'ailleurs, je pense que tu peux le commencer maintenant.
Il sourit avant de lancer le film.


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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Sam 27 Juil - 13:19

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Bien entendu, c’était parfait. Isle n’avait pas vraiment la tête à chanter (ce qu’ils faisaient à chaque fois qu’ils regardaient le film), mais c’était justement parce qu’elle n’avait pas le cœur à la fête qu’elle se devait de le faire. Pas seulement pour faire plaisir à Aël et ne pas l’avoir dérangé et s’être introduite dans son antre uniquement pour pleurnicher et douter, la jeune femme le faisait aussi un peu pour elle. Parce qu’à force de faire semblant, quelques fois, la rouquine parvenait à croire qu’elle était une fille comme les autres, capable d’accéder au bonheur et d’avoir droit à un moment de paix intérieure. Alors elle allait essayer de chanter à s’en irriter la gorge, sourire à s’en engourdir les lèvres, faire quelques pas de danse et obliger son meilleur ami à la rejoindre. Il ne se ferait pas trop prier. Pas sur Moulin Rouge.
C’était un exercice auquel elle et le restant de sa famille se prêtaient quotidiennement. Après la mort de joanie, elle n’avait pas très bien compris pourquoi sa mère continuait de préparer le petit déjeuner alors que personne n’avait envie d’avaler quoi que ce soit. Il avait fallut réapprendre à faire des courses malgré tout, se forcer. Alicia avait veillé à ce qu’elle prenne ses douches, continue de se coiffer, de s’habiller coquettement, mis un point d’honneur à voir son mari se raser le matin, à organiser des barbecues avec leurs nouveaux voisins (qui en fait étaient leurs anciens voisins). Ils avaient appris à survivre malgré la douleur, malgré l’absence insupportable de Jo à leurs côtés. Ca lui avait demandé beaucoup d’efforts. Ca lui en demandait encore beaucoup, en permanence.
Il y avait des jours où Isle n’y parvenait pas et restait dans son lit, sans aucune volonté, incapable de bouger le moindre muscle. Elle restait prostrée, trop fatiguée pour pleurer. Parfois c’était sa mère, parfois son père. Ils avaient droit à une journée. Une seule journée pour se faire porter pâle avant de reprendre le cours de la vie qu’ils s’étaient imposée suite la mort de Joanie.  

« Je pense que tu as raison » soupira Isle qui savait qu’elle pleurerait à la fin du film, lorsqu’Ewan McGregor serrerait le cadavre de sa bien aimée contre lui en hurlant sa peine à la face d’un monde qui y resterait indifférent et continuerait de tourner.
En fait, ce qu’elle ne disait jamais, c’était que la mort de Satine en elle-même ne l’attristait pas. C’était de savoir que Christian allait passer le reste de sa vie sans elle qui faisait monter les larmes. Ca et la mise en parallèle des applaudissements insupportable du public en délire à quelques mètres du drame.
« Allonge-toi » proposa-t-elle avant qu’il s’étende, sur le ventre, pendant qu’elle poussait le plateau pour se faire de la place.
Elle s’installa ensuite à califourchon sur le garçon et étendit ses mains devant elle, prête à les déposer sur sa peau pâle. Mais au lieu de commencer à le masser comme elle avait l’habitude de le faire, Isle se contentant de les observer longuement, comme si elle les voyait pour la première fois. Malgré elle, elle se remit à penser à ce jour-là. Ce jour affreux où sa mère avait percuté… Et puis ensuite… Elle avait fait cette chose, sans le vouloir. C’était faux. Elle l’avait voulu. Ca n’était pas le choc. Ce n’était pas le choc de l’accident qui avait mis sa mère dans un état pareil. C’état elle. C’était sa faute.
Elle ramena ses mains à sa poitrine tout à coup, son cœur cognant avec force dans sa poitrine. Aël n’avait toujours rien remarqué et observait l’écran, concentré. Isle déglutit péniblement, prit une longue inspiration, expira doucement et recommença trois ou quatre fois pour terminer de se détendre.
« J’ai les mains pleines de miettes. J’vais les nettoyer » lui lança-t-elle très vite, avant de se redresser et de s’extirper du lit (manquant de tomber dans sa précipitation).
Elle quitta ensuite la chambre et se dirigea vers la salle de bain, pas seulement pour se laver les mains, bien évidemment… Elle referma la porte à double tour et resta un moment devant, appuyant son front au chambranle de la porte, fermant les paupières en espérant réussir à retenir ses larmes. En vain.
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Jeu 1 Aoû - 16:48

Aël était aux anges... Enfin autant qu'il pouvait l'être. Un bon film qui s'annonçait, de bonnes musiques qu'il connaissait par cœur et qu'il savait même jouer à la guitare, Isle en guise de compagnie et surtout un de ses massages. Autant dire que tout était parfait. Parfaitement parfait. Les mains de la jolie rousse était juste fabuleuses pour masser et son dos en avait pas besoin. Si il ne ressentait pas la douleur des nœuds qui nouaient ses omoplates, il n'empêche qu'ils étaient bien là.
Outre l'aspect pratique, il y avait aussi l'aspect tactile, chose dont Aël était avide, surtout de la part de son amie. Et pourtant, il pourrait foutre un poing dans la gueule au premier qui oserait le toucher, même par inadvertance.
Le film commençait et il attendait avec une certaine impatience que la jeune femme se décide enfin à poser ses mains sur son dos. Sauf que le moment se fait attendre. Il l'a pourtant gagné son massage. Un pari honnête. Ou presque. Parier sur les larmes d'Isle c'est comme parié sur un grand champion, en général, on gagne à tous les coups.

Il fronce légèrement les sourcils quand elle parle de ses mains sales. Depuis quand cela avait il une quelconque importance ? Et depuis quand les cookies de Ma' s’émiettaient au point de devoir se laver les mains ? Incohérence qu'il est loin d'apprécier. Cependant, pour éviter le moindre soucis, il se contente d'hocher la tête et la laisser partir, mettant le film en pause, juste après la première chanson. Il se redresse, fait quelques pas, mais le temps lui parait pour une fois bien long, surtout qu'il ne supporte pas tourner en rond. Il faut combien de minutes pour se laver les mains en moyenne ?
Non, il y a quelques choses qui cloche. Pourquoi Isle prenait elle autant de temps ? Bien loin de s'imaginer la raison de son mal être, il finit par quitter sa chambre allant à la salle de bain, les doutes le serrant d'autant plus qu'il trouve une porte close.
- Isle... Qu'est ce qui se passe ? Ouvres moi.

Mais comme la porte reste close, il en déduit qu'elle a aucune attention d'obtempérer. Il soupire en silence et retourne à sa chambre, revenant avec un tournevis. Ce n'est pas la première fois qu'il force une porte, et celle de la salle de bain ne lui résiste pas longtemps. Quelques secondes et elle cède. Sans aucune gêne, il l'ouvre et s'arrête net en voyant ses larmes. Pour le coup, il est prit au dépourvu. Il ne comprends pas la raison de ses larmes. Elle passait pourtant un bon moment. L'ambiance était presque au beau fixe. Alors pourquoi ?- J'ai dis quelque chose de mal ? Questionne t-il en premier, se rapprochant d'elle pour doucement se saisir de ses bras, histoire de la ramener contre lui.
- Je suis désolé si c'est le cas... En plus, tu n'as pas de miette, regarde.
ça lui arrivait souvent ça, de faire du mal sans s'en rendre compte. Son handicap fait qu'il n'arrive pas des masses à se mettre à la place de l'autre. L'empathie, il ne connait pas. Alors comprendre toutes la complexité des sentiments de la jolie rousse, c'était bien au dessus de ses moyens.


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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Jeu 1 Aoû - 17:32

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C’était tout bonnement insupportable. Epuisant et insupportablement honteux. Pourquoi fallait-il qu’elle ait constamment envie de pleurer de cette manière ? Pourquoi ne pouvait-elle jamais savourer pleinement un moment de plaisir basique avec son meilleur ami, comme n’importe qui. N’importe qui n’était pas un abominable tueur fratricide cela dit… Mais merde, elle n’avait pas tué Joanie de ses mains ! Tout ce qu’elle avait fait, c’était souhaité avoir quelque chose rien qu’à elle et provoqué le destin pour l’obtenir. Sauf que de temps à autre, le destin s’amusait à répondre à vos provocations et vous offrait ce que vous pensiez désirer plus que tout au monde au prix fort. Un prix beaucoup trop élevé et, des années plus tard, Isle continuait à payer sa dette. Elle le ferait jusqu’à son dernier souffle.
Elle pleurerait probablement jusqu’à son dernier souffle également.

Appuyée sur l’évier, la tête penchée au-dessus pour ne pas avoir à croiser son reflet dans la glace le surmontant, Isle voyait les gouttes salées tomber vers le siphon. Elle aurait dû être aux côtés d’Aël en ce moment, en train de le masser tout en regardant l’écran de sa télévision et pas en train de pleurer comme une imbécile. Elle ne savait même pas trop pourquoi elle le faisait.
Etait-ce simplement à cause de Joanie, de son absence cuisante qu’elle ressentait davantage lorsqu’elle se détendait un peu ?
A cause de l’arrivée de Baby qui bouleversait ses habitudes et la confrontait à ses pénibles souvenirs et à la culpabilité les accompagnants ?
Etait-ce à cause de ce qui était arrivé à Caswell récemment ?
Etait-ce simplement par habitude ? Parce que pleurer était sa réaction habituelle face à toute fluctuation dans ses émotions ?

Elle sursauta lorsqu’Aël vint tout à coup frapper à la porte de la pièce d’eau. Elle avait prévu de reprendre rapidement ses esprits mais apparemment, un assez long moment avait dû s’écouler pour qu’il se manifeste. Le cœur battant, elle serra la céramique un peu plus, n’osant pas bouger davantage. C’était stupide. Son ami n’allait pas simplement oublier sa présence parce qu’elle ne répondait pas… Elle l’entendit pourtant s’éloigner, mais la rouquine se douta que c’était pour mieux revenir, et sans doute équipé.
Il fallait absolument qu’elle se calme. La jeune femme ouvrit le robinet pour se rafraichir le visage, l’essuya dans l’une des serviettes avant d’enfin vérifier son allure dans le miroir. Ses yeux étaient rouges et il était impossible de ne pas comprendre qu’elle venait de pleurer. Cette vision termina de la décourager et de nouvelles larmes apparurent. Ca ne servait absolument à rien…

Isle se laissa glisser sur le sol, genoux relevés devant elle. Elle n’avait plus qu’à attendre son sauveur qui allait encore perdre des heures à essayer de la calmer et sans doute se culpabiliser. Elle allait encore se sentir ridicule, mesquine d’attirer l’attention sur elle et blablabla. Epuisant.
La porte s’ouvrit et Aël se figea dans l’embrasure un instant, le temps d’évaluer la situation. Elle le laissa approcher et tendit même ses bras vers lui en recommençant à pleurer. Il l’attira contre lui et elle s’abandonna à ses sanglots contre sa poitrine nue. Elle allait le mouiller et il n’allait même pas s’en plaindre. Quelle saleté d’égoïste elle était…  
« C’est…c’est pas…c’est pas toi… J’sais même pas » bredouilla-t-elle, hoquetant à cause de ses sanglots. « J’ai pas envie d’pleurer mais… ça vient tout seul… »
Elle préféra se taire et recommencer à pleurer peu discrètement contre son ami. Il faisait du mieux qu’il pouvait et en vérité, elle se souciait bien peu de ce qu’il pouvait lui dire. Isle ne se laisserait de toute manière pas rassurer. Elle voulait être triste. Juste être terriblement triste et se sentir coupable. Elle y était accro autant que son ami pouvait l’être à la nicotine ou à ses films.

Elle frissonna et se pelotonna un peu plus contre le corps de son ami qui avait été contraint de s’asseoir sur le sol carrelé avec elle. Il devait avoir froid le pauvre. Sauf qu’Aël n’avait jamais vraiment froid… Contrairement à elle. Parfois, elle s’amusait à le traiter de lycan, puisqu’une des caractéristiques de ces créatures était qu’ils avaient toujours le sang bouillonnant et une température supérieure à la normale. Ce n’était pourtant pas le cas du garçon, il ne ressentait simplement ni le chaud, ni le froid.
Aujourd’hui pourtant, Isle avait l’impression qu’il irradiait. Le contacte avec son corps était aussi agréable que celui d’un vêtement bien chaud que l’on enfile après une douche. C’était comme s’approcher d’un radiateur au cœur de l’hiver… C’était agréable au possible.
Isle ne pleurait plus à présent. Son esprit était trop accaparé par cette chaleur tranquillisante qui se dégageait du corps de son meilleur ami. Elle avait faim de chaleur. Une faim dévorante et incoercible.  
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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Jeu 1 Aoû - 18:42

- Bah si tu veux pleurer... Pleure.
Lache Aël toujours aussi pragmatique. ça ne l'empêche pas de garder la jolie rousse tout contre lui, s'asseyant même contre le sol froids pour la prendre un peu mieux dans ses bras. Ses doigts glissent doucement dans sa chevelure pour tenter de l'apaiser. C'est tout ce qui comptait pour lui. Le hic, c'est qu'il ne valait pas un clou pour consoler qui que ce soit. Il n'y arrivait pas, parce que ce qui le consolait lui, ne consolait pas les autres et pour deviner ce qu'ils avaient besoin d'entendre, il devait se mettre à leur place et ça lui était impossible. Alors il fait ce qu'il voit à la télé, comme à chaque fois qu'il sèche. Il la berce, lui murmure des paroles réconfortantes, caresse doucement sa peau, et ses cheveux roux, faisant du mieux qu'il peut. Mais il ne peut s'empêcher de se sentir inutile. Un autre que lui aurait sans doute posé les bonnes questions, trouvé les bonne choses à faire et surtout à dire. Un autre que lui aurait réussit à faire taire ses larmes...
Il essait, du mieux qu'il peut, mais au final, la seule chose qui a à lui offrir, c'est la chaleur de ses bras. Et au final, ça a l'air de suffire.

Il ne dit rien quand elle cesse de pleurer, se doutant que si elle veut quitter ses bras, elle le fera d'elle même. Alors il reste immobile se contentant de lui donner tout ce qu'il a. A savoir sa présence. Il la berce toujours, embrassant de temps à autre son front, ou toute parcelle de peau à sa portée. Il ne sent rien d'autre que la chaleur de sa peau contre la sienne... Et c'est sans doute ce qui risque de causer sa perte. Il ne sent pas les premiers picotements dû au froids. Pas plus que les premiers frissons qui le parcourt alors que son corps tente de se réchauffer. Il a froids. Beaucoup trop froids. Et il ne s'en rend même pas compte. Il n'écoute pas son corps parce que son corps ne lui parle jamais.
Il continue sa tâche avec la ferveur de l'amitié, ne pensant qu'à définitivement sécher ses larmes, pour qu'elle ne soit plus qu'un mauvais souvenir. Pour qu'ils puissent de nouveau aller dans sa chambre, passer un bon moment, il veut la voir sourire, rire et pleurer à la fin, juste parce qu'elle arrive à se mettre à la place de l'acteur principal...

Au fur et à mesure que les secondes passent, ses lèvres bleuissent de plus en plus. Son corps entier tremble de froids, et la première chose qu'il sent, ce sont ses paupières lourdes. Juste ça. Rien que ça. Il est transi de froids, et c'est le signe qu'il réussit à sentir. Alors il les fermes. Juste pour quelques secondes. Histoire de chasser ce moment d'étourdissement qui l'engourdit. Généralement, il lui faut une bonne cuite pour en arriver là... Une très bonne cuite.
Il se laisse aller dans ce sommeil léger qui le gagne peu à peu. Et il ne comprend pas pourquoi une telle sensation lui pèse sur les épaules. Il cesse de caresser la chevelure de son ami, posant sa tête contre la sienne pour se trouver plus confortable. Son corps est glaciale, un autre que lui aurait déjà réagit, mais rien, rien ne fait tilt dans sa tête. Aucune sensation ne fait sonner la sonnette d'alarme, ne le prévient du danger. Son cœur commence à ralentir, alors que pour la première fois de sa vie, il ne pense à rien. Il se sent comme endormie, mais en restant bien conscient...
Son étreinte finit par se dé-serrer du corps de la jeune femme sans même qu'il ne s'en rende compte... Et le sommeil l'écrase, avant même qu'il ne proteste.


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MessageSujet: Re: I just need you now ※ Aël & Isle   Jeu 1 Aoû - 21:00

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Aël Macnamara + Isle Deschain


Elle se réchauffait peu à peu. Isle se laissait envahir avec un plaisir presque indécent par cette chaleur peu coutumière, les paupières closent. Elle savourait les caresses de son ami, mais ce n’était pas elles qui l’apaisaient. C’était clairement la tiédeur bienfaitrice que dégageait le corps d’Aël. Il n’y avait que ça qui importait. Elle l’étreignit avec un peu plus de force encore, comme si elle désirait se fondre en lui, ne faire plus qu’un. La jeune femme se sentait enfin tranquillisée entre ses bras protecteurs, enfin en paix et à sa place.
Ce qui se passait actuellement était juste. C’était dans l’ordre des choses. Ici, et maintenant, la rouquine avait l’impression que même le fantôme de Joanie ne pourrait pas l’atteindre. Ici, elle était bien et n’avait pas à se laisser dévorer par les remords. C’était elle qui dévorait. Elle qui engloutissait le monde voracement. Et son appétit n’avait aucune limite.
Les tremblements d’Aël ne l’inquiétèrent pas, elle ne les nota pas. Etant elle-même agitée comme une feuille depuis un moment à cause de  sa crise de larmes et si étroitement collée au garçon, elle songea que c’était les siens, tout simplement. Et quand bien même elle les aurait remarqué et aurait compris, Isle n’était pas sur qu’elle se serait arrêter.
Elle avait droit à cette chaleur. Elle l’avait méritée, c’était son tour. Aël n’avait de toute manière jamais ressentit la morsure du froid ou les affres des trop fortes chaleurs. Il ne ressentait rien. Et il voulait son bonheur, il le lui répétait souvent. Il voulait qu’elle soit bien, c’était son désire et elle exauçait simplement son vœu, n’est-ce pas ? Ce n’était pas de la méchanceté ou de l’égoïsme, c’était tout le contraire en fait.

Isle se sentait fébrile, comme en proie à un début de fièvre. Tout son corps semblait parcourut de picotements et ses vêtements paraissaient s’être alourdis. Ils lui paraissaient diablement inutiles à présent. Elle avait chaud. Presque trop chaud. Elle se serait bien soustraite à l’étreinte du garçon, ne serait-ce que pour se débarrasser d’une ou deux couches de ceux-ci, mais Aël s’agitait doucement de manière à s’installer plus confortablement sur elle. Il paraissait chercher une position plus confortable et elle le laissa faire, reniflant discrètement en ravalant ses derniers sanglots. Sa gorge était encore à vif et la proximité d’Aël ne l’aidait pas vraiment à respirer en toute quiétude mais…      
 
Comme s’il avait pris conscience de sa gêne, il se décolla lentement. Isle ne chercha pas à le retenir, elle se sentait mieux à présent. Cependant, au lieu de se redresser comme elle avait imaginé qu’il le ferait, Aël bascula mollement en arrière et s’affala contre le mur. La jeune femme ne songea pas une seule seconde qu’il avait simplement pu s’assoupir au cours de leur étreinte. Elle comprit immédiatement que son ami n’allait pas bien et que c’était sa faute. Elle lui avait fait quelque chose. Elle lui avait fait mal.
Exactement comme à sa mère ce jour-là.
Elle entendit quelqu’un hurler, de très loin, alors que son regard était fixé sur els lèvres bleuies du grand brun, plus pâle que jamais. D’une pâleur anormale et inquiétante. Son corps tressauta lamentablement et il reprit ses tremblements, sa tête cognant contre le carrelage vieillot qui décorait les murs de la pièce d’eau. Elle voulu l’approcher, lui venir en aide, le secouer, l’obliger à arrêter de faire ça, mais au lieu de ça, Isle se recula dans des gestes gauches et précipités. Il fallait qu’elle mette le plus de distance possible entre elle et lui. Il fallait qu’elle le protégère d’elle.
« Qu’est-ce qui s’pas… Oh mon Dieu ! Aêl ! »
Isle tourna la tête vers Ma qui venait de passer le pas de la porte pour se précipiter au chevet de son petit fils inconscient. Le cri cessa de s’élever avant qu’Isle ait pu réaliser que c’était elle qui hurlait de panique depuis tout à l’heure. Les yeux ronds, elle suivit la vieille dame du regard pendant que celle-ci assénait quelques gifles à Aël pour le faire revenir à lui.
Elle donna des ordres à son mari qui avait trainé la patte jusque là lui-même et il acquiesça vivement avant de disparaître.
« Est-ce qu’il est mort ? »
Isle ne savait même pas d’où lui venait la force de parler. Elle fut surprise par la neutralité de son ton également.
« Il est mort pas vrai… »
« Qu’est-ce qui s’est passé ici ? » lui demanda Ma’ avant de redonner son attention à Aël.
« Il… J’en sais rien. Il est venu me rejoindre et puis… on s’est enlacés et…et il est tombé… »
« Grand Dieu, il est glacé ! »
« C’n’est pas ma faute… C’n’est pas…ma faute… » couina Isle en se remettant debout tant bien que mal, son regard ébahi dirigé vers le corps grelottant de son meilleur ami qui venait d’ouvrir les yeux pour les refermer presque aussitôt. « Je n’voulais pas lui faire de mal… C’n’est pas moi, je n’lui ferai jamais… »
« Bien sûr que c’n’est pas ta faute ma chérie » lui répondit distraitement la grand-mère d’Aël qui frictionnait ses mains pour les réchauffer.
Son époux arriva à cet instant et bouscula un peu Isle avec les couvertures qu’il avait dans les bras et servirait à réchauffer le corps du garçon. Isle les observa continuer de s’agiter autour de lui pendant qu’elle longeait le mur, en direction de la sortit. Elle n’avait pas vraiment conscience de ce qu’elle faisait et se laissait porter par ses pieds qui semblaient dotés d’une volonté propre. Et ils l’emmenaient vers la sortie. Ils lui permettaient de fuir l’horreur de la scène qui se jouait sous ses yeux. L’horreur de ce qu’elle avait une fois encore provoqué.
« Je suis désolée, je n’lui ferai jamais de mal… Jamais… » répéta-t-elle en s’éloignant dans le couloir.
Personne ne l’avait entendu. Pas même elle-même en réalité.

Tout à coup, Isle se mit à courir vers l’extérieur et ne s’arrêta qu’une fois chez elle. Ne s’arrêta qu’une fois en sécurité dans son placard, où elle se mit à pleurer toutes les larmes de son corps. Et malgré toutes celles que la rouquine avait déjà versées dans la journée, il lui en restait encore un sacré paquet en stock. Il fallait bien, puisqu’elle était condamnée à pleurer jusqu’à son dernier souffle libérateur, qui ne lui serait pas accordé avec une éternité…
FICHE PAR STILLNOTGINGER.


Et moi l'étrange paumée fiancée à l'enténèbrement

Qui n'a connu douleur immense, n'aura qu'un aperçu du temps ; l'aiguille lente qu'il neige ou vente. Qui n'a perdu ne sait la peine ; ni Dieu, ni haine, s'en fout. Et moi pourquoi j'existe quand l'autre dit "je meurs" ? Pourquoi plus rien n'agite ton coeur ?
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